Réponses :

A Taraimperatrice : Coucou ! Oui je voulais une bonne mise au point entre Alec et Annabeth. Et puis c'était l'occasion de montrer qu'elle avait du caractère tout de même, pour l'instant je la trouvais un peu trop passive. Pour son don je n'en dirais rien, je préfère garder la surprise. Pour Démétri, oui, il est plutôt observateur et a bien deviné qu'Alec allait galérer. Et je ne sais pas trop s'il était sérieux ou pas concernant sa proposition à Annabeth. Ah, ah, ah, tu es presque plus sadique que moi à vouloir le faire galérer pendant plusieurs chapitres… Pour Jane, Herbert et Judith, je pense que l'on va en savoir plus dans peu de temps. Biz

A Amooureuse : Hello ! Merci pour l'encouragement. Oui, Annabeth est plus sûr d'elle, disons que ses sentiments sont plus affirmés maintenant. C'est vrai que ça n'aurait pas été logique qu'elle accepte tranquillement tous ce qu'Alec à fait et lui dire : « super on va être ensemble maintenant ». Il faut qu'il galère un peu, c'est mérité. Sinon oui, il risque d'être possessif, tout comme il l'est avec Jane. Et pour Judith et Herbert, il vont aussi devoir assumer leurs actes.

A Berenice : Salut ! Et bien même si tu n'as rien de constructif à dire, me faire savoir que tu apprécies ma fiction est super sympa. Ça motive beaucoup à poursuivre à l'écrire et aussi la publier. En te souhaitant une bonne lecture de la suite. ;-)

A Guest/Amooureuse : Les téléphones sont toujours compliqués à utiliser quand ils décident de mettre des mots à la place des autres sans nous demander notre avis. Pour ce qui concerne le rapprochement futur d'Alec et Annabeth il va falloir attendre encore un peu. Hi, hi, hi, j'aime bien faire attendre, maintenir le suspense… en tout cas bonne lecture. ;-)

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Comme tout le monde le sait, cet univers ne m'appartient pas, tout comme ses personnages qui sortent de l'esprit de Mme Meyer. Cela dit, certains sont de moi et je ne suis pas certaine qu'en faire la liste soit utile, vous devriez les identifier. ;-)


Chapitre 14

Les bruits étouffés qui lui parvenaient prirent plus d'ampleur quand Annabeth ouvrit la porte qui menait aux cachots. Elle sentit sa gorge la brûler alors qu'arrivaient à son nez les effluves de sang frais. L'odeur était des plus alléchantes et elle s'imaginait déjà y goûter.

Alors qu'elle s'apprêtait à partir à la recherche du propriétaire de ce nectar si attrayant, elle se stoppa dans sa course en entendant des cris de souffrance et le rire sadique de Jane.

Tu pensais vraiment que j'en avais fini avec ta pauvre carcasse. S'éleva la voix de sa meilleure amie. La seule raison qui fait que tu sois toujours en vie c'est que les maîtres n'ont pas encore envie de te tuer. Tu vas servir d'exemple pour tous : l'on ne s'attaque pas à un membre du clan impunément, même si ce dernier n'est pas encore un vampire.

La voix froide de la vampire lui aurait donné des frissons avant. Pourtant, une partie d'elle se délectait de ses paroles, de la souffrance émanant de la personne qui subissait la douce torture de Jane. Elle comprit alors que c'était le vampire qui était en elle qui s'exprimait, comme lui avait expliqué plus tôt Alec. Une partie bestiale qu'il fallait apprendre à canaliser et surtout à vivre avec.

Tu as de la chance que mon frère ait des choses bien plus importantes à faire en ce moment même. Sinon je peux t'assurer que tu aurais connus bien pire souffrance que ce que tu subis actuellement. Tu n'as pas idée de l'importance, pour lui et moi, de la personne à qui tu t'en es pris.

Je…

Silence vermine. Il ne t'est pas permis de m'adresser la parole, immonde déchet.

De nouveau des cris de souffrance se firent entendre, alors qu'un autre son parvenait aux oreilles de la nouvelle vampire. Des sanglots pour être exact.

Et toi, arrête de pleurer. Cracha en colère Jane. Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même. Croyais-tu vraiment qu'un vampire puisse s'intéresser réellement à une fille sans mœurs comme toi. Déjà avant notre transformation nous savions que tu étais une fille facile. Maintenant arrête de pleurer si tu ne veux pas que je t'arrache la langue.

Annabeth écouta la discussion.

Refroidit par le ton et les paroles de sa meilleure amie, elle n'osait pas bouger. Elle réalisa alors qu'elle ne connaissait effectivement qu'une facette de celle qu'elle considérait comme une sœur. Le côté vampire froid et sadique lui était jusqu'alors inconnue et elle se dit qu'elle allait devoir s'y faire, heureuse de ne pas avoir à y être confrontée.

Ne voulant pas voir celui qui avait été responsable de sa mort et l'ex-maîtresse de celui qui, elle le savait maintenant, était son âme-sœur, elle décida de ne pas descendre plus.

Jane. Appela-t-elle doucement.

Si elle avait pu entendre parler sa meilleure amie, cette dernière devait pouvoir faire de même. La jeune vampire vit juste, puisque moins de trente seconde plus tard sa meilleure amie était en face d'elle.

Beth. Murmura cette dernière.

Jane regarda sa meilleure amie et sœur sans vraiment y croire, l'observant avec attention. Puis elle finit par sourire en fondant sur elle. Elle la serra dans ses bras sans aucune retenue cette fois et fut imiter par la jeune fille.

Beth, je ne pensais pas te voir tout de suite. Reprit Jane en s'écartant d'elle et souriant toujours autant. Mon frère devait… discuter avec toi et…

La nouvelle vampire ne put s'empêcher de gronder en entendant sa meilleure amie. Celle-ci s'arrêta et son sourire fit place à de l'incompréhension, bientôt suivit par une moue d'excuse. Elle devina ce qu'il avait pu se passer entre les deux et visiblement, la jeune fille n'avait pas appréciée.

Ça c'est si mal passé que ça ?

La question, posée doucement et sans mauvaise arrière pensée calma Annabeth qui soupira.

C'est pour ça que je suis venue te trouver. Mais je crois que je te dérange. Dit-elle en regardant par-dessus l'épaule de son amie.

Absolument pas. J'aurais toujours du temps pour toi. Lui répondit Jane en souriant. Mais avant cela tu devrais retourner te nourrir, tes yeux sont noirs.

Pour ne rien te cacher j'ai la gorge en feu.

Allez viens. On discutera après.

Se retrouvant devant la même pièce où l'avait conduit Alec pour qu'elle se nourrisse la première fois, la nouvelle vampire tenta de ne pas infliger autant de dégâts à sa nouvelle victime. Elle se concentra tellement sur son cou qu'elle en oublia le reste du corps et ce n'est qu'en entendant un grand craquement qu'elle réalisa son erreur. A trop serrer ses mains autour des bras de l'homme et malgré sa musculature imposante, elle lui avait tout de même cassé les bras.

Soupirant devant ce constat, elle regarda Jane désolée. Mais cette dernière ne dit rien, haussant les épaules, montrant ainsi son manque d'intérêt flagrant pour la victime.

Il va falloir te faire une raison quant au fait que tu tues des humains pour vivre.

Je le sais Jane. Mais j'aimerais au moins faire en sorte qu'ils ne souffrent pas trop. Et là, ça a encore raté. Se désola la toute jeune vampire.

Dans ce cas là tu n'as qu'à leur briser la nuque et ensuite les vider de leur sang. C'est le plus simple, rapide et sans souffrance pour eux. C'est de cette façon que s'y prennent les Reines pour se nourrir. Personnellement je préfère quand mes victimes se débattent c'est plus…

Jane, s'il te plaît ne me dit rien. Je vais de toute façon très vite le découvrir. Mais en attendant je ne veux pas imaginer ce que tu fais endurer à tes repas.

Comme tu veux. En attendant il me semble que tu voulais me parler.

Ce changement de sujet fut appréciable pour Annabeth qui sourit en reconnaissance et acquiesça. Jane sortie donc de la pièce, suivit par la jeune fille et prit la direction de l'aile Est, mais sachant où elles allaient, la nouvelle vampire s'arrêta.

Non Jane. Je ne veux pas entrer, surtout si c'est pour croiser ton frère.

Cette dernière se retourna vers sa meilleure amie et l'observa un moment.

Nous irons dans ma chambre alors. Je regrette mais en sachant ton lien avec mon frère, Aro ne t'a pas octroyé de chambre individuelle.

Voyant le regard surprit et presque paniqué de son amie, elle poursuivit rapidement.

Tu n'as qu'à partager ma chambre, le temps que toute cette histoire se règle.

Oh mais elle est déjà réglée. Il ne veut pas de moi, alors je ne vais pas lui imposer ma présence.

Le ton froid et déterminer de la jeune fille surprit la vampire. Elle ne l'avait jamais vue en colère et savait que sa transformation faisait que ses sentiments étaient bien plus prononcés maintenant. Il allait falloir composer avec une personnalité plus affirmée à présent, mais c'était plutôt positif. Il ne fallait pas qu'Annabeth se laisse faire par son idiot de frère.

Si nous en parlions plus tranquillement loin des oreilles baladeuses. Reprit Jane.

Annabeth finit par accepter et elles poursuivirent leur chemin.

Une fois installée dans les fauteuils faisant fasse à la fenêtre de la chambre de la vampire, cette dernière demanda à son amie comment c'était passé son réveil. Elle l'écouta alors sans rien dire, la jeune fille ayant visiblement besoin de se confier.

Tout y passa : le réveil, son premier repas, les explications d'Alec sur sa nouvelle condition, puis, le plus important, la discussion plus personnelle entre eux.

Jane grimaça en entendant la réaction de sa meilleure amie. Elle se doutait bien que les agissements de son frère seraient mal perçue par Annabeth, mais de là à l'envoyer paître aussi violemment en lui disant qu'elle ne voulait plus le voir, c'était radical.

Je sais que mon frère ne c'est pas comporté comme il le fallait avec toi. Mais je ne pense pas qu'il mérite de ne plus du tout pouvoir te voir.

Jane ! S'offusqua la jeune fille. Comment peux-tu dire ça ! Il m'avoue qu'il m'aime et l'instant d'après il me confie qu'il ne veut pas du lien qui existe entre nous.

Si je comprends bien ce qu'il a dit, c'est qu'il n'arrivait pas à gérer la situation. Mais visiblement ce n'est plus le cas.

Parce que je ne suis plus humaine ! Je ne veux pas être avec quelqu'un qui « m'aime » simplement parce que j'ai changé de condition. Je suis toujours comme avant, enfin tu comprends ce que je veux dire.

Jane acquiesça.

Je ne vois pas pourquoi je devrais l'accepter, faire comme si rien n'était arrivé. Il a peut-être un orgueil mal placé, mais en ce qui me concerne je suis blessée. Il a beau dire ce qu'il veut, quand l'on aime véritablement quelqu'un, on ne lui fait pas endurer ce qu'il m'a fait. Non. On ne joue pas avec ses sentiments !

Beth… Il sait parfaitement qu'il a mal agit. Pour preuve, il voulait changer les choses avant même que tu ne sois transformée. Cela prouve bien qu'il souhaitait se faire pardonner.

Peut-être… je ne sais pas…

La jeune fille s'enfonça un peu plus dans son fauteuil. Elle ne savait plus quoi penser. Pouvait-elle pardonner au vampire son comportement ? Une toute petite voix au fond d'elle lui soufflait que oui, il le fallait, qu'elle ne pourrait pas vivre sans lui.

Mais elle était encore bien trop blessée par ses agissements et la raison de son geste. Elle ne voulait qu'une chose pour l'instant : que sa meilleure amie lui dise qu'elle agissait bien. Mais Jane en avait visiblement décidé autrement.

Tu devrais retourner lui parler. Attendre qu'il finisse de s'expliquer pour…

Oh non. J'en ai suffisamment entendu comme ça.

Beth… Vous ne pouvez pas rester ainsi tous les deux.

Mais pourquoi tiens-tu tant à ce que je lui pardonne ?

Parce que je tiens à vous deux. Il est peut-être mon jumeau, mais tu es la sœur que je n'ai jamais eue. Je ne veux pas vous voir triste ou fâché alors que je sais pertinemment que vous pourriez être heureux ensemble.

Pour toute réponse la jeune fille se contenta de lui envoyer un regard peut amène. Voyant qu'elle n'était visiblement pas prête pour une telle chose, la vampire décida de changer de sujet. Mieux valait lui changer les idées, les nouveau-nés étant quelque peut soupe au lait.

Tâche seulement d'y penser. Lui demanda-t-elle.

Seul un soupire lui répondit et elle poursuivit.

Tu as donc fait la connaissance plus solennelle de Démétri et Félix.

Oui.

Tu vas vite te rendre compte qu'il est rare que l'un aille sans l'autre. Mais je doute qu'ils te posent des problèmes, surtout après ta petite démonstration avec Félix. Sourit Jane. J'aurais tellement voulu voir ça ! Rigola-t-elle. Ce gros balourd de Félix terrassé par une petite vampire. Il a agit pareil avec moi, il s'en est mordu les doigts. Depuis il rase presque les murs quand il me voit. Finit-elle satisfaite.

Oui, mais c'était totalement involontaire. Il m'énervait à sourire comme un idiot aux commentaires de Démétri. D'ailleurs, tu ne saurais pas comment faire pour que j'apprenne à maîtriser mon don ?

Le mieux serait que l'on sache ce que tu es capable de faire. Eleazar pourrait être une aide intéressante en déterminant la limite de tes aptitudes. Mais avant toute chose je pense que tu devrais aller voir les Rois. Il serait mal vu de ne pas aller les saluer et leur montrer ce que tu es devenue.

Tu dois avoir raison. Après tout ce sont eux qui ont acceptés de prolonger ma vie, si je puis dire. Je me dois d'aller les remercier et leur montrer mon respect.

Jane acquiesça, puis se leva, imitée par son amie.

Parfait. L'on verra pour tes pouvoirs pas la suite. Je suis certaine que cela va être des plus intéressants.

Sans attendre, les deux vampires sortirent de la suite et gagnèrent les archives où se trouvaient les Rois.