Le retard dans la publication des chapitres est devenu ma spécialité ! Et ces fichus retards sont de plus en plus longs... Je me dois donc, encore une fois, de m'excuser auprès de mes si patients lecteurs. J'espère me rattraper avec un chapitre bien plus long que le précédent ! Mais pour ceux qui veulent voir Freya et Hermione et un peu plus que de l'amitié, il va encore falloir attendre ! Ne vous inquiétez pas, ça ne saurait tarder !
Merci à ceux qui prennent le temps de commenter ma fanfiction, comme Tara, qui ne manque pas le moindre chapitre ! Il y a depuis peu quelqu'un qui répond au pseudo "Santana", nom qui me fait complètement fantasmer à cause de l'actrice sublime qu'est Naya Rivera, mais c'est complètement hors-sujet et déplacé ! Alors passons au chapitre 14 !
Hermione marchait aussi vite que ses jambes le lui permettaient, traversant les couloirs du château tel une flèche. Elle préférait ne pas courir, cela aurait été trop bruyant, et si Rusard se trouvait dans les environs, il la trouverait et elle serait punie très sévèrement. Et cette idée ne lui plaisait pas du tout. Elle savait très bien quel genre de punition Ombrage distribuait. Personne ne devait savoir pour l'Armée de Dumbledore. Elle ne devait laisser personne la voir se rendre dans la Salle sur Demande. La Gryffondor s'arrêta devant le mur sur lequel les portes de bois allaient apparaître. Un cri suraigu retentit un peu plus loin, la faisant sursauter. Elle se retourna lentement, la gorge serrée, le cœur battant la chamade. Peeves flottait au dessus d'une élève couverte d'une étrange matière noire et, apparemment, très visqueuse. Le fantôme s'éloigna en riant bruyamment, laissant seule sa victime qui semblait au bord de la crise de nerf. Hermione s'approcha lentement, hésitante.
« S'il n'était pas déjà mort, je le tuerai, soupira l'élève en essuyant ses yeux.
-Tu as besoin d'aide, Anderson ? demanda Hermione. »
Freya se tourna nerveusement vers son amie. C'était elle qui aurait du surprendre Hermione, pas l'inverse ! Lorsque la Gryffondor était sortie de la bibliothèque, elle l'avait suivie. Elle savait qu'elle préparait quelque chose, en compagnie de nombreux autres élèves. Elle ne cessait de penser aux activités qu'ils pouvaient mener depuis qu'elle les avait vu se réunir à la Tête de Sanglier. Pourquoi se réunir dans un tel secret ? Elle voulait le savoir. Mais à ce moment, elle pensait à tout autre chose. Elle avait honte d'être vue dans un tel état par la personne qu'elle appréciait le plus. Elle se sentait si ridicule, si risible, comme les jumeaux Weasley après l'une de leurs horribles et humiliantes farces.
« Comme si j'avais besoin de ton aide pour utiliser un sortilège aussi basique qu'un Récurvite… »
Les deux élèves se regardèrent un instant, sans parler ni bouger.
« Tu n'as jamais utilisé ce genre de sortilège ? Les elfes de maison font très bien ces choses à ta place ?
-Avec mes mains recouvertes de cette… chose… je ne prendrai jamais ma baguette. Et puis, penses-tu vraiment que Peeves soit assez bête pour utiliser quoique ce soit dont on puisse facilement se débarrasser ? »
Hermione réfléchit à l'interrogation. Freya avait raison. Jamais Peeves n'aurait fait une farce aussi éphémère. Et sa baguette finirai surement dans le même état que la première de Ron si elle s'en servait en étant couverte par cette substance. Peut-être devait-elle l'aider. Mais si elle faisait cela, elle n'aurait jamais le temps de feuilleter les livres sur la Défense qui se trouvaient dans la Salle sur Demande lors des réunions de l'Armée, avant que les autres n'arrivent. Son amitié avec Freya n'était-elle pas plus importante que des livres qu'elle pouvait lire à n'importe quel autre moment ? Une étrange idée commença à fleurir dans son esprit. Pourquoi ne pas proposer à Freya de rejoindre l'Armée de Dumbledore ? Contrairement aux autres élèves de Serpentard, elle semblait ne pas apprécier Ombrage et ses futiles méthodes de travail. Mais révéler l'existence de leur groupe de défense était risqué, car si elle refusait, leur secret risquerait d'être révélé.
« Hermione… pourrais-tu… m'aider… ? demanda timidement Freya.
-Oui, bien sûr, répondit l'autre sorcière, réfléchissant toujours à ce qu'elle devait faire.
-Tu ne m'as pas l'air très enthousiaste.
-Désolée, je pensais à autre chose… »
La Serpentard fixa son amie pendant plusieurs longues secondes. Cette dernière semblait vraiment préoccupée en ce moment. Freya l'avait déjà remarqué auparavant. Et elle pensait, était même presque sûre, que c'était à cause de la réunion qui avait eu lieu dans le bar miteux qu'était la Tête de Sanglier. Elle n'avait jamais réussi à lui en parler, malgré le fait qu'elle mourrait d'envie de savoir de quoi il s'agissait.
« Pourrions-nous d'abord nous occuper de mon cas ? questionna Freya, hésitant à directement demander à Hermione à quoi elle pensait.
-Suis-moi. »
Hermione concentra ses pensées sur l'entraînement dont elle avait besoin pour suivre des cours convenables de Défense contre les Forces du Mal. Que n'étaient pas ceux enseignés par Ombrage. Les portes de la Salle sur Demande apparurent sur le mur du couloir, face à l'incompréhension totale de Freya. La Gryffondor entra dans la salle, suivie par son amie, de plus en plus intriguée. Hermione ne savait pas si sa décision était la plus sûre, mais elle avait décidé d'informer Freya de ce que les élèves de l'Armée faisaient, à l'encontre d'Ombrage. Il y avait une chance pour que la Serpentard soit du même avis qu'eux. Et peut-être même qu'elle accepte de rejoindre leur groupe. Si elle les rejoignait, ses grandes connaissances sur les sortilèges pourraient leur être très utiles.
« Assieds-toi, je m'occupe de te débarrasser de… ça… »
Freya regarda avec dégoût les coussins posés par terre. Elle lâcha un soupir en voyant son amie s'asseoir sans prêter attention au fait qu'il était humiliant de manquer d'élégance à ce point. Le regard insistant d'Hermione la fit se poser sur le coussin se trouvant le plus proche d'elle. La plus petite des deux sorcières sortit sa baguette et lança un Récurvite, qui ne fonctionna pas aussi bien qu'elle l'aurait espéré. Elle utilisa le sortilège une seconde fois. Puis une troisième, et continua jusqu'à ce que la bourgeoise soit entièrement nettoyée. Peeves était vraiment doué pour faire d'horribles plaisanteries, dont il était le seul à s'amuser. Surement trop doué.
« Est-ce ici que votre… petit groupe… se réunit ?
-Notre petit groupe ? Quel petit groupe ? interrogea Hermione, soudainement paniquée.
-Tu es très mauvaise actrice, Granger, le savais-tu ? Mais, quel est exactement le but de votre association ? Vous faire punir par Ombrage ?
-Nous nous réunissons pour apprendre à véritablement nous défendre, car nous estimons Ombrage incapable de le faire. Et maintenant, si tu as envie de nous dénoncer, je- »
Les portes de la Salle sur Demande s'ouvrirent. Les deux adolescente se levèrent brutalement, sous les yeux écarquillés de Harry.
« Hermione ! Que fait-elle ici ! tempêta le brun après un instant de réflexions.
-Je suis ici pour représenter ma Maison, indéniablement supérieure aux autres, dans votre groupe de défense.
-Comment ça ? demandèrent les deux Gryffondor.
-Mes talents n'ont certainement rien à voir avec ceux de « l'Elu », mais je pense pouvoir vous être utile. »
Un lourd silence s'installa entre les trois adolescents, qui préférèrent s'asseoir plutôt que de débattre sur la présence de Freya. Les membres de l'A.D. arrivèrent peu à peu, mais leur réaction en voyant la Serpentard fut toujours la même : le choc. Généralement suivi par la confusion ou la colère. Lorsque tous furent arrivés, Harry leur annonça d'un ton morne que Freya était là pour les rejoindre. Personne n'osait s'exprimer tout haut. Tous chuchotaient à l'oreille de se trouvant à côté, jetant de rapides coups d'œil à l'arrogante bourgeoise qui se tenait devant eux.
« Je suppose que nous allons pouvoir commencer, lança Harry, les yeux fixés sur Freya, qui venait de l'interrompre par un petit raclement de gorge semblable à ceux d'Ombrage.
-Avant de commencer, j'aimerai t'affronter dans un duel, Potter.
-Pourquoi ? demanda-t-il en même que les autres élèves.
-Je souhaite m'assurer que tes capacités sont suffisantes pour enseigner.
-Harry a plusieurs affronté Tu-Sais-Qui ! Il a tué un basilic et résister à des centaines de Détraqueurs ! Ce n'est pas une preuve suffisante ! intervint Ginny.
Freya s'approcha de Harry, ignorant totalement la remarque de la rousse.
« Jusqu'à présent, tu as eu de la chance, Potter. Mais le Seigneur des Ténèbres ne te laissera surement pas survivre bien longtemps. Toi aussi, tu dois apprendre à te défendre. »
Harry hocha la tête, montrant ainsi qu'il acceptait d'affronter la Serpentard en duel.
« Que doit-on faire pour gagner ?
-A Serpentard, nous avons l'habitude de nous faire tomber. Et il n'y a que deux interdictions : tuer ou gravement blesser son adversaire. Cela te convient, petit Potter ?
-C'est parfait. »
De nouveaux chuchotements s'élevèrent parmi les élèves, qui s'écartèrent pour laisser de la place aux deux opposants. Les quelques uns qui pariaient sur l'issue du duel semblaient rester fidèles à leur professeur improvisé. Harry et Freya prirent leurs baguettes, se fixant droit dans les yeux. Le Gryffondor fut le premier à attaquer en lançant son fidèle Expelliarmus, bloqué par le Protego de Freya. Ils échangèrent ainsi quelques sorts sans succès.
« Est-ce tout ce que le Survivant peut faire ?
-Tu n'as encore rien vu ! »
Le duel continua comme il l'avait commencé, à chaque qu'un des deux lançait un sortilège, l'autre le bloquait.
« STUPEFIX ! »
Ce fut le premier sortilège dont Freya prononça la formule. Et aussi le premier sortilège à toucher Harry, qui tomba lourdement sur le dos.
« Il me semble que j'ai gagné. »
Pour ce cinquième tome, je me concentre plus les sentiments de Freya et Hermione, contrairement au début, où je me basais plus sur l'évolution progressive de leur rivalité en amitié. Les cours des élèves risquent d'être de moins en moins présents, au profit de l'A.D., qui aboutira sur le premier baiser des deux coincées de service ! :D
Pour le moment, tout est encore doux et agréable, à part lors des rares apparitions de la mère de Freya. Je tiens à prévenir les lecteurs que tout cela risque de très bientôt changer...
