Ceci est officiellement la fic' avec laquelle j'ai eu le plus de reviews! :D
Allez, on va pas s'arrêter en si bon chemin, quand même! N'hésitez pas à succomber à l'appel désespéré du petit bouton bleu en bas de l'écran!
Bon, désolée du retard, mais dans une semaine j'ai mon oral blanc de français, et vu que je n'ai pas beaucoup révisé ces dernières vacances, préférant me consacrer à l'écriture, j'ai maintenant beaucoup de boulot!^^'
Donc la suite devra attendre un peu, vraiment désolée. En attendant, j'ai écrit quelques petites songfics à mes moments perdus quand l'inspiration pour cette fic' me fuyait, je vous en posterai peut-être une ou deux si ça vous intéresse. Du Tiva et du McAbby en perspective.
Donc voici la suite! Oui oui, je réponds enfin à vos attentes, mais c'était si drôle de vous lire!^^
Je suis sadique, c'est vrai, mais jusqu'à un certain point! xD
Au fait, Washington-Jones, ce chapitre devrait répondre à ta question. Tate or Tiva? That is the question...
Enjoy! :D
Chapitre 14: Elle nous était revenue
12/09/2007, 15h45, Hôpital de Bethesda, Chambre de Kate:
POV Abby:
Il m'était impossible de choisir entre mes deux amies, j'avais donc décidé de passer autant de temps avec Ziva qu'avec Kate. Toutes les les six heures, je changeais de chambres, m'asseyais à côté de l'une d'elles, lui prenais une main et lui parlais doucement. Ce que je disais n'avait aucun sens, je changeais de sujet toutes les deux minutes, mais cela me permettait de passer le temps et de continuer d'espérer. Je ne quittais pas l'hôpital, Tim m'avait amené des vêtements de rechange. Il était impensable pour moi que je quitte mes amies. J'avais assez d'heures supplémentaires à récupérer pour pouvoir rester auprès d'elles pendant au moins trois semaines, de toute façon.
Les autres ne savaient que penser. Ils ne savaient auprès de qui rester. Kate avait disparu depuis un an et demi et ils ne parvenaient réellement à prendre conscience qu'elle était vivante. Ils étaient hésitants face à elle, détaillant les moindres traits de son visage, comme cherchant à montrer que ça n'était pas vraiment Kate, que tout ceci n'était qu'un rêve. Face à Ziva, ils ne savaient pas non plus que faire. Ils ne la connaissaient que depuis un an et demi, moins que Kate, et pourtant elle venait de montrer qu'elle était aussi digne de confiance que celle-ci. Elle s'était sacrifiée pour sauver une femme qu'elle ne connaissait pas. Elle l'avait fait pour nous, parce que nous aimions Kate, j'en étais certaine. Ziva, qui risquait de perdre sa place parmi nous, Ziva, abandonnée des siens, avait sauvé cette parfaite inconnue pour nous. Abandonnée des siens, les Israéliens. Son père, prévenu de son état, n'avait pas paru perturbé. Il n'avait depuis demandé aucune nouvelle. Je haïssais cette ordure qui osait se prétendre père mais qui se fichait totalement que sa fille, sa dernière descendante encore en vie, soit à moitié morte. La famille de Kate, prévenue, arrivait petit à petit. Sa sœur, ses parents et un de ses frères étaient déjà là, logés par Gibbs. Sa maison avait plusieurs chambres d'amis et il avait proposé de loger toute la famille Todd. Les deux autres frères de Kate étaient en route. Tous se déplaçaient pour retrouver cette fille, cette petite sœur, cette tante qu'ils pensaient avoir perdu.
J'étais seule cette après-midi-là, tenant la main de Kate et lui racontant les bêtises qu'avaient faites ses neveux et nièces. Ducky était heureux de pouvoir s'occuper d'autant d'enfants, lui qui les aimait beaucoup. Pour une fois qu'il avait un public attentif, il en profitait, et les enfants adoraient l'écouter raconter ses histoires. Relater à Kate les histoires de la petite famille m'attendrissait et meublait agréablement le silence. De l'autre côté du mur, dans l'autre chambre, Tony tenait compagnie à Ziva. Seul. Il avait besoin de faire le point, et nous comprenions tous ça. Il y était depuis plusieurs heures, déjà.
J'avais besoin de bruit, de gestes, de paroles. Lui non. Il pouvait rester des heures entières à l'observer. J'avais besoin de bouger, de marcher, de mouvements! Il pouvait rester des heures sans rien faire, à simplement la regarder dormir.
Je le savais. Depuis le début. Et c'était une des raisons pour lesquelles je n'avais pas aimé Ziva. Parce qu'elle attirait Tony. Et j'étais ridiculement jalouse de l'attention qu'il lui portait. Mon grand frère s'occupait d'une autre femme que moi et cela me vexait. Même Tim s'y mettait. J'ai cru que j'allais l'étrangler le jour où il m'avait dit qu'il la trouvait formidable! Pourtant aujourd'hui, je pouvais moi-même le dire sans honte. Elle l'était vraiment. Et était trop modeste pour le reconnaître. Cela ne lui aurait jamais même traversé l'esprit. Au contraire, elle semblait porter un lourd fardeau sur ses épaules et constamment vouloir se rabaisser. Elle en devenait désespérante.
Ce lien si spécial qui les liait, cette relation qu'ils entretenaient, je l'avais jalousé, je m'étais sentie exclue. Aujourd'hui, je la trouvais belle, cette histoire, mais aussi triste. Ils étaient attirés l'un par l'autre, ne le reconnaissaient pas, mais sans pour autant s'en cacher. Ils jouaient au jeu du chat et de la souris et du « je t'aime moi non plus » depuis des mois, sans jamais aller plus loin, respectant cette limite qu'ils avaient silencieusement et d'un commun accord tracé. Et depuis deux jours qu'il cogitait, qu'il repassait dans sa tête tout ce qu'ils avaient partagé, sous-entendu, évité, il était parvenu à une conclusion qui se lisait sur son visage: il regrettait. Il tenait vraiment à elle, plus qu'il ne le pensait, et plus qu'il n'aurait dû, peut-être. Et il regrettait de ne pas s'en être rendu compte avant. De ne pas le lui avoir dit. Alors il attendait à ses côtés. Il attendait qu'elle lui revienne. Si Ziva y passait, ça risquait d'être dur. Pour tous. Mais pour lui particulièrement. Mieux valait ne pas y penser.
Un mouvement me réveilla soudain en sursaut. Fatiguée, je m'étais assoupie sur le bord du lit de Kate. J'ouvris les yeux et clignai des paupières. Elle me regardai en souriant d'un air coupable.
_ Je suis désolée, je t'ai réveillée!
Je la regardai, ahurie.
_ Tu... tu... ça fait presque deux jours que j'espère que tu te réveilles enfin, et toi... tu es désolée parce que tu m'as réveillée?
Elle me sourit d'un air gêné. Je lui sautais au cou en éclatant en sanglots.
_ Alors, c'est bien vrai. Tu es vraiment vivante.
_ Apparemment!
J'appuyais sur le bouton d'appel. Une infirmière accourut. Voyant que Kate était réveillée, elle partit chercher un docteur qui, après quelques examens, nous indiqua que Kate avait bien récupéré.
L'équipe m'avait rejoint. Ils s'étaient tous précipités en voyant les allers-retours des infirmiers dans la chambre. Ils m'avaient alors trouvée en train de pleurer de joie au bord du lit, serrant dans mes bras une Kate souriante. Tim n'était pas loin de pleurer. Ducky, lui, avait déjà des traces brillantes sur les joues, signe que quelques larmes de joie avaient déjà coulé. Gibbs se retenait, cela se voyait. Foutue fierté! Tony se tenait de l'autre côté du lit, les sourcils légèrement froncés, regardant Kate sans rien dire, l'air incrédule.
_ Eh bien, Tony, ça te fait tant plaisir que ça de me voir? Demanda doucement Kate, un petit sourire espiègle étirant ses lèvres.
Il ne répondit pas, la contemplant toujours. Ses lèvres s'agitaient imperceptiblement. Il semblait dans un état second, répétant toujours les mêmes mots, si bas que nous ne pouvions pas les distinguer. Je n'avais jamais été douée pour lire sur les lèvres. Je ne comprenais pas ce qu'il disait. La seule chose que je pouvais affirmer, c'était qu'il répétait constamment la même chose. Gibbs s'en était aperçut et s'approcha de lui, lui infligeant la punition désormais courante, son célèbre slap. Tony sursauta et sembla se réveiller. Il nous regarda tous, surpris, puis s'avança vers Kate, un léger sourire triste sur les lèvres. Il tenta une blague.
_ Eh bien, c'est comme ça qu'on passe ses vacances? A faire mu-muse avec des terroristes? Même moi j'y aurais pas pensé!
Consciente de l'effort qu'il fournissait, apparemment très mal à l'aise, et voulant lui faciliter la tâche, elle railla, les yeux pétillant de malice:
_ Toujours le mot pour rire, Dinozzo! Si tu veux, on échange nos places!
_ Non merci, sans façon! Je préfère la compagnie des jeunes veuves éplorées à celle des affreux terroristes généralement moyennement drôles!
_ Détrompe-toi, la plupart ont un grand sens de l'humour! Assez spécial, je l'admets, mais ils faisaient constamment des blagues!
L'atmosphère s'était instantanément détendue, et tous se mirent à rire devant la discussion de kate et Tony. Je souris. Kate avait toujours sut exactement quoi dire avec Tony. Et elle nous était enfin revenue!
Alors, une petite review?
