Allez un nouveau chapitre, en espérant que je puisse continuer sur ma lancée encore un petit moment. Pour celui ci une explication un peu plus précise d'Alistair et une rencontre brève de Garrett.
Dia: oui j'avais fais une...pause n'est pas le mot juste, parce que une pause d'un an c'est comme dire que qu'une crevasse est un trou. Enfin bref j'essaye de m'améliorer. Dans tous les cas, merci de ne pas avoir lâcher l'affaire, c'est toujours super de voir des gens qui suivent toujours cette fic longtemps après son démarrage. Alors non je ne donnerai pas mon adresse et oui j'ai l'intention de laisser encore un peu de suspens, je suis comme ça moi, je partage le suspens. Oui j'ai rallongé mes chapitres, notamment parce que j'aimerai faire 20 chapitres et qu'il faudrait que je m'y tienne. Merci encore et à bientôt !
Emelyne: Je n'y vais jamais de main morte, d'autre révélation comme ça peut être pas, mais sait-on jamais que je prépare encore des surprises. Bisous
Hlne 11: Merci, j'espère bien que personne ne s'y attendait sinon ce n'est pas drôle, pour moi dans tous les cas. Bisous.
Voilà la compagnie. Je vous laisse continuer à faire vos suppositions. Après tous... j'adore ça. Bisous !
- Bella tu m'entends, demanda Carlisle à côté d'elle.
- Mais bordel qu'est-ce qui se passe ? S'énerva Alistair mort d'inquiétude.
- Bella est-ce que tu entends ma voix ?
La brune grogna en se tenant la tête. Elle ouvrit les yeux mais tous semblait bouger.
- Je n'ai rien compris, nous parlions quand tout à coup elle a fait une crise d'angoisse et elle est tombée dans les pommes.
- Qu'est-ce que vous lui avait dit ? L'interrogea Edward tendu.
- Secret pro...
- Oh mettez le vous où je pense votre secret professionnel ! S'énerva Edward furieux. Cette personne n'est plus Isabella Volturi. C'est une femme amnésique qui a passé cinq années dans le coma suite à une rencontre entre sa voiture et un train, alors si vous avez des informations vous avez plutôt intérêt à me les faire parvenir, sinon je vous colle au trou.
- Vous pouvez aller vous engueuler ailleurs, Bella a besoin de calme et d'un grand verre d'eau, trancha Carlisle en la portant jusqu'au canapé le plus proche.
Consciencieusement le docteur palpa la tête de la brune, jusqu'à ce qu'elle grimace en grognant.
- Est-ce que vous auriez de la glace s'il vous plaît ? Demanda calmement Carlisle attendant que l'avocat lui en passe pour la poser sur la tête de Bella. Tu vas avoir une belle bosse.
- Je suis un être déplorable, grogna-t-elle appuyant un peu plus la glace sur sa tête.
- Ne dis pas de bêtises, se moqua gentiment son amant en lui caressant la main.
- Si ça se trouve, tout ça est de ma faute, cet avocat vient de me dire que j'avais orchestré ma mort...
- Bella ce n'est pas le genre de truc que l'on dit devant des flics bon sang ! Lança Alistair en se frottant la nuque de gêne.
James ferma tranquillement la porte du bureau et s'adossa dessus en croisant les bras.
- Maintenant nous sommes entre amis, s'écria James sérieusement. Je ne connais pas beaucoup Bella, mais Edward est un pote. Alors les amis de mes amis sont mes amis. Tout ce qui sera dit ici, ne sortira pas d'ici si Bella ne le désire pas. Qu'est-ce que ça peut bien me faire à moi si elle a cherché à disparaître, que dalle ça remonte à six ans et ça ne va pas changer ma vie. Le corps qui a été mis à la place de celui de Bella dans la voiture a été exhumé et après de plus amples recherches nous avons pu l'identifier. Une toxico sans famille qui avait disparu des fichiers depuis un moment. Alors c'est malheureux pour elle, mais elle était déjà certainement morte d'une overdose avant que l'on l'a mette dans l'auto. Non moi ce que je veux vraiment savoir, c'est pourquoi, si Bella a vraiment orchestré sa mort, elle s'est retrouvée sur une voie ferrée à rencontrer un train. Quand on veut se faire passer pour mort, on évite généralement de se suicider juste après. Qu'est-ce que vous en pensez Monsieur Scott ?
L'avocat ouvrit plusieurs fois la bouche mais rien n'en sortit. James s'installa donc dans un des fauteuils avec le sourire aux lèvres.
- Pour une fois, c'est un flic qui vous fait taire, ça doit vous faire bizarre, s'amusa James en croisant les bras. J'aime la logique, les puzzles c'est une passion pour moi et en tant que grand connaisseur, je peux vous dire qu'il manque une pièce dans l'histoire de Bella.
Le silence tomba, jusqu'à ce que Jasper ouvre la porte en trombe en essayant tant bien que mal de se débarrasser de la secrétaire.
- Lâchez moi vous ! S'énerva-t-il avant de tourner son regard vers Carlisle. Peter m'a appelé en me disant que Bella avait fait un malaise. Comment va-t-elle ?
- Ça ira, répondit Carlisle en souriant.
- Monsieur vous n'êtes pas autorisé à entrer ici ! Insista la secrétaire têtue.
- C'est bon Anne, je m'en charge, intervint Alistair en la congédiant. Il serait mal venu de ma part de mettre l'un de mes collègues les plus estimés à la porte.
Jasper reporta aussitôt son attention sur leur hôte. De nom, Jasper le connaissait forcément. Alistair Scott avait une sacrée réputation. Mais que lui sache qui il était, lui semblait déjà plus improbables.
- Savez vous Monsieur Whitlock qu'il existe une classement secret des 100 meilleurs avocats de ce pays ? Demanda Alistair en s'appuyant sur son bureau les bras croisés.
- Oh vraiment, ai-je le privilège d'être dedans ? Répondit froidement le meilleur ami de Bella.
Alistair se mit à rire en secouant la tête.
- Vous êtes surveillé depuis quelques années, avoua Alistair avec un sourire diabolique. Même si c'est assez étonnant que l'on entende plus parler de vous depuis quelques mois. Vous êtes un concurrent très prometteur pour votre âge. Il s'avère que sur le nombre d'affaires traitées et gagnées depuis quelques années, vous avez été brillant. Je suis actuellement deuxième du classement et vous quatrième.
- Oh mon dieu qui est l'impudent qui a osé me voler ma place sur le podium ? Se moqua méchamment Jasper n'aimant pas trop être analysé de cette manière.
- Jenks, de Seattle, l'avocat que j'avais conseillé à Bella il y a six ans de cela, répondit Alistair en retournant dans son fauteuil.
- J'ai travaillé avec Jenks, il est excellent, admit sincèrement Jasper. Mais pourquoi Bella aurait-elle eut besoin d'un autre avocat si elle en avait un meilleur ?
- J'aime votre mordant et votre froideur. En audience c'est toujours passionnant à voir, le félicita Alistair avec le regard perçant. Pourquoi vous enfermez vous à Seattle, New-York a tellement plus à proposer...
- Je vous arrête tout de suite, j'ai bien assez d'argent pour vivre sans travailler, j'aime mon métier mais je déteste les New-yorkais.
- Et pourtant vous semblez être ami avec Bella, on ne fait pas plus New-yorkaise qu'elle, contra l'avocat fier de lui.
- J'ai dis les New-yorkais, pas les New-yorkaises, ne lâcha pas Jasper hargneux.
- Quand vous aurez fini votre échange de plaidoirie, peut être que l'on pourrait se pencher sur mon cas, s'impatienta Bella en se redressant dans le canapé. Non parce que je ne voudrais inquiéter personne, mais il paraît que j'ai prévu ma mort alors...
- Ce n'est qu'une supposition, tenta de la rassurer Edward avant de se tourner vers Alistair. Parce que je suppose bien évidemment que vous n'avez aucune preuve de ce que vous avancez.
- Et bien à part ce que j'ai dit à Bella à propos des comptes, du testament et d'un nouvel avocat à Seattle qui est assez connu dans le métier pour...son talent.
- Et ses faux papiers, ajouta Jasper malin. N'ayez pas peur de parler devant eux. Sans preuves, de toutes manières ils ne pourront rien faire et Jenks et bien trop intelligent pour en laisser.
- Quel intérêt Bella aurait eu à se faire passer pour morte enfin ? S'interrogea Edward en fronçant les sourcils.
- Certaines procédures sont bien plus rapides avec une mort, plutôt qu'avec une passation de pouvoir, expliqua Alistair en haussant les épaules. Comme l'héritage de Volturi Entreprise. Et surtout...
- Ça permettez à Rosalie d'être plus légitime dans son poste, comprit Bella en fermant les yeux. J'étais le requin des affaires, toutes les alliances, tous les contrats que j'avais put faire avec d'autres entreprises auraient pu devenir bancales en cas de changement de PDG. Sauf si j'étais morte. Ils n'avaient pas trop le choix, ils étaient bien obligés d'essayer avec Rose pour sauver leurs plumes, alors que moi en vie, ma sœur n'aurait jamais put se faire une place.
- Est-ce une raison suffisante ? Demanda James sceptique.
- Si j'avais l'intention de refaire ma vie avec mon amant Alec à Seattle, il y a de grandes chances que oui, balança Bella en se frottant le visage.
Alistair leva les yeux au ciel, mécontent qu'elle en dise autant sur elle. Bella reporta aussitôt son regard vers lui, ayant bien remarqué sa réaction.
- Vous étiez au courant ? L'interrogea-t-elle maligne.
- Bien sûr que j'étais au courant. Je suis ton parrain et même si ta famille l'ignore, moi je le sais. Tu me disais tous Bella. Et arrête de me vouvoyer, ça me perturbe.
- Je ne peux pas faire autrement, je ne me rappelle pas de vous...de toi. Qu'est-ce que je t'ai dit d'autre, j'ai besoin de savoir.
- Pas grand chose, je pense juste que tu as eu un raz le bol. De ta famille, de ton mari, tout simplement de ta vie. Alec et Angela t'ont montré une autre façon de vivre et je pense que ça t'a prit un bon moment, mais que tu as choisi cette voie.
- Tu connais Angela Weber ? Demanda Bella surprise.
- Bien sûr c'est toi qui a arrangé son premier rendez vous avec moi. Depuis je m'occupe de ses affaires. Mais elle s'appelle Cheney maintenant.
- Et je la connais d'où ?
Alistair secoua la tête avec un sourire en coin. Même si la situation ne le faisait pas vraiment rire, devoir expliquer à sa filleule toutes ces choses lui semblaient improbables.
- Elle est venue un jour à Volturi Entreprise avec un projet solide, mais risqué. Elle a du attendre des mois pour avoir un rendez vous. Mais tu aimais bien tout contrôler, alors un jour tu es passé dans le couloir et ta secrétaire faisait barrage. N'ayant jamais entendu parlé d'Angela, tu as pris son dossier et tu l'as faite entrer directement dans ton bureau. Elle t'a exposé son projet et tu l'as refusé, lui exposant les risques pour l'entreprise.
- Et cette fille est restée mon amie ? S'étonna Bella n'y comprenant plus rien.
- Oui, parce que tu as tout de même investi dans son projet, mais avec tes ressources personnelles, pas avec celle de l'entreprise, répondit-il en haussant les épaules. Tu as investi intégralement et même si la première année a été compliquée, avec notre aide, l'entreprise d'Angela a vite prit de l'ampleur et est à présent le leader de son marché. Tu es autant une bonne élève qu'un bon maître. Tu as appris tous ce qu'il fallait à Angela et maintenant elle met en pratique et je peut te dire que je te revois beaucoup en elle.
- Où est-elle à présent ? Continua Bella curieuse.
- A Seattle, répondirent en même temps James, Edward et Alistair.
- Comme par hasard, siffla la brune ironiquement. Mais pourquoi Rosalie ne m'en a pas parlé, si j'ai investi dans l'affaire, je dois être actionnaire et donc c'est Rose qui doit recevoir les dividendes.
- Non, répondit Alistair en croisant à nouveau ses bras. Ces dividendes là sont versés sur le seul compte qui n'appartient pas à Rosalie...
- Mais à Alec, comprit Bella en riant jaune. J'ai fait en sorte d'ouvrir un compte sur lequel ma famille ne pouvait avoir aucun pouvoir. Ainsi si je voulais me faire passer pour morte, c'était beaucoup plus simple d'avoir un compte qui n'étais pas à mon nom. Alec ne m'aurait jamais volé un centime, la preuve, il n'a toujours pas touché à ce compte. Étais-je vraiment aussi machiavélique ?
- Non tu étais intelligente et douée, la contra Alistair le regard fier. Tu as fait ce qui été nécessaire pour te libérer de la prison qu'était devenu ta famille et ton entreprise.
- Ça ne nous explique pas pourquoi tu t'es retrouvée sur cette voie ferrée, ajouta James n'en démordant pas.
- Peut-être que quelqu'un était au courant et n'a pas apprécié, réfléchit Edward en cherchant qui en serait capable. Le problème, c'est qu'ils ont tous un alibi. J'ai vérifié leur agenda. L'hôtel où étais Démétri confirme sa présence sur les lieux, il y a même sa signature sur les documents. Rosalie était à un banquet avec plusieurs témoins, Jane était avec sa mère, Vera recevait du monde chez elle, il n'y a qu'Alec qui ne sait toujours pas précisément ce qu'il faisait à ce moment là.
- Il ne m'aurait pas fait un truc pareil, intervint Bella sûr d'elle.
Carlisle tourna un regard amusé vers elle.
- Non je ne le défend pas tout le temps, grogna-t-elle mécontente. Mais quel intérêt avait-il ?
- Ça fait probablement beaucoup d'argent, tenta de la convaincre James.
- Mais peu importait, le compte était déjà à son nom ! Argumenta-t-elle certaine qu'Alec n'y était pour rien. C'est le seul à m'avoir dit qu'il se sentait responsable de tout ça, parce que si ça m'était arrivé, c'était certainement parce que j'avais cherché à le rejoindre. Tout ce que l'on a entendu aujourd'hui prouve que oui, j'allais le rejoindre. Il m'aimait, je lui offrais un compte en banque bien fourni, je quittais tout ce que j'avais pour lui. A votre avis, ça vous donnerez envie de tuer cette personne ?
- D'accord, alors quoi ? Tu t'es fait ça toute seule ? Lança Jasper mécontent quelle cherche à disculper tout le monde.
Bella arrêta aussitôt de parler et réfléchit du plus profond d'elle même. Une idée commença à germer dans sa tête et elle pouvait sembler stupide mais pourtant tellement réaliste.
- J'étais en voiture, souffla-t-elle le regard dans le vide.
- Oui et alors ? S'impatienta Jasper ne voyant pas où elle voulait en venir.
- J'ai eu cet accident quatre jours après mon anniversaire. Une journée pour préparer mes affaires et trois autres pour faire la route jusqu'à Seattle. Si j'avais vraiment envie de changer de vie, de convaincre Alec que c'était lui que j'avais choisis, j'ai dû faire preuve d'impatience et probablement d'imprudence.
Elle vit les mines graves et songeuses de ses amis et continua de développer son idée.
- Est-il vraiment aussi improbable que ça que je me sois endormie au volant ?
Bella remarqua aussitôt les regards fuyants des deux policiers. C'était une hypothèse vraiment probable et ils comprirent que c'était une option à ne pas négliger.
- Est-ce que ça serait possible Carlisle ? L'interrogea-t-elle sentant les larmes lui monter aux yeux.
- Techniquement oui, mais je trouve troublant que tu te sois endormie précisément à l'endroit où tu avais des risques de rencontrer un train, répondit-il sceptique. Ce n'est pas parce que c'est une option valable, que c'est l'unique. C'est peut être ça et ça ne l'est peut être pas. Je sais qu'au fond de toi tu espères que ce soit celle ci, ainsi personne ne serait mis en cause, Mais ce n'est pas parce que tu l'espères de tout ton cœur que c'est la vérité.
- Allez voir Jenks, c'est un chic type, il aura peut être des informations pour vous, moi je ne sais pas ce qui s'est passé lors de vos rendez vous, conseilla Alistair mal à l'aise vis à vis de cette histoire. Bella tu es une personne d'exception et tu es du genre à tout organiser avant de partir. Alors certes, la voiture c'est plus discret que l'avion, payer les hôtels en liquide sous un faux nom, c'est faisable, mais tu n'as jamais eu besoin de beaucoup de sommeil. Je ne dis pas que c'est impossible, je dis juste que venant de toi ça serait surprenant.
- Puis il nous reste le légiste qui a trafiqué l'autopsie à retrouver, intervint Edward sérieusement. Lui aussi aura peut être des réponses.
- Si je comprend bien, il nous reste Garrett à voir ici et ce sera fini, nous pourrons repartir pour Forks, ajouta Bella en serrant la main de Carlisle.
- En effet, James continuera à faire des recherches ici et moi à Seattle, répondit Edward compréhensif.
- Parfait, alors allons-y dès maintenant et retournons chez nous le plus vite possible, s'enthousiasma-t-elle en se levant précipitamment.
- Bella c'est une décision à réfléchir, tenta de la calmer Edward. C'est ta famille, tu ne peux pas prendre la décision de les abandonner...
- Bien sûr que si elle peut, clacha froidement Alistair en fusillant le policier du regard. Elle a fait assez pour cette bande d'ingrat, laissez la profitez de sa nouvelle vie. Cette décision, Isabella l'a déjà prise il y a six ans de cela. Plus rien ne l'attend ici.
- Sauf un mari, une sœur, une vie ! N'en démordit pas Edward.
- Ça fait six ans qu'ils vivent sans elle, ils continueront à le faire. S'ils l'aiment assez, alors ils prouveront que pour une fois ce n'est pas à Bella de faire les sacrifices. C'est elle l'amnésique, elle a une vie stable loin d'ici apparemment et elle a l'air d'y tenir. Alors ce sera à eux de s'adapter à elle et plus le contraire.
Jasper révisa son jugement aussitôt. Alistair lui plaisait bien en définitive. Derrière ses airs froids et je-m'en-foutiste, il tenait sincèrement à Bella. Carlisle lui, n'avait aucun mal à faire confiance à cet homme. Tout dans ses gestes, dans sa posture et sa façon de parler, prouvait qu'il serait prêt à tout pour Bella. Même à la faire passer pour morte une deuxième fois.
- Elle a perdu cinq années de sa vie dans le coma et le reste à travailler sans jamais profiter, laissez la vivre, supplia presque Alistair en s'approchant et en prenant sa filleule dans ses bras. Ne regarde plus en arrière, rien ne t'y attend.
Bella se serra de toutes ses forces dans ses bras, retenant avec difficulté les larmes qui pointaient au coin de ses yeux. Des images furtives lui revinrent en mémoire, certaines de ce bureau, d'autre du sien. Ils avaient toujours fait en sorte de garder une relation professionnelle, mais au fond, ils s'adoraient comme une vraie famille.
- On se reverra dans quelques années, quand je prendrai ma retraite, j'ai l'intention de venir voir comment tu vis, donne moi de tes nouvelles.
Après un dernier sourire, Bella rejoignit Peter et Charlotte qui les attendaient dans le couloir. Edward et James restèrent encore un peu avec Alistair pour obtenir de plus amples explications sur certaines choses, comme les concurrents potentiellement dangereux de Bella.
- Dès qu'on arrive à Forks, je vais chez Alec et je lui pète les deux genoux à ce connard, ça lui apprendra à nous faire perdre du temps, cracha Jasper en regardant Bella. Tu as le chic pour les choisir, il n'y a pas à dire.
- Je suis censé le prendre comment, se moqua Carlisle en fronçant les sourcils.
- Toi tu es juste l'exception qui confirme la règle. Mais alors les deux autres ils sont bien perchés. Pourquoi tu les as choisis dans la même famille ?
- Toi le mec qui bave sur Jane, la sœur de mon ex mari et de mon ex amant, tu me demandes pourquoi j'ai succombé au charme de la famille ? Se marra Bella en lui faisait le regard qui lui interdisait de la contredire.
- Ça n'a rien à voir... Jane est très jolie et très sympathique mais, enfin les femmes, c'est complexes.
- C'est pour ça que tu as rendez vous à dîner avec elle ce soir, ajouta Bella avec un petit sourire en coin qui fit rire Carlisle.
- Mais comment tu sais ça toi ? Tu as une espèce de don de voyance ? S'échauffa Jasper sous le regard hilare de son frère.
- Non, j'ai juste des agents secrets implantés dans ton appartement, alors la prochaine fois évite de laisser ton portable prêt d'Emmett ou Alice. Je ne te dirais pas lequel des deux t'a vendu, ce serait moche de ma part.
- Alors on pactise avec les suspects Jaz, lança Edward en sortant du bureau.
- Toi t'es mal placé pour me faire une réflexion monsieur je bave comme un Saint Bernard devant Rosalie, se vengea Jasper fier de lui.
Bella regarda Edward avec surprise. Vraiment ? Edward et Rosalie ? L'idée semblait étrange mais pas incongru.
- Un flic et Rosalie, ça ne serait pas si mal pour elle vu ce connard qu'elle se trimballe et dont elle a du mal à se débarrasser, commenta Alistair en les rejoignant. Heureusement que Bella n'étais plus là quand Royce a levé la main sur Rose, parce que sinon c'est lui qui aurait fini sur une voie ferrée. Bon je vous laisse, j'ai encore pas mal de boulot. Vous avez mon numéro en cas de besoin.
Bella espérait sincèrement ne jamais tomber sur ce Royce, parce qu'effectivement il risquait gros. Carlisle la surveilla de prêt tout le long du voyage, sa bosse n'avait pas l'air grave mais il préférait rester vigilant. Étrangement la salle de sport de Garrett était toute petite et un peu délabrée vu de l'extérieur. Bella se demanda comment elle avait pu débarqué là dedans si elle était aussi fortunée. Peut être était ce la chose qui l'avait attirée ici. Elle n'eut pas besoin de demander à qui que ce soit où étais le patron.
- C'est lui, lança-t-elle en le montrant du doigt. J'en suis certaine.
- Ta mémoire te revient de plus en plus, c'est une bonne chose, se réjouit Carlisle en lui serrant la main.
- Oui incroyable de voir qu'elle arrive à ce rappeler d'absolument tout le monde, sauf les membres de sa famille, fit remarquer Edward en haussant les épaules.
- Si j'ai vraiment tiré un trait sur mon passé et sur ma famille pour commencer une nouvelle vie, c'est peut être un effet secondaire, répondit-elle en grimaçant.
La réaction du fameux Garrett fut assez drôle. James dut le retenir pour ne pas qu'il tombe dans les vapes lorsqu'il posa ses yeux sur Bella. Au moins un qui avait une réaction appropriée. C'était un bel homme aux yeux rieurs et au sourire malicieux. Bella s'en souvenait comme quelqu'un de très drôle en dehors de la salle, mais de très exigeant à l'intérieur. Le cœur de la jeune femme ne cessa de battre, sa mémoire lui revenait totalement vis à vis de cet homme, rien ne lui échappait, comme si Garrett était une personne qu'elle n'avait pas oubliée.
Après s'être installé dans un endroit plus discret, Edward et James recommencèrent une fois encore leur interrogatoire. Mais Bella, elle, n'avait plus qu'une seule envie, en finir. Sans vraiment réfléchir à la réaction de sa famille, elle ne rêvait que de repartir pour Forks, le plus tôt possible.
- Bien donc vous ne savez rien de cette histoire, soupira James en notant quelque chose sur son bloc notes. Connaissiez vous un minimum Bella ?
- Nous avons passé quelques soirées en dehors du complexe sportif en compagnie d'Alec et Angela. Alec est un ami de longue date...
- Il est partout celui là, grogna Edward en serrant les dents.
- C'est un type bien, le défendit Garrett n'appréciant pas son ton. Et si il y a bien une chose qu'il n'aurait pas été capable de faire, c'est de faire du mal à Bella. Il s'en est assez voulu lorsqu'il a déconné et que ces sales types s'en sont pris à elle. Son frère a prit un malin plaisir à le culpabiliser encore plus. Désolé Bella, mais pour Alec tu étais la femme de sa vie, il n'a toujours aimé que toi. Alors je suis prêt à parier tout ce que j'ai parce que je suis sûr qu'il n'aurait jamais touché un seul de tes cheveux.
- Je sais, lui certifia-t-elle avec un sourire tendre qui déplut légèrement à Carlisle.
Il n'y pouvait rien, Alec lui restait en travers de la gorge, bien plus que Démétri. Et Bella n'avait aucune preuve tangible qu'Alec était innocent, surtout qu'il y avait de plus en plus de choses qui l'incriminée.
- Je suis content de te savoir en vie, même si c'est un sacré choc, lui sourit Garrett. Est-ce que tu es heureuse au moins maintenant.
- J'ai tout ce qu'il me faut à présent, oui, répondit-elle sincèrement.
- Ce n'est pas comme si il te manquait une mémoire, une vérité sur ce qui s'est passé et un héritage, clasha Edward mécontent de la voir défendre Alec.
- J'ai une vie, un appartement, un magnifique petit ami, un travail et une bonne bande de potes, lança froidement Bella têtue. C'est tout ce dont j'ai besoin. Voilà pourquoi en rentrant je commande nos billets d'avion. Il est temps de laisser le passé au passé, et si vraiment un assassin en a toujours après moi, il aura à faire face à cette bonne bande d'amis que je viens de me faire.
- C'est une bêtise Bella de partir aussi précipitamment, lui rappela Edward en se frottant la nuque.
- C'est sa décision Edward, trancha Carlisle calmement. Respecte la.
Le policier abandonna donc, voyant bien qu'aucun des deux n'allaient lâcher le morceau. Pour lui, Bella n'avait pas encore tiré assez d'informations de sa famille et si elle semblait convaincue qu'ils n'y étaient pour rien, Edward lui n'arrivait pas à admettre que ça puisse être aussi simple qu'un assoupissement au volant ou un concurrent mécontent. Laissant un peu de temps à Bella pour discuter avec Garrett, il rejoignit Jasper dans la voiture.
- Elle veut partir, lâcha le policier mécontent. Sans prendre le temps de regarder toutes les options, sans... elle fait une erreur.
- Peut être, mais moi tout ce que je vois c'est qu'elle sera bien plus en sécurité à Forks, tenta de lui expliquer son ami.
- En laissant peut être un coupable en liberté ? S'énerva Edward ne supportant pas l'injustice.
- Oui peut-être, mais si c'est pour son bonheur, je pense que Bella est prête à faire ce sacrifice. Ça ne veut pas dire que nous nous le soyons. Je serais là pour t'aider à Seattle. Après tout tu l'as dit toi même, James ici, toi là bas.
- Elle a trop pris à cœur l'histoire d'Alistair, si ça se trouve elle n'est responsable de rien, mais cette solution semble la contenter et j'ai l'impression qu'elle s'y accroche comme un naufragé à sa bouée.
- C'est nous la bouée Ed, et il est temps qu'elle rejoigne le bord et qu'elle oublie le naufrage, le raisonna Jasper en tournant son regard vers l'extérieur. Puis tu vas me donner les infos sur le légiste disparu. Je sais que ce n'est pas très éthique mais j'ai pas mal de contact en dehors des avocats, il est plus que temps que je m'en serve. Nous aurons le fin mot de cette histoire, le moment venu, le coupable payera. Mais en attendant laissons Bella profiter de sa nouvelle vie.
- Le départ ne va pas être simple, soupçonna Edward en s'imaginant le cauchemar.
- Je vais encore me crêper le chignon avec la blondasse, Bella va devoir décrocher son mari à la truelle et tu vas encore devoir raisonner Alice pour qu'elle évite de cramer les fringues de Vera.
- Oui c'est ce que je disais, ça va encore partir en sucette...
Le désespoir d'Edward fit sourire Jasper. Rien que pour voir le visage de Démétri quand Bella lui annoncerai qu'elle préférerai vivre avec Carlisle qu'avec lui, ça n'avait pas de prix.
Quand ils se réunirent tous à l'appartement, Bella fit part de sa décision à tout le monde. Certains s'en étonnèrent, d'autre comme Emmett, étaient content de retourner à leur petite ville. Charlie la regarda inquiet. Il savait qu'il y avait plus que ça. Il savait aussi que Démétri allait souffrir de cette décision et encore plus, il savait qu'Alec risquait cher quand elle remettrait la main dessus. Parce qu'elle avait beau le croire innocent, il n'en était pas moins qu'il lui avait caché la vérité et qu'il l'avait faite tourner en bourrique. Ne jamais faire perdre patience à Bella, tout le monde savait ça et Alec risquait de s'en souvenir très vite.
Est-ce que vous le sentait venir le crêpage de chignon ? Je sens que je vais me faire plaisir sur ce prochain chapitre. Bisous !
