Et voilà un nouveau chapitre, le treizième (le chapitre mauddiiiiiiiit, nan je rigole). Pas grand chose à dire sinon que la course aux reviews tiens toujours.
Prêt, feu, partez !
« Allez bébé, tu dois sûrement plus avoir de place maintenant. Je doute que maman puisse grossir beaucoup plus. On attend depuis un éternité et on a même pas senti un petit pied ou une petite main.
Dans un mois et demi tu seras sorti et on voudra pouvoir te raconter la première fois que tu as donné un coup. » dit Sirius d'une voix suppliante, et Harry éclata de rire. « Non ? » Il ramassa l'éponge et fit couler l'eau chaude et savonneuse sur le bébé.
« Génial, tu arrives à supplier, menacer et insulter en une seule grande phrase et il ne veux encore pas. Il joue les égoïstes, il le fait pour nous énerver. »
« Au moins on est sûr qu'il ressemblera à ses deux parents. »
« Ca n'a pas l'air de bien fonctionner. »
« Bof, on aura essayé. » Sirius soupira et passa son doigt sur la peau tendue. Après de nombreuses supplications et un long bain chaud, il sortirent, déçus que ça n'ait encore pas marché.
Pendant que Harry se séchait, Sirius monta sur la balance et poussa un soupir. Harry regarda dans sa direction.
« Un kilo cinq en une semaine. A ce train là je ne perdrai jamais tout. »
« J'ai arrêté d'utiliser ce truc il y a des mois, sinon je l'aurais sûrement balancée dans le mur. »
« Seulement un kilo cinq ? » Harry soupira et prit la main de Sirius pour l'amener dans leur chambre. Il fouilla leur placard et en sortir un pantalon de son mari.
« C'est ceux qu'on a acheté avant d'aller voir mes parents, exact ? » demanda Harry en les tenant à bout de bras.
« Celui avec le bouton qui coince ? Ouais, je me rappelle m'être battu avec après pour les enlever en rentrant. Ce pantalon était probablement là quand on a fabriqué cette petite tête de mule dans ton ventre. »
« Génial, le pantalon de la conception. Enfile-le. » Il le lança à Sirius, qui le mit et lâcha un hoquet de surprise. Harry lui lança un sourire entendu lorsqu'il se regarda dans le miroir.
« Je te l'ai dit que la balance n'a pas d'importance, c'est vrai que ça n'a pas l'air de grand chose, mais en huit mois, non attends, moins que ça parce que j'en étais déjà à deux mois quand je l'ai découvert, tu as pratiquement perdu la moitié de ton poids. »
« Viens là, on va voir si tu arrives à rentrer dedans avec moi. » Harryé éclata de rire et eut un petit gémissement, mais il laissa néanmoins Sirius le soulever et l'aider à enfiler le pantalon. Ils étaient serrés, leurs deux ventres étaient étroitement pressés l'un contre l'autre, mais il rentrèrent tout de même.
« Ton visage est aussi plus mince. »
« Vraiment ? »
« Oui, quand je pose mes mains ici, avec les paumes comme ça, mes doigts se posaient là, mais maintenant... « Il posa ses mains sur les joues de Sirius et se hissa sur la pinte des pieds pour lui donner un baiser profond et passionné. Sirius entoura Harry des ses bras, et soudain, l'homme enceint sursauta avec un petit cri. Il repoussa doucement Sirius.
« Je crois qu'il a donné un coup de pied ! » dit Harry avec excitation, et avant que Sirius n'ait le temps de poser sa main, il susauta de nouveau. Sirius eut une exclamation de surprise en voyant la silhouette d'un pied minuscule appuyer contre la peau l'espace d'une seconde avant de disparaître. Il posa sa main dessus et le sentit une nouvelle fois.
« C'est... wow. J'aurais jamais cru que ce serait... la vache. » bégaya Sirius, et Harry le regarda avec un sourire. « Ca va être une histoire sacrément intéressante à lui raconter, la première fois qu'il aura donné un coup. »
« Mieux que la première fois qu'il a bougé. »
« C'était quand ? »
« Pendant que j'étais en train de pisser u milieu de la nuit. » Sirius ricana. « C'est pas drôle, j'ai eu une de ces trouilles, j'ai failli tâcher les rideaux ! »
« Ca aurait pû être pire, il aurait pû donner un coup pendant qu'on s'envoyait en l'air. »
« T'en fais pas, il va le faire. » dit Harry avec un sourire séducteur avant d'embrasser de nouveau Sirius. Il l'entoura de ses bras, le souleva, le lâcha sur le lit et lui bondit dessus comme le chien qu'il était, son époux enceint produisant des sons tout aussi sauvages.
« Arrête ça, tu fais bouger la table. » dit Régulus d'un ton irrité, mais Sirius ne sembla pas l'entendre. Il s'arrêta cependant et lui adressa un large sourire. Régulus contempla son déjeuner.
« Qu'est-ce que t'as fait avec ça ? »
« Rien. Juré. » Régulus poussa le sandwitch dans sa direction.
« Manges-en alors. » Sirius le repoussa.
« C'est vendredi. »
« Et après ? »
« Harry va faire du pudding au caramel si je le mange pas. »
« Je pige pas. Tu es désespéré de perdre du poids mais tu manges quand mêmes les pâtisseries qu'il fait. »
« Une fois par semaine. Et ça marche. »
« Prouves-le. » Sirius se leva et retira sa robe, ce qui le laissa en pantalon et en chemise. Régulus écarquilla les yeux pendant une seconde avant de lever un sourcil.
« Je t'ai demandé une preuve, pas de faire un strip-tease au milieu du ministère. » Sirius renfila sa robe et s'assit pendant que Régulus contemplait de nouveau le sandwitch. Il finit par se lever.
« Je vais jamais réussir à manger ça maintenant. Je te fais pas confiance. » Ils marchèrent côte à côte en silence, Sirius arborant toujours son air radieux. « Qu'est-ce que tu vas faire pour Harry ? »
« A propos de quoi ? »
« De père. »
« Il les croit morts tous les deux. »
« S'il avait voulu voir Harry mort il serait revenu le tuer. C'était un avertissement. » dit Régulus d'un air désespéré. « Le bébé sera bientôt là. Et s'il revient pendant que Harry sera tout seul avec lui ? » Sirius ne dit rien jusqu'à ce qu'ils atteignent la porte de son bureau, puis il marmonna qu'il y penserait. Régulus avait horreur de devoir recourir au chantage émotionnel sur son frère, mais il détestait encore plus voir Sirius jouer avec la sécurité de sa famille qui allait bientôt s'agrandir.
Il n'avait pas besoin de s'inquiéter beaucoup plus, car lorsqu'ils passèrent devant la secrétaire à l'intérieur du bureau, il poussa un cri et bondit en arrière, pendant que Sirius restait planté là, comme il s'y était attendu.
« Bonjour, Kréattur. »
« Jeunes maîtres... » dit-il avant de s'incliner profondément. « Vouis avez changé. »
« Qu'est-ce que tu veux ? »
« Maîtresse m'envoie servir les nouveaux maîtres. »
« Nouveaux maîtres ? »
« Le vieux maître est décédé cette nuit. » Sirius regarda Régulus.
« Sirius, il est parti. Père est enfin parti. »
