Hello tout le monde!
Merci pour vos messages et votre soutient! Oui on approche de la fin... et j'ai hâte de vous la dévoiler! J'adore lire vos réactions! Surtout n'hésitez pas à la fin à me laisser un petit commentaire!
J'espère que vous passez un bon mois de juillet !
Bonne lecture!
Erik était assis torse nu face à la coiffeuse qui ornait un des murs de la chambre de Charles. Dans le reflet il le regardait dormir. Il était serein, paisible. Charles ouvrit les yeux et Erik se retourna doucement avant de se lever, dévoilant, non pas sa nudité habituelle, mais une jupe en soie grise, qui seinait ses hanches et moulait ses cuisses. Charles ouvrit grands les yeux et Erik avança vers lui comme si de rien n'était, sa peau pâle virant peu à peu, et la jupe gagna et taille, remontant sur son torse, atteignant ses épaules, la forme d'Erik lui sourit avant de se pencher vers lui sur le lit et de l'embrasser. Le baiser était chaud, dur, sans amour. En reculant ce n'était plus Erik mais Wanda qui faisait face à Charles. Son regard flamboyait d'une lueur que Charles ne connaissait que trop bien : la vengeance des Lehnsherr. La jeune femme sans bouger les lèvres asséna cette phrase dans l'esprit de Charles avec onctuosité : « Tu m'as pris mon père, je vais te prendre bien plus. »
Le télépathe sursauta violemment au beau milieu de son cours de littérature appliquée. Il c'était assoupit avec la chaleur et ses élèves en plein devoir, n'avaient pas profité de son endormissement pour tricher. Une suée froide glissa le long de l'échine de Charles, le faisant frissonner dans la chaleur de ce mois de septembre. Charles essaya de garder un air détendu mais ce… rêve ? Cette prémonition ? ne lui disait rien qui vaille.
Les cours avaient repris depuis trois semaines à l'institut et l'été avait filé sans anicroche. Charles et Erik avaient profité de ce temps ensemble pour consolider leur couple et donner un nouveau but à la puissance d'Erik. Il s'amusait depuis à entraîner les X-men d'une main de maître, voire d'un tortionnaire sadique et intransigeant, mais les résultats était là : les enfants apprenaient et développaient leurs pouvoirs avec adresse. Logan avait regagné les routes, échappant au sermon de Charles sur ses penchants plus qu'évident pour la jeune Jean et Raven c'était éclipsé durant la fin de l'été pour partir avec un amour de vacances en Italie… ou bien en Espagne, Charles ne savait plus trop. Tout était parfait, sauf… sauf depuis quelques jours. Des rêves hantaient de plus en plus ses nuits et ses assoupissements sauvages. Wanda y apparaissait de plus en plus avec force et netteté. Au début il s'agissait juste d'une impression, et désormais la menace était claire. Néanmoins Charles se refusait d'en informer Erik. Il avait déjà du mal à gérer son imbécile de fils, qui n'avait rien trouvé de mieux que de se mettre à draguer tout ce qui bougeait à l'institut… fille, ou garçon !
Charles ne voulait pas accabler Erik avec des rêves sur sa fille… il essayait au maximum de lui être désagréable vis à vis de Wanda… il savait qu'elle et son père étaient en froid depuis un coup de téléphone fin août où Wanda c'était montrée très virulente envers un tas de sujets et Erik avait répondu si sèchement, que depuis, la jeune femme n'appelait plus… elle n'appelait plus Erik, mais elle envahissait le cerveau de Charles lorsqu'il était le plus à sa merci : au repos. Le télépathe ne trouvait plus le sommeil la nuit, il semblait fatigué et redoutait de trouver le sommeil… il ne voulait pas céder devant ces « rêves »… mais à chaque fois ils devenaient plus fort, plus inquiétant…
Erik en jupe ?! Oui, il y avait de quoi avoir peur !
Charles essayait de se raisonner, de trouver des explications logiques… il n'y avait qu'une solution à tout cela : ce n'était pas des rêves, ni des prémonitions : c'était une possession… Wanda avait des pouvoirs étendus, mais peu développé… enfin c'est ce qu'il avait semblé à Charles. Et s'il se trompait ?
- Professeur ?
La voix d'une jeune fille tira Charles de ses pensées.
- Oui ?
- La sonnerie a retentit il y a deux minutes déjà…
Elle semblait gênée de devoir l'annoncer. Charles passa une main sur ses yeux et se pinça l'arête du nez.
- Oui, allez-y, laissez-moi vos copies sur le bureau et vous pouvez y aller.
Charles regarda sortir ses étudiants encore plus soucieux qu'avant. Toute cette histoire ne lui disait rien qui vaille… il n'était plus à cent pour cent dans ce qu'il faisait. Il allait devoir agir et… fatalement alerter Erik…
- Charles ?
Décidément, il n'entendait plus personne approcher aujourd'hui !
- Erik ! Que me vaut le plaisir ?
Erik portait sa tenue d'entrainement des X-men, une sorte de combinaison foncée moulante et ne laissant aucune place à l'imagination quant à la taille d'un certain membre… Erik fit une moue amusée lorsque les yeux de Charles eurent fini de se promener sur son corps.
- Je la garderais cette nuit si tu veux, susurra-t-il en s'approcha d'un pas viril.
- Oh… je… non…
- C'est flatteur tu sais ?
- Hum-hum, acquiesça Charles essayant de reprendre une contenance et de chasser le rouge de ses joues.
- Tu as fini tes cours ?
Le télépathe fut soulagé qu'Erik change de sujet, il se détendit en souriant doucement.
- Oui… enfin je dois corriger tout ça maintenant.
- Un vrai sadique, commenta Erik en voyant la petite pile de copies.
- Comment ça ?
- A peine revenu en cours, tu accables déjà tes étudiants d'un devoir écrit… tu es un sadique.
- C'est pour me dire ça que tu es venu ? demanda le brun en rangeant rapidement le petit tas de feuilles sur un coin de sa table de travail.
- Non… je voulais te parler de Peter.
- En tant que professeur, ou que père ?
- Un peu des deux. J'ai surprit mon fils en train d'embrasser Kurt…
Charles, qui finissait sa tasse de thé froide, manqua de tout recracher.
- Peter… est gay ?
- Je n'en sais rien, reconnu Erik un peu dépassé. Je croyais qu'il était plus attiré par les filles, mais à voir comme il s'y prenait avec le petit démon bleu…
L'image qui flottait dans l'esprit d'Erik vînt percuter la mémoire de Charles. En effet c'était chaud.
- Et… Tu veux lui en parler ?
- Je ne sais pas si je suis le mieux placer.
- Pourquoi ça ? Tu es son père avant tout.
- Je suis un « connard arrogant » également.
- Qui a dit ça ?
- Pas mal de monde.
- Pas moi, ni lui.
- Vous Monsieur Xavier, vous êtes bien trop gentil, badina une seconde Erik avant de se rembrunir.
- Tu veux que je lui en parle ?
- Est-ce que c'est juste une passade, pour tester ? Ou bien il nous a vus et il veut essayer, faire comme « son père »… ou un jeu ?
- Je parlerais à Peter… et à Kurt également.
- Je ne sais pas comment aborder ça…les enfants, surtout si grands, je n'y connais rien. Et d'ailleurs est-ce que je dois seulement m'en inquiéter ou faire celui qui n'a rien vu ?
- Erik, c'est bon, je vais m'en charger.
Charles posa ses mains sur les épaules d'Erik pour le détendre. Non, ce n'était pas le moment d'aborder le thème : Wanda.
- Merci Charles…
Erik sembla moins noué. Il esquissa un sourire et pencha son visage vers le sien. Leurs nez de frôlèrent avant que leurs bouches de ne retrouvent.
- J'ai un cours, sourit Erik en adressant un clin d'œil à Charles.
- Ne m'abîme pas mes X-men ! s'exclama le brun tandis qu'Erik filait déjà par là où il était venu.
A nouveau seul, Charles s'assit dans son fauteuil. Il regarda le tas de copies, la tasse froide, la pile de livres et il soupira. Il avait surtout besoin de sommeil !
Peter galopait d'un couloir à l'autre, il cherchait Scott. Il voulait lui parler, lui demander son avis pour une sortie en ville. Soudain son cerveau fut comme pétrifié et il sentit son corps s'immobiliser dans l'espace. Il ne bougeait plus et l'image du tapis persan sous ses pieds était bien nette dans le reflet de ses lunettes d'aviateur. Devant lui se matérialisa le professeur Charles Xavier, droit, une expression douce au visage et une phrase en bouche :
- Ralentit un peu Peter.
Il put à nouveau contrôler son corps et stoppa net sa course folle à un cheveu du directeur Xavier.
- M'sieur ? demanda Peter en se sentant mal à l'aie à l'idée d'avoir sans doute encore fait une connerie.
- Peter, non, tout va bien, je voulais juste parler un peu avec toi, enfin si tu as du temps à m'accorder…
Peter releva ses lunettes et déglutit. Le directeur voulait lui parler ? Il était mal barré !
- C'est-à-dire, que je… Scott…
- Il est en bas avec Jean. Ils travaillent sur le projet de science, projet que tu n'as pas encore commencé, il me semble.
- Ah… oui, heu, si c'est à ce sujet, eh bien, je vais m'y mettre hein, c'est juste que je n'ai pas eu le temps ! tenta maladroitement de raconter Peter.
- Hum-hum…
- Vous n'êtes pas convaincu, se désola le garçon.
- En effet, mais je ne suis pas là pour ça.
- Ah ?
- Veux-tu venir quelques instants avec moi dans mon bureau ? On pourra discuter tranquillement.
Charles ouvrit son bras en direction de la porte de son bureau, invitant gentiment Peter à le suivre.
- J'ai fait une connerie ?
- Pas à ma connaissance… est-ce le cas ?
Peter réfléchit tandis qu'il marchait. Non, il ne lui semblait pas. Bien entendu il ne faisait pas ses devoirs, mais rien d'exceptionnel. Rapidement ils se retrouvèrent dans le bel espace qu'était la pièce préféré de Charles, pièce rempli de livre et de parfum de bois sec.
- Peter, il m'a semblé que tu avais, ces derniers temps, pas mal de questionnements n'est-ce pas ?
- Ah oui ? s'étonna à nouveau Peter mal à l'aise seul face à son directeur-beau-père-sexy.
- Je me suis laissé entendre que tu avais une relation nouvelle avec une personne de l'établissement…
Peter pâlit et enchaîna peu sûr de lui :
- Ah oui ?
- Est-ce vrai ?
- Vous fouillez ma tête ? Vous savez déjà la réponse hein ?!
- Non, Peter, je ne fouille pas ta tête et je ne sais rien, si ce n'est une vague rumeur. Et je suis tout disposé, soit à la laisser passer, soit à en discuter avec toi, si tu le désire, bien entendu.
- Ah… oui ?
- Oui.
Peter resta interdit quelques secondes, comme pétrifié, Charles voyait les rouages de son cerveau s'agiter sous sa caboche, il pouvait entendre les cliquetis de son esprit fonctionner à toute allure. Puis le jeune homme s'agita brutalement cherchant où s'assoir et parcourut la pièce à vive allure avant de trouver refuge sur un siège en cuir. Celui qu'Erik occupait lors de leur partie d'échec. Charles sourit, le fils assit à la place du père… le savait-il seulement ?
- Vous avez entendu quoi au juste ? questionna Peter en levant vers Charles un regard moins enfantin qu'à l'ordinaire.
- Que Kurt et toi, vous…
- Ah ! Oui… heu… drôlement bien renseigné votre source ! s'exclama Peter glacé jusqu'à l'os.
- Qu'y a-t-il ?
- Eh bien… eh bien… oui…
- Oui ?
- Oui, je… on s'est embrassé quoi.
- Et c'est la première fois ?
- … Je… je sais pas trop…
- Comment ça ?
- Eh bien… je sais pas si ça représente quelque chose ou si c'est juste une pulsion passagère quoi.
Charles prit place face à Peter, de l'autre côté de l'échiquier.
- Comment vous avez su ?
- Pardon ?
- Comment vous avez su que vous aimiez les hommes ?
Le télépathe esquissa un sourire. Cette question était si intime et pourtant elle le plongea dans les méandres de ses propres souvenirs, s'obligeant à se rappeler, pourquoi il avait été hanté par l'image d'un homme durant des années.
- Je crois qu'au début j'ai confondu cela avec de la fraternité et de l'admiration… ce n'est que bien plus tard que j'ai compris… que j'ai su.
- Comment ?
- Quand après des années, je ne pouvais le retirer de mon esprit. Pensant à lui soit avec rage, soit avec passion, mais impossible de l'oublier. Alors, j'ai su, j'étais certain.
- On parle de mon père là hein ?
- Oui, Peter, on parle de ton père.
- C'est chelou quand même.
- C'est toi qui m'as demandé.
- Ouais… mais quand vous avez su, vous avez pas eu peur ?
- Peur de quoi au juste ?
- Peur de… je sais pas trop… du regard des autres ? De son rejet ? De ne pas savoir comment faire ?
Charles regarda intensément Peter, il voyait l'inquiétude dévorer ses pensées. Il le détendit par un habile et discret jeu d'esprit avant d'enchaîner :
- J'étais terrifié à l'idée qu'il me repousse. C'est pourquoi je suis resté cloîtré ici des années à ne rien faire pour essayer de le croiser. J'avais peur qu'il lise mon secret en moi et qu'il me rejette. Qu'il se moque de mes sentiments. Je ne l'aurais pas supporté.
- Ah…
- Je n'avais pas peur du regard des autres, ça non, je suis tel que je suis et je n'ai pas à m'en cacher, je vis tel que je me suis promis d'être : sincère avec moi-même. Ce que pensent les gens, je ne le sais que trop bien, alors leur regard coupable ou leur belle morale sans fond ne m'atteignent pas. J'ai dépassé ce stade et je suis trop âgé pour me soucier du quand dira-t-on. La vie est faite pour être vécu pleinement, pas pour vivre caché… je suis un homme, je suis un mutant, je suis amoureux… de tout cela je ne m'en défends pas, au contraire, j'embrasse cette vérité qui fait de moi qui je suis.
Peter fondit son regard dans le bleu pénétrant de Charles. Le professeur avait parlé avec toute la sincérité dont il était pétri et il avait livré son savoir sans retenu au garçon, espérant l'éclairer quelque peu.
- Je suis pas sûr d'avoir tout compris, mais… en gros, c'est cool, vous êtes gay et vous avez pas peur de le dire.
- De l'assumer serai plus exacte, mais oui, c'est ça.
- J'aimerais être comme vous…
- Tu veux dire un séduisant quarantenaire ? s'amusa Charles.
- Heu non ! Mais sûr de lui !
- Ah ça… et pour toi et Kurt ?
- Ah oui… eh bien… je sais pas trop… j'ai embrassé Tornade aussi…
- Ah…
Charles essaya de masquer sa surprise. Décidément son école devenait le lieu de rencontre idéal pour mutant !
- Kitty aussi, même si elle est un peu jeune hein…
- En effet…
- Mais Kurt, je sais pas… c'est différent. Et pas parce qu'il est bleu hein !
- Tu as des sentiments pour ce garçon ?
- Ouais… mais je sais pas si c'est pareil pour lui.
- Vous vous êtes bien embrassé non ?
- Ouais…
- Il faut être deux pour le faire n'est-ce pas ?
- …
Peter ouvrit et refermât la bouche.
- Ouais… ouais faut être deux…
- Il t'a repoussé.
- Non…
- Qu'est-ce qu'il a dit une fois le baiser terminé ?
Peter se souvînt avec le cœur serré de ce qu'il était advenu.
- Il a transplané.
- Tu l'as revu depuis.
- Il m'évite…
- Tu devrais lui parler.
- Mais, s'il n'éprouve pas la même chose ? Et s'il me juge ? Me repousse ?!
- … Kurt est loin d'être insensible et idiot. Il a vécu pas mal de chose qui lui ont laissé un gout amer… je pense que ton baiser l'a surpris, mais si tu prends la peine d'en parler avec lui…
- Et s'il ne veut pas de moi ? demanda dépité Peter.
- Tu as deux solutions alors : soit tu acceptes son choix et vous redevenez des amis, soit tu lui prouves le contraire en te montrant attentionné et prévenant… s'il est attiré par toi, cela va de soit… la patience est souvent la meilleure arme qui puisse exister.
Peter, soupira, puis se releva.
- Merci Professeur… je ne savais pas trop avec qui en parler.
- Je suis là, si tu as besoin, mais ton père aussi tu sais il peut…
- Ah non ! Pas lui ! Il…
- Ne comprendrait pas ? sourit Charles.
- Heu… si, mais heu… c'est gênant… c'est comme parler de sexe avec lui, c'est bizarre non ?
- Je ne suis pas bien placer pour répondre à cette question.
- Ah oui ? … Ah, ouais, carrément, vu que tous les deux vous… enfin bref… je vais aller voir Kurt et on va parler, comme vous avez dit.
- Je suis heureux ai j'ai pu t'aider.
- Beaucoup Prof' ! Merci !
Peter disparu dans un courant d'air, laissant Charles seul avec ses pensées. La discussion avec Peter avait été une petite bulle d'air dans son océan de présomption. Maintenant il devait vraiment discuter avec Erik.
- Ma fille ?
- Oui.
- Tu es certain de ce que tu avances Charles ?
- Certain, non.
Erik fini de se mettre nu et jeta son bas sur la chaise, qui recevrait chaque nuit ses habits. Sur son front plissé des marques apparurent, celles d'un homme soucieux.
- Que préconises-tu ?
- Je dirais que l'inaction serait notre plus grande erreur.
Erik s'installa dans le lit, il regarda le corps mince et nu de Charles circuler dans la pièce tandis qu'il éteignait encore machinalement les lumières à la main. C'était une nuit sans ombres, sans lune, sans lumière. Charles était devenu ténèbres au cœur de leur chambre.
- Tu veux que je lui téléphone demain ?
- Ce serait un bon début.
- Et si elle se révèle être une réelle menace. Tu crois qu'il me suffira de la gronder, comme un père sévère pour la faire rentrer dans le rang ?
- Evidemment que non, c'est une Lehnsherr, si élevé la voix avait suffit, cela fait bien longtemps que tu n'aurais plus été une menace.
- Ah, c'est une qualité alors ? s'amusa Erik tandis que Charles rentrait enfin sous les draps.
- Un trait de caractère qui tantôt m'exaspère au plus au point et me fait dire à quel point tu es un homme d'exception.
- Viens là…
Erik embrassa le front de Charles, cherchant ses yeux dans le noir.
- Et ce n'est pas en hurlant que l'on domestique un loup sauvage…
- Je suis un loup ? sourit Erik taquin en refermant ses bras sur Charles.
- Tu es le pire de tous…
- Amis j'ai fini par être apprivoisé par le plus doux des chiens, répondit le blond en mordillant doucement la peau tendre de la nuque du brun.
- Erik… c'est…hum…
- Divin ?
- Sérieux !
- Entre toi et moi, c'est toujours sérieux, s'exclama Erik en s'allongeant de tout son long sur Charles.
Il ne l'écrasait pas, il lui faisait juste ressentir son poids, la moiteur de son corps et son attente plus que palpable.
- Toi, tu n'as plus envie de discuter, sourit Charles gagné par la chaleur badine de son amant.
- En effet… de ta bouche je ne veux plus entendre que des soupirs et des gémissements.
- Et comme souvent tu vas obtenir ce que tu désires.
Erik embrassa Charles, enfouissant sa langue dans la bouche brûlante du brun.
- Il n'y a que toi que je désire, désormais rien ne compte plus…
Charles répondit au baiser avec fougue et écarta ses cuisses, le balai lent des mouvements qu'ils connaissaient si bien désormais s'enchaînant. Unissant leur corps l'un à l'autre, reliant leurs âmes et leur amour dans un acte impérieux et nécessaire. Un exutoire délicieux qui leur faisaient perdre à l'un et l'autre les règles de la bienséance qui voulait qu'au beau milieu de la nuit on ne devait pas hurler de plaisir et encore moins réveiller tout un étage d'étudiants endormit et traumatisés !
Wanda était là, dehors, tapis dans l'ombre, elle attendait son heure. Elle regarda les lumières s'éteindre une à une. Elle attendit dans cette nuit sans étoiles que l'heure passe avant d'approcher. Telle un chat, elle glissa sans bruit jusqu'à la porte qui donnait accès à la cuisine. Elle força la serrure d'un simple tour de son esprit. Elle était décidée. Elle voulait son père. Elle le voulait avec elle pour dominer le monde… et comment mieux l'obliger à le rejoindre qu'en lui rendant sa liberté ? Elle avait retourné le problème dans son esprit, mille et mille fois. Son père ne quitterait pas la loque qu'était Charles. Il était bien trop soumis par son influence. Elle devait le libérer ! Elle devait lui montrer le vrai combat : la suprématie mutante !
Wanda savait ce qu'elle devait faire, mais elle ne savait pas exactement comment procéder. Elle devait éliminer Charles et faire passer son assassinant pour un projet des Humains. Pour se faire, elle avait acheté un pistolet de combat… acheté, dérobé… le bien le mal n'était que des mots donné sur des actions, jugé par les autres. Elle ne pouvait pas rester sans rien faire tandis que le mutant le plus puissant du monde se roulait dans la luxure et la bêtise ici ! Perdant son emprise sur le monde ! Oui, Wanda avait une mission : rendre l'éclat à son père : à Magnéto ! Et ensemble ils asserviraient le monde !
Elle gravit sans bruit les marches de l'imposant corridor. Peter lui avait tellement décrit l'endroit, qu'elle le connaissait par cœur. Elle n'avait pas peur. Sa main ne tremblait pas contre la lourde crosse froide qu'elle tenait au creux de sa main. Elle allait rentrer dans la chambre de Charles, le tuer et ensuite manipuler l'esprit de son père pour lui faire croire à une attaque du gouvernement américain… demain, il y aura un bain de sang et elle serait en marche vers le pouvoir !
Elle souriait. Elle était sûre d'elle. Le cœur léger et l'esprit tranquille et atteignit l'étage en question. Elle compta le nombre de porte et s'arrêta devant celle où dormait le couple. Elle colla son oreille pour confier à un sens la confirmation que lui dictait son cerveau : ils dormaient. Wanda fit, ce pourquoi elle c'était entraîné les dernières semaines. Elle effaça son onde cérébrale, se rendant invisible au cerveau de Charles. Elle entra sa mal dans la pièce. Il y faisait plus noir que dans un four. Cependant à cet instant la chance lui sourit, la mettant encore plus en confiance : la lune sortit de sa retraite et dessina l'espace d'un lit, avec deux corps assoupit. Wanda respira l'air chaud et encore moite, ils avaient baisés… c'était certain ! Cette odeur de sperme et de sueur ne la trompait pas. Elle s'approcha et fit la grimace. Comment son père pouvait se dévoyer à une telle créature insignifiante et faible ?
Elle resta un moment à regarder son père, les traits mûrs, la beauté d'un homme qui a vécu, sa respiration lente, son charisme, tout cela elle le voyait, ainsi que son pouvoir. Elle posa ensuite son regard sur Charles… petit, fragile, laid… elle tendit l'arme devant elle et visa le crâne de Charles.
- Pas de dernières volontés professeur ? chuchota-t-elle avec sarcasme tout en retirant la sécurité sur l'arme.
Elle ajusta le tire et avec morgue elle ajouta :
- Tu m'as pris mon père, je vais te prendre bien plus.
Dans le parc, le coup de feu retentit, effrayant les chouettes et autres animaux nocturnes qui chassaient. Dans le parc, il ne c'était agi que d'un bruit sec, il n'y eu pas de conséquence… non, pas dans le parc…
On dirait la fin d'un chapitre... ah bah oui... hihi!
J'ai essayé d'aborder plusieurs thèmes sensible dan ce chapitre te j'espère que cela vous a plu ! :D
ah oui... je laisse encore un cliffhanger... a votre avis? Que va-t-il se passer?
Allez dites-moi tout !
Belle journée à vous !
A très vite !
