Coucou mes amours de lecteurs, vous allez bien ?

Je suis terriblement désolée pour cet immense retard, vraiment, vraiment. Vous avez le droit de me jeter des tomates, même de me bouder !

En plus de mon syndrome de page blanche, j'ai eu quelques soucis, du coup, j'ai complètement mit de côté « Kyûbi no Kitsune ». J'ai récemment relu tous mes chapitres et mon amie fidèle (mon imagination) s'est réveillée, pour ma plus grande joie et j'espère la vôtre !

Malheureusement, je ne pourrais plus publier tous les mardis, mon emploi du temps change. En plus de mes fictions en cours de publication, je tiens aussi « La chronique du savant » qui est superbe projet, je vous conseille d'ailleurs d'aller y jeter un œil ! Du coup, à partir de maintenant, je publierais deux fois par mois, le 1er et le 15 du mois !

KisaAkisara : coucou, merci pour tes reviews ) Alors, cette fic m'a été inspirée par le film King Kong (essaie de trouver le rapport lol). J'ai effectué pas mal de recherche pour les yôkaï (esprit) japonais et vu que j'adore les films de Miyazaki, je m'en suis aussi inspiré pour créer l'univers, pas tous mais certain moment comme la forêt du Tanuki par exemple ! J'aime énormément ce qui est féerique, mystique et magique du coup, ça donne cette fiction ! Itachi n'est pas présent dans cet fic, mais on le verra peut-être à la fin. Tenten et Neji ? C'est pas fait et je ne sais même pas si je le ferais d'ailleurs, je me tâte encore lol. Il est fort possible, si l'envie me prend, que cet fic est un deuxième tome mais c'est juste une idée pour l'instant. Pourquoi y a pas du tout Naruto ? Ah ah, qui a dit qu'il n'était pas là ? En cherchant bien, je suis sûre que tu finiras par le voir ! Orochimaru gentil ? J'ai du mal à l'imaginer comme ça ! Bisous et bonne lecture

Métamorphose

Ce que Satetsu avait perçu comme un pont n'était rien de plus que des centaines de branches d'arbres entremêlées les unes aux autres, surplombant la crevasse d'une rive à l'autre. Ce pont naturel n'était pas très large, ni très sûr alors Kakashi décida de faire passer la troupe et ses hommes deux par deux. Kankurô fut le premier à traverser avec Tenten, marchant doucement et tenant la main tremblante de la photographe. Celle-ci regardait la noirceur qui habitait la crevasse dont le fond n'était pas visible.

_ Tenten, regarde-moi, ordonna Kankurô.

Elle fit comme il lui demandait, plongeant ses yeux larmoyant de peur dans ceux rassurant du caporal. Elle ne devait pas se laisser guider par sa peur, sinon, elle risquait de trébucher. Il tint donc son regard tout en lui parlant de ses photos qu'elle avait faites depuis le début de l'expédition, cherchant à la détendre. Lorsque leurs pieds furent stabilisés sur la terre ferme de l'autre rive, Tenten sourit de soulagement avant de s'éloigner de la crevasse.

Chaque duo formé par le colonel traversa à son tour, étant réceptionné par Kankurô. Sakura eut bien du mal à lâcher son fiancé pour passer avec un des militaires. Ses yeux verts laissaient parler sa peur et de nombreuses larmes roulaient sur ses joues. Elle entendait la voix de Shikamaru mais ne comprenait pas ce qu'il disait tant elle était concentrée à poser ses pieds sur les branches tressées. Le caporal l'encouragea et la réceptionna dans ses bras quand elle eut traversé le pont.

Ce fut alors au tour du Nara et d'un autre militaire de passer. Shikamaru, malgré son appréhension et une certaine peur, fit bonne figure. Il ne voulait pas que Sakura s'inquiète encore plus, alors il fit abstraction de ses ressentis et fixa le regard de sa fiancée tout le long de sa traversée. Il se fit assaillir par la rose en posant ses pieds sur la terre ferme, il répondit à son étreinte. Elle tremblait et cachait son visage dans le torse de son fiancé qui lui caressait le dos pour la réconforter.

Kakashi profita que le milliardaire soit occupé à traverser le pont avec un de ses hommes pour s'approcher de son sbire à lunette pour le détacher. Rivant ses yeux noirs et froid sur le scientifique, il lui murmura avec une certaine autorité que si lui ou son patron tentait quoi que ce soit, il les abattrait sur le champ et sans aucun remord. Kabuto déglutit, sentant dans le regard et la voix du colonel que la menace était réelle. Il se contenta d'hocher sa tête en approbation avant d'être couplé à un militaire pour traverser. Il n'en toucha pas un mot au Sannin quand il le rejoignit. Entre les menaces du Kitsune, celle d'Hatake et le monstre qui avait surgit de nulle part, il ne savait plus exactement quoi penser.

Ils n'étaient plus que quatre sur la rive, Hatake ordonna à deux de ces hommes de passer devant et les regarda traverser avec une certaine appréhension. Il avait la sensation que quelque chose n'allait pas. Il riva ses yeux sur la profondeur de cette crevasse. L'image du visage apeuré d'Hinata lui vint en mémoire, tout comme son avertissement pour qu'ils rejoignent la cascade.

Tenten, qui ne cessait de trembler, regardait les militaires marcher doucement sur le pont de branches. Son cœur battait trop vite, elle avait la sensation que quelque chose allait se passer. Un grognement sourd émana de la crevasse, tous reculèrent et la chinoise vint saisir le bras du caporal.

_ Le colonel doit passer, tout de suite, lui dit-elle comme si cela lui était vital, le faisant froncer ses sourcils bruns.

Kankurô reporta son attention sur le pont et vit que Kakashi avait pris l'initiative de la photographe. Il regarda alors le fond de la crevasse et vit une lueur rouge à travers ce noir intense et profond.

_ Y a quelque chose, dit Tenten, de plus en plus paniquée, regardant l'avancée des derniers de la troupe. Vite, vite.

Regardant de nouveau celle dont les macarons étaient complètement défaits, Kankurô fronça encore ses sourcils. Il vit, légèrement en arrière, que Sakura semblait dans le même état de panique que la chinoise. Un nouveau grognement sourd le fit regarder le pont naturel.

Kakashi accéléra le pas en voyant le même monstre contre qui s'était battue le Kitsune remonter la crevasse. Les deux soldats qui le précédaient venaient de finir leur traversée, il ne restait que lui et Satetsu sur ce pont. Jetant un œil à sa jeune recrue, il vit sa panique.

_ Calme-toi, lui ordonna-t-il fermement, et dépêches-toi.

Le jeune Satetsu tremblait mais acquiesça et accéléra le pas, tentant de faire abstraction des bruits qui émanaient de la crevasse dont il n'osait regarder le fond. Rejoignant son supérieur, tous deux se dirigèrent vers la rive où les attendait la troupe.

Un grognement plus puissant résonna, faisant trembler autant les êtres humains présents que le pont de branche. Kakashi et Satetsu s'accrochèrent aux branches en s'accroupissant pendant que la troupe reculait encore. Kankurô ordonna aux soldats de rester sur leur position en vue d'aider les derniers traversant et ce fut une excellente décision. En une fraction de seconde, le pont se brisa pour laisser passer un monstre bien moins grand que celui qu'avait combattu de Kitsune.

Le colonel et la recrue, s'étant accrochés aux branches, sentirent l'apesanteur faire sa loi. La partie du pont où ils se trouvaient vint s'écraser contre la paroi de la crevasse au même moment où l'Oni montait sur la rive leur faisant face. Kankurô ordonna aux soldats d'aider Hatake et Satetsu au plus vite pendant que Tenten, seule, était à deux doigts de faire une crise de panique, ses yeux ne quittant pas le yôkaï monstrueux qui poussait un nouveau grognement.

L'Oni riva ses yeux sur les humains amoncelés sur l'autre rive et grogna avant de se lécher les babines. Etendant son bras, il réussit à attraper un des soldats qui émit un cri où s'entendait autant de la peur qu'une douleur conséquente. Kakashi, remontant tout juste sur la rive, tourna le regard sur le monstre qui tenait son homme, les yeux écarquillés. Il jura avec rage pendant que l'Oni broyait le soldat dans sa main, le jetant ensuite loin derrière lui.

_ Dans la forêt, hurla Kakashi en voyant le yôkaï s'intéressé de nouveau à eux.

Satetsu courra vers les arbres dès que ses pieds furent sur la terre ferme, suivant la troupe qui ne s'était pas fait prier pour obéir à l'ordre de Hatake.

A l'abri des arbres, ils virent le monstre enjambé la crevasse comme si elle n'était qu'une simple flaque d'eau pour un enfant. La peur envahit alors la troupe, les militaires pointaient leurs armes sur l'immense créature pendant que les civils de la troupe reculaient encore.

L'Oni pouvait sentir la peur qui émanait des humains, le guidant. Il grogna en se léchant les babines et vint arracher un arbre. Plus il avançait et plus la peur s'éloignait, prouvant que les humains reculaient en s'enfonçant encore dans la forêt. Il grogna plus fortement puis cessa tous mouvements.

Tenten avait ses yeux écarquillés et une énorme boule à l'estomac, fixant les jambes du monstre avec une appréhension palpable. Elle fronça ses sourcils en voyant le yôkaï rebrousser chemin pour finalement sauter dans la crevasse et disparaître. Presque instantanément, la lumière de la lune vint illuminer les pierres noires qui jonchaient le sol, Majikku se réveillait et un apaisement se fit sentir à l'intérieur de la photographe.

Kankurô et Kakashi quittèrent leur cachette en ordonnant à la troupe de rester ensemble. Ils s'avancèrent vers la crevasse à pas de loup, voulant s'assurer que le monstre était bien repartit. Ils ne virent alors que le noir profond et interminable du fond de cette crevasse dont plus aucun bruit n'émanait. Kakashi regarda alors l'autre rive et vit le corps de son soldat étendu près des arbres vivants, il soupira de frustration.

Le corps disloqué et broyé du soldat victime de l'Oni gisait sur le sol terreux, répandant son sang autour de lui. Ses yeux grands ouverts témoignaient que la vie l'avait quitté, étant vitreux. Des dizaines de chat vinrent piétiner le sol autour du corps, miaulant ce qui ressemblait à des plaintes et formant une sorte de ronde.

Un Bakeneko sortit alors d'un arbre aux branches entrecroisées et sauta avec agilité sur le sol. Plusieurs de ses congénères en firent de même et peu à peu, c'est une horde de chat noir enflammé qui vinrent se joindre aux chats déjà présents. Les miaulements cessèrent et les arbres stoppèrent leur danse. Un des Bakeneko sauta sur le torse déchiqueté du mort et marcha à pas de velours jusqu'à rejoindre la tête du soldat. Il lui lécha le visage, ses flammes rougeâtres dansant sur son dos.

De la terre émana des branches fines où poussaient déjà quelques feuilles ocre qui ondulèrent sur les chevilles du corps. Peu à peu, les fines branches s'enroulèrent autour des jambes du soldat et pénétrèrent de force dans la chair fraîchement déchiquetée. Le Bakeneko descendit du corps et s'asseyait tel un noble chat d'Egypte pour regarder les fines branches prendre possession du soldat jusqu'à le mettre debout sur ses jambes, comblant ce que l'Oni avait broyé par de l'écorce et du feuillage.

Tous les Bakeneko éteignirent leur flammes à l'exception de celui qui avait lécher le visage du mort. Ce dernier s'approcha du soldat et vint se frotter à ses jambes, enflammant les habits. Sortant ses griffes, il grimpa sur la hauteur du corps et feula à plusieurs reprises. S'engouffrant à l'intérieur du soldat, ce dernier, toujours mort, cligna ses yeux vitreux pendant que le corps s'enflammait.

Les chats reprirent leur miaulement et les Bakeneko repartir dans leurs arbres. Le corps du soldat fit un pas en avant, puis un autre et encore un, jusqu'à rejoindre la rive de la crevasse que la troupe avait déserté. Se désarticulant, il prit la position d'un félin et bondit sur l'autre rive avant de se remettre debout. Ses yeux vitreux regardèrent derrière lui, voyant ses congénères se frotter aux arbres et entendant leur miaulement. Il remit son regard devant lui et marcha lentement pour rejoindre la forêt. Il leur avait dit que le but était de rester en vie ! Tant pis pour eux, ils auraient dû faire plus attention.

Sasuke ouvrit lentement ses yeux et regarda le ciel étoilé. Il se sentait étrange, mélangé entre l'angoisse et l'apaisement. Il se demanda une minute ce qu'il faisait là, ne reconnaissant pas ce ciel ni même le feuillage bleuté des arbres. Il y a encore quelques secondes, il était avec ses parents et son frère dans leur maison, dînant ensemble. Il fronça ses sourcils, il avait la sensation que ce n'était pas possible, mais il ignorait pourquoi…

Il ferma les yeux et les rouvrit, essayant de se rappeler ce qui s'était passé, en vain. Ses pensées étaient confuses. Il voyait Itachi installé dans le canapé à lire un livre, il voyait sa mère à s'affairer dans la cuisine et son père à lire le journal appuyé contre la table. Il ferma de nouveau ses yeux. « Sasuke » appela une voix douce et envoutante. Il voyait une femme brune avec de magnifiques yeux nacrés lui sourire. Il avait envie d'aller vers elle mais ne pouvait bouger, son corps ne lui répondait pas. « Sasuke » murmura cette femme de cette voix étrangement douce, l'attirant d'autant plus.

_ Sasuke, l'appela Hinata.

Il rouvrit ses yeux et vit la même femme le regarder avec inquiétude. Il papillonna, essayant de faire la différence entre ce que son esprit lui montrait et ce qui l'entourait réellement. Il la fixa alors. C'était la même femme que dans son esprit mais ses longs cheveux d'un noir bleuté étaient attachés à la va-vite et ses yeux nacrés ne dégageaient aucune tendresse, juste de l'appréhension et de l'inquiétude.

_ Sasuke, tu m'entends ?

Sa voix était la même et il avait toujours cette sensation, cette envie d'aller près d'elle, ce besoin de la toucher. Il leva sa main gauche et la tendit vers elle. Hinata lui prit sa main et sourit, heureuse qu'il reprenne connaissance. Ça faisait quelques heures déjà, il était resté dans les vapes durant toute la journée.

_ Qui êtes-vous ? Où je suis ? Où est Itachi ?

Hinata fronça ses sourcils. L'esprit de la foudre n'avait pas menti, il ne se souvenait de rien. Doucement, elle lui rappela qui elle était et où ils se trouvaient. Sasuke fronçait ses sourcils, n'arrivant pas à se souvenir de ce dont elle parlait. Il s'asseyait et ressentit un mal de tête assez violent qui le fit grimacer de douleur. Hinata lui lâcha la main et alla chercher de l'eau pour qu'il boive. Sasuke prit la gourde que lui tendait la jeune femme et but plusieurs gorgées en la regardant.

_ Et… nous sommes quoi, vous et moi ?

Hinata papillonna avant de répondre qu'ils étaient amis et collègues. Elle vit alors Sasuke froncer ses sourcils et regarder ses mains. Il resta immobile un instant. Des informations lui venaient par brides. Voyant qu'il avait besoin d'un peu de temps, Hinata lui précisa qu'elle allait le laisser seul un moment pour trouver de quoi se nourrir.

_ Je reviens vite, précisait-elle, restes ici, d'accord ?

Il acquiesça d'un hochement de tête et la regarda disparaître entre les arbres. Ses obsidiennes s'attardèrent alors sur la végétation alentour, mais où était-il ? Il se leva lentement et alla s'installer contre le tronc blanc d'un arbre. Il ferma ses yeux, sa tête le martelait et des images défilaient trop rapidement dans son esprit.

Il se revoyait habiller tout de noir, juste à côté de son frère, faisant face à deux cercueils en bois où étaient inscrits les prénoms de ses parents. Il se souvenait alors qu'il avait perdu ses parents lors d'un accident. Un poids-lourd avait percuté plusieurs voitures, dont celle de ses parents qui n'avaient pas survécu à ce grave accident. Sa mère, Mikoto, était décédée sur le coup et son père, Fugaku, était resté 24 heures dans le coma avant de mourir.

Il revoyait son frère, portant des lunettes de soleil, assis à côté de lui sur le canapé. Il entendait sa voix lui dire que sa cécité n'était pas un frein et que le principal était qu'il était toujours en vie. S'y mêla alors une autre voix, plus grave, plus vieille. L'image d'un homme d'une cinquantaine d'année, portant de longs cheveux brun clair et le regardant avec des yeux aussi nacrés que Hinata, se matérialisa dans son esprit. Il voyait l'homme lui sourire et le rassurer en lui affirmant que malgré qu'Itachi soit aveugle, il n'oublierait jamais le visage de son cadet. Il murmura le prénom de Hiashi.

Son mal de tête s'amenuisait, Sasuke rouvrit ses yeux. Petit à petit, il revoyait la soirée organisée par Orochimaru, le trajet avec la troupe, les paroles de la vieille Chiyô, Majikku… Il se souvenait qu'Hinata et lui avait été séparés de la troupe, qu'ils avaient traversés une forêt très obscure, qu'un énorme corbeau à trois pattes l'avait guidé, qu'un Kappa avait failli noyer Hinata… Il se revoyait manger les fruits bleus puis plus rien. Que s'était-il passé après ça ? Il n'en avait aucune idée.

Son mal de tête venait de disparaître, il se releva alors et souffla doucement, appuyant son dos contre l'arbre. Il vit Hinata revenir et se mettre devant lui, souriant tendrement en passant une main sur sa joue.

_ Tu vas mieux ?

Il esquissa un sourire. Bien qu'il ait récupéré sa mémoire, il avait toujours cette sensation d'angoisse et d'apaisement en même temps, tout comme il avait cette envie d'être le plus près possible de l'historienne. Il posa sa main sur la sienne, appréciant ce touché. Il garda sa main dans la sienne en les retirant de sa joue.

_ Que s'est-il passé après qu'on est mangé les fruits bleus ?

_ Tu as perdu connaissance, répondit-elle en grimaçant légèrement. Tu aurais pu en mourir, ton pouls ralentissait…

_ Qu'est-ce qui s'est passé ?

_ Laisse-moi te montrer, répondit-elle.

Elle se colla à lui et se mit sur la pointe des pieds en approchant dangereusement son visage du sien. Instinctivement, Sasuke ferma ses yeux et laissa sa collègue l'embrasser. S'il avait une envie indomptable d'être le plus près possible d'Hinata, en cet instant, partageant un baiser fougueux, l'envie était inversée. Cette sensation d'angoisse s'empara de ses entrailles, le brûlant de l'intérieur. Il voulait que cela s'arrête. Sasuke tentait de repousser Hinata mais elle semblait avoir bien plus de force que lui. Il ouvrit ses yeux et se rendit compte que ce n'était pas l'historienne qui l'embrassait mais cette femme aux longs cheveux rouge.

Le Kitsune avait bloqué le cartographe avec l'aura de ses neuf queues, l'obligeant à rester immobile de par sa force décuplée, lui offrant un baiser qui le dégoutait autant que l'humain. Il sentait l'homme se débattre, mais il devait tenir encore quelques petites secondes, il n'avait pas encore reprit ce que la Tsuki lui avait offert. Sentant qu'il avait atteint son but, il lâcha violemment les lèvres de sa victime et s'éloigna de quelques mètres, grognant avant de cracher sur le sol, faisant pousser une fleur blanche.

Sasuke avait l'impression de reprendre son souffle après avoir bu la tasse, toussant, ses poumons enflammés et ses entrailles sans dessous-dessus. Une fois qu'il reprit une respiration à peu près correcte, il riva ses yeux froid et colérique sur le Kitsune qui affichait un sourire mesquin. En une fraction de seconde, deux queues orange vinrent le plaquer contre le tronc d'arbre malgré que le corps de cette femme aux yeux sanguins n'ait pas bougée d'un millimètre.

_ Je t'interdis de voler l'âme de Tsuki, grogna le Kyûbi de sa voix double en montrant ses crocs.

_ Qu'est-ce que vous lui voulez à Hinata ?

Le Kitsune s'approcha lentement de sa victime, le maintenant toujours, le regardant avec rage. Il avait envie d'éliminer cet humain qui pouvait mettre en péril le bien-être de sa forêt.

_ Tu as de la chance, grogna-t-il de nouveau, elle refuse qu'il t'arrive du mal, je te laisserais donc vivre. Mais si tu oses l'éloigner de moi, ajoutait-il en étant tout proche de son visage, je n'hésiterais pas.

Sasuke sentit la pression sur ses bras disparaître en même temps que la femme aux cheveux rouge. Son cœur battait à une vitesse ahurissante, ses mains tremblantes étaient moites et c'est à bout de force qu'il glissa contre le tronc d'arbre, se retrouvant assis. Il plongea sa tête dans ses mains, essayant de chasser les désagréables sensations qui l'habitait. Peu à peu, ses entrailles s'apaisèrent, son cœur ralentit et son angoisse disparue pour laisser place à des interrogations.

Hinata, les bras chargés de fruits en tout genre, retrouva son collègue assis contre l'arbre, le visage dans ses mains. Elle vint près de lui, déposa les fruits par terre et appela Sasuke qui la regarda étrangement, comme s'il ne se souvenait toujours pas d'elle. L'Uchiha jeta un regard aux fruits puis remit ses yeux sur Hinata.

_ Comment s'appelle ton père ?

_ Hiashi, dit-elle en fronçant ses sourcils, ne comprenant pas son ton agressif et le pourquoi de sa question.

_ Qu'as-tu fais quand j'ai perdu connaissance ?

Il la vit pincer ses lèvres en rougissant avant de détourner le regard, ce qui lui arracha un soupir de soulagement et un fin sourire. Il s'insulta malgré tout intérieurement, comment n'avait-il pas pu faire la différence entre Hinata et le Kitsune ? Le gardien déguisé en Hinata n'avait pas une seule fois manifester de la gêne, pourtant, c'était bien l'une des choses qu'il avait immédiatement remarqué chez sa collègue…

_ J'ai… hésitait-elle. Un Raijû, un esprit de la foudre m'a aidé, il…

_ Je sais, la coupait-il, récoltant son regard surprit, ses rougissements se firent bien plus prononcé sur ses joues opaline. J'ai reçu la visite de ton gardien pendant que tu étais à chercher les fruits.

Il lui expliqua alors ce qui s'était passé, omettant volontairement de dire à quel point il avait eu envie de ce baiser. Hinata écarquilla ses yeux et lui demanda de retranscrire mot pour mot ce que lui avait dit le Kitsune. S'exécutant, Sasuke se rendit compte d'un détail.

_ Il m'a interdit de te voler ton âme…

Hinata regardait un point invisible, plongée dans ses pensées. Elle venait de comprendre les propos du Tanuki. Alors elle devait se lié au gardien comme elle s'était lié à Sasuke pour le sauver ? Elle s'imaginait mal devoir embrasser un renard géant arborant neuf queues ou une femme. Elle mordilla sa lèvre inférieure.

_ Je ne pourrais pas manger ses fruits, la sortit de ses pensées Sasuke en regardant l'amas de fruits colorés.

_ Si, le contredisait-elle, je nous aie lié, dit-elle en rougissant de nouveau. Sasuke riva son regard au sien.

_ Il a repris ce que tu m'as donné, dit-il, le sentant au plus profond de lui.

Hinata ouvrit sa bouche puis la referma, ne sachant quoi dire. Elle ne pouvait pas le laisser mourir de faim mais elle avait bien du mal à s'imaginer lui dire qu'elle l'embrasserait de nouveau pour les liés, surtout qu'elle n'avait aucune idée de comment le gardien avait su ce qu'il s'était passé…