Note de l'auteur : Suite aux reviews plus qu'enthousiastes, j'ai craqué et décidé de poster ce chapitre en avance ! A la base, il devait sortir le 7 mai au soir. Par contre, le chapitre 15 ne sortira pas avant au moins le 12 mai, vu qu'il n'est pas encore écrit - pour tout dire, je ne sais même pas ce que je vais mettre dedans. :)
Réponses aux reviews
Holidays : Navrée de ne pas être plus souvent en pause, alors :)
kazenoseiren : Vu les allusions grivoises qui ne manquent pas dans l'animé, je pense qu'on aurait pu avoir des sous-entendus, ou du moins un quiproquo de ce genre, oui :)
Riza Deumbra : Mais tous les moments à passer avec Erza ne sont pas douloureux ! Tiens, au hasard, le chapitre 8... *PAN*
Lehanna : Ma période d'examens commence le 5 mai. Ce chapitre est fait partie des publications exceptionnelles pendant ma pause. Parce que je suis trop accro à l'écriture pour arrêter complètement, parce que ça me déstresse d'écrire, et parce que j'aime beaucoup mes lecteurs et leurs reviews =)
Moirice : Voici la suite, en avance par rapport à ce que j'avais prévu initialement. Mais sûrement pas aussi bien que le chapitre précédent :)
Sequel de la Mystwalker Week
14. Échange
S'il y avait une chose que Jellal détestait absolument et irrévocablement dans son statut de Roi, c'était bien la paperasserie.
Tous les matins, en arrivant dans son bureau, il trouvait sur sa table des montagnes de papiers, rapports, traités, courriers - heureusement classés par Coco par ordre d'importance -, qu'il devait lire, comprendre, parapher, dater, signer, tamponner, rédiger, sceller.
A présent, Jellal était certain d'une chose : si beaucoup de Rois deviennent fous au bout de quelques années de règnes, c'est à cause de cette fichue paperasse. Il avait régulièrement l'envie de tout balancer dans la cheminée.
Un jour, Erza débarqua dans son bureau lui rendre son rapport - heureusement peu épais, la Commandante était aussi franche dans ses rapports que dans ses conversations -, et il ne put s'empêcher de soupirer en affichant un air désespéré devant la montagne de feuilles qui lui restaient à lire pour la journée.
Erza leva les yeux au ciel avant de déclarer d'un ton sec « qu'il y avait quand même plus usant comme travail que de poser ses fesses sur un fauteuil pour lire trois papiers dans la journée ».
Sur le coup, ça l'énerva. Beaucoup.
« Dans ce cas, déclara-t-il en la regardant dans les yeux, que dirais-tu d'échanger, Erza ?
- Pardon ? »
Le ton de la rousse était à la fois incrédule - en témoignait son sourcil haussé - et railleur. Jellal ne se laissa pas démonter et se leva, rapprochant son visage de celui de son Premier Commandant - qui ne bougea pas d'un pouce. Fierté quand tu nous tiens...
Un sourire rusé étira les lèvres du Roi d'Edolas.
« Demain, je vais prendre ta place et aller superviser l'entraînement de ta Division. Si je ne m'abuse, c'est toi qui m'a fait remarquer au dernier Conseil qu'il fallait que je me rapproche un peu de mes soldats. »
Erza ouvrit la bouche - très certainement pour protester -, mais Jellal fut plus rapide.
« Tu seras d'accord avec moi si je te dis que tout ce travail - il eut un geste de la main vers son bureau encombré - ne peut être décalé ne serait-ce que d'une journée. Par conséquent, tu me remplaceras. »
La frustration qui s'afficha dans les prunelles de la Commandante fit s'accentuer le sourire de Jellal. Elle l'avait bien cherché, de toutes façons.
« C'est un ordre, Commandant Knightwalker. Et il n'est pas sujet à discussion. Maintenant, si vous permettez, j'ai du travail. »
La porte de son bureau claqua si fort en se refermant que Jellal jura qu'elle s'était fissurée sous le choc. Qu'importe, se dit-il en souriant, confortablement adossé à son fauteuil.
Ah, c'était si relaxant de l'énerver.
Le lendemain, Jellal passa une journée fantastique.
Il n'avait pas vu un papier de la journée, avait pu s'habiller comme il le souhaitait - c'est à dire en chemise de toile et pantalon - et avait passé la journée à discuter avec les soldats de la Première Division, partageant leurs entraînements, leur déjeuner et leurs plaisanteries .
Le soir, il prit un bon bain, s'étira et décida de passer voir si Erza s'en tirait avec son remplacement temporaire.
Arrivé devant la porte - ah, il n'avait pas rêvé, il y avait bien une fissure -, il leva la main pour toquer avant de se rappeler qu'Erza s'en passait très bien et qu'il était quand même le Roi, dans son château, devant la porte de son bureau.
Il tourna doucement la poignée et ouvrit la porte avant de s'arrêter sur le seuil, stupéfait. Un rire monta jusqu'à sa gorge et il mit une main devant sa bouche, ne voulant pas risquer de gâcher le moment.
La tête dans les bras, Erza dormait profondément, ses mèches écarlates s'éparpillant sur les papiers étalés sur le bureau. Il nota qu'il en restait à peu près un quart, de ces fameux papiers.
Un sourire attendri se forma sur ses lèvres alors qu'il s'approchait de la jeune femme endormie pour lui secouer doucement l'épaule. Erza fronça les sourcils et laissa échapper un grognement fatigué avant d'ouvrir les yeux et de relever la tête.
Jellal se mordit les lèvres pour ne pas rire alors qu'il croisait le regard embrumé de la guerrière. Erza mit un moment à retrouver ses esprits, avant que la frustration, la vexation, l'humiliation et la colère explosent dans ses iris marron.
Le Roi croisa les bras et posa une fesse contre le bureau, un grand sourire plaqué sur le visage.
« Oh, ça va, pas la peine de sourire comme un idiot ! », s'exclama Erza.
Jellal haussa un sourcil.
« Bon, d'accord, grogna la Commandante, j'admets qu'il y a un peu plus que trois papiers à signer. Mais ça reste du travail de feignasse ! », éructa-t-elle avant de partir, furieuse, en claquant la porte une nouvelle fois - et réveillant sans doute la moitié du château au passage.
Requinqué, Jellal s'assit sur son fauteuil, se sentant l'âme d'un conquérant.
Il n'y a pas de petites victoires, surtout quand l'adversaire est Erza Knightwalker.
