Bonjour à toutes !
Je tiens à adresser un remerciement tout particulier à Alep80, pour avoir pris le temps de lire ce chapitre avant tout le monde, et qui m'a donné un conseil dont j'ai fait usage.
Alep, si tu passes par ici, tu verras que tes conseils ont porté leur fruit et que j'ai légèrement modifié la fin du chapitre. Merci à toi et à tes idées toujours aussi bonnes !
Sans oublier Aësalys, qui est ma bêta de choc sur cette fiction et sans qui vous risqueriez d'être aveugle à cause de mes nombreuses fautes d'orthographe.
Place à la lecture.
On se retrouve en bas !
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Tome 7, partie 3
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Précédemment : Drago a découvert que Voldemort avait fait des Horcruxes et s'est confié à Severus, la veille des vacances de Noël.
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Chapitre 12 : Où les choses sérieuses commencent …
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Mon arrivée au Manoir pour les vacances de Noël passa inaperçue sauf aux yeux de ma Mère qui m'attendait dans le hall.
-Par Merlin Drago ! Que t'arrive-t-il ? Me demanda-t-elle horrifiée.
Je n'avais pas bonne allure et je le savais. Les vêtements de prix que je portais ne cachaient en rien ma peau blafarde, les cernes qui plombaient mon regard et ma perte de poids spectaculaire.
-Rien Mère, répondis-je en souriant. Juste un peu de fatigue.
Elle fronça les sourcils mais n'ajouta rien. Se contentant de me serrer dans ses bras avec toute la chaleur dont elle était encore capable.
Mon intolérance à la Magie Noire que je portais sur mon avant-bras couplée à l'atmosphère ambiante m'affectait plus que je ne le pensais. Mon veela supportait de moins en moins la prison qu'était mon corps. Je devenais instable et dangereux malgré le contrôle mental que je m'imposais. Je sentais que j'arrivais à bout.
Le manque de Granger quand bien même j'essayais de le nier me tuait à petit feu. Moi l'humain commençais à ressentir les effets de ma décrépitude physique. La magie qui me venait naturellement auparavant était plus dure à canaliser et les sorts mineurs me demandaient un effort de concentration.
Mon Père m'informa le lendemain de mon arrivée que des prisonniers séjournaient à la cave. Loufoca, un gobelin et Ollivander. Leur geôlier était Quedever. Nous avions interdiction de leur parler. Seul Pettigrow pouvait les approcher. Ils étaient calmes et je ne m'intéressais donc pas à eux.
La nuit de Noël alors que chaque Mangemorts étaient rentrés chez lui pour les fêtes, nous la passâmes dans de terribles douleurs.
Entre le chapon farci et la lotte, mon père et moi nous effondrèrent au sol sous les yeux de ma Mère. Ma tête semblait sur le point de se fendre en deux, mon corps se déchirait, j'étais écartelé de toutes part par des forces maléfiques. La douleur était insupportable et nos cris, même s'ils ne résonnaient pas à mes oreilles, traversèrent la bâtisse de pierre des fondations au toit.
Je serrais les dents pour contenir la douleur mais bientôt à cause des convulsions, je mordais ma langue et m'étouffais dans mon propre sang en essayant de respirer. Ma Marque ruisselait de ce sang si pur qui ne devrait jamais couler selon les termes de mon Maître et la plaie s'ouvrait à mesure que sa colère augmentait.
La rage du Seigneur des Ténèbres semblait ne pas avoir de fin. Elle dura des heures et quand enfin elle cessa je m'évanouis à mon plus grand soulagement.
Quand je me réveillais dès heures plus tard, je rejoignais mes parents pour le petit-déjeuner. Mon père était dans un sale état, qui à peu de choses près devait être semblable au mien. J'avalais en vitesse un café serré, noir et sans sucre pour me réveiller et quittais la pièce lugubre sans un mot. Si j'avais ouvert la bouche, des insanités en seraient sorties, nous aurait amenés à une dispute qui aurait pu tourner en duel. Autant ravaler ma rancœur et la haine que j'avais en moi.
Dans l'après-midi je rejoignais ma Mère occupée à lire dans le jardin d'hiver.
-Veux-tu un thé ? Me demanda-t-elle gentiment.
-Avec plaisir. Que lis-tu ?
-Oh ça, dit-elle en désignant l'ouvrage. C'est le dernier livre à la mode.
Je m'en emparais et lu en fronçant les sourcils le titre, Vie et Mensonges d'Albus Dumbledore.
-Que raconte-t-il de croustillant sur la vie de ce vieux fou ?
Ma Mère me dévisagea et soupira avant de murmurer.
-Mon fils, oublies-tu qui je suis ? Ton comportement de parfait Mangemort tu peux le garder pour ton Père.
Surpris je reformulais ma question.
-Mère, de quoi parle ce livre ?
-Tu sais, c'est du Skeeter, on ne peut pas se baser sur ses écrits et les prendre pour argent comptant. Elle raconte qu'il était ami avec Grindelwald et que cette amitié a couté la vie à sa sœur Ariana.
-Je peux te l'emprunter ?
-Bien sûr, me dit-elle en buvant une gorgée de thé. Ne te fais pas prendre avec. Même si ce n'est pas un portrait flatteur, Dumbledore ne fait pas parti des gens considéré par le nouveau régime.
Je remontais dans ma chambre alors que la nouvelle de l'échec de Godric's Hollow nous parvint rapidement et Merci Salazar aucun de nous n'était responsable. Le serpent avait failli pour mon plus grand plaisir même si je faisais mine d'en être profondément désolé.
Le reste des vacances fut on ne peut plus tranquille, j'aurais presque pu croire que tout était redevenu comme avant. Je préparais ma malle pour mon retour à Poudlard, non sans oublier d'y cacher la biographie de Dumbledore que je n'avais pas osé lire entre les murs du Manoir. Je rongeais mon frein pendant tout le voyage d'aller et une fois à l'abri de mon lit, les rideaux tirés et un assurdiatio lancé, je dévorais l'ouvrage
En effet, Skeeter levait des voiles bien troubles concernant l'homme que j'avais failli tuer. Avait-il vraiment adhérer aux idées de Grindelwald qui étaient dans la droite lignée de celles de mon Maître ? Je n'y croyais pas. Pas après avoir eu la preuve de mes yeux qu'il n'était pas ce genre d'homme. Il avait laissé un plan et j'étais certains qu'il avait placé ses pions. Potter en était un, Granger et Weasley étaient d'une aide non négligeable et ils étaient avec lui donc était intégré au projet, Rogue également. Pouvais-je être le troisième homme ? Etait-ce le but de son message ? Peut-être.
J'avais en ma possession des informations connues seulement d'une poignée de personne. Et plus j'y réfléchissais plus j'étais convaincu qu'il attendait quelque chose de moi.
Les cours reprirent normalement. Les Carrow faisaient régner leur loi et attendait de tout un chacun qu'il la respecte. Je poursuivais ma mission, envoyant chaque semaine un rapport remplis de détails insignifiants mais jusqu'à présent aucune remarque concernant ce rôle d'espion ne m'était parvenue. J'en conclu que je faisais bien mon travail.
Je passais mes soirées à relire encore et toujours, les lettres qu'avaient échangées Dumbledore et Grindelwald, mon regard accrochait souvent le A, du Albus au bas de la page. Sa signature était différente. Une variation d'écriture ? Un problème d'imprimerie ? Une rune ? Un symbole codé ? Aucune idée mais j'avais déjà vu ce symbole. Où ? Impossible de m'en souvenir.
Et ne sachant pas ce qu'il signifiait, je ne me voyais absolument pas poser la question au premier venu et me lançais dans de nouvelles recherches.
Bien trop rapidement à mon goût, les vacances de Pâques me ramenèrent à Londres puis dans le Wiltshire. J'appréciais les retrouvailles emplies de tendresse avec ma Mère et tentais de profiter de quelques moments de bonheur avec elle.
Après une nouvelle lecture infructueuse, alors que je plaçais le livre dans le sous-bassement secret de ma valise de Poudlard, l'appel fit se tendre mon corps. Je n'avais pas été sollicité depuis qu'Il m'avait confié ma mission mais là mon Maître venait de sonner le rappel des troupes. J'attrapais en vitesse mon attirail de Mangemort et rejoignais le hall où déjà les premiers arrivaient, entourés de fumée noire.
Mulciber nous désigna à chacun un balai et décolla. Je suivis le mouvement, alors que mon Père restait au sol. Décidément obtenir le pardon du Seigneur des Ténèbres n'était pas chose aisée. Nous étions une petite dizaine, volant en rang serré pendant que Mulciber nous donnait les informations :
-Lovegood vient d'envoyer un patronus. Il dit que Potter est chez lui.
Nous filâmes vers le village de Loutry Sainte Chapsoule à grande vitesse, sous le regard ébahi de nombreux moldus. Mais alors que la baraque biscornue apparaissait au loin, une explosion en ébranla la structure déjà bancale. Une épaisse fumée poussiéreuse s'éleva dans l'air et me fit tousser quand je descendais de mon balai.
Elle est ici ! Elle est ici ! Prends là et transplane !
Je le bâillonnais et suivis Travers et Selwyn dans la maison à deux doigts de s'effondrer.
-Je t'avais bien dit qu'il était inutile de se presser, grommela Selwyn. Ce cinglé délire comme d'habitude.
Je hochais la tête en direction des deux autres pour appuyer les mots qui venaient d'être prononcés.
-Non … Non … Là haut … Potter ! Affirma Lovegood.
Je levais les yeux au ciel et rigolais ouvertement, entraînant ainsi mes collègues.
-Je t'avais déjà averti Lovegood, que si tu me faisais revenir il nous faudrait des informations solides. Alors qu'est-ce que c'est cette fois-ci ? Tu nous apporte la preuve de l'existence des Ronflaks Cornus en espérant que ta fille te soit rendue ? Le menaça Travers.
Lovegood se tordait sur le sol, criant à chaque fois qu'un maléfice cuisant atteignait son corps.
-La maison ne va pas tarder à s'effondrer, Selwyn, dis-je froidement. L'escalier est complètement bloqué. Si on essaye de le dégager tout va s'effondrer, assurais-je.
-Sale petit menteur, hurla Selwyn en direction de l'homme à terre. Tu n'as jamais vu Potter de ta vie ! Tu croyais pouvoir nous attirer ici et nous faire exploser ?
-Je vous jure … Potter est en haut !
Au ralenti je vis Travers tirer sa baguette et lancer « hominium revelio » alors que mon cerveau tournait à plein régime et que ma bête pointait dangereusement son nez. J'étais au point de rupture, depuis bien trop longtemps je lui tenais la bride.
-Il y a quelqu'un là-haut, annonça Travers.
-C'est Potter … C'est Potter, murmura Lovegood. Rendez-moi Luna, rendez-moi Luna s'il vous plaît …
-Très bien. Tu vas monter et nous redescendre Potter. A toi l'honneur, annonça Travers en désignant le tas de gravas instable.
Je le regardais faire, passant peu à peu au travers du monticule bloquant l'accès à l'étage. Mon veela se faisait aussi instable que la structure, bataillant contre moi pour sortir, déjà les premiers tremblements annonçant le change m'assaillaient. Ma vision se troubla dangereusement et se teinta d'une voile rouge de très mauvais augure. Un frisson remonta mon épine dorsale. Je fis craquer mon cou et le repoussait de mieux que je le pouvais. Mais il était plus fort que moi et malgré mes efforts il remontait à la surface.
Et puis la voix de Granger hurla un sort, puis un deuxième dans la foulée, le plafond s'écroula sur nous mais avant qu'elle ne disparaisse en compagnie de Potter nous eûmes largement le temps de les identifier.
La voir, détourna suffisamment l'attention de mon veela pour que je puisse le boucler dans sa cage et la refermer à double tour.
Potter venait une nouvelle fois de nous échapper. La sanction serait … pénible et j'en avais mal d'avance.
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Quand je sortais des brumes du sommeil le lendemain matin, je sifflais de rage et de douleur. J'avais pris, plus que les autres sous prétexte que les Malfoy l'avaient plus d'une fois déçu. Mon regard accrocha plusieurs fioles disposées sur ma table de chevet.
Dictame pour les coupures dues au Sectumsempra, liqueur de Mandragore pour détendre mes muscles crispés après des dizaines de doloris et potion antidouleur. Merci Maman.
J'attrapais les flacons, avalais d'une traite la potion, diluais dans un verre d'eau la liqueur et la portais à mes lèvres avant de rejoindre la salle de bain. L'eau chaude de la douche brûla mes plaies suintantes et je me retins de grogner comme un animal. Une fois séché, j'appliquais le dictame et en appréciais la douce chaleur qui se répandit dans mon corps malmené.
Un elfe m'apporta une collation alors que je m'attablais à mon bureau pour faire le point.
La lettre de Dumbledore, le/les horcruxes, l'entretien avec Severus, la biographie de l'ancien directeur. Je repassais tout dans ma tête et écrivais mes idées noir sur blanc.
J'attrapais mon dictionnaire runique pour y chercher une nouvelle fois la marque étrange, sans succès. Je restais un long moment les yeux dans le vague avant que je ne saisisse les Contes de Beedle le Barde pour les lire. Je connaissais les histoires pratiquement par cœur.
Ma préférée était celle de Lapina la Babille et sa queue qui caquetait. Elle était hilarante et m'arracha malgré mon âge un sourire.
Je survolais les pages avec nostalgie, revoyant ma Mère me lire ces contes avant de m'endormir quand les mots de Dumbledore surgirent brusquement dans mon esprit « se divertir et s'instruire ».
Et si Beedle renfermait un secret ? C'était ça ! Par deux fois un directeur m'avait conseillé ce livre. D'abord Dumbledore et ensuite Severus.
Sûr de mon raisonnement je relisais toutes les histoires en essayant de trouver un message caché et quand j'arrivais à celle des Trois Frères, mon cœur loupa un battement.
Mon Maître avait cherché Gregorovitch, le faiseur de baguettes slave courant Janvier. Ollivander était enfermé dans ma propre maison. Et ce sigle étrange. J'avais le sentiment de mettre le doigt sur quelque chose.
Une idée folle traversa mon esprit.
Et s'il s'était mis en quête de la Baguette qui rendait quiconque l'ayant en sa possession invincible ?
Largement, très largement probable.
Il était assez fou pour croire à cette histoire. Tout comme Dumbledore était assez fou pour croire en l'existence des reliques de la Mort. Ces deux hommes avaient une folie différente l'une de l'autre mais n'étaient pas des idiots. Ils étaient même plus intelligents que la moyenne. Si l'un comme l'autre s'étaient intéressé à ces Reliques c'est que le conte de Beedle recelait une part de vérité.
Dumbledore s'y serait-il intéressé dans le but de ramener à la vie sa sœur ? Qu'aurais-je moi-même été capable de faire pour ma Mère ? …Ou pour elle ? Rajouta sournoisement mon veela. Tout, certainement.
Cette hypothèse était complètement dingue mais bizarrement je sentais qu'elle était juste, où au moins que je comprenais une partie de la vérité.
Le Seigneur voulait la Baguette de la Mort pour tuer Potter. Il était son point faible, son indésirable numéro 1, pas celui du Ministère même s'il faisait office de bras armé. Posséder la baguette lui assurait une victoire certaine sur Potter. C'était ça son objectif. Le tuer pour annihiler la résistance, le symbole qu'il représentait et accéder ainsi au pouvoir en tant que monarque suprême.
L'avait-il déjà en sa possession ? C'était possible. Je devrais faire attention à sa baguette lors de la prochaine réunion. Alors même que je pensais ces mots, les évènements de la veille me revinrent soudainement en mémoire. Je me revoyais, me tordant sous le doloris de mon Maître, sa baguette tendue vers moi.
Cette baguette plus longue que la normale, environ trente centimètre, noueuse et faite d'un bois que je ne reconnaissais pas.
D'autres souvenirs remontèrent … La Tour d'Astronomie … La baguette de Dumbledore … Bordel de Merde ! … Elle était identique à celle du Seigneur des Ténèbres.
Putain !
Dumbledore avait réuni les Reliques, elles existaient, ou tout du moins, Dumbledore croyait détenir la Baguette de la Mort. Aurait-il gagné cette baguette pendant son combat contre Grindelwald ?
Et si toutes mes théories fumeuses étaient vraies, j'étais dans une merde noire jusqu'au cou. Parce que six mois plus tôt, j'avais désarmé Dumbledore. J'étais donc le véritable maître de cette baguette.
Les pièces du puzzle se mettaient en place dans ma tête … Il avait voulu que je tue Dumbledore pour récupérer sa baguette … Avait-il profané la tombe du Directeur pour lui prendre ?
Je frissonnais d'horreur à cette pensée.
Je refermais brutalement les Contes, rangeais rapidement mes notes dans ma malle et quittais en courant mes appartements pour ceux de ma Mère dans lesquels je pénétrais hors d'haleine.
-Drago ?
-Mère, commençais-je en haletant. Etiez-vous présente au Manoir quand le Seigneur des Ténèbres à interroger Ollivander ?
Elle fronça les sourcils.
-Pourquoi cette question ?
-C'est important Mère ! Répondez-moi !
Elle recula de quelques pas sous le coup de ma colère, peu habituée à ce que je m'emporte après elle.
-Calme-toi. Je vais te répondre mais je veux savoir pourquoi tu as besoin de cette information.
-D'accord, lâchais-je à contrecœur.
J'étais peu désireux d'impliquer ma Mère mais j'avais besoin de savoir.
-La cave est sous le salon. Les paroles qui y sont prononcées résonnent. Encore plus quand ce sont des cris. Le Seigneur cherchait une baguette. Il a questionné très longtemps Ollivander à ce sujet. Il cherchait à la trouver, par tous les moyens et il était persuadé qu'Ollivander pourrait l'aider. Le fabriquant a fini par parler de Gregorovitch en disant que c'était une rumeur et le Seigneur a quitté la demeure.
Je restais pensif. Ainsi j'avais raison. Il croyait aux Reliques et aux pouvoirs supposés de la Baguette de la Mort. Baguette qui si elle existait m'obéirais sans aucun problème. Voilà pourquoi Dumbledore m'avait fait parvenir ce courrier, il voulait que je le sache, que je découvre que j'étais le Maître véritable de cette putain de Baguette dont je ne voulais pas.
J'avais crû le piéger tout au long de ma sixième année mais c'était Lui qui l'avait fait. Comment avais-je pu croire une seule seconde que mes capacités magiques aient pu dépasser celle du plus grand sorcier de tous les temps ? Il m'avait laissé le désarmer conscient qu'il empêchait mon Maître d'avoir les pleins pouvoirs.
M'informait-il pour que je me mette en sécurité ? Pour que je détruise la baguette ? Que devais-je faire à part me laisser ensevelir sous la peur ? Parce qu'il était certain que cette information signait mon arrêt de mort avec effet immédiat.
-Drago ? M'appela ma Mère. Pourrais-tu me dire pourquoi tu voulais savoir ça ?
-Je crois qu'Il est à la recherche des Reliques de la Mort, lui dis-je la bouche sèche et à deux doigts de faire une crise cardiaque.
Ses yeux s'écarquillèrent avant qu'elle ne se mette à rire. Elle ria comme je l'avais rarement entendu. Les larmes perlèrent aux coins de ses yeux bleus et la voir si heureuse, me fit sourire. Et finalement je l'accompagnais, riant moi aussi à en perdre haleine.
-Peut-on savoir ce qui cause tant d'hilarité ? Lâcha froidement mon Père.
Le rire de ma Mère cessa immédiatement et lui répliqua sur le même ton.
-Rien qui ne te concerne.
Elle m'adressa un clin d'œil complice et tourna les talons sans un regard pour mon Père. Il se tourna vers moi, les sourcils hauts marquant son inhabitude vis-à-vis du comportement de ma Mère. Moi je souriais, elle se rebellait et j'adorais ça. Mon père s'engouffra dans le salon et pris place devant la cheminée. Je m'accoudais au rebord de marbre en contemplant les flammes, laissant mes pensées vagabonder. J'avais perdu de vue la réalité de ma situation pendant dix minutes et la reprendre en pleine face brusquement faisait mal.
Soudainement mon veela s'agita violemment et hurla d'une façon démente dans mon crâne :
ELLE EST ICI ! ELLE EST ICI !
Un tremblement soudain agita mon corps et avant que je ne puisse réagir il poussa mes côtes et ma colonne vertébrale, ma vision se troubla. Un hoquet guttural et absolument pas humain s'échappa de ma gorge. Mon Père croisa mon regard que je savais déjà jaunâtre et recula au fond de son siège sous la peur qu'il avait de moi. Je relevais mes babines, excité par son odeur et grognais ouvertement. Ma conscience humaine déjà en partance …
-Ils prétendent avoir capturé Potter, Drago vient là …
La voix de ma mère, couplée à l'odeur de peur émanant de Potter, Weasley et Granger me ramena immédiatement sur terre. Je restais immobile quelques secondes pour refouler ma bête enragée et m'approchais les yeux rivés au sol, les sachant empreint d'une animalité dangereuse.
-Alors mon garçon ? Résonna la voix âpre de Greyback.
Je posais brièvement mon regard sur lui et le détournais immédiatement. Elle était là. Couverte d'odeurs de mâles, en danger mais chez moi, à deux pas de ma chambre et des plaisirs que son abri nous offrirait. Excitation bassement animal et peur se mélangeaient dans mon corps.
-Eh bien Drago ? Insista mon Père avide de savoir. C'est lui ? C'est Harry Potter ?
Evidemment que c'était lui, était-il à ce point aveugle pour en douter ?
-Je … Je n'en suis pas sûr.
Ma voix était rauque. Mon Père semblait sur le point de défaillir tellement sa fébrilité était palpable.
-Examine-le attentivement ! Rapproche-toi ! Drago si nous livrons Potter au Seigneur des Ténèbres, tout sera pardo …
Bien sûr, ce serait tellement facile. Tous nos problèmes disparaîtraient. Mais je signais pour une vie entière de servitude. Une vie entière … loin d'elle ! Hors de question ! Non !
-Je ne sais pas, lâchais-je avant de retourner m'accouder à la cheminée.
Je dus me faire violence pour tourner les talons. Mon veela était surexcité et cherchait à s'échapper de mon corps par tous les moyens.
-Il vaudrait mieux être certain Lucius, lança ma Mère. Absolument certains qu'il s'agit bien de Potter avant d'appeler le Seigneur des Ténèbres. Ces gens affirment que c'est la sienne, ajouta-t-elle en désignant une baguette de prunelier, mais elle ne ressemble pas à la description d'Ollivander … Tu te souviens de Rowle et Dolohov ? Finit-elle par murmurer.
Merci Maman. Elle se jetait dans la bataille. Le regard qu'elle me lança disait clairement « J'ignore pourquoi tu tiens à sauver la tête de Potter mais je te suis. »
-Attendez, reprit-elle brusquement. Oui … Oui…
NON ! NON ! Empêche ça ! Empêche ça où je ne réponds de rien !
-Elle était dans le magasin de Madame Guipure avec Potter ! J'ai vu sa photo dans la Gazette ! Regarde Drago, n'est-ce pas cette dénommée Granger ?
Merde ! Merde ! Merde ! Mon regard jaunâtre accrocha ses jolis yeux bleus alors que je lâchais les dents serrées :
-Je … Peut-être …
Alors que mon Père présumait de l'identité de Weasley et que je corroborais d'un oui sourd, ma Mère compris son erreur. Elle mima silencieusement « est-ce ta compagne ». Je fermais les paupières en signe d'assentiment. Ma mère porta sa main à sa bouche et me regarda profondément désolée.
La porte du salon s'ouvrit à la volée et ma Tante à moitié folle pénétra dans la pièce.
-Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui s'est passé Cissy ? Ma parole c'est la Sang-De-Bourbe ? C'est Granger ?
-Oui, oui ! S'exclama mon Père alors que mon veela s'agitait de nouveau comme un fou. Et à côté d'elle on pense que c'est Potter ! Enfin capturé !
Seule la main fraîche de ma mère sur ma peau brûlante empêcha que je cède à ma bête. Ma conscience restait focalisée sur sa main, signifiant qu'elle était trop proche de moi pour que je me transforme sans la blesser. Le loup perdait les pédales en présence de Granger mais il savait que je tenais à ma Mère plus que tout. S'il la blessait, il perdait Granger.
C'était aussi simple que ça.
J'écoutais sans entendre mon Père et Bella se battre pour savoir qui aurait le privilège d'appeler notre Saigneur (1) et Maître quand elle hurla démente :
-ARRÊTE ! Ne l'appel pas ! Nous allons tous périr si le Seigneur arrive maintenant.
Elle se précipita sur une épée que je reconnaissais malgré ma vision trouble comme étant celle de Gryffondor. Le temps que je réagisse, elle stupéfixait tous les raffleurs, exceptés Greyback.
-Où as-tu trouvé cette épée ? Rogue l'a placé lui-même dans ma chambre à Gringotts.
-Dans leur tente … Je vous ai dit de me relâcher !
-Drago, fiche-moi cette vermine dehors, me lança Bellatrix en montrant les raffleurs. Si tu n'as pas assez de courage pour les achever, laisse-les-moi dans le jardin.
Ma Mère intervint. Impossible pour elle de laisser passer un tel affront.
-Ne parle pas à Drago sur ce …
-Tais-toi ! Répliqua ma tante. Nous avons un problème très sérieux. Si c'est vraiment Potter, il ne faut lui faire aucun mal. Le Seigneur des Ténèbres souhaite s'en débarrasse lui-même… Mais s'il découvre … Il faut … que je sache.
Tout en parlant elle arpentait le salon. J'essayais de rassembler suffisamment de force pour comprendre ce qui se passait. J'étais en mode animal, je ne percevais que des sons déformés. Elle m'ordonna de me charger des raffleurs. Je sortais immédiatement en tirant les corps et les abandonnait dans le couloir. Je devais reprendre mes esprits c'était une question de vie ou de mort.
Je fermais les yeux. Loin de Granger je pouvais le faire. Je pouvais me contrôler. J'étais un homme pas une bête.
L'épée … Bellatrix … Rogue … Gringotts … L'épée était-elle un horcruxe ? Je n'y croyais pas, mon Maître détestait les Gryffondor en général. Il n'aurait jamais placé une partie de son âme dedans.
« Un horcruxe ne peut-être détruit que par une magie plus forte »
La phrase extrait du livre de Magie Noire me revint en mémoire. Ce n'était pas un horcruxe c'était un moyen de les détruire. Voilà pourquoi ma Tante était terrifiée. L'original aurait du être à Gringotts mais c'était Rogue qui l'y avait mise … Une preuve de plus de la trahison de mon parrain. Il avait mis à l'abri une copie et avait fait parvenir la vraie à Potter par je ne sais quel moyen.
Un hurlement m'atteignis et me fit plus mal que si j'avais moi-même était soumis au doloris. Je tombais à genou alors qu'un cri déchirant me heurtait de nouveau.
LAISSE-MOI SORTIR !
-Dobby ! Appelais-je en désespoir de cause.
J'ignorais pourquoi ce mot franchit mes lèvres … Il m'avait sauvé une fois … Peut-être pourrait-il le refaire ?
L'elfe apparût devant moi comme par miracle et par Merlin je jure que l'envie de l'étreindre fut forte.
-Monsieur ? M'interrogea-t-il d'une voix chevrotante.
-La cave … Potter … Libère-les, sifflais-je alors qu'un nouveau cri me projeta à terre comme un faible.
Il disparût aussi vite qu'il était arrivé et une seconde plus tard ma Mère me trouvait allongé dans le couloir à deux doigts de la syncope, me lançais un « enervatum » plus que puissant car je fus immédiatement capable de me mettre debout.
-Le sortilège ne tiendra pas longtemps. Bella va la tuer. Il faut faire quelque chose, me dit-elle paniquée.
Elle me poussa vers le salon alors que Weasley sortait en courant de l'entrée de la cave, créant une pagaille monstre et un revirement de situation qui entraîna mon euphorie soudaine.
-Expelliarmus ! Rugit-il tel un fauve, désarmant avec succès ma tante.
Ma mère et moi échangeâmes un regard complice avant de se jeter dans la bataille. Mon Père venait de se prendre une raclée par Potter alors que Bella coupait court à la bataille en hurlant :
-ARRÊTEZ OU ELLE MEURT !
Le combat cessa immédiatement.
-Lâchez-vos baguettes.
Elles tombèrent au sol, le cliquetis du bois sur le marbre résonna dans le grand salon plombé par le silence lourd et tendu qui y régnait.
-Drago, va les ramasser, m'ordonna-t-elle.
Je m'exécutais lentement pour gagner du temps. Du temps pourquoi je l'ignorais ? Dobby les avait relâchés et était déjà loin. L'appeler ici amènerait ma chute et celle de ma Mère. Je ne pourrais lui donner aucun ordre, il ne comprendrait pas et ne prendrait aucune initiative sans ordres directs.
Je gardais lâchement les trois baguettes dans ma main, attendant un miracle quand un grincement résonna sinistrement. Je levais vivement la tête sans pouvoir empêcher un sourire d'apparaître sur mon visage. Dobby ! Merci Merlin. Il dévissait le lustre de cristal qui s'écrasa dans un fracas assourdissant au sol.
Profitant de la diversion, Potter me sauta dessus. Je ne lui opposais aucune résistance et allongeait mon bras vers lui, il s'empara des baguettes que je tenais dans ma main et mis hors course Greyback d'un triple stupefix. Ma mère me tira par le bras pour nous placer à l'abri derrière Bellatrix.
-Tue cet elfe Cissy ! Ordonna ma tante.
Un crack résonna et ma mère laissa volontairement Dobby la désarmer. Potter lança une baguette dans les airs en direction de Weasley qui l'attrapa au vol, saisit Granger et disparut dans un tourbillon suivit une seconde plus tard par Potter, le Gobelin et Dobby qui m'adressa un clin d'œil alors qu'un éclair argenté passait devant mes yeux et disparaissait avec eux.
Potter possédait désormais ma baguette. En s'emparant d'elle, il venait de devenir le véritable Maître de la Baguette de la Mort.
Un sourire fatigué étira mes lèvres.
Je m'écroulais au sol, la Marque me brûla violemment.
Mon Maître arrivait.
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(1) La faute à Saigneur est volontaire.
Et voilà pour aujourd'hui.
Vous aurez remarqué que la scène chez Lovegood ainsi que celle du Manoir est directement tiré de l'œuvre original de JKR. Seules les pensées de Drago m'appartiennent.
Bien alors je dois dire que ce chapitre a été extrêmement difficile à écrire alors j'espère qu'il vous a plu.
La semaine prochaine … Long chapitre ( 14 pages word ) pour la bataille de Poudlard.
A bientôt.
Place aux rar's :
Praxagora : Merci ! Et oui désolée pour la faute à « raide » je plaide coupable ^^ !
TheBlondeWithCurlyHair : Oui ça va bientôt arriver … Encore deux semaines de patience avant qua Drago ne retrouve sa douce ^^ !
Kalymerho : Alors qu'as-tu pensé de la torture ? C'était une scène difficile à rédiger. J'espère qu'elle t'a plu.
17Harry : Non ce n'est pas écrit dans le texte original que Drago fait partie de ceux qui attaque les 7 Potter. C'est ma vision personnelle ^^ J'espère que ce nouveau chapitre t'aura plu ^^ ! A bientôt.
Aulandra1707 : Merci, j'espère que ce chapitre t'a plu !
Labelge : Merciiiiii beaucoup ^^ ! J'espère que ce chapitre t'a plu !
IzzieJenkins : Merci beaucoup beaucoup pour cette review ^^ J'espère que la suite te plaira autant ! Et ne t'inquiètes pas le Dramione pointe doucement le bout de son nez ^^ !
NYOZ3KA : Excellent cette réponse ^^ ! Merci !
Kanade Tashibana : Je transmet tes amours à Snape ^^ Il squatte actuellement le tiroir de mon bureau et refuse de partir ^^ ! Non je blague ^^ ! Merci de ton message, j'espère que ce chapitre t'a plu !
Hp-drago : Merci de ton message ^^ ! J'espère que ce chapitre t'a plu ! A bientôt.
Zelnazoo : Merci pour ta review ^^ ! J'espère que la suite sera à la hauteur de tes attentes ! A bientôt.
Camille : Désolée mais tu as du faire une erreur, My venom under your skin n'est pas de moi mais d'Opalyne…
Juker : Merci beaucoup pour ton soutien. Je suis contente que tu aimes ! J'espère que la sutie te plaira tout autant ! A bientôt.
Eternally Hysteria : Il reste actuellement un chapitre qui s'en tient à la trame original. L'épilogue de la première partie sera définitivement détaché de l'œuvre. Patience, le dramione arrive. Merci de ton message. A bientôt.
Chupeechan : Merci beaucoup choupi ^^ ! Merci de ton message et de ton soutien depuis le début de cette fiction ! J'espère que la suite te plaira tout autant ! A bientôt.
