Faithfully - Journey
" Hermione ! Ginny ! Enfin ! je pensais que vous n'arriveriez jamais !"
Les deux femmes furent tout de suite engouffrées dans un câlin énorme et pendant qu'Hermione rigolait silencieusement du comportement typique de sa future belle-mère, Ginny roula des yeux et poussa un petit grognement.
" Maman t'exagères, tu dis ça à chaque fois !"
" Parceque tu es en retard à chaque fois, Ginevra Molly !"
" On est en retard de vingt minutes ! Je suis sûr que Ron est même encore pas arrivé!"
" Détrompes toi il est arrivé en avance, lui ! Qu'est-ce qui vous a pris autant de temps ?"
" Je devais juste me changer de mon équipement en revenant de l'entraînement !"
" Et on avait encore quelques cadeaux à emballer avant de venir" rajouta précipitamment Hermione, qui visiblement avait peur que Ginny ne dévoile à sa mère ce qui s'était réellement passé après qu'elle enlève son uniforme.
Ginny se contenta de sourire rêveusement à sa fiancée et entra dans la maison, un paquet de cadeaux sous le bras. Molly guida aussitôt Hermione vers la salle à manger, où toute la famille, soit tous les Weasley même Charlie, Harry et Luna, Andromeda et Teddy et Minerva, les attendaient déjà.
" Nyny ! Nyny !" cria Teddy le premier en voyant Ginny entrer. Le petit garçon se détacha des bras d'Harry pour aller courir dans ceux de la rousse, qui posa vite sa pile de présents au sol avant de le lever en l'air.
"Comment tu vas mon Teddy ?" demanda la joueuse en l'embrassant sur tout le visage. Le petit garçon riait et se tordait dans ses bras, et elle en profita pour lui chatouiller le ventre.
" Quelqu'un est de bonne humeur" sourit George en approchant de sa soeur pour lui dire bonjour " Ça a rapport avec ce que tu viens de faire avant de venir ou ce que tu vas faire ce soir ?"
Ginny rougit et se retourna tout de suite pour voir si Hermione était dans les parages, qui heureusement pour elle était en pleine discussion avec Ron.
" Rendez-vous dans la cuisine dans cinq minutes, le temps de dire bonjour à tout le monde" chuchota la rouquine à son frère. George hocha de la tête d'un air entendu et s'éclipsa discrètement hors du salon.
Ginny posa Teddy au sol, et alla saluer toute sa famille. Les cinq minutes s'allongèrent en quinze, parce que Ginny fut interceptée par Bill qui avait besoin d'aide pour fixer le sapin de Noël, par Harry qui devait lui montrer le cadeau de Luna avant qu'il lui offre et par Minerva et Andromeda qui voulaient toutes les deux savoir si elle était assez rétablie pour reprendre l'entraînement.
Quand elle parvint enfin à rejoindre George dans la cuisine, sous le prétexte minable qu'elle allait chercher d'autre apéritifs, elle retrouva son grand frère assis sur le plan de table, en train de faire apparaître des flammes vertes et roses dans sa main.
" T'en as mis du temps ..." ronchonna t' il en rangeant sa baguette dans sa poche arrière.
" Je suis désolée, mais pile au moment où j'avais réussi à détourner l'attention de Maman sur la grossesse de Fleur, Hermione m'a demandé si je voulais quelque chose à boire, et j'ai du rester dix minutes en plus !"
" Elle se doute de quelque chose ? "
Ginny leva sa baguette et murmura quelques incantations, claquant la porte derrière elle et refermant automatiquement les fenêtres ouvertes.
" Je pense pas " répondit elle enfin à George " Il y a que toi, Luna et Maman qui sont au courant. Elle croit qu'on va annoncer à tout le monde aujourd'hui qu'on se fiance, mais en fait ..."
" Mais en fait tu vas la demander en mariage ..." sourit George en tendant sa main vers sa soeur pour que celle ci tape dedans.
" Je sais " sourit Ginny " J'ai toujours voulu le faire et c'est pas parce qu'elle m'a déjà demandé que je vais pas le faire aussi ... et je veux qu'elle ait une bague"
" Montres la moi au fait ! "
Ginny sortit de sa poche une petite boîte noire, qu'elle glissa dans la paume ouverte de son frère. Pile a ce moment la, la porte s'ouvrit dans un grand bruit, Ginny sursauta violemment et George eut le bon réflexe de cacher la boite derrière son dos.
" Maman !" dirent le frère et la soeur en même temps quand ils virent qui les avaient effrayé ainsi. " J'ai faillit faire un arrête cardiaque !" rajouta Ginny en posant une main sur son coeur.
" Qu'est-ce que vous faîtes tout les deux ici à faire des messes basses ? Pourquoi est-ce que vous n'êtes pas en train de ... George qu'est-ce que tu as dans la main ?" dit Molly en posant sur la table la pile d'assiette qu'elle ramenait du salon.
" Chut Maman !" siffla Ginny en sautant presque sur la poignée pour fermer la porte.
" Qu'est-ce qu'il se passe ? " demanda Molly quand soudain la réalisation la frappa en pleine figure " Ginny ! Ne me dis pas que tu l'as ici !"
" Maman, elle va te la montrer, mais d'abord assieds toi" conseilla George.
Ginny attendit que sa mère se soit un peu calmée pour faire signe d'un coup de menton à son frère d'ouvrir la boîte.
Sous leurs yeux ébahis apparut dans l'écrin une bague similaire à celle que Ginny portait à la main gauche; un anneau en or sur lequel reposait un diamant encerclé de deux rubis. Machinalement, Ginny fit rouler entre ses doigts l'anneau qu'Hermione avait placé il y a un mois. Elle avait pris l'habitude d'enlever la bague avant de partir à l'entraînement ou à chaque sortie publique ou privée, pour que personne ne se doute de rien et pour surtout éviter des fuites dans la presse, mais elle savait que dès ce soir elle ne l'enlèverait plus jamais.
" C'est presque la même" expliqua doucement Ginny alors que son frère souriait bêtement et que sa mère essuyait une petite larme " Mais il y a quelques différences, exprès. Je suis allée la faire faire chez les Gobelins, pour qu'elle complète la mienne sans être exactement identique."
" Ginny, elle est magnifique !" finit par soupirer Molly en se levant pour aller embrasser sa fille. Ginny sourit dans le câlin et resserra sa mère dans ses bras.
" Je sais Maman" lui répondit elle simplement.
George se leva à son tour pour aller enlacer mère et soeur, et avant de partir chuchota à Ginny qu'elle n'aurait pas pu mieux choisir. et qu'il s'occupait de tout. Il glissa la bauge dans sa poche arrière et fit un dernier clin d'oeil avant de retourner au salon. Ginny allait partir aussi, quand Molly lui attrapa le bras et criant presque " Attends ! "
" Qu'est-ce qu'il y a ?"
" Racontes moi ! Comment tu vas lui demander ? Qu'est-ce que tu vas lui dire ? Quand tu vas le faire ? Tout à l'heure ? Le jour de l'an ? Ne me dis pas que tu vas attendre la Saint Valentin !" débita sa mère à toute vitesse.
Ginny roula des yeux, une habitude qu'elle avait prise d'Hermione avec le temps, et soupira fortement " La seule chose que je peux te dire est que tu seras la quand je le ferai, mais ne dis rien à Hermione ! Promets le moi !"
" Même pas ..." commenca Molly pleine d'espoir
" Maman !" couina Ginny
" Je promets" dit Molly en libérant sa fille, qui s'enfuit rapidement dans le salon.
" Et voila la plus belle !" sourit son père en la voyant débarquer, ce qui la fit aussitôt sourire. Ginny alla déposer un baiser sur la joue d'Arthur et rejoint le petit groupe qu'il formait avec Bill, Fleur et Andromeda.
« Je crois que ta petite amie a un admirateur » lui sourit Bill, en pointant son menton vers un coin de la pièce. Ginny se tourna et immédiatement sentit une douce chaleur l'envahir.
Hermione était assise sur le sol, les jambes croisées et Teddy était assit sur ses genoux. La sorcière venait de transfigurer deux feuilles de papier en avions et les faisait voler autour d'eux, faisant rire aux éclats le petit garçon qui essayait de les attraper au vol. Celui-ci avait d'ailleurs changé les cheveux lisses et noirs de sa grand-mère en de boucles brunes ressemblant à tout point à celles d'Hermione.
Ginny ne put s'empêcher d'imaginer un petit garçon un peu plus roux que Teddy et avec des yeux couleur noisette dans les bras de sa fiancée et ses pensées dérivèrent vers un futur rempli de rire d'enfants et de cadeaux de Noël à emballer.
Hermione est prête pour le mariage maintenant, mais pour les enfants ? A vrai dire … je suis presque sûre que oui.
Elle sourit à Hermione, qui leva la tête à ce moment et croisa son regard. Ginny vit dans les yeux d'Hermione une étincelle s'allumer et aurait mis sa main à couper que son sourire s'était agrandit, ce qui la fit elle-même sourire davantage.
La rousse envoya un baiser vers la brune, que Teddy fit semblant d'attraper pour lui-même, et Hermione gloussa silencieusement.
" Est-ce qu'on ouvre les cadeaux maintenant ou avant de passer à table ?" demanda Arthur à la cantonade
" Maintenant !" cria Teddy en levant les bras en l'air
" Non mon chéri, le dîner est prêt mais tu ouvriras tes cadeaux en premier avant le dessert !" dit Molly en déposant sur la table un grand plat de pommes de terre sautées.
" Génial !" cria joyeusement le petit garçon. Il sauta des genoux d'Hermione pour aller tirer Harry par la main, insistant pour que son parrain soit assit à ses côtés.
Tout le monde passa à table, Ginny se retrouvant bloquée entre Molly, qui la regardait toutes les dix secondes en retenant ses larmes, et Ron, qui tentait de battre le record du monde de la personne qui arriverait à enfourner le plus de saucisses dans sa bouche en même temps. Heureusement en face d'elle se trouvait Fleur, enceinte de quatre mois, ce qui détournait un peu l'attention de sa mère, et Hermione n'était pas très loin, assise entre Minerva et Angelina.
Le repas parut lui durer une éternité, non pas parceque les repas de Noël au terrier duraient littéralement trois heures, mais parce que le stress commençait à monter et des centaines de scénario se formaient dans la tête de la rouquine.
Pour ne rien arranger, Molly retenait de moins en moins son excitation et commença soudain à demander à voix haute à sa fille ce qu'elle pensait de la date qu'avaient choisie Harry et Luna pour leur mariage, et si le mois de juillet n'était pas trop chaud. Ginny la réduisit au silence en faisant les gros yeux.
Elle parla un instant des matchs à venir avec Ron, mais son esprit était loin des terrains, et elle préféra fixer Hermione pendant tout le dîner plutôt que de participer à une conversation. Voir sa fiancée rire ou écouter attentivement une conversation la calma un peu, et quand Hermione finit par se rendre compte du regard qui était fixé sur elle et tourna la tête vers Ginny pour lui sourire tendrement, la joueuse fondit.
Et d'un coup, le repas qui lui semblait traîner en longueur depuis des heures se réduit en une fraction de secondes, et elle n'en pouvait plus de vouloir quitter la table.
Entre Ginny et Teddy qui se tortillaient de plus en plus sur leur chaises pour faire passer le temps, Fleur qui commençait à avoir mal au dos et Arthur qui insistait pour qu'on ouvre les cadeaux à minuit pile, comme le veut la traidition moldue depuis des décennies, Molly ne tarda pas à encourager tout le monde à se réunir autour du sapin. Teddy y alla en courant, et en trébuchant sur une chaussette rouge qui traînait au sol, et les adultes le rejoignirent dans un grand bruit de raclements de chaises et d'empilement d'assiettes.
Le petit garçon aux cheveux bleus fut rapidement entouré d'une immense pile de papiers cadeaux, qui grandissait au fur et à mesure qu'Harry lui tendait des paquets, sous les yeux émus de Minverva, de Molly et d'Andromeda et sous la caméra moldue qu'Arthur avait reçue à son dernier anniversaire.
Les autres adultes se lassèrent rapidement du spectacle et commencèrent à distribuer et ouvrir leur propre cadeaux, sous une pluie de " oh !", de " tu t'en es rappelé !" et de " il fallait pas !" .
Alors qu'Hermione remerciait Ron du cadeau qu'il lui avait offert, un magnifique grimoire ancien sur l'évolution de la magie des Gobelins au cours du temps ( qu'il n'avait sûrement pas acheté seul, au vu du clin d'oeil qu'il envoya à Harry quand il croyait qu'Hermione avait le dos tourné), le rouquin lui donna un léger coup de coude dans les côtes et lui fit signe de se retourner.
Ginny la regardait, les mains croisées dans son dos, le regard fixe et un sourire crispé aux lèvres. Ce sourire, Hermione le connaissait bien puisque c'était celui que la rousse abordait avant un match difficile, des examens ou même quand elle devait lui demander à quelqu'un une autorisation quelquonque.
Hermione n'eut pas le temps de ne poser aucune question à Ginny puisque celle-ci la prit par la main et l'entraîna près du sapin, avant de lui poser dans les mains une longue boîte verte, entourée d'un ruban rouge.
« Ouvres-le » lui dit-elle simplement, d'une drôle de voix bien trop aigue pour être normale.
Hermione examina les yeux de Ginny, pour y trouver une trace de tristesse ou de remords, mais elle n'y lut que de l'appréhension et du stress, et non une bêtise que la rousse chercherait à se faire pardonner. Un coup d'oeil discret à son poignet lui signifia que le ruban qui y était accroché depuis quelques années était orange, ce qui voulait dire que la rousse était anxieuse. Peut-être qu'elle a juste peur de me pas faire plaisir se rassura Hermione en tirant sur le ruban rouge.
Celui-ci était très resserré autour du paquet et la brune dut mettre toutes ses forces pour tirer dessus et en défaire le nœud. Quand enfin le ruban glissa de la boite verte, celle-ci s'ouvrit automatiquement et dans un petit 'plop' un grand jet de fumée verte en sortit.
Presque aussi vite qu'elle était apparue et alors qu'Hermione tentait encore de la dissiper en faisant des grands mouvements de bras, la fumée disparut, ne laissant au champ de vision d'Hermione qu'une Ginny agenouillée au sol devant elle, portant dans la main une petite boite fermée et souriait, encore plus stressée qu'avant.
Hermione ouvrit grand les yeux pendant que l'autre main de Ginny chercha la sienne le long de son bras.
Et malgré sa main qui serrait fort celle de la brune et l'autre qui tremblait légèrement, la voix de la rousse était claire et posée comme si elle avait répété son discours des centaines de fois
«Hermione, malgré ce que tu crois, nos fiançailles n'est plus un secret pour personne mais je sais combien tu es attachée aux valeurs, et je ferais tout ce qui m'est possible pour te rendre heureuse. J'avais prévu ceci depuis déjà longtemps et tu sais à quel point les Weasley sont têtus. Alors …»
Hermione la regarda pour la première fois de sa vie sans comprendre. De son pouce, Ginny appuya sur un mécanisme caché qui ouvrit la petite boîte noire ; Hermione poussa un petit cri et se couvrit aussitôt la bouche de sa main droite. Dans l'écrin que tenait sa fiancée brillait un rubis rouge, identique à celui porté sur la bague qui tenait la boite, sans pour autant que la bague ne soit exactement la même. Elles semblaient se ressembler dans les couleurs et les tailles des pierres, mais se complétaient plus qu'elles ne se ressemblaient.
Ginny serra encore plus fort la main d'Hermione dans la sienne, comme pour se donner du courage avant de poser la question fatidique dont elle connaissait pourtant déjà la réponse.
« Hermione, mon cœur, tu m'as dit un jour que ton rêve de petite fille était que l'amour de ta vie vienne sur son cheval blanc pour t'enlever vers un château de princesse où tu vivrais avec lui heureuse jusqu'à la fin des temps. Je ne suis pas un prince grand et musclé, je n'ai d'autre cheval blanc qu'un balai trop rapide à ton goût et je n'ai ni château ni elfe de maison pour te servir. Je n'ai que mon cœur à déposer à tes pieds et la promesse de rendre heureuse pour toujours. »
Ginny déglutit difficilement et ses yeux qui s'étaient un instant posé sur la propre bague de fiançailles remontèrent vers des pupilles brunes d'où perlaient déjà de grosses larmes brillantes.
« L'être de ma vie c'est toi.»
Hermione laissa échapper un petit sanglot, et la main de la rousse serait si fort l'écrin noir que ses jointures en devenaient blanches.
« C'est pour cela Hermione Jean Granger, et même si je connais la réponse à cette question que tu m'as déjà posée, veux-tu m'épouser ? »
Hermione se jeta à genoux sur Ginny pour l'embrasser furieusement, ce qui fit vaciller légèrement la joueuse avant que celle ci ne les stabilise toutes les deux.
« Oui, oui ! Mille fois oui ! » cira Hermione en embrassant sur tout le visage une Ginny qui avait du mal à reprendre son souffle.
Tout le monde avait interrompu l'ouverture des cadeaux et l'échange de remerciement pour se grouper autour d'elles. Angelina, Fleur et Luna essuyaient quelques larmes, George et Charlie sifflaient le plus fort qu'ils pouvaient et Minerva et Molly pleuraient à chaudes larmes. Même Teddy avait arrêté son ouvrage frénétique de cadeaux pour rejoindre les bras de son parrain, qui applaudissait à tout rompre avec Ron.
Malgré les reniflements, les sifflements et les applaudissements qui retentissaient, Ginny ne se concentrait que sur sa future femme, qui regardait toujours la bauge encore dans son écrin comme si elle ne pouvait y croire. Délicatement, Ginny déposa un baiser sur la main dans la sienne et y glissa adroitement la bague au quatrième doigt.
A l'instant où Ginny passait la bague au doigt d'Hermione, sa propre bague de fiançailles se mit à briller fortement et un éclair brillant passa rapidement de l'une à l'autre.
« Ce sont des bagues entre liées." expliqua elle doucement à une Hermione étonnée "Tant que tu la portes, je porterai la mienne aussi et vice versa. Elles ne fonctionnent que si les deux personnes s'aiment d'un amour pur et sincère, mais bon de ce côté-là, il n'y a pas trop d'inquiétude ».
Hermione sourit tendrement et embrassa encore Ginny avec force.
« D'accord pour la sincérité, mais la pureté ? » lui glissa elle à l'oreille.
Ginny lui fit un petit sourire en coin spécial Weasley et tendit une main à sa fiancée pour l'aider à se relever « Et bien on verra ce soir si la bague tombe d'elle-même quand on va célébrer intimement notre mariage … » chuchota elle à son oreille.
Hermione n'eut pas le temps de répondre que déjà toute la famille les encerclait et les embrassait, Molly et Minerva les premières. Molly les embrassa toutes les deux et les serra dans ses bras jusqu'à ce qu'elle n'eurent plus de souffle, puis elle voulut dire quelque chose mais elle pleurait trop pour qu'on la comprenne. Arthur vint donc à ses côtés, une main rassurante sur son épaule, pour traduire tous ses sanglots qui échappait à se femme en un plus simple " Nous sommes tellement fiers de vous, d'où vous en êtes arrivées et de la manière dont vous vous êtes battues pour atteindre le somment où vous êtes aujourd'hui. Nous vous aimons toutes les deux si fort et Molly ne peut plus attendre le mariage."
Minerva vint ensuite embrasser sa fille adoptive, lui dit qu'elle aussi était extrêmement fière d'elle et de sa fiancée puis glissa quelques mots privés à Ginny, qui hocha de la tête et la remercia profondément, ce qui intrigua un peu Hermione.
Puis vinrent Angelina et George, qui eux se mariaient dans le courant du mois d'avril de cette même année, qui les félicitèrent chaleureusement, et George en profita pour demander à Hermione si elle vraiment sûre qu'elle pourrait supporter sa petite soeur au quotidien, ce qui lui valut une tape de sa fiancée, les rires amusés de sa future belle soeur et la réponse parfaite de Ginny que personne d'autre qu'Hermione ne la dompterait jamais.
Bill et Fleur, puis Charlie, Percy, Audrey et Andromeda vinrent aussi les féliciter, les embrasser et les câliner toutes les deux. Teddy fut ravi d'apprendre qu'il y aurait un gâteau au chocolat au mariage, et passa le reste de la soirée à clamer à qui il voudrait l'entendre qu'il serait le garçon d'honneur principal du mariage de Tata Nyny et Tata Hermy, jusqu'à ce qu'il s'endorme contre l'épaule de sa grand mère.
Harry, Ron et Luna furent les plus longs, comme on pouvait s'en douter, et promirent qu'ils sortiraient tous les cinq dès le lendemain pour fêter ça. Ron et Harry commencèrent déjà à décider des blagues qu'ils incluraient dans le discours des témoins, et Luna battait déjà des mains à l'idée d'organiser deux enterrements de vie de jeune fille.
Alors que tout le monde s'était un peu calmé - à part Molly qui déclamait que c'était le meilleur Noël de sa vie entre le mariage de son fils, les fiancailles de sa fille et la naissance d'un bébé Weasley - et célèbrait avec du champagne français envoyés par les parents de Fleur pour l'annonce de la naissance de leur premier petit enfant , Hermione entraîna Ginny un peu à l'écart de la foule.
Avant toute chose et comme si elle ne l'avait pas fait un millier de fois pendant les vingt dernières minutes, elle l'embrassa passionnément pendant cinq bonnes minutes, avant de murmurer une bonne centaine de fois contre son cou qu'elle l'aimait plus que tout et qu'elle était l'être de sa vie aussi.
" Gin ?"
" Oui mon coeur ? "
" Tu vas me dire ce que Minerva t'as dit tout à l'heure ? T'es pas obligée hein ..."
" Tu vas être ma femme, tu as le droit de tout savoir ..." sourit Ginny " Je vais te raconter, mais avant tu te rappelles de la rentrée scolaire d'il y a deux ans ?"
" Alors que tu venais juste d'être titularisée et moi de travailler avec Kingsley, tu veux dire ?"
" Exactement. Un soir, après avoir mangé ici, on était sorties dehors et on avait commencé à parler du futur. Et tu m'as dit ce jour là que tu avais toujours rêvé d'une demande en mariage romantique, presque avec des gants blancs et un joueur de violon dans le fond ..."
" Et tu t'es rappelé de ça ? "
" Non seulement je l'ai pas oublié, mais en plus j'ai suivit tes souhaits à la lettre ..."
Ginny croisa des jambes et les recroisa cinq secondes plus tard. Ce n'était pas la première fois qu'elle revenait à Poudlard bien sûr, ni même la première fois qu'elle mettait les pieds dans le bureau de la directrice, mais elle avait toujours trouvé l'endroit imposant et ce qu'elle s'apprêtait à demander à son ancienne professeure de métamorphose ne l'aidait pas vraiment à se détendre.
« Professeure, je voulais vous parler en privé avant de parler a Hermione de ceci... » commença elle nerveusement, alors que Minerva lui tendait une tasse de café noir.
« Je t'en pries Ginny, d'ailleurs cesses donc de m'appeler professeur, et depuis que je suis la tutrice officielle d'Hermione, tu es ma belle-fille » lui dit gentiment Minerva.
Ginny sourit, rassurée. « C'est justement de ça dont je voulais vous parler … Minerva . »
L'elfe de maison qui leur avait apporté le thé et le café noir de Ginny inclina la tête pour signifier que son service était terminé. La rousse répondit aussitôt par une inclinaison de la tête encore plus basse, ce qui surpris un peu l'elfe mais fit sourire Minerva, qui savait très bien de qui la joueuse tenait ce grand respect de toutes les créatures vivantes.
« Je t'écoute Ginny ».
« Eh bien voilà … je suis sûre que qu'Hermione va a raconté ce qui s'est passé à l'hôpital … »
« Mon dieu ! Ginny, ne me dis pas que tu as des doutes sur le mariage ! »
« Oh non certainement pas ! J'aime Hermione a la folie et pour être franche avec vous, cela faisait au moins deux ans que j'attendais avec impatience le moment parfait pour la demander en mariage » rassura tout de suite Ginny, qui avait vu que l'animagus était prête à se lever et à balancer son bureau au sol.
« Alors ou est le problème ? » demanda bien plus tranquillement Minerva, soufflant sur son thé pour le refroidir.
« Quand Hermione et moi parlions de cette demande, elle parlait toujours d'une demande romantique, avec des vraies bagues de fiançailles et une vraie occasion pour elle de me dire oui. Et je veux la lui offrir, sa demande en mariage dont elle rêve. »
Ginny sortit de sa poche un écrin qu'elle ouvrit et qu'elle tendit vers sa belle-mère « J'ai déjà la bague, depuis un petit bout de temps déjà, mais je voudrai lui amener quelques modifications. Je voudrai lui proposer le jour de Noël. Mais pour que tout soit parfait, il me faut l'accord de ses parents, c'est à dire vous. »
Minerva parut tellement contente que la joueuse se demanda un instant si son ancien professeur de métamorphose avait bien compris que c'était la main de sa fille adoptive qu'elle voulait et non la sienne.
« Mon dieu, Ginny … Hermione sera tellement ravie …" bredouilla elle
" j'ai votre accord alors ?" demanda Ginny en souriant, absolument sure que c'était dans la poche. Elle n'avait jamais vu Minerva dans cet état la et se demandait déjà ce que ça serait lors de la vraie demande , voire même lors du mariage.
"Evidemment que je te donne mon consentement !" cria presque Minerva en se levant d'un bond, ce qui fit sursauter les personnages des tableaux dans son dos "Personne ne saura la rendre plus heureuse que toi ! »
Ginny sourit, rassurée, et Minerva contourna son bureau pour aller l'enlacer.
« Après tout ce que vous avez traversé, tout ce que vous avez dû affronter … vous avez vraiment une belle histoire tu sais. »
« Merci Minerva, mais je dois dire que ça n'a pas été facile tous les jours … mais ça valait vraiment le coup. Je le referai mille fois pour avoir la chance de l'épouser au final.»
La directrice de Poudlard vit la réflexion d'honnêteté dans les yeux de celle qui serait officiellement sa belle fille dans quelques mois, et se dit que vraiment, sa fille adoptive était chanceuse.
« Tu le pensais vraiment ? Absolument tout ce que tu lui as dit ? » demanda Hermione, dont les yeux débordaient à nouveau de larmes.
« Mione pendant des années je t'ai appelée ma meilleure amie, puis mon ma copine et enfin mon amour. Mais aujourd'hui, je veux plus. Je veux pouvoir t'appeler ma fiancée, puis ma femme. Je veux nous voir vieillir ensemble, je veux nous voir élever nos enfants, je veux te fais rire quand tu voudras pleurer et je veux te voir sourire quand je sourirai » déclara Ginny, qui elle même ne faisait plus d'efforts pour retenir ses larmes.
Hermione sourit et s'essuya le coin des yeux, avant de faire de même pour Ginny.
« Je me demande ce qui me retenait de te poser la question, vraiment ... »
« La frousse peut être » se moqua Ginny avant de recevoir un léger coup de coude dans le ventre
« Je t'aime Gin » Hermione se pencha pour poser son front dans le creux du cou de la rousse.
« Moi aussi je t'aime mon cœur, et j'espère que tu le sais »
« Je le sais » sourit Hermione en embrassant tendrement l'épaule dévoilée de sa désormais fiancée
« Et j'espère que toutes les blondasses du ministères qui te font les yeux doux le savent aussi »
Hermione leva les yeux au ciel pour faire bonne mesure, mais au fond elle adorait le caractère jaloux et possessif de Ginny.
Jamais elle ne s'était sentie si protégée, si désirée, si aimée de sa vie, et le nouveau poids accroché à son annulaire gauche était là pour le lui rappeler, pour le restant de ses jours. Et rien ne pouvait lui faire plus plaisir.
