Yay! Bande de petites déprimées. Je sais, demain c'est le jour fatidique de la rentrée (Levée 6h pour du français, et avec le sourire !) mais je vous propose un dernier chapitre. J'aurais dû en poster plus mais j'ai pas eu masse de temps (trop de billard..) et aussi, un OS va possiblement arriver, sur Fee et Kee, soit juste mignon, soit en deux parties.. Pour l'heure, voici le chapitre !

Angulocë : Il faut que je te réponde illico, sinon j'oublie ! Et tu nous fais de belles et longues reviews ! (Oui, nous, car on est plusieurs dans ma tête). Tu es fan de Bilbon à ce que je vois, et tu voudrais que j'e dise plus sur lui. J'avoue que je l'oubli.

Alors, mesdames et mesdemoiselles, ce chapitre sera centré sur Bilbon et Bard. Il peut sortir du contexte, ne pas forcement être la suite du précédent, mais vous aurez des infos de c'qui passe en dehors de Kili et Thorin, ainsi que Aislinn )

Et pour l'idée de l'âme de la Montagne, c'est une idée assez étrange que j'ai eu, et ça risque de faire trop. On verra. Il faut déjà arriver à la … Vous verrez bien à quoi il faut arriver ! Mais l'idée de l'âme, j'en sais rien, je vais peut-être un peu en parler dans ce chapitre


-Papa …

-Vous y serez en sécurité. Il n'y a rien à craindre. Et Tauriel vous protègera le temps de la route.

Il donna une couverture à sa fille, qui essuya la larme qui coulait le long de sa joue d'un revers de main, avant de plier le drap et de le glisser dans le sac.

-Bain, tu as une arme ?

-Juste ma dague …

Bard sortit du coffre une petite épée, qu'il donna à son fils. Bain l'observa un moment, puis regarda Tauriel, qui lui adressa un petit sourire. Il reçut un fourreau de la main de son père, dans lequel il mit l'épée qui se trouva bientôt pendue à sa ceinture.

-Tilda ! Tu restes avec ta sœur. Prenez soin de vous.

Il déposa sur le front de chacun un baiser, avant de lancer un regard à l'elfe. Elle hocha la tête et ils sortirent tout les quatre, laissant Bard, assit à demi su sa table, regarder d'un air vide la porte qui c'était désormais refermée, sans prêter attention à la larme qui tombait doucement vers le sol.

Il avait dû exiler ses enfants pour qu'ils aient une chance de survivre, et c'était peut-être la dernière fois qu'il les voyait. Il avait perdu sa femme, et maintenant ses enfants. Si au moins il pouvait parler au roi, lui dire … Lui dire quoi ? Le raisonner, c'était vain. Lui dire ce qu'il pensait ? C'était suicidaire.

Il espérait juste que ses enfants comprennent pourquoi il avait fait ça.

Ils comprenaient très bien. Sigrid avait bien compris, et expliquerait le pourquoi à sa jeune sœur en temps voulu. Pour le moment, elle se contentait de tenir sa petite main dans la sienne, en suivant l'elfe encapuchonnée qui semblait voler. Elle marchait à grandes enjambées, sans jamais attirer le moindre regard, comme si les trois enfants étaient les seuls à pouvoir la voir.

Tilda serra un peu plus fort la main de sa sœur. Bain jeta un regard par-dessus son épaule à ses sœurs, et à sa maison. Et à la Montagne. Il se promit d'y revenir, et de se venger. D'être digne de son père, de ses ancêtres, même si pour le moment, il ne pouvait qu'avancer. Avancer vers où ? Seule Tauriel connaissait leur destination finale. Ce n'était pas Mirkwood, ça Bain le savait, mais qu'est-ce que c'était alors ? Le Rohan ? La Comté ? Le Gondor ? Les Montagnes Bleues ? Isengard ?

Isengard, Sarouman … On avait demandé de l'aide au mage, mais la seule réponse qu'on avait eue, c'était le silence ou le bruit de vent.

Le silence était d'ailleurs ce qu'on entendait le plus dans la Montagne. Sauf dans la chambre de Bilbon. Dès fois, c'était parfaitement calme. Soit parce qu'il n'y était pas, soit parce qu'il dormait. Dès fois, on l'entendait parler tout seul, d'une voix caverneuse et inquiétante. Il parlait à son anneau, son précieux. Et dès fois, on entendait des gémissements.

Personne n'avait le droit d'entrer. Le seul qui savait d'où venaient ses gémissements, c'était le corbeau de Bilbon. Un magnifique corbeau blanc. Il voyait souvent le semi-homme se recroquevillé dans un coin, serrant contre son torse ses genoux, en se balançant par moment, éclairé par la lumière furtive de la Lune, en parlant seul.

Si le corbeau avait peu parlé, il aurait sans nuls doutes dit que Bilbon était fou. Il était ainsi recroquevillé, et murmurait des phrases incompréhensibles, et par moment, il hurlait.

-Ça suffit ! Tais-toi imbécile ! C'est leur faute ! Criait-il, avant de mettre ses mains à son visage d'une façon défensive. Ils sont gentils … Ils ne nous ont pas fait de mal … Idiot ! Hurla-t-il soudainement. Ils nous ont arrachés à leur foyer ! Répondait-il d'une voix grave. On aurait pu rentrer … Mon précieux a-t-il oublié que nous avons une mission ! Une mission … Une mission … Une mission, répéta-t-il en boucle en se cognant la tête contre son genou. Ouiii mon précieux, nous devons aider notre maitre à retrouver ses pouvoirs. Nous le devons !

Et le petit Bilbon couinait, se mutilait lui-même, et se relevait après, a même lueur dans ses yeux. Au début, elle était aussi rouge que le sang, mais désormais elle virait au noir, un noir plus sombre que la nuit … Un noir qui était la dernière chose que voyaient ses victimes. Que diraient-elles en le voyant ainsi, si vulnérable. En proie au mal lui-même, sans rien pouvoir y faire …

Parfois, dans ses rêves, il voyait la Comté. Il se voyait se lever, avance vers sa fenêtre pour voir le soleil qui montait derrière les collines, voir les moutons qui partaient au champ et le jour de marché les premiers arrivants. Il se voyait faire cuire ses deux œufs au plat, son bacon, le tout accompagné d'une bonne tranche de pain et de fromage, avec un grand verre de lait. Il se voyait fumer dans son jardin en lisant un livre, il se voyait parlé longuement avec le petit facteur, boire une pinte le soir à l'auberge avant de monter chez lui en s'amusant de la route penchée. Mais ses rêves finissaient tous de la même façon. Le noir, la peur, le sang, le mal, son maitre qui anéantissait tout, et lui qui le regardait d'une façon indifférente. Plutôt, il voyait cette expression passive d'un autre point de vue. Du sien, de celui de lui … Avant, de celui du petit hobbit sans histoire, pas de celui du meurtrier qui a tué ses amis pour un étranger … Pas de celui d'un homme possédé par un anneau …


J'étais archi motivée pour faire un long chapitre, mais pour changer de musique j'ai disparu dans les limbes de Youtube ... Internet aura ta mort, jeune platypus ! Attenzion !

Kanli ^^

PS : courage pour demain. Courage.