Merci pour tout vos review, ça me touche beaucoup, j'espère que cette suite vous plaira. Bisous ^^

(Point de vue d'Edward)

Un imbécile, voilà ce que je suis un imbécile. Comment pouvais-je comprendre Bella ? Elle avait perdu sa mère et n'avait pas d'autre famille que Charlie. Perdu dans une grande ville comme NY il était évident qu'après ma pseudo demande en mariage, elle avait eu besoin d'un soutient morale.

Je m'étais emporté sans raison valable. Bien sûr que tout ça m'avait surpris, mais de là à lui faire une scène, non ce n'était pas justifié. En fait plus le temps passe et plus je me rends compte que je ne sais pas comment agir avec elle. Elle me plait énormément. Elle m'attire irrévocablement. Mais nous sommes très différents.

Belle est douce et posée alors que moi, depuis 4 ans, je suis devenus quelqu'un d'arrogant, égoïste et méchant. Elle avait raison. Mais il n'y a que la vérité qui blesse. Résultat des courses, je m'étais mis à hurler alors qu'elle avait seulement voulu protéger sa relation avec son père, chose que je ne pouvais pas comprendre puisque moi j'avais presque passé 6 mois sans parler au mien. Trop travail, pas assez de temps pour passer ne serai-ce qu'un petit coup de fil.

Je détestais l'homme que j'étais devenu et le problème c'est que je ne sais pas comment changer. Bella m'a plus d'une fois prouvé que la personne que je suis, ne me correspond pas, que ce n'est qu'un masque, c'est peut être vrai. Mais ce masque me protège d'une certaine manière, c'est quelque chose de rassurant. En fait je crois que c'est une excuse pour ne pas avoir à me dévoiler réellement.

Je crois que depuis que je l'ai épousé, je crains de ne devoir faire tomber ce masque pour montrer au monde entier qui je suis vraiment, et ça me fait peur. J'ai beau être un très grand avocat, qui pourrait avoir toutes les femmes qu'il désire à ses pieds, pour la première fois je suis effrayé par la tournure que prend ma vie.

En épousant Bella je me suis lancé dans une aventure inconnue dont l'issu semble aujourd'hui incertaine. Plus le temps passe et plus je me demande si j'aurais le courage de la laisser s'en aller. Bella a tendance à faire ressortir ce qu'il y a de meilleur en moi, elle voit surtout ce que je suis, j'ai parfois l'impression d'être très transparent avec elle, elle lit en moi comme dans un livre ouvert et ça aussi ça me fait peur. Je me sens très vulnérable à ses côtés comme si elle pouvait faire de moi ce qu'elle voulait, me demander n'importe quoi. Avec elle j'ai parfois l'impression d'être totalement à sa merci.

En claquant la porte, je savais que je venais de dépasser une fois de plus les limites. Bella avait réservé une chambre au premier étage d'un motel, rien à voir avec Boston si vous voulez mon avis, mais c'était cependant plus familial. Je descendis les marches et arrivée à la dernière je m'asseyais. La nuit était fraîche et très épaisse. On distinguait à peine les étoiles à travers les gros nuages.

Je me sentais nul, non franchement, je savais que je venais de la blesser, une fois de plus. A croire que je ne sais faire que ça.

J'étais perdu dans mes réflexions quand un homme d'environ 65 ans s'approcha de moi.

« - Madame vous a fichu à la porte ?

Je tournais la tête vers lui, il avait un petit sourire en coin qui dévoilait ses dents jaunes.

- Non…C'est moi qui suis partis.

Il émit un petit rire.

- Si les couples ne se disputaient pas, ils s'ennuieraient. Je suis marié depuis 45 ans et croyez moi, il m'arrive encore de vouloir l'étrangler mais si elle n'était pas là je passerais certainement mes journées au bar du coin et mon médecin m'a dit de faire attention à mon cholestérol.

Je souriais en passant mes mains sur mon visage.

- Ma femme et moi on n'aurait pas du se marier mais c'est arrivée et aujourd'hui je…Je me rends compte que je ne suis peut être pas celui qu'il lui faut.

- On pense tous ça, mais si elle a dit oui c'est qu'elle le voulait et ça c'est plutôt encourageant, ça veut dire que vous avez encore une chance. Elle aurait pu vous tourner le dos mais elle est là, alors vous devriez vous battre pour elle, si vous l'aimez. Vous l'aimez ?

Je relevais la tête vers lui et la vérité m'apparut clairement, j'avais passé deux nuits formidables dans les bras de Bella. Elle m'avait transporté dans un monde merveilleux pendant ces instants et sur le moment j'aurais aimé que cette liberté ne s'arrête jamais. Est-ce que j'étais réellement tombé amoureux d'elle ?

- Oui.

- Et ben alors qu'est-ce vous faites sur ces escaliers, allez vous faire pardonner. On a beau dire que les hommes sont forts, indépendant et tout et tout mais ce n'est pas vrai, croyez moi, j'ai passé une semaine sans ma femme le mois dernier c'était l'enfer et je le reconnais même si je ne lui pas dit. Ne pas avouer sa faiblesse ne veut pas dire qu'on ne la ressent pas.

Je me relever et lui serrais la main.

- Merci.

- Oh non ne me remerciez pas, vous en rigolerez quand vous fêterez vos 45 ans de mariage. Allez bonne soirée jeune homme. »

Il s'en alla en trottinant et en marmonnant que les jeunes se prenaient la tête pour pas grand-chose.

La vérité paraissait à la fois si claire et si compliquée. Je m'étais juré que je ne retomberais pas dans ce genre d'aventure. L'amour est un sentiment qui peut parfois vous refilez des sueurs froides. Tanya m'a tellement déçu que je me dis que le bonheur, mon bonheur n'a pas sa place dans mon quotidien.

Seulement ce sentiment que je ressens au fond de moi en pensant à Bella, je l'ai-je n'y peux rien et j'ai l'impression de ne plus pouvoir le contenir, ce que je redoute cependant c'est qu'il ne soit pas partagé.

Je suis de retour dans la chambre, Bella est recroqueviller par terre, elle s'est apparemment endormie. Ses joues sont marquées par les traces de larmes et mon cœur se serre en sachant que je lui ai fait du mal une fois de plus. Telle une plume, je l'ai déposé sur le lit et j'ai délicatement dégagé les mèches de ses cheveux, elle semble tout d'un coup plus paisible, si belle. Je me rends compte que je pourrais passer des heures à la regarder dormir. Mes mots de tout à l'heure ont largement dépassés mes pensées. J'avais tord quand je disais que je ne voulais pas assister à ce petit déjeuner, j'ai envie de connaître sa famille. Elle semble si complice avec son père, chose que de mon côté j'ai laissé tombé ou du moins que j'ai ignoré depuis trop longtemps.

Sa respiration est régulière…Bella…La vérité est là à porter de main…Si je ne la saisie pas maintenant, j'ai peur que l'occasion ne se représente jamais.

« - Je t'aime. »

Ce simple mot chargé de sens semble soudain si facile. Tout est clair, reste à savoir si ça le restera.