Bonjour à toutes et à tous :-) un grand merci pour vos reviews ! :-) je ne pensais pas que cette histoire plairait autant :-) je n'ai pas encore écrit la fin, mais je pense qu'il y aura 5 parties (6 maximum) :-)
Je vous laisse lire la suite, bonne lecture et encore merci :-)
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Ils avaient décidé de dîner au restaurant de l'hôtel, sur le bord de la plage.
— Je pourrais rester ici pour toujours, dit Bonnie avec un soupir de contentement. Je mangerais des crustacés tous les jours, j'irais nager chaque matin, et je ne porterais que des vêtements légers.
— Je suis d'accord... surtout pour la dernière partie de ta phrase, répondit le vampire en souriant d'un air provocateur.
— Tu m'étonnes, répondit-elle, amusée.
Elle avait fini par s'habituer aux plaisanteries de Damon, même si elles se situaient la plupart du temps en-dessous de la ceinture. Ce que Bonnie avait du mal à gérer, c'était les regards séducteurs du vampire et ses effleurements soit-disant accidentels. Depuis qu'ils étaient rentrés de la plage et qu'il lui avait avoué son attirance, la sorcière avait l'impression que Damon la regardait différement.
— J'ai passé une bonne soirée, avoua Damon un peu plus tard alors qu'ils se baladaient tous les deux le long de la plage.
Ils avaient enlevé leurs chaussures, et leurs pieds étaient mouillés par les légères vagues qui venaient parfois jusqu'à eux.
— Moi aussi, répondit Bonnie. Si quelqu'un m'avait dit ça il y a quelques jours, je n'y aurais pas cru.
— Et pourtant, ce n'était même pas un rendez-vous, ne put-il s'empêcher de dire. Sinon, tu te serais encore mieux amusée.
Bonnie rigola.
— Vas-y, explique-moi ce qui aurait été différent si on avait été à un vrai rendez-vous.
— Déjà, je t'aurais tenu la main sur la table quand on ne mangeait pas, et j'aurais caressé tes doigts avec les miens.
— Hum... intéressant, murmura Bonnie, qui était contente que la nuit masque ses traits car elle se sentait rougir. Ensuite ?
— Ce n'est pas juste : je t'explique mes techniques et toi, tu ne me dis rien !
— Il n'y a rien à dire, Damon. Je n'ai aucune technique de drague.
— Toutes les filles en ont une.
— Pas moi.
— Allez, Bonnie, s'il te plait. Je t'ai fait une confession, à toi de m'en faire une si tu veux connaitre la suite, insista-t-il.
— Je... je ne sais pas quoi dire.
— Imagine ce que tu aurais fait si tu avais voulu me séduire.
La jeune femme réfléchit un instant.
— Tu te souviens du moment où tu as pris un morceau de homard dans mon assiette ? lui demanda-t-elle soudain.
— Oui ?
— Hé bien... si nous... si nous avions eu un vrai rendez-vous, je te l'aurais fait gouter avec mes doigts.
Le vampire ne répondit pas.
— Tu vois, c'est complètement nul, soupira-t-elle.
— Non, au contraire, répondit-il, c'est juste que... je ne m'attendais pas à ce genre de réponse. Je trouve ça très sexy.
— Merci, répondit-elle en rougissant.
— Je le pense.
Ils continuèrent à marcher en silence jusqu'à ce que leur hôtel ne soit plus qu'à quelques mètres.
Aucun d'entre eux ne parla dans l'ascenseur car ils n'étaient pas seuls : un couple de personnes âgées montait jusqu'à l'étage au dessus du leur. Cependant, les murs de l'ascenseur étaient recouverts de miroirs, et Bonnie croisa le regard de Damon, ou du moins son reflet. Sans savoir pourquoi, elle rougit à nouveau. L'ascenseur arriva enfin à leur étage et les portes s'ouvrirent.
— Excusez-moi de me mêler de ce qui ne me regarde pas, leur dit la vieille femme comme ils s'appprêtaient à sortir, mais je voulais vous dire que vous formez un très beau couple et que vous semblez très amoureux. Cela se voit à la façon dont vous vous regardiez dans ces miroirs.
Bonnie ne répondit rien, gênée, mais Damon sourit.
— Elle est magnifique, n'est-ce pas ? demanda-t-il au couple âgé, avant de leur souhaiter une bonne soirée et de passer son bras autour de la taille de Bonnie pour la conduire jusqu'à leur suite.
Ils rentrèrent et se changèrent en silence. Bonnie décida de porter une chemise de nuit car il faisait vraiment trop chaud, et elle réussit à en trouver une qui n'était pas trop courte ni trop sexy.
— Est-ce que ça te gêne si je dors en boxer ? lui demanda-t-il comme il s'apprêtait à enlever son pantalon.
— Non. Comme tu l'as dit toi-même, ce lit est très grand...
Elle laissa sa phrase en suspens et détourna les yeux car elle ne voulait pas le revoir en sous-vêtements.
— Peut-être, mais je connais une personne qui est très agitée quand elle dort, plaisanta-t-il.
— Est-ce que tu veux que je dorme sur le canapé ?
— Non ! Est-ce que tu veux que moi je dorme sur le canapé ?
— Non, bien sur que non.
Bonnie se glissa entre les draps et lui tourna le dos.
— Bonne nuit, Damon, murmura-t-elle en fermant les yeux.
Elle sentit ensuite deux mains la toucher et elle hurla.
— Arrête de crier, tu vas réveiller tout l'hôtel, dit Damon.
— Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-elle en se tournant vers lui, contrariée.
— J'essaie d'attirer ton attention, il faut qu'on parle.
— Et ça ne peut pas attendre demain ?
— Non.
Avec un soupir, Bonnie se redressa et rabattit le drap sur ses jambes.
— Je t'écoute.
— Tu es distante depuis notre petite promenade sur la plage.
— C'est faux.
— Tu ne m'as plus dit un seul mot depuis, ni dans l'ascenseur, ni lorsque nous sommes rentrés ici.
— Je suis fatiguée, et puis, je te signale que tu n'as rien dit non plus.
— Nous y voilà ! s'exclama-t-il avec un sourire victorieux. Est-ce que tu attendais que je prenne les choses en main ?
— Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda-t-elle en songeant que sa chemise de nuit était finalement beaucoup trop décolletée et qu'elle aurait du porter un pull pour dormir, même s'il faisait extrêmement chaud.
— Je ne sais pas ce que je veux, ni ce que tu veux, alors je n'ai rien dit non plus, expliqua-t-il. Mais si j'avais été avec une autre fille que toi, j'aurais juré que tu attendais que je prenne l'initiative de t'embrasser.
Inconsciemment, Bonnie avait relevé le drap pour se couvrir.
— Je n'aurais jamais du porter ce truc, murmura-t-elle.
— Quoi ?
— J'ai chaud, Damon. Ce n'est pas une invitation à faire quoi que ce soit.
Il fronça les sourcils.
— Je le sais, Witchy. Je ne te parle pas de ta tenue, je te parle de ton comportement étrange depuis mon... aveu. Mais je me suis trompé, désolé, ajouta-t-il en se tournant de son côté du lit, son dos tourné vers Bonnie.
La jeune femme voulut parler, puis se ravisa. Elle s'allongea et se tourna de son côté du lit, avant de soupirer et se tourner vers Damon.
— Tu as raison, je ne sais pas ce qu'il se passe, finit-elle par admettre. L'espace d'un instant, j'ai eu envie que tu m'embrasses, pour voir ce que ça fait, mais ensuite, je me suis souvenue de qui nous étions, et j'ai paniqué. C'est stupide, n'est-ce pas ?
— Je ne trouve pas, répondit le vampire, tourné vers elle.
— Toi, tu as l'habitude, dit-elle en haussant les épaules. Tu es sorti avec tellement de filles que tu ne dois même plus ressentir ce petit frisson d'excitation avant le premier baiser.
— C'est vrai, tu as raison, admit-il. La séduction est un jeu, c'est presque devenu un réflexe pour moi. Je flirte avec tout le monde, je ne peux pas m'en empêcher. Et pourtant, je peux t'assurer que si j'étais encore humain, tu sentirais mon coeur battre à toute vitesse à chaque fois que je suis proche de toi.
— Arrête, tu dis ça pour me rassurer.
— Pas du tout, c'est la vérité. Tu n'as jamais été réceptive à mon charme, Bonnie, et je ne sais vraiment pas quoi faire pour te séduire. Rien ne fonctionne, je crois que pour la première fois depuis mes presque deux cents années d'existence, je vais devoir jeter l'éponge, plaisanta-t-il.
— Damon Salvatore, abandonner ? Cela semble impossible, plaisanta-t-elle à son tour avec un sourire.
— Je n'en ai pas envie, je suis même prêt à te prouver que je peux te plaire. Mais encore faut-il que tu m'y autorises.
Il lui lança ensuite un regard interrogateur, et Bonnie se mit à réfléchir.
Avait-elle vraiment envie que Damon lui prouve qu'il pouvait lui plaire ? Aussi incroyable que cela puisse paraître, elle trouvait cette idée agréable. Et puis, ils étaient seuls, au bout du monde. C'était le moment idéal pour tenter l'expérience, personne ne viendrait interférer dans leur relation.
— C'est... c'est d'accord, répondit-elle avec hésitation. Montre-moi.
Damon lui sourit, et elle ne put s'empêcher de rougir.
— Très bien. Nous verrons cela demain, en attendant, nous ferions mieux de dormir.
Tout en disant cela, il s'était allongé sur le dos, la main tendue vers Bonnie. Cette dernière se laissa entrainer par le vampire qui l'attira contre lui. La tête contre le torse de Damon, la sorcière trouvait cela étrange de ne pas entendre les battements de son coeur, mais elle finit par s'y habituer. L'odeur du corps de Damon lui semblait de plus en rassurante, et elle se sentait de plus en plus détendue. Le vampire le remarqua car les battements du coeur de Bonnie s'étaient faits plus lents et plus réguliers tandis qu'elle soupirait avec satisfaction. Lentement, il passa son bras autour de sa taille et la serra un peu plus fort contre lui. Au même moment, Bonnie tourna la tête et leurs joues se frôlèrent.
— Bonne nuit, petite sorcière, chuchota-t-il, avant de s'endormir.
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— J'ai adoré nager avec les dauphins, dit Bonnie, des étoiles encore plein les yeux.
— Et je crois qu'ils ont apprécié nager avec toi, répondit-il en lui faisant un clin d'oeil. Je regrette juste que tu aies du porter cette combinaison qui masquait tout ton corps.
— Tu ne m'observes déjà pas assez à la plage ? demanda-t-elle, de bonne humeur car ils avaient passé une excellente journée.
— Ce n'est jamais assez, Bonnie.
Elle rit et secoua la tête.
— D'ailleurs, pourquoi n'irions-nous pas terminer cette journée par une ballade sur la plage ? proposa Damon.
— Cela devient une habitude, répondit Bonnie en souriant et en le suivant.
Elle trouvait incroyable la manière dont Damon et elle avaient pris leurs marques et s'étaient habitués à vivre ensemble alors qu'ils n'étaient là que depuis 3 jours.
— Cet endroit va me manquer, murmura Damon en foulant le sable avec ses pieds, car Bonnie et lui avaient enlevé leurs chaussures et les tenaient à la main.
— Nous avons encore le temps avant de penser à notre retour, mais c'est vrai que je me suis déjà habituée à vivre ici, avec toi, avoua Bonnie en le regardant droit dans les yeux.
Le vampire la regarda, s'apprêtant à prendre la parole, quand soudain Bonnie cria.
— Que se passe-t-il, Bon-Bon ?
— Une méduse... elle m'a piqué le pied ! cria-t-elle en sautillant sur une jambe.
— Je vais nous ramener à l'hôtel en moins de 2 minutes grâce à mes pouvoirs, décida-t-il, mais Bonnie le retint par sa chemise.
— Damon, on pourrait nous voir !
— Il n'y a presque personne... je reviendrai les hypnotiser pour qu'ils oublient ce qu'ils ont vu.
— Non ! Je ne veux pas que tu te mettes en danger pour si peu, c'est ridicule. Je... je peux marcher, déclara-t-elle en joignant le geste à la parole mais elle s'interrompit très vite à cause de la douleur.
— Tu vois bien que tu ne peux pas marcher ! Et le seul autre remède que je connaisse, c'est l'urine, à cause de l'ammoniaque.
— Quoi ? C'est répugnant !
Bonnie fit une grimace de dégout.
— Je sais, dit Damon, mais tu vas refuser mon autre proposition, je le sais.
— Quelle proposition ?
— Mon sang. Je pourrais te guérir en te donnant mon sang.
La sorcière fronça les sourcils.
— Même si j'acceptais, dit-elle lentement, nous ne sommes pas seuls. Les gens vont voir que je bois ton sang.
— Pas si tu perces la peau de mon cou avec un sort, et si tu fais comme si tu m'embrassais dans le cou.
— Je... je pourrais aussi tenter de me guérir avec mes pouvoirs, protesta-t-elle.
— Est-ce que tu l'as déjà fait ?
— Non mais... je peux essayer.
Damon avait l'impression qu'elle cherchait des excuses pour ne pas accepter, et il n'avait pas tort.
— Bonnie, je ne veux pas t'obliger à faire une chose que tu ne veux pas faire, mais tu as l'air d'avoir sacrément mal, et c'est la solution la plus rapide.
Elle ferma les yeux et respira un bon coup : Damon avait raison, c'était inutile de jouer au martyr alors que la solution était là, devant elle. Mais Bonnie craignait que le fait de boire le sang de Damon complique encore plus les choses entre eux. Boire le sang d'un vampire qui lui faisait du charme lui paraissait trop... sensuel.
— Alors, qu'est-ce que tu décides ?
La voix de Damon la tira de ses pensées.
— Hé bien je... j'imagine que c'est la meilleure solution, bafouilla-t-elle, troublée.
— Alors... c'est parti.
Bonnie hocha la tête et ferma les yeux. Elle se concentra sur un sort, et une fine entaille se dessina lentement sur le cou du vampire.
— Ne traîne pas sinon elle va se refermer, lui rappela-t-il.
Elle acquiesça et se rapprocha de lui. Au même moment, ils laissèrent tous les deux tomber leur paire de chaussures sur le sable.
— Ne t'en fais pas, ça va aller, murmura-t-il d'une voix rassurante.
Quelques secondes plus tard, la bouche de Bonnie était sur le cou de Damon. La sorcière commença à aspirer lentement le liquide foncé en faisant une grimace d'anticipation. Bizarrement, le goût du sang était moins dégoûtant que ce à quoi elle s'attendait, et elle se détendit. Elle songea que c'était comme lorsqu'elle saignait de la bouche après s'être fait enlever une dent, et qu'elle ravalait son propre sang.
C'est alors qu'elle se rappela que ce n'était pas le sang de n'importe qui qu'elle buvait. Ce n'était pas sur la peau de n'importe qui qu'elle était en train d'appuyer ses lèvres.
C'était avec Damon qu'elle vivait ce moment intime, et elle stoppa net lorsque cette pensée lui traversa l'esprit. Elle releva vivement la tête, et leurs regards se croisèrent. Damon tendit ensuite la main et essuya le sang qui maculait les lèvres de Bonnie.
— Merci, murmura Bonnie d'une voix enrouée.
C'est alors que Damon se pencha vers elle.
— Damon, qu'est-ce que tu fais ?
— Je t'avais promis de te montrer que je pouvais te séduire, tu te souviens ? Je crois que le moment est venu.
Et sans rien ajouter d'autre, il l'embrassa.
