Bonsooooir ! Nouveau chapitre à l'horizon ! Je suis contente que ce nouvel arc vous plaise. Après ce chapitre je pense que je vais définitivement accélérer la relation entre Ren et Livaï. Je vous souhaite une bonne lecture, à la prochaine ;]


CHAPITRE 14 : SURVIE

Plus j'y réfléchissais et plus les morceaux dans ma tête commençaient à se rassembler. Je m'alarmai automatiquement lorsque cette tâche se décomposa en des dizaines de silhouettes à l'horizon. Du plus rapidement que je pouvais, je me précipitai en bas de l'arbre. Je montai sur mon cheval, lui ordonnant aussitôt de galoper jusqu'au campement. L'adrénaline pompait chaque partie de mon corps. Ces titans étaient beaucoup trop nombreux. Il fallait du renfort, je devais les prévenir avant qu'il ne soit trop tard.

À quelques mètres du camp, je sautai de mon cheval à la recherche d'un supérieur. Je ne croisai malheureusement que des soldats de mon âge qui n'aideraient en rien la situation. Le temps était compté. La panique faisait accélérer les battements de mon cœur à tel point qu'il aurait pu sortir de ma poitrine. Je courus dans toutes les directions possibles en demandant si quelqu'un avait vu le major. La plupart m'ignorait ou me répondait négativement. Tandis que je contournais un bâtiment, je fonçai violemment dans quelqu'un.

-Armin ! criai-je en me frottant le front. Est-ce que tu as vu Hanji ?

-Non, dit-il perdu, pourquoi ?

-Il faut prévenir quelqu'un ! Des titans arrivent tout droit sur nous !

-Des titans ? répéta quelqu'un perplexe.

Quelques pas plus loin, Eren s'était arrêté en entendant notre conversation. Il était entrain de porter un carton. En panique, je lui répétai la même chose qu'à Armin. Il me fixa un moment puis regarda le blond. Est-ce que qu'ils me prenaient tous les deux pour une folle ? Voyant que le brun ne réagissait pas, je l'attrapai par la chemise.

-Eren ! Trouve-moi Hanji !

Il cligna plusieurs fois les yeux avant de prendre un air sérieux. Il hocha la tête, m'attrapa par le bras puis m'amena jusqu'à sa cabane habituelle. Malheureusement, elle n'y était pas. Il supposa alors qu'elle était certainement encore dans sa tente. Une fois devant celle-ci, je l'ouvris sans gêne. Hanji était assise à l'intérieur. Elle n'était pas encore habillée de son uniforme ni coiffée.

-Nous sommes en danger ! criai-je une nouvelle fois. Il faut partir !

-Quoi ? répondit-elle encore à moitié endormie.

-Des titans arrivent tout droit dans notre direction !

-Ne t'inquiète pas Ren, il y a des soldats qui s'occupent des titans qui s'approchent du camp. Pas vrai ? demanda Hanji à un de ses collègues en sortant de sa tente.

-Major, l'interpella ce même soldat d'une voix tremblante, il n'y a actuellement personne aux points de surveillance.

Hanji resta sans voix, pétrifiée. Eren lui cria d'immédiatement donner l'ordre de se préparer à combattre. Seulement, la brune semblait ailleurs. Elle ne s'imaginait sûrement pas un tel retournement de situation. Tandis que nous observions tous notre major, des cris parvinrent jusqu'à nos oreilles.

-Aux abris ! Des titans arrivent !

Je tournai immédiatement la tête. Au loin, un homme était entrain de courir vers le camp. Derrière lui, des dizaines de titans le poursuivaient. Pratiquement tous étaient entrain de sourire, de se languir de leur nouveau repas. D'un instant à l'autre, un des titans écrasa le soldat. Il laissa, derrière lui, un corps en miettes.

-Rassemble tous les soldats d'élite ! ordonna Hanji à son coéquipier. Dis-leur de protéger le camp en attendant que tout le monde s'échappe !

-Vers quel refuse devons-nous nous diriger ? demanda Armin paniqué.

-Le plus proche que vous trouverez.

Le blond hocha la tête. Hanji, s'équipant de sa manœuvre tridimensionnelle, s'envola directement. Eren m'attrapa à nouveau par le bras. Avec Armin, il nous amena à l'intérieur d'un bâtiment pour récupérer des équipements. Nous n'avions clairement pas le temps de retourner dans nos tentes. Tandis que j'essayais d'enfiler le mien, je tremblai de peur. Je n'arrivais pas à me calmer, j'étais tétanisée. Des créatures, qui faisaient dix fois ma taille, se tenaient juste à quelques mètres de moi.

-Ren, m'interpella Eren très sérieux. Tout va bien se passer.

Il m'aida à mettre ma manœuvre tridimensionnelle. Il m'expliqua par la même occasion que des refuges avaient été construis sur cette île pour des occasions comme celle-ci. Il fallait simplement les rejoindre. Ses paroles me rassuraient mais pas assez. À l'extérieur, il était possible d'entendre des cris, des choses s'effondrer. J'avais peur de sortir de ce bâtiment et de devoir affronter la réalité.

-Surtout, restez avec moi !

J'étais admirative face à Eren. Il savait vraiment comment gérer une telle situation. Inspirant un grand coup, il poussa la porte pour sortir. Le brun nous propulsa immédiatement en arrière lorsqu'un titan s'écrasa devant nous. Sur sa tête, une femme était debout.

-Eren, dit-elle étonnée en se retournant.

-Mikasa ! Qu'est-ce que tu fiches ? Tu n'es pas censée t'enfuir ?

-Je ne partirai pas tant que tu seras toujours sur ce camp.

Il serra les dents, prêt à rétorquer. Armin lui rappela rapidement que nous n'avions pas le temps de blablater. Eren souhaita bonne chance à Mikasa et lui ordonna de revenir saine et sauve. Tandis que nous courrions à travers le campement, je voyais des soldats volant dans tous les sens entrain de se battre contre les titans. Certains échouaient, se faisant alors dévorer sous mes yeux. Je ne me sentais pas bien, j'avais des nausées. Mon visage devait être aussi blanc que neige.

Une fois à l'écurie, je me dépêchai de monter sur un cheval. Néanmoins, au moment de prendre la fuite, un titan nous barra la route. Eren planta aussitôt son crochet dans le mur de l'écurie pour l'escalader. Il se jeta ensuite vers la nuque du géant puis la trancha. Le titan s'effondra pour en laisser trois autres apparaître. Je demandai immédiatement à Eren de revenir. Je doutais fortement que Armin pouvait l'aider. Et moi, j'étais obligée d'avouer que j'étais inutile. Cela me rendait malade de l'assumer. Les trois titans rapprochèrent leur main de Eren. Seulement, d'un instant à l'autre, ils tombèrent tous un à un.

-Capitaine Livaï ! cria Eren.

-Qu'est-ce que vous faîtes encore ici ? cracha-t-il froidement.

Son regard sévère se posa sur ma personne. Les muscles de son visage se décontractèrent. Il avait l'air étonné de me voir. Je n'arrivais toujours pas à y croire. Il venait de tuer trois titans, sans le moindre effort. Je retrouvai rapidement mes esprits lorsque Livaï se rapprocha de moi.

-Je dois m'assurer que tu quittes cette plage ou tu peux le faire toute seule ? me lança-t-il en me regardant droit dans les yeux.

Je hochai vivement la tête, toujours terrifiée de rester une seconde de plus dans ce camp. Après ma réponse, il s'envola à nouveau. Je savais que je n'avais pas de soucis à me faire pour lui. Il connaissait ces monstres mieux que quiconque. En selle sur mon cheval, je suivis Eren. Traverser toute la plage était une épreuve difficile. Parfois, des titans apparaissaient ou tombaient de nul part. Il fallait les contourner, éviter le combat. Il m'était difficile de détourner les yeux, de ne pas aider ceux qui étaient entrain de crier à l'aide. Seulement, alors que j'étais absorbée par mes pensées, un titan me percuta violemment avec sa main.

Je tombai plusieurs mètres plus loin, au sol. Allongée sur le ventre, j'étais à côté d'un cadavre. Ses jambes étaient à moitié arrachées. J'entendais des cris, j'entendais mon prénom. J'étais beaucoup trop étourdie pour avoir une quelconque réaction. En observant ce corps sans vie, mes yeux restèrent accrocher à son gilet. Le gilet vert du bataillon d'exploration. Une lumière s'alluma subitement à l'intérieur de ma tête. Comment avais-je pu m'enfuir en l'oubliant ? Eren avait de toute façon disparu, je ne le voyais plus. Tandis que les autres autour de moi se faisaient massacrer, je me relevai puis marchai lentement en direction des tentes.

Devant la mienne, j'entrai à l'intérieur. À côté de mon sac de couchage, j'attrapai le gilet de mon père. Pendant un instant, je le serrai contre moi. Je lui priais de me sauver, de partir et de me laisser rejoindre Livaï. D'un instant à l'autre, je commençai à remplir un sac à dos d'objets qui pourraient m'être utiles. Des habits, de l'eau, une trousse de soin, une lampe torche, le gilet de mon père. Heureusement que chaque tente possédait ses affaires. Une fois prête à partir, je sortis de la tente. Beaucoup de soldats avaient déjà déserté. Le plus discrètement possible, je me déplaçai à travers le campement. Parfois, je restai cachée pendant plusieurs minutes. Au fur et à mesure, la plage se vida. Les seuls êtres vivants qu'il restait étaient les titans.

Tandis que je courrais pour m'enfuir, des débris atterrirent sur moi. Une douleur insoutenable s'empara subitement du côté gauche de mon ventre. Je baissai les yeux, comprenant qu'un morceau de bois l'avait transpercé. Lorsque je tournai la tête, j'aperçus deux titans venir dans ma direction. La fumée et le feu les empêchaient certainement de me voir clairement. Cependant, s'ils continuaient à avancer ils me remarqueraient instantanément. J'étais coincée, je n'avais aucune cachette à disposition. Je devais réfléchir.

Tout en scrutant autour de moi, je cherchai une solution. Mon regard tomba une nouvelle fois sur une dépouille d'un soldat. Il était entrain de se noyer dans son propre sang. Je me précipitai vers lui, essayant de pousser le corps hors de la flaque. Je me jetai son sang sur le visage, sur mes vêtements. Je me roulai dans l'herbe plusieurs fois puis ne bougeai plus du tout. Le sol résonnait, les pas se faisaient de plus en plus lourds. Les titans n'étaient plus qu'à quelques mètres de moi.

Je fermai les yeux, priant mentalement de survivre. Mon estomac me faisait mal mais je devais lutter. Les titans passèrent au dessus de moi, croyant que j'étais morte. Une fois le champ libre, je me relevai difficilement. En regardant à nouveau le corps du soldat, je remarquai qu'il tenait dans sa main un talkie-walkie. Je lui volai, sans hésiter.

Je regagnai la forêt dans laquelle je les avais tous vu arriver. Je me disais que c'était de ma faute. Si je les avais prévenu plus tôt, peut-être qu'ils auraient tous eu le temps de fuir. D'ici, je pouvais observer le campement complétement détruit. Cela me faisait mal au cœur.

Je m'engouffrai dans la forêt, trouvant un endroit sécurisé pour m'asseoir. Des seules forces qu'il me restait, je retirai le morceau de bois de mon estomac. La douleur était horrible. Je déposai mon sac, retirant la trousse de secours. Je passai un liquide avec une serviette pour soigner la plaie. Je saignai beaucoup trop pour que cela s'arrête tout de suite. Je pris le gilet de mon père, l'enroulait fortement autour de mon estomac avant de faire un nœud. J'étais fatiguée, affaiblie et démoralisée. Je me laissai me reposer contre cet arbre tout en espérant que ceux que j'aimais étaient toujours en vie.

POINT DE VUE ZÉRO

Quelques heures plus tard, à l'un des refuges du bataillon d'exploration, une femme à lunettes demanda aux rescapés de se regrouper par escouade. Les bras dans le dos, elle constata l'énorme perte au sein de son armée. Beaucoup d'escouades étaient incomplètes. Elle demanda à ses collègues d'inscrire sur des fiches les soldats manquants. Déboussolée, elle s'enferma dans les toilettes. Elle retira ses lunettes, essuyant ses yeux mouillés par la déception.

Dans un autre refuge, un homme avait dicté les mêmes ordres que le major. Il survola les escouades de son regard froid, à la recherche d'un soldat en particulier. Ses yeux bleus rencontrèrent ceux de Sasha Braus. Elle fixait le sol, elle était ailleurs. Il n'y avait personne à ses côtés. Ce vide alarma l'homme. Il s'éclipsa aussitôt du refuge, s'éloignant le plus loin possible à l'extérieur. Il alluma son talkie-walkie puis contacta tous les autres refuges. Aucun ne pouvait assurer la présence de celle qu'il cherchait. Une panique, qu'il n'avait jamais connu, s'empara de lui. En dernier, il appela le major.

-Hanji ?

-Livaï..

-Dis-moi qu'elle est avec toi.

La respiration de la brune se coupa. Elle avait un mauvais pressentiment. Livaï lui annonça que Ren était introuvable. Elle n'était dans aucun des refuges qu'il avait contacté. Il ne restait plus que celui de Hanji. Forcée de dévoiler la vérité, elle craqua en annonçant la nouvelle. Ren n'était pas dans ce refuge non plus. Un profond silence s'installa. Seuls les pleurs du major résonnaient à travers le talkie-walkie. La situation était plus désastreuse qu'elle ne l'aurait imaginé.

-Est-ce que Eren est avec toi ? demanda froidement Livaï.

Tout en reniflant, la brune lui répondit positivement. L'homme lui dicta de lui passer le jeune garçon. Remettant ses lunettes correctement, Hanji quitta la pièce. Elle se dirigea vers Eren et lui passa l'objet qu'elle avait dans la main. Sous le choc et toujours pétrifié par ce qu'il venait de se passer, Eren avait du mal à ne pas trembler.

-Que s'est-il passé ?

-Elle a été propulsée de son cheval, raconta le brun en frémissant. Je n'ai pas réussi à la retrouver. Des titans nous poursuivaient, je ne pouvais rien faire.

Eren avait peur. La voix de son capitaine était horriblement froide. Il n'arrivait pas à avouer la vérité, ni à Livaï ni à lui-même. Il avait abandonné son amie. Quant à Livaï, il regrettait son choix. Il aurait dû s'assurer de sa sécurité. Il aurait dû l'accompagner jusqu'au refuge. Même si cela impliquait de laisser mourir des soldats qu'il avait sauvé, il aurait dû quitter cette plage en même temps qu'elle.

-Tu as de la chance que des kilomètres nous séparent, cracha sèchement le capitaine.

-Je suis désolé, s'excusa Eren en sanglots.

-Repasse-moi Hanji.

-Tu ne peux pas le blâmer de sa disparition, ajouta tristement Hanji en récupérant le talkie-walkie.

-Hanji, l'appela-t-il d'un ton sérieux, je pars à sa recherche.

Hanji paniqua immédiatement. Laisser Livaï s'en aller, c'était du suicide. Elle se montrait peut être égoïste mais l'humanité ne pouvait se permettre de perdre un homme de sa force. De plus, il était le seul à connaître le secret de cette île. Hanji avait déjà perdu Ren, elle était presque comme sa propre fille. Elle ne voulait pas perdre une personne de plus.

-Tu ne peux pas t'aventurer tout seul ! cria la brune désespérée.

-Et je ne peux pas non plus rester sans rien faire. Il ne s'agit pas que d'elle. Imagine un peu tous les soldats qui ont réussi à s'enfuir et qui errent actuellement désespéramment dans la nature ?

-Nous sommes trop peu nombreux et encore sous le choc, nous ne pouvons pas lancer une opération maintenant !

-Je n'ai rien demandé de tel.

Livaï coupa le signal de son appareil. Il ignorait si Ren était encore en vie et même si ce qu'il s'apprêtait à faire en valait la peine. Il courrait à sa propre perte en se jetant ainsi dans la gueule du loup. Néanmoins, il décida que la première chose à faire était de retourner sur cette plage. Il devait s'assurer que le corps de Ren ne pourrissait pas sur le sable avant de se lancer à sa recherche.

POINT DE VUE REN

Depuis plusieurs heures maintenant, je me déplaçai à travers cette vaste plaine. J'avais quitté mon arbre après avoir récupéré un peu d'énergie. J'essayais de capter un signal avec mon talkie-walkie. Ils étaient normalement tous régler sur le même canal. Malheureusement, je devais être beaucoup trop loin pour contacter quelqu'un. Cet objet ne fonctionnait que dans un champ d'action déterminé et si je n'arrivais pas à me connecter, cela voulait dire que j'étais trop éloignée des refuges.

Quelques minutes plus tard, je trouvai une rivière. Je n'en pouvais plus de l'odeur du sang sur mes vêtements. Je scrutai néanmoins les alentours. Il n'y avait peut-être pas de titans pour l'instant mais je devais faire très attention. Rapidement, je me déshabillai. Je mouillai d'abord ma nuque puis mes jambes. L'eau froide me faisait le plus grand des biens. Je nettoyai ma peau, laissant tomber le sang dans la rivière. En y repensant, j'avais honte de ce que j'avais fait. J'avais profité de la mort de quelqu'un pour éviter la mienne.

Je lavai ma blessure au ventre, tout en serrant les dents. Ce n'était pas beau à voir. Je pouvais cependant m'estimer heureuse qu'elle n'était pas profonde. J'enfilai finalement les vêtements propres que j'avais amené avec moi avant de repartir. Je commençais à avoir faim. J'avais aperçu des animaux dans la forêt de tout à l'heure mais je n'avais pas eu le courage de les attaquer. J'avais donc emporté ce que j'avais trouvé, c'est-à-dire des fruits et des champignons.

Pour passer la nuit, je décidai de monter dans un arbre au beau milieu de nul part. Il n'y avait pas beaucoup de végétations, mise à part les forêts. Je me plaçai sur une branche, dos au tronc. J'enroulai les câbles de mon équipement autour de mes cuisses puis de mon ventre pour ne pas tomber. Pendant l'un de ses cours, Hanji nous avait une fois expliqué que les titans avaient besoin de soleil pour se déplacer. Ils étaient inoffensifs la nuit. Cela me rassurait. Cependant, aujourd'hui j'avais rencontré les monstres contre qui mon père avait perdu la bataille. Je ne voulais pas mourir maintenant, je voulais le rendre fier de moi. Et, pas seulement lui.

-Est-ce que quelqu'un a remarqué mon absence ? murmurai-je à moi-même. Je me le demande..

J'allumai une dernière fois mon talkie-walkie. Toujours rien. J'avais peur de passer inaperçu, j'avais peur d'être oubliée. Je n'étais pas morte, j'avais besoin d'aide. Je doutais réellement de pouvoir retrouver un de ces refuges. Je n'avais aucune indication et je ne connaissais pas cette île. Épuisée, je décidai de m'endormir.

Trois jours passa. Je errais toujours sur l'île, à la recherche de quelque chose qui pourrait me sauver. J'étais épuisée. Je n'avais pratiquement plus rien à manger. Ma blessure s'était guérie mais ré-ouverte lorsque j'avais couru pour me cacher d'un titan. Il m'était de plus en plus compliqué d'avancer. Les titans étaient plus nombreux par ici, je n'avais aucune idée de pourquoi. Affaiblie, je ne remarquai pas la pierre devant moi. Je trébuchai instantanément.

Je me réceptionnai sur mes genoux et sur mes coudes. Tous les objets tombèrent de mon sac. Je n'avais plus la force de me relever. Je me laissai tomber sur le dos avant de prendre de grandes respirations. Je positionnai ma main devant mes yeux. Le soleil aussi ne m'aidait en rien. Il faisait énormément chaud. En observant le ciel, un oiseau passa sous mes yeux. Je me disais qu'il en avait de la chance de pouvoir observer le monde de si haut. Lui, au moins, était en sécurité.

Je n'aurais pas dû m'éloigner, j'aurais dû retourner au campement. Quelqu'un serait forcément revenu pour récupérer des objets ou au moins constater le nombre de morts. J'étais stupide, vraiment stupide. Je commençai à pleurer de frustration. Je me décevais moi-même. Tandis que j'essayai d'étouffer mes pleurs, mon talkie-walkie s'alluma.

-Est-ce que quelqu'un me reçoit ?