Coming-out

Hey !

Je suis certaine que beaucoup d'entre-vous on hâte de découvrir ce chapitre.
La fin de cette fiction approche déjà.

En effet, ça fait court, mais les chapitres sont assez conséquents et contiennent beaucoup d'informations.

Je vais donc déjà faire mon annonce maintenant, Coming-out sera ma dernière fiction. Je prends déjà ma retraite d'écrivaine amatrice sur ce site.

Mais ce n'est pas pour autant que cette fiction va perdre en qualité !

Sur ce, bonne lecture et on se retrouve en bas pour les reviews.

Mots : Environ 4300

Droits d'auteur : Eiichiro Oda pour les personnages issus du manga. Et enfin, moi pour la fiction et l'intrigue.
Rating : T.

Référence du titre : « Same Love » de Mackelmore.

Reviews hors-ligne :

221B Ravenclaw : Eh ben, la voilà la suite. J'espère qu'elle te plaira.

Miss-Panda-Lawko : A vrai dire, Ace s'attendait au pire ! Pour Garp je ne dirai rien. Je laisse le suspens.

Merci pour ces reviews !

Chapitre 14 : Same Love

Fuchia, 1h00, juin XXXX.

Des talons claquèrent sur le sol calcaire de la grotte dissimulée derrière la chute d'eau. Le boucan qu'elle poduisait ne permettait pas de couvrir tous les bruits. La solitude de la personne derrière était trop forte à cause de l'amplificaition de l'écho.

Ace eut soudainement les mains moites. Seuls lui et ses frères connaissaient cet endroit. Et Caren...

Son coeur battit la chamade. Peut-être était-ce seulement un promeneur nocturne qui s'était arrêté pour admirer la cascade. Mais cela semblait tellement absurde et la théorie de son ex était de plus en plus probable.

D'un seul coup, la silhouette se stoppa également. Comme si elle l'avait entendu.

Aucun des deux personne ne parla, attendant que l'autre fasse le premier geste.

Néanmoins, la curisoté poussa Ace à se pencher un peu afin de voir par le passage. Il ne put pas voir grand chose, mais crût distinguer une silhouette grande et svelte. Ce n'était pas une femme.

Un léger poids se retira de ses épaules. Si ce n'était pas Caren, comment cette personne avait-t-elle pu trouver cet endroit ? Il était presque impossible d'y arriver par pur hasard. Il fallait se faufiler dans des chemins sineux. En pleine nuit, c'était une toute autre histoire.

N'en pouvant plus, Ace fit un grand pas et pénétra derrière la chute d'eau.

La personne était de dos, mais il n'avait pas besoin de voir son visage pour le reconnaitre.

Ces larges épaules contrastant à une silhouette svelte et élancée. Ces chaussures bien cirée et ce pantalon noir droit camouflant des jambes fines, mais sportives. Une chemise était recouverte par une simple coupe-vent. Et enfin, ces cheveux de jais, un peu en bataille.

Son entrée fracassante le fit se retourner.

Tomber nez à nez avec Law procura une sensation étrange au jeune étudiant. Un sentiment en combinant plusieurs. Surprise, haine et surtout amour.

Un frisson lui parcoura l'échine en même temps que les questions se bousculèrent dans sa tête.

- Comment ?

Ce fut le seul mot qui sorti de sa bouche.

Le médecin ne pipa mot et se retourna simplement. Il ne sembla pas être surpris de voir Ace ici, comme s'il l'attendait.

Ils s'analysèrent du regard. Chacun cherchant les bons mots. Après tout, ils s'étaient quittés en mauvais termes la dernière fois. Ace était plus que gêné de cette situation tandis que Law resta de marbre.

La lumière filtrant la cascade baigna le visage du médecin et rendit sa peau si pure. Ses yeux gris brillèrent de milles éclalts sans pour autant exprimer un quelconque sentiment.

Sans un mot, Law plongea sa main dans la poche de son manteau et en sortit un morceau de papier tout chiffonné. Il le tendit à Ace.

- Ton frère l'a glissé dans mon manteau tout à l'heure.

Le brun fronça légèrement les sourcils d'incompréhension et fixa un instant le vulgaire morceau de papier avant de le happer.

Il le déplia sans quitter Law des yeux et le lut.

« Suis ce chemin et tu y trouveras Ace après minuit. »

Ebahi, il lâcha le papier qui choya au sol. Il releva son regard vers le médecin. Tout d'un coup, il comprit mieux le comportement de Sabo après son coming-out. Il avait compris avant les autres, et sûrement lui-même, son homosexualité.

- Où as-tu vu mon frère ?

- Quelque chose m'a poussé à ouvrir un compte à mon nom dans sa banque.
- Cette chose c'est moi ?

L'autre ne répondit pas un instant.

- Je me suis moi-même posé la question et j'en ai conclu que la réponse était oui. Peut-être que j'espérais t'y voir ou bien prendre de tes nouvelles par ton frère.
- Hm.

Ace s'enfonça dans la grotte, passa sans un regard à côté de lui et découvrit ce qu'il restait de leur repère. Leur trois fauteuils, certes en piteux état et poussiéreux, formaient toujours un cercle. Une petite table basse en bois brute les séparaient et centralisait le tout.

Des posters ornaients les murs, mais s'étaient fait ronger depuis longtemps par les mites. Un ballon de foot dégonflé caché dans le coin dissimulait une bouteille de saké vide depuis des années accompagné de ses trois verres.

Des traits faits au couteau étaient gravés dans le calcaire. Divisés en trois colonnes avec trois noms au-dessus de chaque. Deux colonnes comptabilisait le même score.

Finalement, il tourna son attention vers Law. La blessure qu'il lui avait infiligée il y avait déjà deux semaines ne s'était pas encore refermée.

Rien que le fait de le regarder, là, silencieux le perturba.

- Je ne comprends pas pourquoi Sabo t'aurait montré le chemin pour venir ici. Il ne sait pas ce qu'il s'est passé.

Soudain, la phrase de son frère, quelques heures plus tôt résonna dans sa tête.

On le connait, avait-il-dit Sabo, c'est évident.

Cette simple tournure de phrase lui indiqua que le blond le savait bien avant lui. Sabo était le plus intelligent d'entre-eux, le fait qu'il ait réussir à découvrir son attirance pour Law avant lui-même était tout de même frustrant.

Il avait même jusqu'à été les faire se rencontrer. Surtout que Law avait accepté caril était là.

Ace ne savait pas comment réagir. Être en colère ou bien être joyeux.

Le médecin prit alors la parole de lui-même, sentant bien qu'il risquait de rater quelque chose et de le regretter longtemps.

- Je m'y suis mal pris avec toi.

Le brun le regarda dans les yeux.

- Si tu es venu pour t'excuser, lui répondit l'étudiant avec froideur, je m'en vais.

D'un pas décidé, il contourna le médecin par la droite et se dirigea vers la sortie.
Une main forte lui happa le bras et Ace se stoppa.

- Ne t'en vas pas.

Law hésita un instant et laissa de côté sa fierté.

- S'il te plait, le supplia-t-il.

Sa voix se fêla presque sur son dernier mot. Chose incompatible avec le tempérement calme et posé du médecin.

Ils échangèrent un long regard durant lequel sa poigne sur son bras diminua.

Ace fut le premier a dévier du regard et se bras retomba mollement le long de son corps.

- Je me suis trompé, lâcha le plus âgé.

Le bruit de la cascade sensé être apaisante, mais elle fit l'effet inverse.

J'ai beaucoup réféchi ces dernières semaines, tu n'as pas quitté mes pensées une seule seconde à vrai dire. Tu avais raison, les rencontres forgent une vie. Et la nôtre m'a transformée. Tu m'as transformé.

Ace ne pipa mot. En réalité, il ne savait pas vraiment quoi penser de tout ça.

Il s'était créé milles et un scénario durant ces jours écoulés si jamais ils se rencontreraient de nouveau. Mais jamais il n'avait pensé à cette version.

Law qui semblait s'excuser.

Vu ses paroles de leur dernière conversation, Ace n'aurait jamais imaginé de tels mots.

- Tu ne vas peut-être pas comprendre tout ce que je vais te dire maintenant. Je suis un scientifique, j'ai doncx essayé de trouver une explication plausible à ce qui s'est passé.
- Je ne te suis déjà plus. Mais je t'écoute, vas-y.

Le médecin prit une petite inspiration discrète et débuta son argumentaire.

- La société nous impose des normes, des règles à suivre au risque d'être jugé différent et donc d'être rejeté. L'hétérosexualité est une norme. Mais les normes sont faites pour être changées et les règles transgressées. Je suis un adepte de la théorie de Darwin. Nous sommes des animaux évolués. Cette homosexualité est récurente chez d'autres espèces que la nôtre. Nous nous pensions sur-évolués par rapport à eux, mais peut-être pas dans tous les domaines.

Il capta le regard de l'étudiant qui se perdait dans ses yeux. Ace, tentait de suivre ce raisonneemnt un peu trop scientifique à son goût. Lui qui était plutôt du style à accepter les faits sans ce demander pourquoi, comme les mathématiques.

Law reprit son discours.

- Je me suis renseigné sur le sujet et je l'ai trouvé fascinant. Enormément de scientifiques attestent que l'homosexualité prend de plus en d'ampleur dans le monde actuel, car nous sommes plus ouverts.

Il se stoppa et eut un petit rire.

- De plus, l'homosexualité se déclare entre seize et trente ans. Nous sommes tous les deux dans cette tranche d'âge. Il en fallut de peu pour moi avec mes vingt-six ans.

Il rit de nouveau, mais Ace ne parla toujours pas.

Law reprit son air sérieux et termina.

- Se rendre compte de son homosexualité est assez difficile. Dans de nombreux ouvrages, on mentionne un déclic. Moi ce fut Robin.
- Et moi ce fut toi, chuchota l'étudiant.

Ce rendant compte de ce qu'il venait de dire, il baissa les yeux en priant pour que le médecin ne l'ai pas entendu.

Après tout, tout ce qu'il venait de lui dire se vérifiait dans son cas. Son premier déclic avait étéCaren. Suite à leur rupture, le brun avait été dégouté des femmes, mais pas d'un point de vue sexuel. Il ne croyait plus aux sentiments, mais à l'amour des corps s'abandonnant dans la nuit. Peut-être qu'il s'était toujours su attiré par les hommes depuis cette histoire. Si c'était le cas, Law était le premier dont il se rendit compte.

Les deux hommes échangèrent un long regard en silence que Law brisa en premier.

- Tu l'auras compris, je suis venu jusqu'ici dans l'espoir que mes excuses soient acceptées.

Inconsciement, il baissa la tête alors qu'Ace le fixa. Les deux hommes savaient ce moment décisifs pour les relations futures. Et c'était à Ace que revenait le choix.

Deux longues et interminables minutes s'écoulèrent ainsi durant lesquels ils réfléchirent aux conséquences. N'y tenant plus, Law reprit la parole :

- J'ai merdé, avoua-t-il, et j'ai été débile sur ce coup là.

Il redressa la tête et fut surpris de voir l'étudiant si près de lui. Il aurait juré avoir un bon mètre de distance. Il avait sûrement du les parcourir durant l'instant de silence.

Leurs visages étaient étrangement proches. Ils pouvaient sentir le souffle de l'autre sur leurs lèvres.

Sans prévenir, les lèvres du brun se posèrent sur celles du médecin. C'était un baiser doux et hésitant. Les deux hommes le prolongèrent presque instinctivement. Ce n'était plus leur corps qui décidait, mais leur coeur.

Ils finirent par se séparer, doucement, en ne se quittant pas des yeux.

- Tu es sûr de ce que tu veux ? Demanda Ace.
- Oui, j'en suis sûr.

Ils échangèrent un sourire complice et le médecin attira l'étudiant contre lui pour de nouveau profiter de la fraicheur de ses lèvres.

Goa, 12h08, juin XXXX

Quelques jours passèrent suite à cette épisode derrière la cascade et Ace se sentit revivre. Il avait l'impression de renaitre et que tout recommençait à zéro pour lui. Que le bonheur n'était qu'à un pas.

Law resentait exactement la même, mais resta humble et discret. Il n'ignorait plus ses sentiments envers le jeune étudiant, mais il devait garder une certaine image. Beaucoup pensait que c'était lui qui avait quitté Robin.

Elle s'était amusé à répendre des rumeurs dans la capitale et cela avait même atteint son cabinet. Certains patients, indiscrets, lui avaient posé la question et il reçut ainsi diverses raison.

Violence, tromperie, vol d'argent, agression, viol. Il avait tout entendu. Bien sûr, il avait envoyé un message à son ex-compagne, mais les rumeurs n'avaient pas diminuées, au contraire. Law ava donc décidé de laisser ça couler. Elle finirait bien par se lasser et trouverait un autre pigeon. Pour Law, abandonner et oublier Robin n'était aps simple. Il avait partagé une grande partie de sa vie avec elle et ça faisait comme un vide. Un pièce de puzzle en moins.

Mais Ace allait devenir cette nouvelle pièce et, il espérait, combler ce vide et son coeur.

C'était la raison pour laquelle il l'invita au restaurant aujourd'hui. Afin de se connaitre autrement, de se découvrir ou se poser quelques questions. Ils le savaient tous les deux, ils n'avaient pas encore découvert leurs vrais visages.

Debout devant le restaurant, le médecin attendait impatiemment l'étudiant. Ce dernier l'avait prévenu de son problème de ponctualité étant donné qu'il devait traverser toute la ville pour le rejoindre.

Law consulta sa montre et constata dejà dix minutes d'avance. Tapotant du pied, il se décida de rentrer prendre la réservation et l'attendre à une table. Mais lorsqu'il prit cette décision, il le vit arriver de l'autre côté de la rue.

Ace lui adressa un sourire au loin et longea le fast-food. Ce même fast-food où ses deux frères avaient organisé un rendez-vous avec Vivi. Le même jour où Robin et Law mangeaient à la vitre du restaurant dans lequel ils apprêtaient à rentrer.

Ace se pressa de traverser la route et arriva à la rencontre du médecin. Il hésitèrent un moemnt, peu habitués, mais finirent par échanger un tendre et rapide baiser.

Ace ne put s'empêcher de sourire tandis que son aîné entra dans le bâtiment. On leur indiqua leur table et ils s'installèrent, l'un en face de l'autre. Par pur hasard, c'était exactement la palace que le médecin et son ex-compagne avait l'autre jour.
Ace jeta un regard furtif par la vitre.

- Tu te souviens ? Lâcha-t-il d'un ton nostalgique.
- Que j'étais assis ici et toi là-bas, répondit Law en montrant le fast-food du menton.
- Oui.

Le brun sourit légèrement avant de conclure :

- Qui aurait-crû que cela nous aurait amener ici ?
- On ne peut prevenir l'avenir.
- Tu es bien scientifique.

Le repas se déroula à merveille. Ils parlèrent de leur enfance respective. L'orphelinat pour Ace et sa soeur Lamy pour Law. Ils apprenaient ainsi à se connaitre comme un couple d'adolescents en train de fliter. Sauf qu'eux avaient brûlés des étapes. Deux bonnes heures passèrent ainsi et ce fut très agréable pour les deux.

A la fin du repas, ils prirent encore un peu de temps pour parler.

- J'ai quelque chose à te proposer, débuta le médecin en pliant sa serviette comme lors de son arrivée à table.

Ace arqua son sourcil gauche et écouta.

- Je t'ai parlé de mon père et de ma soeur. Ma mère étant morte très jeune dans une explosion de laboratoire.
- Oui, tu viens de me raconter cela.
- Eh bien, ils ne sont pas au courant pour Robin et moi.
- Donc pour nous non plus.

Law grinça légèrement des dents.

- C'est un peu plus complexe. J'aimerait te présenter à eux. Ma petite soeur va t'adorer et accepter ce choix. Mais mon père, c'est une toute autre histoire.

L'étudiant regarda par la fenêtre et admira la circulation fluide, il finit par hocher la tête.

- Je comprends, il est comme mon grand-père.

- Je le crains.

Ace resta muet un instant. Sans le vouloir, son médecin venait de remuer le couteau dans la plaie. En effet, ses relations avec Garp n'avait pas évoluées. Elles s'étaient même dégradées récement. Ils s'étaient croisés à Fuschia la veille et le vieil homme avait changé de direction.

Sabo avait réconforté Ace en lui disant que ça passerait. Mais le brun n'en était pas si sûr.

Il revint à la conversation.

- Quelle heure demain ?
- On dit 11h45 chez moi ? Proposa Law.

Le brun afficha un petit sourire en hochant la tête.

- On dit ça.

Ils commandèrent un dernier café et le burent doucement en se partageant quelques anecdotes respectives.

Fuchia, le lendemain, 11h50, juin XXXX

Debout sur le seuil de la porte, l'étudiant en comptabilité vérifia que ses boutons de chemise, bordeaux, étaient bien mis. Ses chaussures bien cirés et un simple jeans, c'était plus qu'inhabituel pour lui.

Il avait carrément opté pour son trente-et-un afin de rencontrer le père de son amant ainsi que sa soeur. Même si ceux-ci ne les pensaient que amis. Assez ironique comme sitation quand il y en repensa.

Il rit brièvement seul avant de prendre une petite inspiration et toquer à la porte. Un silence s'en suivit avant d'entendre des pas dans le petit couloir. Des pas simples, droits et décidés. Ça ne pouvait être que Law.

En effet, ce dernier, tout aussi bien habillée, lui ouvrit avec un sourire.
- En avance c'est bien, le félicita le médecin.
- J'avoue que ce n'est pas dans mes habitudes, mais il fallait bien faire un effort pour toi.

Law se décala pour laisser son hôte entrer à son aise. Ce dernier s'exécuta et l'autre ferma la porte derrière lui.

Ace jeta un regard tout autour de lui et tendit l'oreille.

- Ils ne sont pas encore arrivés, ricana Law, on peut...

Ils échangèrent un long baiser suite à ce signal de départ. Ils se dévorèrent les lèvres fièvreusement. L'aîné aventura même une main dans sa chevelure d'Ace. Chose qu'il n'avait pas encore faite depuis lors.

Ils étaient tous les deux dans cette phase de nouvel amour. Cet état lorsque les sentiments renaissent et sont plus forts que jamais. Plus le temps s'écoulait sous le commandement d'une routine, plus ces sentiments devenaient menteurs.

Découvrir des nouvelles lèvres, un nouveau corps et un nouvel amour. Cette sensation était plus que jouissante et proche d'un certain bonheur. Après tout, l'amour n'a pas de sexe ou de genre.

De très bonne humeur, Ace aida Law dans la fin de ses préparations. Il dressa la table au centimètres près, lui qui était très bourrin, et donna un coup de main à son hôte. Il n'hésita pas à se coller à son dos, l'enserrer tendrement, pour simplement le regarder couper des légumes.

Ils étaient heureux et commençaient à assumer pleinement leur amour entre-eux.

A midi pile, quelque toqua à la porte. Soudaiement, Ace, encore collé à son amant pour déguster ses lèvres, se décola et fut pris d'un stress.
Après tout ce moment de complicité entre eux-deux, la rencontre approchait. Les mots du médecin lui revinrent en tête. Aaron, tel était le nom du père de Law, était du même avis que Garp.

Law s'essuia les mains, remonta ses manches et prit la direction du couloir d'entrée. Ace le retint par le bras.

- Attends, fit-il, tu comptes leur dire pour nous ?
- Je ne pense pas, c'est un peu tôt.

Un poids se libéra pour le brun.

Il lui lacha la manche et le laissa aller. Quant à lui, il s'orienta vers le salon, où il prit place sur le rocking-chair, un verre d'apéritif à la main.
Il avait toujous bien aimé ce siège, même s'il ne se sentait, bizarrement, pas à sa place une fois assis. C'était fort dommage cette gêne, car la vue était surperbe.

D'ici, il pouvait non seulement voit l'extérieur, mais aussi entendre les invités. Une jolie voix féminine enjoué salua Law. Tandis qu'une plus posés et stricte fit de même.

Lamy fut la première à entrer dans le salon. Ace la trouva magnifique. Elle avait gardé un viage d'enfant, mais avec des traits de femmes intelligente. Son sourire s'étira jusqu'à ses oreilles où des mèches châtains clairs passèrent derrière. Habillée d'une simple robe blanche de saison, elle symbolisait la fraicheur.

- Oh ! S'exclama-t-elle, j'ignorais que nous n'étions pas les seuls invités.

De suite, Ace se leva, posa maladroitement son verre sur la table basse et vint se présenter.

- Je suis Portgas. , un ami de votre frère.
- Mon frère a un ami ?

Elle rit légèrement en serrant sa main. Elle était si douce.

Ace fut légèrement charmé par sa beauté et sa gaieté.

D'un tout autre genre, Aaron entra à la suite de sa fille. Grand, élancé et cheveux plaqués en arrière, il était le portrait crachés de son fils. Même si la logique voulait le contraire.

Son visage strict obligeait un peu au respect. Ace ne savait pas vraiment quoi faire face à cet homme, mais Law lui porta secours.

Il entra derrière son père.

- Je vous présente Ace, un très bon ami. Je lui avait promi un repas suite à un pari un peu débile. Donc je me suis dit autant faire d'une pierre deux coups.

- Enchanté, bafouilla un peu Ace à l'encontra d'Aaron.

Ce dernier lui présenta sa main et il lui prit.

- De même.

Ils prirent tous un verre, sauf Ace qui conserva son ancien, et ils firent connaissance. Lamy était tout à fait différente de son frère et père. Joyeuse, souriante et aimait raconter tout ce qui lui passait pas la tête. Aaron, quant à lui, observait plus qu'il ne parlait. Il ne discuta presque pas avec Ace et laissa sa fille le faire à sa place. Law échangeait avec tout le monde, normalement.

Ils se mirent à table et le repas se passa relativement bien. Ace aida Law à débarasser et mêmee laver les verres dès l'apéritif terminé. Mais le regard fixant d'Aaron sur l'étudiant faisait frisonner ce dernier.

Le brun profita d'un instant seul avec son amant pour lui faire part de ses craintes.

- Je pense que ton père se doute de quelque chose, chuchota-t-il, je n'aime pas sa manière de me regarder.
- Ne t'inquiète pas, il a toujours été comme ça.

Il hocha la tête et ils revinrent dans la salle à mager se partageant avec le salon.

Rapidement, la fin du repas approcha et Law décida de ce moment pour annoncer les récentes nouvelles.

Il prit alors la parole avec un ton grave.

- Lamy, papa ; vous avez sûrement remarquer l'absence de Robin.
- En effet, confirma l'aîné.

- La raison est simple, nous nous sommes séparés.

La face d'Aaron ne changea pas d'un cil contraiement à celle étonnée et choquée de Lamy.

- Quoi ? Fit-elle.

- Je n'ai pas encore envie d'en parler en détaille, soeurette.

Ce petit surnom fit sourire Ace.

- Mais, tenta-t-elle.
- Laisse le , ordonna Aaron. C'est normal.

Law hocha la tête comme pour le remercier.

- Vous n'avez qu'à savoir que je n'étais pas important pour elle et qu'elle ne voyait qu'en moi un compte en banque. Sans oublier l'amant complice.

Lamy, assise à sa droite, posa une main sur son bras posé sur la table.

- C'est triste, commenta la femme. Pourquoi ça t'arrives à toi ?

Il ne répondit pas et Lamy continua de le cajoler.

- Serait-ce elle qui serait à l'origine de rumeurs à ton sujet ? Reprit Aaron.

- le crains, confia l'autre médecin.

Perdu, Ace se permit de s'immiscer dans la conversation.

- Quel type de rumeurs ?

- J'en ai entenud quelques unes critiquant sa profession et sa technique en médecin. Toujours dans ce style là.

Cela rassura Ace. L'ex-compagne n'avait pas envenimé sur un autre sujet comme lui par exemple.

Un petit silence, non gênant, s'installa. La seule femme de la tablée l'interrompit.

- Papa, ton cabinet va bientôt ouvrir, il ne faudrait pas tarder.
- Tu as raison.

Sur ces mots, il se leva et Law l'imita de même. Les deux hommes partirent vers l'entrée en échangeant quelques mots. Lamy était toujours assie, face à Ace.

- Et toi ? Tu as quelqu'un ?

L'étudiant sentit le rouge lui monter aux joues. Il ne s'attendait pas à être questionné sur ce sujet, surtout au moment où il pensait être sorti d'affaires.

- Non, bafouilla le brun.
- D'accord.

Toujours souriante, elle se leva.

- J'espère que tu trouveras quelqu'un de bien.
- Merci.

Elle s'apprêta à suivre les pas de son père quand elle se stoppa et se retourna.

- On s'est déjà vu nan ?

Ace déglutit. De quoi parlait-elle ?

- Non je ne pense pas.
- Désolée alors, rit-elle, je confonds souvent les visages. A la prochaine.

Elle disparut de son champs de vision et, quelques instans plus tard, Law revient.

- Cela s'est pas passé finalement.


Et voici le 14e chapitre. Je dois avouer qu'une nouvelle et dernière intrigue se profile. Je dirai qu'il reste deux chapitres avant la fin de cette fiction. Ainsi que, potentiellement, un petit épilogue.

Donc si vous ne voulez pas rater la fin de cette fiction, je vous conseille de la suivre et/ou de la mettre en favoris.

Pour l'instant, vous pouvez laisser une review, même anonyme, car ça fait toujours plaisir.

A la prochaine, normalement !