lalarèreuh ! Je suis là ! Après plusieurs mois d'absences, je reviens avec le nouveau chapitre et cette fois, z'avez intérêt à me laisser des review !!!!! REVIEW POWAAAAAA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Le premier jet de ce chapitre ne me plaisait pas mais alors, pas du tout. Je demande pardon à toutes celles qui ont lu l'autre, mais franchement, le mélodrame, ça me prend la tête. C'était tellement pathétique que j'en aurait ris si ça n'avait pas été moi l'auteur. Je laisse Isilya7 se dépatouiller avec la maternité de son personnage principal, sans faire preuve de la solidarité que je devrait lui témoigner. Tristana est égoïste, comme beaucoup de gens. Mais ça vous le saviez déjà… vv

Mais vous me lisez et ze vous z'aimeuh quand mêmeuh ! (c'est mon accent genevois)

13 - Les ennuis commencent…

Bien sûr, métamorphoser quelqu'un en vampire avait quelques petits inconvénients dont je me serait bien passé. On agit différemment. Lucius n'a pas fait exception à la règle.

Son humeur avait quelque chose de perpétuellement grincheux et ça devenait très pénible. Personnellement, dès que je posais les yeux sur lui, je ne pouvais pas m'empêcher de me demander si j'avais pas fait une boulette en le transformant.

Bellatrix et Severus étaient au courant de toute l'histoire. Et heureusement, déjà que beaucoup avait des doute quant à mon humanité. (Je précise d'ailleurs pour mon petit Sirius d'amûr que, non, sevy et moi ne sommes absolument pas de la même famille et d'ailleurs, Sev' est loin d'être un vampire. Même si je dois être honnête et dire que, vu le caractère, ça pourrait… nyak nyak )

Mon boulot comme agent double m'empêchait de dormir. Pas parce que je m'inquiétais : je n'avais pas le temps de dormir. Vive les potions revigorantes de Severus !

On a enfin finit l'école, youpi ! Et je sais pas encore si j'ai eu mes NEWT's mais je suis quasi sûre que oui. On est un génie ou on l'est pas.

La fin de l'année a quand même été difficile et je me demande encore comment Dumby nous a fait passé nos examens. C'est limite si Dumbledore n'a pas voulut la fermer - l'école pas le sucrier! - provisoirement, le temps que ça se tasse.

Je continuais à lui fournir des infos sur les décisions prises par Voldy par l'intermédiaire de Severus. Lucius m'aidait beaucoup aussi. Bellatrix ne voulait pas en entendre parler : elle ne donnait pas d'infos mais elle se taisait aussi. Voldemort n'a jamais rien soupçonner d'ailleurs. Pendant des années, il n'a rien vu du tout. Ce qui arrangeait bien mes affaires, il faut l'admettre.

Tout allait bien jusqu'en 1975. Jusqu'à cette date, je me la coulais douce entre mon boulot au ministère - c'était pas vraiment un boulot mais j'ai une formation de juriste - avocat , mon boulot pour titi Voldy, mon espionnage pour Dumby et si j'ai pas trop de travail, j'allais faire la bringue. Même si je me la coulais de moins en moins douce que j'allais de moins en moins faire la bringue. Même si les copains étaient toujours là quand il fallait faire les cons.

C'est y pas de la fidélité, ça ?

C'était sympa mais, je suis désolée, mais j'ai du mal à m'habituer au fait que mon copain de l'époque courait les jupons allègrement quand il s'imaginait que je le voyais pas. Je ne me suis manifestée qu'une fois, quand la nana en question prétendait se l'approprier. Faut pas pousser non plus.

Eh oui, Lucius, c'est moi qui lui ait envoyé la lettre de son mari disparut. C'était pas sympa mais je trouvais cette italienne un peu trop encombrante. Quel pot de colle !

Qui colle qui ?

Un jour que je me sentais particulièrement excitée - Lucius était en mission pour Voldy je ne sais où et je passais une bonne partie de la soirée à me demander où est-ce qu'il était - Adaranna est montée me voir. Bellatrix et Narcissa était aller faire du shopping, comme d'habitude le mercredi. Antares travaillait.

Donc, SCRABBLE ! J'adore ce jeu, je l'admets, j'ai honte. Mais je trouverais déprimant de lire le dictionnaire si je n'avais pas d'occasion pour ressortir tous les mots savants que j'ai appris. (Je sais que je suis dingue…)

Au beau milieu de la partie, Adaranna jette son pavé dans la mare. Un pavé, je devrait plutôt préciser, un pavé de la taille de la place de la Concorde.

" Le Seigneur des Ténèbres a des soupçons, Tristana.

Comment ça ?

Il semble penser que ses plans capotent un peu trop souvent…

Je n'y suis pour rien si Monsieur le nouveau César se plante et nous présente des théories plus ou moins fumeuses. Surtout que je ne veux pas spécialement le voir devenir immortel.

Tu as peur qu'il te pourrisse la vie ?

Disons que faire du Voldy-sitting n'entre pas dans mes projets d'avenir.

Dommage…" Elle souriait.

" KWA ? Je ne peux pas croire que tu cautionne l'idée de ta tarée de cadette qui trouve encore le moyen de m'emm… avec cette histoire ! Déjà que je fais du Bella-sitting, tu devrais me comprendre !

Ne t'inquiète pas, je sais ce que ça fait, le Bella-sitting. Ce que tu oublie, toi, c'est que j'en ai trois à la maison, plus Antares !

Je dois dire que ça doit pas être facile tous les jours…"Je fit un pause avant de la regarder d'un air que je savais stupide. "Au fait, on parlait de quoi ?

Des soupçons de Celui-qui-veut-devenir-le-Maître-du-Monde-et-qui-nous-prend-le-chou-avec-ses-plans-foireux.

Un peu long, comme nom, mais ô combien véridique !" Et pour la première fois, je vis la ressemblance avec Bellatrix, grâce au fameux sourire sardonique made in Black. "Pour ce qui est des soupçons de Voldemort, je ne pense pas que je risque grand-chose. Dans tout les cas, si ça sent le roussi, je m'arrangerais pour me faire engueuler à la place des copains.

Merci.

Je t'en prie. Et si on parlait de trucs un peu plus joyeux ?

Tu as raison. Est-ce que quelqu'un ici a eu la délicatesse de te dire que Narcissa allait se marier d'ici quelques temps ?"

A ces mots, je senti mes sourcils prendre de la hauteur tandis que je regardais Adaranna avec des gros points d'interrogation à la place des pupilles. Et je ne pus articuler qu'un très éloquent "De que ?"

Elle me regarda d'un air dubitatif, un pli barra son front. "Apparemment pas. Lucius non plus ?"

Oups, là j'ai peur de comprendre… Naon. Vite, le mode chibi eyes en mal d'amour et de câlins… Ça à pas l'air de marcher…

Apparemment, tout ce que je pensais se voyait sur mon visage. C'est dingue mais je vais vraiment finir par penser que cette expressivité que Marius trouve adorable est un véritable handicap. Elle m'observa, attentive à ma réaction. Ou plutôt à la crise de larme que je sentais poindre. Mais bon, je ne pouvais pas vraiment me permettre de dire quoi que ce soit de négatif, ne serait-ce que par respect pour elle. Je me demande encore pourquoi ils ne m'ont rien dit. Surtout un certain sorcier…

Euh… Voulais pas te faire de peine ? regard de cocker en besoin de câlins

"Ça va ?

Je peux être honnête ?

Bien sûr.

Je suis très heureuse pour eux mais je crois que je vais mettre un petit moment avant de m'en remettre…

Ne me dis pas que tu sort encore avec lui…

Excellente question." Pourquoi étais-je à ce point amère ? Il ne méritait pas que je le blâme, surtout que je me doutais bien qu'il allait se marier sous peu. Et pas avec moi. Ce qui est normal. Quoi qu'il en pense, sa place est parmi les humains. "Non. Je ne sais plus depuis quand mais bon. De toute façon, je n'ai rien à dire.

Désolée, si j'ai manqué de tact." Je tendis la main par-dessus la table et lui saisit la main.

" Tu n'as pas manqué de tact. Je suis un vampire. Je suis morte et j'ai fais une promesse il y a longtemps. Je vais m'en tenir à ma promesse. C'est moi qui aie outrepassé les limites. Je te prie de ne pas t'inquiéter pour moi. Je ne vais pas me suicider…

Promis ?

Oui, promis.

Bon, d'accord… Tu viendras quand même ?

Bien sûr, je ne veux pas rater ça." C'étais vrai mais je commençais à me demander jusqu'où je pourrais donner le change.

Je partis quelques minutes plus tard avec l'impression que le ciel m'était tombé sur la tête pour de bon. Une fois chez moi, je titubai tant bien que mal vers mon fauteuil où je devais rester prostrée pendant plusieurs heures.

Ce ne fut que vers 20h10 que Bellatrix pointa le bout de son museau. Ça faisait dix bonnes minutes que ma Marque me brûlait mais je m'en foutais totalement. Je n'étais, décemment, pas en état d'aller rendre des comptes à Voldemort.

C'est à ce moment que Bellatrix transplana, presque sur mes genoux, l'air assez inquiète.

" Quoi ?

Comment quoi ? T'as vu l'heure qu'il est ? Qu'est-ce qui te prends d'ignorer Voldemort ? Il va finir par péter une durite si ne te magne pas un peu le train !

Je ne suis pas en état…" Ma voix me semblait passablement éthérée et je dû faire un sacré effort pour reprendre mon empire sur moi-même.

" Pas en état ? Et on peut savoir pourquoi donc ?

Pourquoi tu ne m'as pas dit que Lucius et Narci allaient se marier ?

Parce que je pensais que l'un d'entre eux l'avait fait. D'ailleurs, je m'étonnais que tu le prenne aussi bien." Elle s'assit sur l'accoudoir et m'attira à elle.

"Ecoute, on pourra en parler après mais, là, tout de suite, il vaudrait mieux que tu ramène ta fraise, parce que sinon, je ne serais sûrement plus vivante demain pour en parler avec toi, d'accord ? Et comme je ne sais pas trop quel indicatif il faut composer depuis le purgatoire pour appeler ici, je vais m'abstenir."

Elle me sourit et ça me fit chaud au cœur. Inexplicablement. Je couru vite fait me rafraîchir la façade parce que j'avais un teint digne d'un des zombies de 'Buffy'.

Cette fois, elle me laissa tranplaner avec elle - d'habitude, elle préférait transplaner seule parce que, déjà qu'elle n'aime pas ça… A mon avis, elle devait avoir peur que je me plante et finisse désartibulée. Ce qui aurait sûrement été le cas…

On arriva devant le château, peut être un peu trop brutalement. Dans l'herbe, ce qui ne va pas manquer de tâcher irrémédiablement mon pantalon… blanc. Oui, j'ai mit du blanc. J'étais malade, donc, je faisais des trucs bizarres.

Bref. (Qui a dit : 'Encore ?! Mais elle va nous lâcher avec ce mot ??) On pénétra enfin dans la salle pré-torture et on ne peut pas dire que je suis passée inaperçue. Comprenez moi : j'étais habillée en blanc et mon teint ne devait pas être tellement plus sombre. En plus, les cheveux noirs attachés n'importe comment. Je faisais peur voir. Peut être qu'ils se rendirent alors compte que, effectivement, j'étais tout ce qu'il y a de plus inhumain. Seul Voldemort pouvait m'en remontrer, niveau pâleur.

Je m'assis comme la loque humaine - vampirique - que j'étais devenue et entrepris de jauger mes camarades d'un œil morne. Je veux mon lit, je veux qu'on m'oublie.

Mais Voldy n'était pas du genre à me laisser m'apitoyer sur mon sort en sa présence et me le fit savoir.

" Tristana ?

Mmmm…

Est-ce que tu compte rester dans cet état longtemps.

Chai pas… Peut être les quinze prochaines années…

Les vampires vont comment ?

Mal. Pour ceux qui sont encore non-vivants. Mais bon… Ce sera vite régler. Ceux qui restent ne sont pas suffisamment stupide pour essayer quelque chose contre toi. Je ne sais pas s'ils te rallierons mais ils ne rallierons certainement pas Dumbledore." J'avais débiter ça en une parfaite imitation d'un Binns en pleine dissertation sur les modes diplomatiques des trolls des cavernes.

" Autre chose ?

Mis à part que je me suis fait dérangée alors que je pleurais sur mon triste sort ? Rien du tout.

J'ai encore quelque chose à te demander avant que tu retourne t'apitoyer sur l'inanité de ton existence.

Bien sûr.

Quand tu t'ennuiera, soit gentille, assure-toi qu'ils n'y ait plus de créatures nocturnes pour contester mon autorité."

J'eu à peine le temps de retenir un "Pourquoi MOI ?!!!" plutôt bien senti. Si je ne l'avais pas fait, j'aurais eu droit à un petit Doloris de derrière les fagots. Et ce n'était pas pour cela qu'ils nous avait convoqué, sinon il n'aurait pas pris la peine d'envoyer Bella me chercher.

" De accuerdo. Otra cosa ?

Si." Il fit une pause et son regard sanglant nous scruta tour à tour. Des nouveaux se mirent à trembler, certains qu'ils avaient fait quelque chose de mal. Bien sûr, ils ne savaient pas encore que Voldemort faisait ça exprès pour les faire paniquer, histoire qu'ils disent d'eux-mêmes qu'ils ont fait des bêtise, du style 'J'avoue, je n'ai pas fait mon lit ce matin' ou une autre connerie du genre. Qui n'en est pas une mais bon, il faut bien une excuse pour endoloriser ses serviteurs…

"Il y a un traître à cette table. Je voudrais juste qu'il - ou elle", j'eu droit à un coup d'œil franchement appuyé de sa part, on se demande pourquoi, "sache que je serait sans pitié."

A cet instant précis, je senti que le couperet allait bientôt me tomber dessus, merci à Tiberius Malfoy, qui décidemment ne peut pas m'encadrer - comme beaucoup, ce me semble…

Et j'avais raison de m'inquiéter… Je ne sais toujours pas comment j'en suis arrivée là, mais je sais ce que ça m'a fait. Ça m'a rendu excessivement teigneuse.

Je confirme ! Je ne pensais pas que ce soit possible… XD

Je viens de me rendre compte qu'il faut quand même que je vous explique, non ? Ouais, paske après tout, je parle à des humains… Et je dois admettre que mon cerveau fonctionne bizarrement, surtout depuis qu'il a percuté l'utilité de l'ellipse de temps dans l'exercice de mes fonctions d'écrivaine déracinée du bulbe.

J'explique. J'ai dit tout à l'heure que le frère de mon choupi trognon ne pouvait pas me blairer. Je savais que tôt ou tard il me faudra répondre de mes crimes, notamment du meurtre de son père - que j'aurais plus tendance à qualifier 'd'acte de bravoure pour le bien de la communauté'. Non, je n'exagère pas.

Donc… Sans rentrer dans les détails, disons qu'un beau matin de juillet je me retrouvai au pied d'une falaise, les os en mille morceaux, le dos en compote et accessoirement les larmes aux yeux. Ordre de Voldy, j'ai fait du saut à l'élastique sans élastique - car les sorcier ne connaissent pas cet objet fort pratique, bien sûr.

Le réveil a été le réveil le plus dur de toute ma vie pour la simple et bonne raison que j'avais l'impression d'être une poupée désarticulée sur une lame de rasoir. Mon sang me brouillait la vue et je ne sentais plus mon bras droit. Je tentais de me redresser et hurlai de douleur quand je sentis mes os brisés lâcher son mon poids. Je roulai tant bien que mal sur le côté pour éviter d'appuyer sur mon dos, serrant les dents pour ne pas faire de bruit.

Je repensais assez amèrement, et de manière prématurée, à Lucius. Mais après d'avoir maudit Voldy intérieurement dans toutes les langues que je connaissais et d'autres que je ne connaissais pas - je répètais les imprécations entendues - à savoir, le français, l'anglais, l'italien, l'espagnol, le parlé des Orcs, celui des Enfers, le latin et le grecs ancien, en passant pas divers dialectes parlés dans les coins reculés des Mondes Souterrains. Je me suis arrêtée quand je commençai à me répéter. Ça avait bien dû durer plus d'une heure.

Je n'eu guère le temps de m'abandonner à mon amie de toujours, la mélancolie, parce que je sentais des humains m'approcher. Des sorciers… Dont Lucius et Bellatrix. Je ne sais pas comment j'ai fait…

°On va te croire…:- °

-Tu ferais bien, cochonnerie de petite voix qui n'est jamais là quand il faut mais toujours d'attaque à me taper sur les nerfs quand il faut pas !

°Gnagnagna…° la petite voix tire la langue à Tristana qui est trop occupée à compter ses os intacts

-Vire toi de là !

°Rhô, ça va pas la peine de t'énerv-°

-Je ne suis pas énervée ! (Juste psychotique, nyarknyarknyark) -

Ouf, à pu la petite voix. Faut dire que cette fois j'ai sorti les crocs. Non mais.

Bref (Je vous entends déjà me dire : "Encore". A moi de répondre : "Je vous ai compris." Mais je vais rien faire quand même. Na !). Je fus ramassée à la petite cuillère par mes amis. Les pauvres… Remarque, je suis contente d'avoir des nounous aussi prévenantes.

N'exagérons rien quand même.

Il m'emmenèrent, non sans avoir pansé un minimum mes blessures. Lucius me fit transplaner. Son contact m'apaisait, plus que tout ce qu'on aurait put me faire avaler comme calmants. Je ne voulais pas qu'il me lâche, j'avais l'impression que je mourrais si jamais il me laissait. Je pense que ç'aurait été possible. Il avait soigné très vite mes blessures physiques mais mon esprit avait mal. Mon coeur saignait.

Il m'allongea sur un lit moelleux. Le sien ? Je n'avais aucune notion de l'espace. Bellatrix et Severus étaient là aussi. Mon esprit était enveloppé dans du coton et j'avais très envie de dormir. Lorsque ses mains quittèrent mon corps, je prit conscience des douloureux élancements, des flèches de douleurs qui me perforaient le dos, les membres. Je voulais dormir. Tout oublier. Mais il ne me laissèrent pas gagner aussi facilement les bras de Morphée : Lucius me soigna, du mieux qu'il put, avec son propre sang. N'étant pas un vampire 'normal' si je puis dire, son sang me fit moins d'effet que s'il avait été un vrai non-mort.

Enfin, Severus me fit boire une potion. Apparemment, c'était pour éviter que je pense à ce qui venait de m'arriver. Et je put sombrer dans l'inconscience à laquelle j'aspirais.

Quand je reprit conscience, la première chose que je perçut, ce fut le silence qui régnait dans la pièce. Je sentais la présence de Narcissa près de moi. J'entendais son cœur battre. Elle était fatiguée. Ses beaux yeux étaient soulignés de violet, m'indiquant qu'elle ne devait pas dormir des masses.

J'errais dans un état semi comateux, à la frontière de l'inconscience pendant plusieurs jours.

Enfin, on me permit de voir mes amies. Cyrielle vint me voir. Elle avait l'air fatiguée. Cela faisait un bail que je ne l'avait pas vue. Et ça me fit un bien fou de voir quelqu'un de… comment dire ? Détaché ? Je n'ai jamais su si elle savait ce qui m'était arrivé et je n'allait pas lui en parler. Elle était en plein dans les études et ce n'était pas simple.

"Tu comprend, je travaille mais pas assez.

Tu parles. Tu travailles comme une forcenée.

Oui. Mais ça ne suffit pas. Je croit que je n'ai pas la bonne méthode.

En gros, tu bosses dur mais tu ne comprend pas ce qui ne va pas ?

Ouais. Même, là, c'est le coup de barre.

Tout, le monde déprime en octobre novembre. Je suis sûre que tu vas t'en sortir. Regarde-moi : je n'ai aucune méthode de travail et je m'en suis sortie jusqu'à cette année et maintenant, je suis dans la m… jusqu'au coup parce que je n'ai jamais rien foutu de toute ma vie. Si tu travailles régulièrement, tu en récolteras les fruits le jour de l'examen.

On verra. Même si je ne sais pas vraiment comment devenir optimiste. Ma prof n'arrête pas de me dire que je suis hautaine, que je ne travaille pas, que je bavarde, etc.

Et je suis bien placée pour savoir que tu n'est pas bavarde. Un peu trop sérieuse d'ailleurs. » (Elle est le précurseur d'un autre rat de bibliothèque gryffondorien.)

On discuta encore comme ça un moment avant qu'elle ne soit obligée de partir.

Deux jours plus tard, Sophia et Sirius sont venus - entre temps, j'étais retournée vivre chez moi. Lucius monta sur ses grands chevaux et a été grognon pendant une semaine.

( Je suis grognon si je veux !

Je ne t'en veux pas mais tu sais que je n'aime pas quand tu tires la tronche. C'est moi la râleuse en chef.

En parlant de ça, tu es sûre que tu n'as pas une origine française ?

Certaine. Mais je reconnais qu'il peut y avoir confusion.)

Cela dit, on ne vivait pas ensemble, donc je ne voyait pas du tout en quoi ça pouvait bien le gêner. Le Lucius est une bestiole un peu bizarre.

L'influence de Tristana se fait sentir…

Tout parce que UNE fois Sirius m'a embrassée. Et après c'est moi qui suis jalouse. C'est l'hôpital qui se fout de la charité.

( Absolument ! Et pis d'abord tu peux pas comparer.

Ça, je compare si je veux. Est-ce que tu veux que je parle de nos vacances en Italie ?

Non merci, ça va comme ça.

C'est bien ce que je pensais.)

Je n'étais pas au bout de mes surprises : j'apprit quelques jours plus tard que Lucius avait été 'puni' par Voldemort, sous le fallacieux prétexte que, s'il aidait une traîtresse, lui-même n'était pas digne de confiance. Dès cet instant, il s'enfonça dans un cercle vicieux qui déboucha sur l'enrôlement de Draco.

Cela dit, le châtiment avait été rude. Trop. Il avait faillit se faire tuer. Il faut dire que Voldemort distribue les Doloris comme d'autres distribueraient des bonbons. Mais comme il n'en a jamais reçus lui-même, il est incapable de connaître les limites d'un organisme humain.

Bien sûr, cet 'incident' me fit haïr Voldemort davantage. Et dans ma rage de lui nuire, je me suis promise de faire tout ce que je pouvais pour montrer aux sang purs les moins stupides la vanité du projet d'épuration ethnique de Voldemort.

Dans un autre registre, j'ai finit par reporter mon instinct maternel sur Draco, vu que ses parents n'ont jamais vraiment été des enfants – quoique… Narcissa m'a longtemps fait pensé à ces princesses des contes de fées.

C'est peut être idiot, mais c'est mon filleul et j'adore le gâter - comme ça il est insupportable quand il rentre.

Je me disais aussi…

Le fait est que grâce à cela, je n'avais plus aucune raison valable de m'attacher à Lucius autrement qu'en tant que mon fils en ténèbres. Cela peut paraître bizarre mais c'est très dur à expliquer donc je vais rester dans le flou. Et pis, moi aussi je suis dans le flou - il est fou afflelou ! Disons que c'était mon ami, rien d'autre.

°C'est ça, on te croit ! Et la marmotte met le chocolat dans le papier d'alu.°

- Absolument. Et pis d'abord, j'aime pas le Milka. -

Je crois qu'il a cru que je l'avais abandonné, au début. Mais bon, il allait se marier avec Narcissa alors je n'avais aucune raison de rester auprès de lui.

Je suis partie trois semaines en Europe puis aux Etats-Unis pour passer le bonjour à mon petit Prince Garnement chéri. Je vous dirais pas qui c'est et ceux qui s'en doute ne dite pas la réponse. Chocolat pour ceux qui me donnent la bonne réponse.

Bref, en plein mois d'août, j'étais chez Bellatrix. Lucius allait se marier avec Narci d'ici quelques jours et c'était la panique. Andy était partie depuis un moment avec un certain Ted Tonks et avait rejoint l'ordre du Phénix. Autant de tares rédhibitoires aux yeux de sa tante, qui la vira de la tapisserie familiale. Même chose pour Sirius, qui a envoyé sa mère au diable avec ses discours crispant sur la pureté de sang, les sangs de bourbe et tout le tralala habituel.

Brave petit. C'est con qu'on ait jamais réussit à bousillé ce portrait.

Adaranna déprimait et seul le mariage de Narcissa la tirait de ses sombres ruminations. Elle aimait ses filles mais Andromeda était l'aînée et elles avaient tissés des liens un peu particuliers : elles étaient plus qu'une mère et une fille, elles étaient des amies. Narci et Bella n'ont jamais eu à en souffrir d'ailleurs. Andy était une amie, pas une parente. Toute trois ont été affectées par son départ. Plus Bellatrix que Narcissa.

Et aussi, Adaranna était au courant des liens qui m'unissaient à Lucius et, d'une façon que je ne m'explique pas, elle me comprenait. Elle était la seule personne à laquelle j'ai tout dit. A propos de moi, de mes parents, de Lucius, de ma vie de vampire. Même si je n'ai jamais fait une quelconque allusion à la nature de Lucius.

Ce fut un mariage magnifique. Narcissa était aux anges. Elle avait toujours eu un - gros - faible pour son mari. Lui-même le lui rendait bien. Ils s'aimaient. Vraiment. Je ne l'avais pas vu depuis la fin de l'année scolaire. Je savais qu'il devait se marier et je voulais qu'il m'oublie.

Lorsqu'ils s'embrassèrent après avoir échangé leurs vœux, je ne pus plus me retenir. Mon cœur se brisa et mes larmes se mirent à couler. Je souffrais tellement. Je ne me suis jamais remise de cette douleur qui me broyait sans pitié la poitrine.

J'étais heureuse pour eux. Bien sûr. Il était heureux, cela me suffisait.

La musique de Jillian fit surface dans mon esprit et je pleurais de plus belle. Mes larmes marquèrent des sillons d'un rouge presque noir sur mes joues, tachant ma robe.

Je partit et marchais pendant de longues heures le long de la falaise. Au bord du gouffre. Il suffisait d'un coup de vent pour que je tombe. Je tombai à genoux et resta prostrée pendant un long moment, mes larmes ne voulant pas s'arrêter de couler.

Adaranna vint me voir et me prit dans ses bras. Je continuais de pleurer sur son épaule.

« Là, ma chérie. Ça va passer. C'est normal que tu sois dans cet état. Calme toi.

C'est dingue, hein ? Je pleure comme une madeleine alors que je suis heureuse pour eux. Avoue que c'est idiot.

Je ne pense pas. C'est ton fils. Tu as l'impression qu'il t'échappe, qu'il s'en va et qu'il ne reviendra jamais. Il se marie et cela te fait prendre conscience de la réalité, de la profondeur de l'amour que tu lui porte. C'est tout à fait normal.

Je ne devrais pas…

Ah non, ne me sort pas ce discours à la con sur la moralité ! C'est un truc de Gryffondor destiné à nous faire culpabiliser. Ressaisit toi, bon sang ! Tu en as vu d'autre et tu survivras à cela. Tu as d'autre chose à faire. Souviens-toi de ta promesse : tue Voldemort et protège ton fils. Je ne suis pas une Black de naissance et je ne supporte pas ma belle-sœur. Mais je suis une Black parce que je refuse d'obéir comme un mouton et montrer ma nuque à un malade mental en attendant qu'il me la tranche ! »

Elle me laissa ruminer mes pensées. Je m'étais assise de telle sorte que mes jambes battaient dans le vide. Elle avait raison. Je n'allais pas abandonner.

D'autant plus que quelques jours après, Adaranna fut victime d'un accident étrange qui la tua. Officiellement, une mauvaise chute de cheval. Officieusement, un mangemort zélé qui lui brisa les cervicales, au cours d'une promenade.

Mon grand père me dit toujours de fermer mon sucrier quand je parle trop. Encore que dans le cas de Dumby, il aurait plutôt tendance à vider le sucrier.

Donjon de Naheulbeuk, bien sûr. Merci à Myrmeca qui m'a fait découvrir - par la force, admettons-le.

Dans les Chroniques des Vampires : le prince garnement, c'est Lestat. (Lestat le vampire est un livre absolument génial !)

Je crois qu'un jour je vais pouvoir faire une rubrique publicitaire…

Et il a quoi mon caractère ?! (Severus, très énervé.)

Exactement ça ! Un caractère de loup garou mal luné ! (Sirius)

Hey, Siri, exagère pas non plus ! (Le pauvre petit loupiot Remy, qui en a bien marre de servir de nounou à son meilleur ami, qui risque quand même un bon gros sort en pleine gueule pour s'être moqué des loups garous.)

Pour une fois, je suis d'accord avec lui. Et toi et ton caractère de chien, vous pouvez bien parler !!

C'Est-ce que je fais abruti !

STOOOOOOP !!!! (moi, qui en a ras la casquette de devoir supporter ces crétines se créper le chignon.)

On est pas des filles !!!! (les deux crétines suscitées)

Quand vous faites ça oui ! Et je ne vous permet pas d'utiliser mon bien le plus précieux - mon ordi portable, donc - a des fins insultatoires. Allez faire mumuse ailleurs.

Mais…

Pas de mais sinon c'est mon pied aux fesses !

Maiheu ! On sera sage, promis !

Bon…

Bien fait, clébard lobotomisé !

Va chier serpent visqueux.

Pardon ? (Tristana, un peu trop calme)

Mais r-

PAF

OUCH !!

Gnihéhéhé

ZBAF

WAIEUH !!

Nananèreuh…

BANG

Les deux gêneurs sont enfermés dans un placard loin de la pièce où je suis. Insonorisé, le placard. Comme ça, je les entend plus se chamailler… Le silence !

Elle est grande comment la place de la Concorde ?

Note de la vampire givrée de l'orange - pas du citr sinon Dumby va me sauter dessus - moi : Aloreuh ? Kessvousenpensez ? Dois-je poursuivre ? Ou vous fais-je fuir aussi vite que le Ron devant les arachnides de tailles diverses ?

Dites-le… ah, bon d'accord. En fait non, je veux pas. Si je veux…

Oh et puis zut ! Appuyez sur le petit bouton bleu en bas à gauche (pour ceux qui sont fâchés avec les couleurs, c'est "GO").

Merci. La fanfiqueuse folle ne vous en remerciera que davantage.