Inséparables.
Les tréfonds de la haine.
Auteur : Angelscythe.
Genre : Romance, souffrance, tristesse, shonen-ai, deathfic.
Couple : AkuSai et Akuroku.
Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney.
Note : Correction et relecture faites par Mikukearu qui aide aussi pour les idées :) Ma chère Hemkomst repasse derrière.
Chapitre 13 : Désespoir.
Ca faisait aujourd'hui vingt-sept jours précisément qu'Axel était parti au Manoir Oblivion. Le temps faisant, Saïx avait commencé à prendre de nouvelles habitudes, comme rejoindre Xemnas dans sa chambre tous les sept jours après avoir donné ses ordres de mission.
Ou comme le fait d'aller se coucher dans le lit de Xigbar en fin de journée. Mais ça ne voulait pas dire qu'il dormait pour autant. Il se contentait de fixer le plafond et d'attendre que le temps s'écoule. Il se repassait en boucle sa vie, les moments avec Axel.
Et quand il se sentait trop seul, il s'imaginait mille et une façons de tuer Roxas. Celui-ci même qu'il devait toujours aller voir entre deux et cinq fois par jour.
Ainsi, quand le réveil sonna, Saïx sortit du lit, appuya sur l'interrupteur pour stopper la sonnerie et retourna dans sa chambre où il coupa le sien qui faisait le même bruit horrible. Il prit sa douche puis s'habilla avant de se téléporter pour rejoindre Xemnas et, ainsi, être là plus ou moins à la même heure qu'avant.
- Xion doit récupérer des cœurs, que Xaldin l'accompagne puisqu'elle devrait aller au Château de la Bête. Il y a une recherche de ressources à faire. Envoies-y Demyx, ça fait un moment qu'il n'a plus travaillé. Il faudra aller au Pays Imaginaire et au Pays des Merveilles également.
- Bien. Répondit Saïx qui marquait tout ça dans un coin de sa tête.
- Et…
Xemnas se tourna puis s'approcha de lui. Le bleu baissa respectueusement les yeux.
- Souviens-toi d'une chose Saïx : Tu n'as pas de cœur.
Le devin lunaire se sentit tout à coup mal. Pourquoi lui dire ça maintenant ? La dernière fois qu'il le lui avait dit, c'était il y avait une vingtaine de jour parce qu'il s'était déconcentré en pensant à Axel.
- Je te l'ai caché pour ne pas que tu te déconcentres mais… tous les membres envoyés au Manoir Oblivion sont morts.
- Mort. Répéta le bleu en baissant la tête.
- Conserve ton sang-froid.
Saïx fixait le sol, sa respiration s'étant accélérée. Il avait tout un flot d'émotions qui était passé dans son cerveau en une seule fraction de seconde.
Xigbar l'avait forcé à positiver pendant tout ce temps. Deux personnes, ça laisse aussi quatre chances à Axel de s'en être sorti.
Cependant à présent, des chances, il n'en avait plus aucune : Il était mort.
- Puis-je aller au Manoir Oblivion ?
- Si tu y tiens vraiment. Mais après que tu aies fait ton travail uniquement. Et ne délègue pas à Xigbar.
- Merci.
Saïx quitta l'autel du néant et alla mettre sur papier les missions des autres. Mais sa main tremblait tellement qu'il n'arrivait presque pas à se relire. Il finit par reposer son stylo et il se força à aller voir les constantes de Roxas.
Plus que jamais, en ce jour, il avait envie de l'étrangler. Mais la force n'y était pas.
Saïx dut attendre presque trois heures avant d'avoir fini tout son travail. Il s'était forcé à retourner dans sa chambre et à s'appliquer à écrire sur la feuille. Son écriture n'était pas franchement mieux mais au moins, cette fois c'était lisible.
Il se rendit ensuite dans la chambre de Roxas pour vérifier ses constantes, vu qu'il devait partir et que, chose rare, le blond vénitien était seul ou presque.
Il se téléporta alors depuis la chambre de l'adolescent.
Le bleu inspira de l'air et il rentra dans le manoir. Il n'y avait rien ici. Que le bruit de ses pas qui résonnaient. Il passa pourtant chaque pièce en revue. Au prime abord en silence puis, finalement, il craqua.
- Axel ! Cria-t-il.
Rien n'y personne ne lui répondit. Il repassa chaque salle au peigne fin en criant le nom de celui qu'il aimait en vain. La seule chose qu'il réussit, c'est s'épuiser les cordes vocales.
Le bleu dut se résoudre à l'évidence que personne n'était plus en ces lieux. Il sortit et fit trois ou quatre pas.
Saïx tomba à genoux sur le sol. Des gouttes tombèrent sur la terre meuble, venant le narguer. Le bleu redressa la tête et la renversa pour observer le ciel et les trombes d'eaux qui étaient en train d'en tomber. Venant faire le travail que ses yeux ne pouvaient faire.
Ou le camoufler ?
Saïx revint complétement mouillé. Il entendait un bruit désagréable quand il marchait. Il ressemblait plus que jamais à un zombie. Ce fut sans doute pour enfoncer le couteau dans sa poitrine qu'il se rendit à la chambre de Roxas.
Autant se détruire les nerfs une bonne fois pour toute.
Il poussa la porte et un rire nerveux franchit ses lèvres en remarquant qu'il n'y avait plus personne dans le lit.
Il s'éloigna et regagna l'autel du néant où, comme il s'en doutait, Xemnas était là. L'homme se tourna en entendant les bruits de pas particulier.
- Une aubaine qu'il pleuvait, n'est-ce pas… où t'es-tu jeté dans un lac ?
- Seigneur Xemnas, Roxas est…
- Je suis déjà au courant. Mais je suis content de voir que tu fais toujours ton travail. Continue comme ça.
- Oui… Monsieur. Répondit le bleu alors qu'il serrait ses poings.
