Petit spoiler du tome 6 (que je n'ai pas encore fini de lire en français) de nom avec Fenrir Greyback. Juste son nom pas l'histoire et tout le reste….
Note : je ne fais pas dans l'hétéro…pas entièrement en tous les cas. Niark !
Chapitre 8 : les meutes, les règles et les inconvénients.
Mica entra dans la chambre se tenant les côtes douloureuses. Il regarda autour de lui.
Personne.
Tant mieux.
Il enleva sa chemise en lambeaux puis se dirigea vers la douche. Son reflet dans le miroir lui renvoya un corps couvert de bleus et de coupures. Ils n'y avaient pas été de main morte.
Mica ouvrit les robinets et se plaça sous le jet d'eau bouillante. Le sang s'écoula dans le petit bassin sous ses pieds. Au bout d'une demi heure, il sortit de la salle de bain, une serviette ceignant sa taille.
« Mica ? » S'étonna une voix lente.
Draco Malefoy se tenait en face de lui, sa valise dans sa main droite. Il écarquilla ses yeux gris en voyant les blessures sur le corps fin du garou.
« Mais qu'as-tu fait ? »
Des éclats de voix se firent entendre. Mica voulut s'enfermer dans la salle de bain mais Draco lui prit son bras et l'empêcha de mettre ses plans à exécution.
« Lâche-moi Draco ou je vais te faire mal. » Grogna-t-il en tentant de se défaire de la poigne du blond sans le blesser.
« Que se passe-t-il ? Une dispute de couple ? » Se moqua Harry avant de rester statufié en voyant l'état de Mica.
Gabriel entra à sa suite mais perdit son sourire en une seconde.
« Qui t'as fait ça ? » Demanda-t-il en s'approchant du garou.
« C'est ton chef de meute n'est-ce pas ? »
Mica hocha la tête en soupirant et en s'habillant difficilement.
« Comment cela ? » S'écria Gabriel. « Remus lui a fait cela ? »
« Calme-toi, Gaby. »
« Me calmer ? Il l'a blessé. »
« C'est la loi, Gabriel. » Intervint Mica d'une voix lasse. « J'ai désobéi, je dois donc être puni. »
Gabriel fit une grimace en entendant cette phrase. Il comprenait mais ça dépassait son entendement surtout quand on voyait le résultat.
« Il va quand même m'entendre. » Maugréa-t-il sous le petit rire d'Harry.
« Je vais te soigner. » Déclara Draco.
Mica secoua la tête.
« Ca fait partie de la punition. »
« De ne pas te soigner ? » S'écria Gabriel, outré.
Mica fit simplement un sourire triste en se couchant dans le lit aux draps verts en soie.
« Tu sais Gabriel, ma situation est quand même meilleure avec Remus qu'avec mon ancien Ulfric. »
« Qui était-ce ? »
« Fenrir Greyback, l'ancien Ulfric de la meute… Avant que Remus ne finisse par le tuer dans un combat de pouvoir. » Expliqua Mica. « La meute mourrait de l'intérieur à cause de Fenrir. »
« Comment cela ? Je pensais que l'Ulfric veillait sur ses membres jusqu'à la mort. »
« Tout réside dans la définition que tu donnes au verbe veiller. » Ironisa Mica avec une expression très froide et écoeuré sur le visage. « Fenrir nous obligeait à subvenir à tous ces besoins quels qu'ils soient. »
« Mais je pensais que les garous ne pouvaient posséder qu'un seul compagnon et qu'ils ne pouvaient toucher les autres membres de la meute ? » S'étonna Potter.
« Certains garous peuvent passer au dessus de cette règle. Fenrir était de ceux-là, malheureusement. Nous étions tous ses… compagnons en quelque sorte. Ainsi il avait le droit de vie ou de morts sur nous. »
« Et il abusait de sa place de chef. »
« C'est un faible mot. » Soupira le garou. « Fenrir était un malade de sexe sadomaso… bien entendu, il restait le dominant dans ses jeux… Il a fini par tuer trois louves durant ses petites mises en scène. Il lui est même arrivé d'humilier l'un d'entre nous devant toute la meute. Et nous devions tous assister au grand spectacle. »
Gabriel frissonna en imaginant les scènes.
« Remus devrait être plus compréhensif alors. Plus doux avec vous. » Murmura-t-il.
Mica secoua la tête légèrement amusé de l'innocence du fils de Rogue.
« Il l'est… Il est très compréhensif mais il ne doit pas l'être de trop non plus. J'ai désobéi à ses ordres, Gabriel. Il doit montrer que malgré son grand cœur, il reste notre Ulfric et que nous lui devons obéissance. »
Gabriel affichait une moue sceptique.
« Maintenant repose-toi. » Ordonna Draco en plaçant une fine couverture sur Mica. « Nous viendrons te chercher pour le souper. »
Les trois garçons sortirent les uns après les autres.
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« Je peux savoir ce que tu lui reproches ? » Questionna Astarte en regardant son amie fermer sa porte à clé après l'avoir claquer au nez de Black.
« Ce type est imbu de lui-même, arrogant, frimeur et un blagueur de mes deux. » Grogna Cali en enlevant la sorte de glue verte qui collait sur son visage et ses mains. « Sa seule présence m'irrite. »
« La haine avant l'amour. » Souffla Astarte avec un sourire moqueur jouant sur ses fines lèvres.
« Ouais et bientôt, les démones feront de la luge en Enfer. » Ironisa Cali en allant se débarbouiller dans la salle de bain.
« Tu ne crois pas que tu exagères sur son compte ? C'est vrai qu'il a l'air un peu trop fier et coureur de jupons mais il semble avoir un bon fond. » Déclara la démone blonde en suivant son ami dans la salle de bain.
« Et depuis quand te soucies-tu des gens que j'aime ou non ? »
« Cali… Ta dernière relation date d'il y a deux cent vingt quatre ans précisément. Je me demande s'il n'est pas temps que tu essayes de te fixer dans une relation stable. »
« Comme la tienne ? C'est vrai que là tu as fait fort…Conclure avec un humain au bout de deux jours… Tu bats tes records. » Lança Cali en refermant son chemisier blanc et en passant une ceinture à sa taille pour faire tenir sa longue jupe noire ouverte à quatre endroits de sorte que lorsqu'elle bougeait, les pans de son vêtement s'ouvrent sur de fines jambes serrées dans de longues bottes noires.
« Tu es simplement jalouse… » Rétorqua Astarte en haussant la voix. « Jalouse que nous n'avons pas eu besoin de nous crêper le chignon pour tomber dans les bras l'un de l'autre, Severus et moi. »
« Et tu veux que je fasses comme toi ? Que je cours dans les bras de ce blanc bec et que je lui conte mon amour éternel… Puis qu'il me jette comme une vieille chaussette en se moquant de moi. Je ne suis pas une démone pour rien. Tu as peut-être garder une part de ton côté humain après être devenue princesse démone mais pas moi… » S'énerva Cali.
« C'est ce que tu te complais à croire, Cali. Je ne pensais pas que Salazard ait autant fait de dégâts. » Souffla Astarte, la mine soucieuse en avisant les traits crispés de son amie. « C'est pour cela que tu as un problème avec mon côté humain… Tu as peur de vivre, Cali… Peur de ressentir comme un humain. Alors tu préfères penser que tu es le meilleur monstre de nous deux parce que les véritables démons prennent, tuent, massacrent, que ce soit physiquement ou psychologiquement. Tu préfères cette situation à la mienne. A celle qui t'es offerte. Tout cela pour ne plus souffrir.»
« Applaudissez Astarte, la psy. » Lança Cali d'un ton faussement joyeux.
Cependant, elle savait parfaitement que sa camarade avait raison. Mille ans après, elle ne pouvait oublier la douleur de perdre le seul homme qu'elle n'ait jamais aimé. Le voir mourir tuer par son ancien meilleur ami tout cela pour un idéal qu'elle avait toujours considéré comme stupide. Elle voyait encore ses beaux yeux vert gris s'ouvrirent démesurément, sa bouche aux lèvres fines se remplir de sang et son corps musclé se crisper puis se décrisper pour tomber sur le sol en un bruit mat.
Non…
Elle n'oublierait jamais la sensation de son cœur explosant dans sa poitrine, son sang battant ses tympans, ses yeux fixant le corps étendu sur le sol et son cerveau refusant la tragique réalité.
Elle ne voulait pas revivre cela.
Jamais.
« Aimer un autre homme, ce serait comme l'injurier n'est-ce pas ? » Questionna Astarte d'une voix basse.
Cali n'eut pas besoin de répondre, ses yeux parlaient pour elle.
« De toute manière, ce type est une véritable plaie. Si je devais choisir quelqu'un, ce ne serait pas lui. » Grogna Cali, butée.
Astarte rigola puis redevint sérieusement brusquement donnant l'impression que son rire n'avait été qu'une brève illusion visuelle et auditive.
« Tu ne pourras pas te cacher éternellement, Cali. Un jour, tu devras faire face à tes problèmes et accepter que cette histoire se soit passée, il y a un bon millénaire, que tu n'es pas responsable et que tu n'aurais rien pu faire. »
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« Ca suffit maintenant. » Explosa Remus alors que ses yeux prenaient une teinte de plus en plus dorée. « J'ai été très patient, Gabriel. Je t'ai écouté, j'ai tenté de te faire comprendre les règles de ma meute… Tu refuses de m'écouter… Soit. Mais si tu tentes d'interférer dans les punitions que reçoit Mica, tu risques de t'en mordre les doigts. »
Gabriel fixait Remus avec de grands yeux, n'arrivant pas à assimiler le fait que le loup-garou puisse être en colère contre lui. Remus… le gentil et délicat Remus Lupin, ancien professeur de DCFM haussait la voix et le menaçait presque.
« Tu sais que je t'adore, Gabriel mais je ne peux pas écouter tes conseils. La meute vie sur des règles strictes que je tente d'assouplir le plus que je peux. Je ne peux pas faire mieux sans risquer de voir mon Geri ou mon Freki me défier pour devenir le nouvel Ulfric. »
« J'ai compris. » Bougonna Gabriel. « Mais tu ne m'enlèveras pas de la tête que tu as été vraiment odieux avec Mica. »
Remus leva les yeux au ciel.
« Tu es aussi têtu que ton père. » Soupira-t-il.
« Il paraît. »
La voix de Gabriel était glaciale. Remus sentait qu'il faudrait du temps pour que le gamin se rende compte qu'il avait agi pour le bien de Mica. S'il ne l'avait pas puni lui-même pour désobéissance, son Freki, Hubert, s'en serait chargé. Et Hubert n'aimait pas du tout Mica, le trouvant faible et inutile à la meute. Surtout en sachant que le puni n'était même pas un loup-garou mais bien une panthère garou.
Il n'en ferait qu'une bouchée.
« De toute façon, Mica sera bientôt pris en charge par une nouvelle meute de Panthère garou qui vient juste de demander la permission de s'installer en Angleterre. » Informa Remus en se dirigeant vers le manoir.
« Quoi ? Et tu n'as pas peur que le chef de cette nouvelle meute n'apprécie pas Mica ? Et s'ils lui font du mal… »
« Tu tiens à lui, n'est-ce pas ? » Le taquina Remus d'une voix plus habituelle, plus douce.
Gabriel rosit légèrement, gêné. Remus éclata de rire en le regardant.
« Ne t'en fait pas. Je vais veiller qu'il soit bien traité. » Le rassura-t-il.
Gabriel hocha la tête.
« Mica sait déjà qu'une meute de panthère va nous rejoindre ? »
« Oui. Je l'ai mis au courant. Une première approche aura lieu dans quelques jours. Pour voir si le chef des panthères reconnaît un membre potentiel dans l'odeur de Mica. »
Ils entrèrent dans le manoir et se dirigèrent vers la Salle de Réunion.
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Harry faisait les cents pas en face de son père, assis dans un fauteuil rouge sang.
« Donc si j'ai bien tout compris, tu as laissé ta jalousie prendre le dessus… »
Asher soupira longuement.
« Tu as laissé ton calice, seul, désespéré, aux mains d'un malade mentale. Résultat, Armand s'est retrouvé enfermé dans Poudlard pour être torturé. »
« C'est bon ? Tu as fini ? »
« Non, Père ! » Cracha Harry. « Pas étonnant qu'il soit parti. Tu as vraiment joué les cons ma parole. Et que comptes-tu faire maintenant ? Tu sais que lorsqu'un calice se trouve trop longtemps loin de son vampire, il peut mourir… »
« Comme si je ne le savais pas. » Ironisa Asher en jetant son verre de sang dans le feu ouvert. « Tu penses que je ne m'en veux pas suffisamment. Je l'ai vu, Harry. Je l'ai vu étendu sur le sol, baignant dans son sang, son corps couvert d'hématome. »
Un silence pesant s'abattit dans le petit salon.
« Je vis avec Armand depuis de nombreux siècles… Aucun autre couple de vampires n'a vécu aussi longtemps ensemble… Peut-être que mon ancien maître avait raison. Tout a une fin… »
« Tu es chiant, tu le sais ça. » Gueula Harry. « Vous avez eu de très nombreuses disputes parfois même excessivement violente mais jamais vous n'avez douté de vos sentiments l'un pour l'autre. Alors ne commence pas. Tu as fait une erreur… C'est vrai. Mais ne l'abandonne pas. Qui sait ce qu'ils lui ont vraiment fait ! C'est pour cette raison que tu dois le retrouver et l'aider du mieux que tu peux, autant parce que tu l'aimes que parce que tu veux racheter ton manque de discernement. »
« Sale gosse. » Grogna Asher, un sourire amusé jouant sur ses lèvres.
« Ouais, je sais. Mais on se demande qui m'a éduqué. » Rétorqua Harry.
« Sors d'ici avant que je ne te torde le cou. »
Harry partit en rigolant.
« Je te garde une place à la réunion ? »
« Si ce n'est pas trop dur pour toi. »
« Ha ! Ha ! Ha ! Très drôle. »
Harry sortit et rejoignit la salle de réunion, un peu plus rassuré sur les décisions de son père. Il savait parfaitement que si Asher et Armand se séparait, ce serait la porte ouverte pour les provocations des autres Alpha et ce serait la mort assurée d'Armand. Tout calice qui ne se nourrit pas du sang de son vampire au moins une fois toutes les deux semaines est voué à une mort certaine et très douloureuse. Harry se demanda pour quelles sombres raisons Armand avait décidé de partir à l'aventure sans prévenir personne ?
Il espérait juste que ses parents d'adoption se réconcilieraient assez rapidement.
« » « » « » « » « » « »
La salle de réunion était gigantesque, tous les chefs de meutes étaient présents, faisant face à Voldemort assis sur son trône. Gabriel remarqua de suite l'aura d'énergie se dégageant de Tom, une aura noir et verte brillante de mille feu, gigantesque et attirante tout en restant très dangereuse, un peu comme les lampes pour les papillons.
Magnifique mais mortelle.
Sur la droite près du mur se trouvait Remus, ne portant qu'un simple pantalon brun comme ses cheveux, son torse finement sculpté était à la vue de tous, montrant bien un tatouage de fleur, une épine noire, au dessus de son sein gauche assis sur une chaise faites de têtes de loups et toute sa meute derrière lui en commençant par son Freki (Hubert) sur sa droite et sa Geri (Patricia) sur sa gauche.
Leur aura était très chaude comme le soleil en plein désert.
Juste à côté, se tenait Abigael qui portait un jean noir serrant, un collier en cuir autour de son cou et deux autres bracelets aussi en cuir avec des piques en argent sur chaque poignet, et qui était assis sur un trône fait de son animal. Un chardon était tatoué sur son biceps gauche.
A sa droite, son second femelle, Georgina (grande, des cheveux roux demis longs et des yeux bruns banals), se tenait comme un piquet au milieu d'un champ de blés. Son second mâle avait pris place sur l'accoudoir gauche, un bras sur le dossier, ses jambes croisés, ses yeux noirs argentés détaillant Voldemort sans aucun gêne apparente et ses cheveux blancs aux racines noires courts tombant sur la moitié de son visage cachant une partie de son sourire appréciateur.
Le centre était vide.
Sur la gauche se trouvait les Rats garous avec Jonas sur son trône de rats et ses membres assis en tailleurs derrière lui. Il ne possédait pas de second qu'il soit mâle ou femelle car il n'y avait aucun combat de pouvoirs chez les rats garous. Dès que leur Roi mourrait, un autre rat se voyait octroyer le tatouage en forme de camélia au dessus de son omoplate droite. Il n'était donc pas question de combats de dominance ou autre parmi leur clan.
Et tout au fond à gauche se trouvaient tous les mangemorts.
C'est là que Gabriel remarqua six sièges derrière Voldemort. Lucius se trouvait à droite de Voldemort sur un siège bleu ciel, drapé dans toute son élégance. Il portait une tunique bleu clair avec les bords argentés, un pantalon en cuir noir très moulant en dessous de bottes en peau de dragons noirs. Ses longs cheveux blonds presque blancs tombaient en cascade le long de ses épaules lui donnant une allure de dieux.
Juste à gauche de Voldemort, Severus Rogue, habillé de noir et rouge vif, siégeait avec force. Une aura noire l'entourait ainsi que des files rouge vif coupant la noirceur.
Il y avait aussi Bellatrix Black plus pâle qu'un mort, habillée d'une longue robe de cocktail violet foncé et parée de magnifiques bijoux scintillants. Son aura était de la même couleur que sa tenue mais moins éclatante que celles de Lucius et Severus.
Son mari était assis à ses côtés dans un magnifique ensemble gris perle comme sa magie.
Draco se tenait à la droite de son père entouré d'un brouillard vert enflammant le regard. Il portait un pantalon blanc avec des signes tribaux verts clair, une tunique longue aux manches très ouvertes du même vert, ses yeux, eux-mêmes, semblaient devenir de cette couleur pâle.
Harry arriva derrière Gabriel. Il portait un pantalon rouge normal mais qui ne laissait pas trop de place à l'imagination, des bottines sombres, une chemise, rouge sang, ouverte sur un torse légèrement bronzé. Ses yeux, aussi, semblaient de la même teinte que son aura rouge vif.
Gabriel comprenait mieux pour quelle raisons, Draco lui avait ordonné de s'habiller en blanc. Le blond lui avait donné un pantalon bouffant et un chemisier immaculé.
Voldemort eu le souffle coupé en avisant l'ange qui s'avançait au côté du démon rouge. Gabriel semblait être tombé du ciel… Il était adorable dans ses vêtements qui semblait trop grand mais qui le mettait dans un tel avantage surtout avec ses longs cheveux noirs lâchés et ses grands yeux qui devenaient de plus en plus pâles.
Magnifique.
Le contraste parfait avec Harry tout de rouge vêtu.
Les deux faces d'une même pièce.
Les deux adolescents prirent place sur leur trône respectif, rouge et blanc mélangé.
« Mes amis, bienvenue à tous. » Comment Voldemort sur son habituel ton froid et impérieux. « Après maintes discussions entre Julius et moi-même, nous avons décidé de ne pas prendre de mesure radical sur les Ministères sans connaître la situation des vôtres. »
Remus Lupin fut le premier à se lever et à se planter devant Voldemort.
« Quelles sont les nouvelles chez loups-garous ? »
« La plupart des clans ont accepté de nous aider mais le clan de la Vallée Verte au nord de l'Ecosse refuse de prendre part à la guerre tant que leurs vies ne seront pas mises en danger. Ils préfèrent rester neutre. » Expliqua Remus. « Deux nouveaux clans résident à Manchester, ils ont accepté de nous rejoindre en échange du monopole de la ville. Paolo et Fabrice possèdent une force de frappe considérable, j'ai donc pris la liberté d'accepter leur requête avec l'assurance qu'ils ne se feront pas remarqués outre mesure. »
Voldemort hocha la tête.
Gabriel, de son côté, avait du mal à reconnaître son ancien professeur de défense contre les forces du mal. Il semblait plus sûr de lui, plus puissant et plus grand qu'avant. C'était dérangeant et en même temps, éblouissant.
Harry lui serra la main comme s'il avait senti son trouble.
« Remus est vraiment dans son élément. » Lui murmura-t-il d'une voix très basse.
Gabriel hocha la tête sans détourner son regard du loup-garou qui se tenait fièrement en face d'eux.
Remus était magnifique.
Jonas prit la place de Remus.
« Les rats-garous forment tous une grande famille… Il n'y a donc pas de problème parmi nous pour te suivre, Lord Voldemort. Il y a même plusieurs groupes en Europe qui ont décidé de se joindre à nous le moment venu. »
Il reprit sa place dignement.
Abigael fut le suivant. Il marchait avec assurance. Il s'inclina légèrement en face de Voldemort.
« Les léopards garous sont tous d'accord avec tes mesures, Lord Voldemort mais ils demandent en échange que leur espèce soit reconnu comme différente des loups-garous et ce, publiquement. »
« Qui êtes-vous pour demander pareille chose ? » S'exclama une femme dans la troupe des rats-garous.
Abigael se tourna lentement vers elle.
« Nous sommes les égaux des loups mais pas nécessairement dans le même panier qu'eux. »
Il refit face à Voldemort.
« J'accepte cette condition. » Répondit Voldemort.
« Alors nous te serons loyaux autant de temps qu'il te sera nécessaire de nous avoir à tes côtés. » Déclara Abigael, solennel.
Lucius le fixait depuis le début. Il le trouvait tellement beau. Abigael suintait le pouvoir, la chaleur brute. Le cœur de Malefoy se serra imperceptiblement en voyant le léopard se rasseoir aux côtés de son second, Ray.
Ils ne seraient jamais ensemble. C'était impossible.
Pourtant… Une minuscule voix lui hurlait qu'il se trompait. Il suffisait juste qu'il se souvienne de leur première rencontre. Leur premier regard échangé. Leur premier sourire.
Mais surtout… leur premier véritable baiser qui les avait liés à jamais l'un à l'autre. Mais aujourd'hui, chacun s'évertuait à briser ce lien unique.
C'était bien dommage.
Cali qui était debout au fond de la salle avait suivit le cheminant des pensés de Lucius et d'Abigael.
Ils étaient trop têtus pour leur propre bien. Il fallait faire quelque chose, c'était indéniable.
Un sourire calculateur se dessina sur ses lèvres et fut perçu par Harry et Voldemort, lui-même.
« Lucius. » Appela le Lord mettant de côté ses questions sur le comportement de Cali. « Comment se porte le Ministère ? »
« Le département des Aurors se trouvent diviser en trois parties : ceux avec Dumbledore, ceux avec Fudge et ceux avec moi… il y a certaine divergence d'opinion sur vos méthodes maître mais je m'occupe d'éclaircir les zones d'ombres. » Lâcha Lucius avec un sourire de dédain et de sadisme pure qui fit frissonner Abigael de plaisir.
Il avait toujours adoré voir cette expression sur le visage si aristocratique du blond, voir ses yeux gris devenir du métal en fusion, ses lèvres fines se tordre en un sourire cruel, son aura se répandre comme un brouillard très dense et morbide.
« Le Ministre Italien de la magie a été remplacé, avant-hier, par un de nos mangemorts. »
« Est-il sûr ? »
« Je m'en porte garant, Maître. » Répondit le blond, le visage redevenu neutre de tout sentiment.
« Severus ? Quand est-il des dirigeants de l'Académie Magique ? »
« La plupart des professeurs ont enfin compris où se trouvent leurs intérêts, Maître. Ils ont accepté de se joindre à vous contre l'assurance qu'il ne sera rien fait à leur chère école universitaire magique. »
« Quelle bande d'imbécile. » Siffla le Lord sur un ton dédaigneux. « Comment si j'aurais pu attaquer cette école aussi vieille que Poudlard et construite par Salazard Serpentard. Tous des bons à rien. »
Severus ne rétorqua rien. C'était exactement ce qu'il avait pensé en entendant leur marché.
« Bellatrix et Rodolphus avez-vous rempli votre mission au sujet du chef des Aurors ? »
« Il n'en reste rien, Maître. » Répondirent-ils en même temps.
« Il devrait être remplacé par un autre Auror dans peu de temps. » Ajouta Lucius.
Voldemort hocha la tête.
« Bien ! Bien ! » Murmura-t-il. « Tout se met en place petit à petit. Draco ? »
Le blond se leva à son tour.
« T'es-tu occupé de cet imbécile de prince moldu ? Ce rouquin sans importance ? »
« Bien entendu, Maître. Ce fut un jeu d'enfant. Il a été retrouvé pendu par ses intestins dans son appartement hier soir seulement. Le dernier héritier des MacDougals s'est éteint de manière tragique…» Ricana-t-il sous le sourire ironique du Lord.
« David devra donc accéder à ma demande maintenant qu'il a la preuve que je ne recule devant rien pour arriver à mes buts. » Souffla le Lord.
David MacDougals s'était montré très méprisant, très dédaigneux en face de Lord Voldemort, traitant ce dernier de « petit Mage Noir sans importance ». Maintenant la donne venait de changer : Son seul et unique héritier venait de mourir de la main même de l'un de ses fidèles Mangemort…
« Et de ton côté Asher ?» S'enquit Lord Voldemort en tournant son attention vers un coin sombre sur sa droite.
Asher sortit des ténèbres.
« Etant donné que tous les vampire d'Angleterre sont sous mon contrôle, il n'y a aucun soucis à se faire. »
« J'ai entendu dire que ton calice s'était barré… » Ricana Abigael qui savait parfaitement qu'un Alpha sans son calice deviendrait vite la cible de vampires voulant prendre sa place.
« Un petit contre temps sans importance. Armand avait besoin de se retirer quelques temps. » Rétorqua le vampire ne paraissant pas inquiété outre mesure.
« Règle ce problème rapidement, Asher. Il serait malvenu qu'une rébellion éclate parmi la population vampirique. » Coupa Voldemort d'un ton sans réplique.
Asher s'inclina lentement puis disparu.
« Cali ! Astarte ! Comment se porte les Enfers ? »
« Les quatre Grands Princes se moquent complètement du sort des humains sur Terre, il ne faut donc pas s'attendre à leur soutient imminent. » Commença Astarte qui avait repris son apparence de démon avec ses deux paires d'ailes chauve-souris et ses six cornes en forme de serpent.
Elle portait une très longue jupe bouffante bordeaux avec un petit haut de la même couleur sertie de citrines et un simple ruban comme sa tenue autour de son cou. Ses longs cheveux blonds tombaient sur ses épaules.
« Et pour les huit Sous-Princes, ce n'est pas gagné. Eux, préfèrent attendre la fin de la guerre pour s'allier au vainqueur. » Ajouta Cali. « Quant à notre Ministère… La plupart de ses dirigeants acceptent de vous aider mais ils veulent que les choses soient claires : les Portes de l'Enfer doivent être ouvertes constamment lorsque tu auras gagné, Voldemort. »
Cali, contrairement à Astarte, n'avait sorti que ses quatre ailes noires et pas ses cornes. Ses cheveux noirs étaient tressés en une multitude de petites tresses qui finissaient par des diamants et des saphirs. Elle portait une robe moulante, courte, bleu et blanche, des bottines et un chapeau assez haut de même couleur que sa tenue.
« Pourquoi veulent-ils venir sur Terre ? Je pensais que les démons ne survivaient pas à notre atmosphère sans devoir prendre possession d'un corps humain… Ce dont ils répugnent. » Fit remarquer Severus.
« Ils ne veulent pas de la Terre juste que leurs dirigeants, comme Mammon, puissent venir prendre leurs places. »
« Mammon ? » Répéta Abigael.
« Il s'agit de l'ambassadeur démoniaque d'Angleterre. » Les informa Astarte. « Il aurait dû se trouver à la place de cet imbécile de Fudge depuis le début. En fait, pour chaque pays, il y a un ambassadeur démoniaque et un céleste qui sont éternels mais depuis que les portes des Enfers et des Cieux ont été fermées, les moldus ont pris leur place. »
« Si j'ouvre à nouveau les portes des Enfers, celles des Cieux ne risquent-elles pas de faire de même ? » Questionna Voldemort qui ne voulait absolument pas se retrouver avec une guerre enfer paradis sur les bras.
« Aucun risque. » S'amusa Astarte. « Les portes des Cieux ont été condamné éternellement par Dieu, lui-même. »
« Et pas les vôtres ? » S'étonna Lucius.
Astarte et Cali ricanèrent en se regardant, espiègles.
« Le marché voulait que nous le fassions aussi mais… Les démons ne changent pas. »
« Il n'y a donc aucun risque… » Conclut Astarte, sûre d'elle.
« Alors c'est d'accord mais à la moindre embrouille, le marché sera rompu. » décréta Voldemort.
Les deux démones hochèrent la tête, ravies.
La réunion dura jusque très tard la nuit.
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Gabriel dormait profondément. Pour une fois, Voldemort semblait le laisser en paix.
« Laisse-moi ! Laisse-moi ! » Hurla une voix qui fit sursauter Rogue.
Gabriel se frotta les yeux en tentant de savoir si ce n'était pas son imagination ou un cauchemar qui l'aurait réveillé mais les gémissements et le souffle précipité qui venait de sa droite, lui confirma le contraire.
Harry s'était encore faufilé dans son lit durant son sommeil. Il avait l'air de faire un mauvais rêve car il gigotait dans tous les sens, il se mordait les lèvres jusqu'au sang et serrait les draps jusqu'à ce que ses doigts deviennent blancs.
« Harry ! Harry ! » L'appela-t-il en le secouant légèrement.
Potter finit par se relever d'un bond et tenait dans ses mains les poignets de Gabriel qui commença à avoir mal sous l'emprise du brun.
« Tu pourrais me lâcher ? »
« Excuse-moi. »
Harry s'essuya le visage, recouvert d'une sueur froide qui lui tira des frissons glacés.
« Ca va ? » Demanda Gabriel en se penchant vers le visage d'Harry qui le regarda, les yeux ternes.
Il surprit le jeune homme en passant une main sur son visage, caressa ses joues du pouce, sans montrer un seul sentiment sur sa propre figure.
« De quoi as-tu rêvé ? » Questionna-t-il en tentant de ne pas montrer son trouble.
« Rien de particulier, ne t'en fais pas. » Le rassura Harry en lui embrassant la paume de sa main qu'il gardait dans la sienne.
Gabriel se recoucha en faisant face à Harry.
« Tu es certain que ça va ? »
Un sourire bizarre se dessina sur les lèvres de Harry qui se suréleva légèrement sur les coudes et se pencha au dessus du visage de Gabriel.
« Je sais ce qu'il me faudrait pour pouvoir dormir. » Souffla-t-il en s'approchant de plus en plus des lèvres du garçon couché sur le dos.
Gabriel savait déjà ce qu'il voulait faire mais étrangement, il n'avait pas peur du tout. Après tout, ce n'était pas la première fois qu'Harry lui faisait des avances dans ce genre. Harry posa ses lèvres sur les siennes, doucement comme pour lui laisser le temps de se détourner.
Ils commencèrent à s'embrasser furtivement puis de plus en plus profondément sans remarquer que quelqu'un les regardait avec étonnement et amusement.
Gabriel sentit une main, qui n'était pas définitivement pas le sienne, passer sous la chemise de pyjama et caresser son ventre qui se contracta. Une douce décharge électrisa son corps en partant du bas de sa colonne vertébrale pour se répandre dans tout son corps. Harry pressa un peu plus ses lèvres contre les siennes, se plaça lentement au-dessus de lui pour lui laisser le choix.
Gabriel n'avait pas envie de se retirer. Il se sentait bien pour le moment et il avait confiance en Harry. Il savait que ce dernier n'irait pas trop loin ou du moins, n'était pas dangereux pour lui.
Un gémissement, mi surpris mi plaisir, passa ses lèvres quand les doigts du brun passa sur tout son torse en s'attardant un peu plus sur ses tétons qui durcirent.
Quand il se rendit compte qu'il gémissait un peu trop fortement, il écrasa ses mains sur sa bouche mais Harry les lui retira tendrement en lui souriant.
« Laisse-moi t'écouter. » Souffla-t-il.
« Mais… »
Harry le coupa en l'embrassant rapidement puis en retournant dans son cou qu'il lécha, mordilla puis embrassa. Gabriel sentait son corps brûler de plus en plus vivement. Son pull de pyjama finit par terre alors que son compagnon descendait sa bouche le long de son torse, titilla ses tétons durcis par le plaisir.
Il chassa les souvenirs de son oncle en vitesse quand Harry abaissa son pantalon lentement.
« Harry, je ne suis pas certain que… » Commença-t-il, rouge brique de gêne.
Harry se releva vers lui, l'embrassa doucement puis lui sourit :
« Je ne ferai rien que tu ne veuilles pas, Gaby. Fais-moi confiance. »
Gabriel déglutit difficilement alors qu'Harry le recouchait.
« Ressens simplement. » Souffla Harry d'une voix sensuelle qui mit le feu aux joues de son compagnon.
Le corps de celui-ci s'arqua quand il sentit des doigts passer sur sa hampe dressée. Un gémissement étouffé passa ses lèvres et empli la pièce.
L'inconnu se lécha les lèvres : exactement ce qu'il avait imaginé depuis qu'ils les avaient rencontrés et vu ensemble.
Harry se redressa et se cala entre les jambes de Gabriel. Il l'embrassa profondément, lui faisant passer la peur qu'il avait eue lors de son cauchemar.
Il l'avait vu mourir. Il avait vu le corps de Gabriel étendu sur le sol, recouvert de son sang et vide de vie.
Il commença à bouger, à se frotter contre le corps tendu de Gabriel qui gémissait, perdu.
Ils arrivèrent au paroxysme du plaisir, ensemble, les doigts enlacés, leurs bouches étouffant leurs cris.
Essoufflé, Harry se laissa tomber sur le côté puis releva la couverture sur le corps nu de Gabriel qu'il serra contre lui en lui embrassant la tempe.
Rogue s'endormit tout de suite sans lâcher la main d'Harry qui sourit en remettant une mèche des longs cheveux noirs hors du visage de l'ange à ses côtés.
« Tu es là depuis longtemps ? » Demanda-t-il.
« Depuis le début… » Ricana l'inconnu qui ne lui laissa pas le temps de répliquer car il disparu.
Harry soupira en levant les yeux au ciel, amusé et excité malgré lui.
Il ne comprenait pas où l'autre voulait en venir…
« » « » « » « » « »
« Debout là-dedans ! » hurla une voix d'homme en tambourinant à sa porte.
La démone grogna en se tassant dans ses couvertures. Mais qu'il lui foute la paix. Elle n'entendit pas la porte s'ouvrir sur Sirius Black qui avait revêtu une splendide chemise bleu comme ses yeux et un pantalon blanc moulant.
« Allez, Miss Marmotte. Debout ! C'est l'heure. »
« Dégagez d'ici. Et fermez la. » Gronda Cali bien cachée sous ses couvertures qui fichèrent le camp brusquement.
Cali se retrouva en nuisette bleu ciel Sirius qui la détailla de haut en bas.
« Joli morceau. »
« Pas à vendre alors dégagez vos fesses de ma chambre. » S'écria la démone dont les yeux devinrent du mercure en fusion ce qui amusa très fortement Sirius.
Il se mit à inspecter la chambre sans gêne. C'est là que Cali remarqua qu'il y avait quelque chose de très dominateur chez Black, de fort et d'emballant. Son regard bleu foncé brillait de façon impatiente voir carrément érotique.
Elle se sermonna rapidement. Ce type n'était rien d'autre qu'une plaie qu'elle allait se faire un plaisir de dégager.
Elle ne lui accorda plus aucun regard, se leva et s'enferma dans la salle de bain.
« Qu'il aille au Diable. » Marmonna-t-elle en entrant dans la cabine de douche.
Elle ressortit quelques instants plus tard. Il était toujours là, assis sur le lit feuilletant son roman du moment. Il la regarda avancer, la dévorant des yeux. Elle portait un pantalon noir et un top aux longues manches blanc. Ses cheveux, attachés en une queue de cheval haute, balayaient l'air dans son sillage.
« Encore là ? » S'emporta-t-elle. « Vous n'avez pas autre chose à faire que de traîner dans mes pattes ? »
Sirius lui sourit, goguenard tout en la détaillant sans gêne.
« Je commence à en avoir marre de vous voir me déshabiller du regard. » Gronda-t-elle.
« Voyons, chérie, comme si tu n'en avais pas l'habitude…. Tu es une démone après tout. » S'amusa-t-il sans se départir de son sourire.
Elle afficha un sourire moqueur en le dévisageant de haut en bas avec mépris et dégoût.
« Le jour où nous serons dans le même lit, les moldus régneront sur la Terre. » Cracha-t-elle.
Elle lui tourna le dos et voulut sortir mais il la rattrapa en deux enjambés. Il la serra dans ses bras, sentit son odeur puis releva son visage vers le sien pour écraser sa bouche contre la sienne. Surprise, Cali tarda à réagir. Elle l'envoya bouler contre un mur. La démone pensa l'avoir assommé mais il se releva sans difficulté et passa à ses côtés.
« C'est bien ce qu'il me semblait. Démone jusqu'aux bouts des ongles ! » Ricana-t-il en la lâchant et en lui tournant le dos.
Pour la première fois depuis qu'elle était sortie des Enfers, elle avait envie de tuer. Elle le regarda s'éloigner en sifflotant. La chambre commença à flamber joyeusement sous l'effet de la colère et la haine que ressentait Cali.
Ce type allait le lui payer au centuple. Une semaine… Il lui restait une petite semaine pour trouver une vengeance digne de ce nom et la lui faire goûter en plat principal dès le début du week-end prochain.
Un sourire cruel joua sur ses lèvres.
« » « » « » « » « »
Lucius et Abigael se regardaient en chiens de faïence. Ils étaient enfermés dans une petite salle vide de tout meuble et autre.
Un placard…
Voilà où il se trouvait.
Lucius s'assit à même le sol en silence. Abigael se posa en face de lui.
« C'est dingue ce qu'ils sont têtus, ces deux-là. » Grogna Harry en regardant sa compagne qui haussa les épaules.
« Nous ne pouvons rien faire de mieux. » Répondit Astarte avant de gueuler. « Le placard est sous un sort qui vous permettra de sortir que lorsque vous vous serez avoué vos sentiments respectifs. »
« Attendez un peu que l'on sorte de là. Vous allez le regretter. » Hurlèrent les deux hommes en même temps.
« On s'en fout, nous serons à l'école pendant que vous resterez enfermé dans votre nouvel appartement » Ricana Harry qui suivit la démone jusqu'en dehors du manoir retrouver les autres.
Les deux hommes dans leur placard soupirèrent de concert.
« Ca risque d'être long, autant tout se dire maintenant qu'on en finisse. » déclara Lucius d'un ton rogue.
« Je n'ai rien à dire. » Coupa Abigael qui détourna son regard pour que le blond ne voie pas son trouble.
La lune bleue était trop proche pour qu'il reste impassible avec son compagnon à quelques centimètres de lui.
Chaque garou ressentait ce trouble juste avant une lune bleue, ou la deuxième pleine lune qui apparaissait dans un même mois. Un dominant éprouvait le besoin de s'accoupler bien plus fortement que lors des pleines lunes normales.
C'était vraiment mal parti pour lui car il savait qu'au moindre faux pas, il ne pourrait pas s'empêcher de marquer définitivement le blond comme étant sien et uniquement sien.
Abigael passa une main moite dans ses cheveux noirs et là, il ressentit le désir flagrant de son compagnon de placard. Ca le percuta de plein fouet. Il étouffa un grognement appréciateur et désireux, in extrémiste.
Il ne tiendrait jamais.
A suivre….
Alors ? Qu'en pensez-vous ?
Les menaces, les compliments : tout est bienvenu… (Grand sourire)
