Épilogue : première partie de la fic Le Psychopathe
Previously on The Psychopath :
Kate Beckett est en infiltration depuis trois mois. Aujourd'hui, tout va changer, elle va enfin arrêter le suspect, alias son boss. Cependant, l'arrestation se passe mal et Kate devient une autre victime du tueur prénommé Le Psychopathe.
Malheureusement, l'équipe du 12th district arrive trop tard et Kate est dans un piteux état. Celle-ci lors de son arrivée à l'hôpital sombre dans le coma, et voit sa mère durant celui-ci.
Lors de son retour sur parmi les vivants, un rapprochement a lieu entre Rick et Kate, qui se conclut par une mise en couple.
Josh Davidson, célèbre chirurgien cardiaque est informé grâce à son ami Adam Gré que son ex petite-amie est hospitalisée, se rend donc à son chevet pour pour lui transmettre un bon rétablissement, malheureusement, ce qu'il voit ne lui plaît pas du tout : Kate et Rick en train de roucouler. Cela met Josh dans une colère inimaginable et décide donc de préparer un plan afin que Kate redevienne sienne. Après une semaine de préparation, tout est enfin près, le plan kidnapping est lancé, mais quelque chose va arriver, un accident va avoir lieu et va envoyer Kate à nouveau à l'hôpital et Josh à la morgue.
Entre temps, Rick apprend qu'il va être père suite à une lettre se trouvant dans la poche arrière du jean de Kate. Cette nouvelle va le mettre encore plus en colère suite au coma de Kate.
Un mois s'écoule, et les constantes de Kate ne changent pas, Rick devient fou, et décide de rester au chevet de sa belle et de son enfant, quitte à ne pas manger. Suite à une intervention de Lanie, Rick quitte la chambre en laissant Kate avec sa meilleure amie. Un discours émouvant écrit par Lanie réveille Kate de son coma. Rick va enfin pouvoir profiter de sa belle et de son futur enfant.
Les mois s'écoulent et tout se passe bien, Kate a des envies sexuelles intenses et Rick est aux anges. Tout se passe au mieux pour le couple Beckett-Castle.
Rick organise un dîner avec Kate afin de pouvoir la demander en mariage, tout se passe pour le mieux, Kate est ravissante, Rick est le parfait gentleman. Arrivé à la fin du dîner, le moment fatidique arrive : la demande. Rick complètement stressé, Kate qui ne s'attend pas à ça, quoi de mieux pour faire une magnifique déclaration ? Un bébé ? Pardon, des bébés ? Et oui, quelques secondes après que Kate ait dit oui, celle-ci perd les eaux.
Tout était multiplié, mes sensations étaient multipliés par un milliard. J'explosais littéralement. Mes bébés, nos enfants allaient enfin arriver. J'étais tellement heureux. Neuf mois que j'attendais ce moment. Neuf mois que je vivais la grossesse de ma future femme, neuf mois que je subissais ses humeurs massacrantes, ses désirs complètement fous au poste, ou bien chez nous. Mais ce moment était déjà fini, à mon grand regret.
- « Rick ! »
- « Oui chérie »
- « Il faudrait peut-être qu'on y aille non ? »
- « Euh oui, bien sûr. Ton sac est prêt ? »
- « Depuis une semaine mon cœur »
- « Ok, on prend la Ferrari, ça ira plus vite »
- « Et pourquoi ma Crown Victoria et on met le gyrophare. Ça devient urgent là ! »
- « Ok ok, tes clés »
Elle me lança les clés, et je les attrapèrent tout en prenant son sac de voyage et en refermant la porte du loft. J'étais totalement nerveux, je ne savais pas pourquoi, j'avais déjà vécu ça quelques années auparavant avec Alexis, mais là c'était différent. C'était Kate.
Après être descendu au sous sol récupérer la voiture de Kate, nous nous dirigeâmes vers Lexon Hill Hospital pour que ma femme puisse accoucher.
- « Mets le gyrophare Cas', je vais plus tenir »
Elle était couchée sur la banquette arrière -d'habitude, j'étais sur cette même banquette avec elle, mais là c'était pas trop possible-, elle se tenait à mon siège, elle souffrait à la vue de son visage crispé. En même temps, je ne pouvais pas comprendre cette douleur, quoi que... Un coup bien placé et je pense que ça fait exactement pareil.
Je mis le gyrophare en route, et me déporta vers la voie réservée aux pompiers, ambulanciers et policiers. Je me sentais puissant, je pouvais faire un nombre incalculable d'infraction au code de l route sans que je me fasse arrêter.
- « Euh chérie, on va pas se faire arrêter pour abus de ton poste de lieutenant ? »
- « Je leur collerai un procès, maintenant AVANCE ! »
- « Bien »
Après quelques dizaines de minutes, nous arrivâmes à l'hôpital. Les urgentistes étaient déjà présents suite à mon appel dans la voiture. Ils transportèrent Kate dans la salle d'accouchement.
- « Poussez »
- « Pousses ma chérie »
- « J'avais compris idiot » dit-elle tout en émettant un cri
Je pensais pas qu'elle pouvait autant souffrir en mettant au monde nos enfants, mais en fait, si on souffre réellement. Je comprenais maintenant pourquoi certaines femmes préféraient les césariennes de l'accouchement normal. Mais j'ai une question : « à quoi sert l'anesthésie si on a autant mal ? ».
- « A trois vous poussez »
- « D'accord » dit-elle essoufflée
- « UN … DEUX … TROIS … POUSSEZ »
Kate poussait de toute ses forces, elle me broyait littéralement la main, mais si ça lui faisait du bien -et ça j'en doutais pas-, alors qu'elle me broie la main.
- « Poussez encore une dernière fois, je vois la tête »
Kate poussa une dernière fois avant que le premier jumeau soit mis au monde, elle était magnifique. Notre petite Nina Castle était juste superbe. Elle pleurait, comme tous les bébés à la naissance, mais là c'était différent. C'était notre fille, nos entrailles, celles de Kate et les miennes. Tout était magnifique. J'étais sur un nuage jusqu'à ce que l'infirmière m'appelle.
- « Monsieur Castle ? Moooonsieur Castle ? MOOOOONSSSIEUR CASTLE ! »
- « Euh oui ? »
- « Vous voulez couper le cordon ? »
- « ... »
- « Il nous faudrait une réponse »
- « Euh oui »
L'infirmière me donna des ciseaux spéciaux, et je coupais le cordon ombilical de notre fille. J'aimais beaucoup ce moment, je trouvais que c'était le plus beau moment pour le père : être utile pendant l'accouchement en coupant le cordon ombilical ! On servait enfin à quelque chose, enfin, si on servait à notre femme.
Mademoiselle Simonson prit notre petite Nina et l'emmena dans un partie nord-ouest de la salle afin de mesurer, peser, nettoyer notre crevette. Déjà de loin, elle était sublime, alors qu'est-ce que ça serait de près ?
L'opération bébés reprit, et Kate allait mettre au monde notre petit James, l'autre mec de la maison. Le dieu de la famille ! Ah non, ça c'est moi !
Le second accouchement se fit plus rapidement et moins douloureusement. Était-elle habituée à la douleur ? Oui elle voulait faire la femme forte qui n'avait pas mal ? Mais alors pourquoi l'avait-elle fait pour Nina ? Rick tu te poses trop de question !
Notre petit mec me ressemblait tellement, mon portrait craché. Il était plutôt beau gosse. Est-ce que ça veut dire ce que suis beau gosse ? … Répondez pas tous en même temps.
Après ce long accouchement qui avait quand même duré plus de trois heures, Kate avait manifesté des signes de fatigue, nous l'avions donc transporté dans une grande chambre -seule- et elle s'était directement endormie. Elle semblait tellement paisible, elle était encore plus magnifique. Est-ce comme ça à chaque fois ? Non, je me rappelle que Meredith m'avait engueulé et m'avait chassé de la chambre, et elle était dégoulinante de sueur. J'avais juste envie de la mettre sous une douche bien froide.
J'étais tellement plongé dans mes pensées que je n'avais même pas vu que les infirmières installaient nos deux bouts de chou. Tous deux enveloppés un drap, bleu pour James et un drap rose pour Nina. Leurs têtes dépassaient du drap, ils étaient tellement mignons. Je leursfis un bref signe pour les remercier d'avoir apporté nos enfants, et elles s'en allèrent aussi doucement qu'elles étaient entrées. J'étais littéralement en adoration devant eux, il manquait plus que le filet de bave. D'ailleurs, il allait bientôt arriver si je continuais sur cette voie. Tiens, qu'est-ce que je disais.
Damn girl, Damn you'se a sexy bitch, A sexy bitch, Damn you'se a sexy bitch, Damn girl
Je pris mon portable, et je jetai un dernier coup d'oeil sur ma future femme et mes enfants avant d'aller prendre mon appel entrant.
- « Allo »
- « Yo mec, alors avec Beckett ? »
- « Salut Espo, ça va ? »
- « Ouais ouais, et toi Bro ? »
- « Bien bien, on est à l'hôpital là »
- « Beckett va bien ? »
- « Oui elle va bien, ainsi que Nina et James »
- « Sérieux, des faux jumeaux ?! Mais c'est super ! J'arrive ! »
- « Ok, tu ramènes Lanie et Ryan »
- « Ouais ouais, Ryan est déjà aux anges. »
- « Salut Ryan »
- « Salut Bro ! »
- « Beckett vous manque pas trop ?! »
- « Tu rigoles, c'est l'horreur sans elle ! Gates est insupportable... »
- « Ah je connais »
- « On part, à toute »
- « A tout à l'heure »
Je veillai toujours nos deux enfants, ils dormaient paisiblement. Ils étaient tellement mignons. Kate, elle était dans son lit, toujours en train de dormir. Je m'approchais d'elle et lui baisa le cuir chevelu. Elle sentait toujours la cerise. Elle sentait toujours aussi bon au fil des heures. J'étais complètement amoureux de cette femme.
Toc toc toc
Les trois coups brefs qu'un inconnu venait de faire réveilla Nina qui se mit à gindre, je maudissais cet inconnu d'avoir réveillé ma princesse. Je la prit dans mes bras, et je me dirigeai vers la porte tout en la calmant.
- « Entrez »
Je laissai mes amis rentrer dans la chambre et je voyais également Alexis, Jim et mère arriver tous les trois avec des grosses peluches. J'étais complètement gaga.
J'embrassai tout le monde, et je les laissais entrer dans la chambre. Lanie prit Nina pendant que j'allais réveiller Kate. Je l'embrassais sur le front, puis sur ses lèvres et elle se réveilla doucement, comme par magie. Ce que nous vivions était vraiment quelque chose de magique. Je comprenais à nouveau le sens du mot bonheur. Elle était totalement dans le coltard, mais toujours aussi mignonne. Elle me souria, puis elle regarda la chambre et vit les personnes qu'elle chérissait le plus au monde : sa famille.
Nous passâmes un très bon moment tous ensemble. Nous rigolâmes, nous berçâmes nos deux bouts de choux. Ils se réveillèrent plusieurs fois, après s'être endormis dans les bras de diverses personnes sans broncher. Ils étaient tellement adorables.
Vers dix-neuf heures, tout le monde s'en alla pour nous laisser nous reposer. Kate était épuisée, et j'étais également épuisée de ma nuit blanche. Nous nous endormîmes, tous les deux dans son lit, à côté de nos deux enfants dormant à point fermés.
Trois jours, trois jours que mes enfants étaient nés, trois jours que nous étions à l'hôpital et c'était le dernier aujourd'hui. Aujourd'hui nous retournions enfin au loft pour pouvoir installer notre petite famille auprès des autres membres de cette grande famille que nous faisions. Gates nous avaient rendu visite à notre grande surprise, et avait gâté Nina avec une magique peluche en forme d'ourson, et James avait eu un magique pyjama bleu allant parfaitement avec ses yeux de la même couleur. Nous avions passés un très bon moment en sa compagnie, et elle était une gentille femme au fond d'elle. Elle mettait une sorte de carapace au poste mais dès qu'elle en sortait, elle était une tout autre personne, un peu comme Kate.
Nous faisions le sac de Kate tout en veillant sur Nina qui dormait à point fermés et James qui était dans les bras de sa mère en train de manger. Kate allait beaucoup mieux après deux jours où elle faisait que dormir à longueur de journée. Mettre au monde deux merveilles était aussi fatiguant ? Il fallait croire que oui.
Elle me souriait, un sourire qu'elle ne m'avait jamais encore fait. Un sourire qui voulait dire « merci de m'aimer, merci de m'avoir apporter deux magnifiques enfants, merci d'être toi ». Elle était sublime. Elle avait attaché ses cheveux en queue de cheval, et il y avait quelques mèches bouclées qui tombaient sur ses épaules. Elle était légèrement maquillée, et portait une robe blanche, légèrement décolletée avec des Bensimon bleu. Elle ne portait plus de talons depuis sa grossesse, et elle allait les chérir lors de son retour au loft. Elle allait sauter de joie quand elle allait mettre une paire d'escarpins noirs. Elle sera heureuse comme une fille de cinq ans le matin de Noël, sauf qu'elle a trente et un ans et que nous sommes le quinze juillet.
Damn girl, Damn you'se a sexy bitch, A sexy bitch, Damn you'se a sexy bitch, Damn girl
- « Rick, c'est quoi cette sonnerie ? »
- « C'est David Guetta Kate ! »
- « On dirait un ado pré-pubère ! »
- « Allo ? »
- « Salut papa, on est garées devant, vous arrivez bientôt ? »
- « Oui, si Kate me tue pas au passage »
- « Pourquoi, qu'est-ce que tu as encore fait ? »
- « J'ai mis Sexy Bitch en sonnerie »
- « Papa, tu es irrécupérable »
- « Merci, bon on arrive »
- « Alexis et Martha sont là ? »
- « Oui »
- « Ok, tu prends mon sac et Nina ? »
- « Pas de souci ma puce »
Nous nous dirigeâmes vers la sortie de l'hôpital très chargés, au passage nous eûmes énormément de félicitations, de « qu'ils sont beaux », « ils vous ressemblent tellement », nous étions aux anges. Nos enfants avez un franc succès auprès des autres. Nous étions heureux.
Nous retrouvâmes Alexis et mère devant l'hôpital, Alexis prit Nina dans ses bras, tandis que je déposais le sac de Kate dans le coffre et que Kate installait James dans le couffin, puis Nina dans l'autre couffin.
- « Allez y, on prend un taxi »
- « Tu es sûre Martha, on peut prendre un taxi avec Rick, ça ne nous gène pas »
- « Voyons Kate, profitez de la voiture, vous arriverez plus vite au loft, et vous pourrez vous installer tranquillement »
- « Très bien, merci »
Nous prîmes la route en direction du loft, nous allions enfin retrouver notre chez nous. Connaissant mère et Alexis, le loft devait être nickel, signe d'une grosse soirée durant notre absence, mais je m'en fichais, j'étais sur un petit nuage depuis trois jours. J'étais au paradis du bisounours.
Les rues de la grande pomme étaient plutôt bondées, nous étions dans les bouchons depuis bientôt quinze minutes. Je sentais que Kate avait quelque chose sur la conscience. Qu'est-ce que ça pouvait être ?
- « Kate, ça va ? »
- « Hum, oui ça va »
- « Tu es sûre ? »
- « Sexy Bitch, sérieusement ?! »
- « Mais elle est trop cool cette chanson »
- « Pour UNE ado de quinze ans »
- « Tu peux pas comprendre. David Guetta, c'est le symbole français … »
- « Je croyais que c'était la Marseillaise, le drapeau tricolore, la devise, Marianne, le bonnet péruvien ? »
- « De la musique Kate »
- « Si tu le dis »
- « Bon, je vais changer, je vais mettre le DRIIIINNNGGGGGG habituel »
Nous partîmes dans un fou rire silencieux durant la fin du trajet. Nous ne voulions pas réveiller Nina et James qui dormaient paisiblement. D'ailleurs, quelle bande de marmotte ces deux là. Nous arrivâmes dix minutes plus tard au sous-sol du bâtiment. Je n'avais jamais vu le parking aussi vide. En même temps, c'était le mois de juillet, tout le monde était en Californie en train de profiter du beau temps, et de la plage.
Nous prîmes l'ascenseur après avoir déchargé la voiture. Nous étions excités de retrouver notre chez nous. Le ding nous sortîmes de nos pensées, et nous nous engouffrâmes dans le couloir. Je posais le sac devant la porte, puis je cherchais mes clés dans ma veste quand j'entendis un bruit qui ne me plaisait pas du tout.
- « Kate, il y a quelqu'un chez nous. »
Fin de la première partie de l'épilogue
