Voici le chapitre 14 :)
Je sais que le nombre ne semble pas vraiment décidé mais je crois qu'il en restera vraiment 4 y compris celui-là, dont 2 servant davantage d'épilogues :)
La taille est revenue normale!
Guest : Merci beaucoup :)
...
Il attendit quelques secondes qu'il se réveille mais cela ne se fit pas, il commença alors à s'inquiéter et le secoua, de plus en plus fermement mais toujours en vain. Il le retourna sur le dos et se pencha sur lui et constata qu'il respirait faiblement. Il mit ses doigts sur son cou et vit que son pouls était également très faible...
...
Morgan paniquait, le mot était juste. Il ne savait pas quoi faire, il ne comprenait pas pourquoi le génie avait perdu connaissance : avait-il été trop brusque ? Toute cette situation lui semblait tellement irréelle. Il le regardait, regardait autour dans la pièce, et le regardait de nouveau. Il espérait qu'il se réveille simplement parce qu'il le regardait...
Il finit par se souvenir qu'il fallait appeler une ambulance. Il attrapa son téléphone se trouvant dans sa poche de pantalon et hésita un moment, ne se souvenant plus du numéro à composer. Si la situation n'était pas si grave, il rirait de lui-même, et dire qu'il était du FBI. Il tenta de se concentrer et se remémora la procédure d'urgence : appeler le 911, voilà ce qu'il fallait faire.
Il composa rapidement le numéro et donna l'adresse de Reid, avant de se rappeler qu'ils étaient nus tous les deux. Si Reid devait se faire trouver nu, il n'hésiterait pas à le tuer dès son réveil, il n'en doutait pas une seconde. Il mit son portable sur la table de chevet et lui enfila rapidement ses vêtements avant de mettre les siens à son tour.
Il le prit doucement dans ses bras et l'amena jusqu'au canapé et l'y installa afin de faciliter le processus lors de l'arrivée de l'ambulance. Il ouvrit la lumière avant de s'asseoir à côté de lui en étreignant sa main et de lui parler. Il sentait sa respiration faiblir davantage, mais l'ambulance mettait une éternité à arriver.
Il lui dit alors en renforçant son emprise sur sa main : « Je ne sais pas si tu m'entends, mais l'ambulance est en route... Tout va bien se passer... Accroche-toi Spencer... Je t'aime tellement, ne me laisses pas, tu n'en as pas le droit... »
Il se demandait s'il n'aurait pas fait mieux de ramener son portable, peut-être que l'opératrice ne l'avait pas pris au sérieux ? Il dit doucement à Spencer : « Je vais chercher mon téléphone, je reviens dans une seconde, attends-moi, d'accord ? »
Il courra jusqu'à la chambre et hurla en mettant le téléphone sur son oreille et se dirigeant de nouveau vers le salon : « Qu'est-ce que vous foutez, elle est où cette maudite ambulance ? »
L'opératrice qui était restée au bout du fil lui répondit aussitôt : « Monsieur, calmez-vous svp… »
« Comment voulez-vous que je me calme ? Il aura le temps de mourir avant qu'elle n'arrive ! »
Elle soupira, mais l'habitude prit le dessus et dit rapidement : « Monsieur, svp. Pourriez-vous me dire votre nom ? »
« Morgan, enfin Derek Morgan, je suis du FBI, l'unité du BAU »
« D'accord, et quel est le nom de la personne en difficulté ? »
« Spencer Reid... »
« Pourriez-vous m'expliquer ce qu'il s'est passé ? »
« Et vous, pourriez-vous ramener cette putain d'ambulance ici ? »
« Elle arrive, elle est à quelques rues d'ici. Elle sera là dans environ 2 minutes »
Il déposa son portable de nouveau et étreignit de nouveau de main de son amoureux. Elle devenait froide, vraiment froide, et son teint blême était à faire peur. Il en frissonna tellement ce dernier lui rappelait un cadavre mais lui dit tout de même en tentant de garder une certaine maitrise de soi : « L'ambulance sera là bientôt... Reste avec moi... »
Il détestait rester là à attendre, mais il ne savait pas quoi faire. Il regardait la porte et espérait qu'ils arrivent bientôt. Il était perdu, totalement...
Il entendit les sirènes s'approcher et reprit son portable en disant à l'opératrice : « C'est bon, je les entends, merci » et raccrocha hâtivement avant de ranger son portable dans sa poche et d'aller ouvrir la porte. Il revint et s'accroupi en face en lui dit : « Ils arrivent, tu entends ? »
Peu de temps après, deux ambulanciers arrivèrent rapidement et dirent à Morgan de s'éloigner. Ils prirent ses fonctions vitales et dirent : « on l'emmène tout de suite ». En le mettant sur la civière, ils demandèrent à Morgan : « Que faisait-il avant de perdre connaissance ? »
Il hésita, Reid le tuerait s'il fallait qu'il soit honnête... Il dit rapidement l'excuse qui semblait la plus proche de la vérité qu'il pourrait trouver : « Heu, on faisait un peu d'exercice, des redressements... »
Les deux ambulanciers se regardèrent sans y croire mais devant l'urgence de la situation, ils ne s'y attardèrent pas. Ils sortirent en l'emmenant et Morgan verrouilla la porte avant de les rattraper.
En face de l'ambulance, il s'exclama : « Je viens avec vous » avant de monter avec eux, il ne laisserait pas Spencer seul, il en était hors de question.
Ils acquiescèrent, ils n'avaient pas le temps de contredire cet homme.
Après avoir rapidement installé les machines indiquant ses fonctions vitales, il demanda à l'intention de Morgan : « Savez-vous quelque chose sur son état de santé qui pourrait expliquer son état ? »
Il réfléchit, il ne pensait pas que cela pourrait avoir un lien... Il dit néanmoins : « Il a reçu une balle dans le ventre il y a environ deux mois... mais il allait bien après alors je ne sais pas... »
« D'accord, ils verront à l'hôpital ». Il dit à son collègue « C'est bon » et le véhicule parti à vive allure.
Au bout de quelques minutes, le moniteur cardiaque s'emballa, annonçant sa tension radicalement en chute et l'ambulancier dit rapidement à son collègue : « Range-toi sur le côté »
Il tomba alors en fibrillation ventriculaire mais l'ambulancier avait déjà sorti son DEA en prévision de ce qui allait arriver et la maitrisa rapidement au bout de trois chocs. Une fois de nouveau stabilisé, il dit à l'autre ambulancier : « Roule, et dépêche-toi ! »
Morgan avait assisté impuissant à la scène, simplement figé sur le petit banc à côté à regarder son ami mourir durant ce qui lui semblait être une éternité. Il sentit l'ambulance se remettre en route et réalisa qu'il semblait avoir sous-estimé l'état de son ami, il pensait auparavant « quand il se réveillerait », mais la formule qui semblait convenir était davantage « s'il se réveille »
Reid fit un autre arrêt cardiaque sur le chemin, mais l'ambulancier la réanima de nouveau et ils arrivèrent à l'hôpital au bout de 5 minutes supplémentaires.
Ils descendirent et Morgan les suivirent à la hâte. L'équipe médicale l'attendait déjà à l'extérieur et le prit aussitôt en charge. En entrant dans l'hôpital, l'ambulancier lui fit signe d'attendre dans le couloir des urgences, ce qu'il fit, ne voulant pas leur empêcher de faire leur travail et risquer ainsi de nuire à Spencer.
Il attendit dans la salle d'attente durant un moment, ne voulant pas vraiment y croire. Pourquoi fallait-il qu'il soit dans cet état après un rapport sexuel ? Cela n'avait tuer personne auparavant... Il fixa son portable et à se demander s'il devait ou non appeler l'équipe, il ne comprenait pas la situation et se demandait s'il serait vraiment capable de l'expliquer... Il ne savait pas non plus si cela valait la peine de les inquiéter alors qu'il ne savait absolument rien sur son état, peut-être allait-il très bien maintenant ?
Un médecin arriva vers lui et lui demanda : « Êtes-vous de la famille de Spencer Reid ? »
« Oui »
« D'accord, quel lien avez-vous avec lui ? »
« Je suis son petit ami » Il savait que c'était le seul moyen pour être mis au courant de l'état de Spencer, et il se dit ensuite que ce n'était pas vraiment un mensonge après tout...
Elle haussa les sourcils, surprise, mais expliqua rapidement : « D'accord, il est en chirurgie... Il semble que sa blessure pare-balle au ventre ne se soit pas cicatrisée correctement et se soit infecté, et il a une grave hémorragie interne... Nous en saurons plus dans quelques heures. »
Elle se retourna pour partir mais Morgan la retint en lui demandant : « Attendez... Est-ce qu'il va, heu, s'en sortir ? » C'était difficile de prononcer ses doutes à haute voix, cela semblait tellement plus concret que de se les dire mentalement...
Le médecin hésita mais dit : « Honnêtement, nous en saurons plus dans quelques heures... Son état est très préoccupant mais il est entre de bonnes mains et ils feront tout ce qu'ils peuvent... » Elle fit une pause, avant de poursuivre « Je n'ai vu aucune trace de sa famille dans son dossier si on oublie son contact d'urgence qui est injoignable, si vous lui en connaissez qui ne serait pas mentionné, vous feriez mieux de les prévenir... »
Morgan hocha la tête, il se dit qu'il ferait mieux d'appeler l'équipe, ils étaient tout de même une famille et ils avaient le droit de savoir... Il décida d'appeler son patron, sachant qu'ils préviendraient tout le monde car il n'avait pas la force de tous les appeler et composa rapidement son numéro.
Il répondu rapidement « Hotchner »
« Hotch, c'est Morgan »
Il sentait son affolement à travers sa voix et demanda rapidement : « Que se passe-t-il ? »
« C'est Reid... Il est à l'hôpital... »
« Quoi ? Comment cela se fait-il ? »
« Sa blessure n'a pas guéri et s'est infectée, et il a fait une hémorragie interne... Il est en chirurgie, mais son état est très sérieux... »
« D'accord, je préviens les autres et on arrive »
« Merci... »
Hotch raccrocha et laissa un Morgan qui ne savait pas quoi faire pour attendre. Il avait vu son ami mourir 2 fois en quelques minutes et ne craignait que cette fois, ils n'arrivent pas à le sauver. Il tourna en rond et attendit patiemment de voir les autres, il avait franchement besoin de leur soutien...
À peine une demi-heure plus tard, Garcia arriva vers lui et le prit rapidement dans ses bras sans de rien dire. Elle pleurait abondamment, et il voulait être fort pour elle, mais ses émotions personnelles reprenaient le dessus à cet instant. Il laissa ses propres larmes couler à son tour silencieusement. Il souffrait tellement de l'idée de ne peut-être plus jamais revoir Spencer qu'il n'était plus conscient d'être dans un lieu public, et ignorait tout ce qui se passait autour d'eux, tout ce qui comptait à l'instant était cette étreinte entre lui et sa meilleure amie qui se réconfortait mutuellement par la chaleur respective de leurs corps. Ils restèrent ainsi, à se bercer et à pleurer l'un contre lui.
Hotch se racla la gorge pour doucement attirer leur attention. Il attendait là depuis quelques minutes, ne voulant pas briser ce moment qu'il savait important pour ses deux agents, mais il fallait tout de même signaler sa présence à un moment ou à un autre...
Immédiatement, ils se séparèrent et Morgan s'essuya rapidement le visage pour ne pas montrer sa faiblesse avant de se retourner à son tour vers la source de ce bruit.
Hotch se tenait là, à côté d'eux, visiblement inquiet mais tentant de garder son visage stoïque pour ne pas les perturber davantage. Il demanda à Morgan : « Du nouveau ? »
« Non... Le médecin a dit qu'il viendrait me voir dès qu'il en saurait plus... »
Hotch hésita un instant mais lui demanda tout de même : « Que lui as-tu dit pour qu'il accepte de te parler de son état ? »
Il hésita à l'avouer, mais se dit qu'après tout, son patron ne percevrait qu'une ruse pour en savoir plus sur la situation de son ami, et dit donc : « Heu... que j'étais son petit ami »
Hotch lui lança un regard incrédule, avant de se dire que Morgan était bien du genre à mentir sur leur relation pour en savoir plus, puis hocha simplement la tête et déclara : « Les autres sont en route, ils devraient être là bientôt... » Il attendit quelques instants et dit : « Je vais prendre du café pour tout le monde en attendant »
Ils hochèrent la tête et se dirigèrent vers les sièges de la salle d'attente. Garcia appuya sa tête sur l'épaule de Morgan en attendant, les larmes se détachant toujours continuellement de ses yeux.
JJ arriva à la hâte, et simplement en regardant le regard de Morgan, comprit qu'il ne savait rien de plus et s'assit à côté de ce dernier. Elle prit la main de ce dernier et se cala dans le fond de son siège. Des larmes perlèrent dans ses yeux mais elle les retenait, elle ne voulait pas croire que cela puisse être possible, elle ne voulait pas perdre son ami comme ça.
Kate déambula dans le couloir des urgences en se dirigeant droit vers son amie JJ, cette dernière lui adressa un regard si triste que son cœur fondit presque en la regardant. Elle s'assit à côté d'elle et lui dit simplement : « Il s'en sortira », ce à quoi elle répondit d'un sourire tout aussi triste et offrant sa main libre à son amie en même temps.
Hotch revint avec les cafés et remarqua les deux femmes qui étaient arrivé durant ce temps. Il les salua brièvement en tendant un café à chacun et s'installa pour attendre son ami Rossi.
Il se passa 5 minutes supplémentaires pour que ce dernier arrive, et se place à côté de Hotch. Les deux hommes tentaient tant bien que mal de garder leur calme pour le bien des trois autres personnes à leur côté qui semblait simplement bouleversé mais leur manière de se regarder était clair de la même détresse qui les habitait tous.
Ils se passa un long moment où chacun regardait avec un visage vide, perdu, ce qui se passait autour, en se questionnant sur le sens de la vie et de la raison pour laquelle il fallait que Reid se retrouve à l'hôpital de nouveau, et dans un état critique : la vie, Dieu, ou toute autre entité ne trouvait-elle pas que Reid avait déjà assez souffert ? Pourquoi fallait-il qu'il se retrouve en détresse de nouveau ?
Morgan se dit que cela ne pouvait pas arriver à un moment plus ironique. Spencer avait décidé de tenter sa chance avec lui pour peut-être tourner la page sur un avenir meilleur et au moment où ils s'unissaient physiquement, il fallait que sa blessure ne vienne le hanter. Il n'arrivait pas à chasser la culpabilité de son esprit ; cela n'était-il qu'une coïncidence si cela arrivait à un moment pareil ? Il ne saurait pas comment avouer à l'équipe que cela était peut-être de sa faute s'il fallait que Reid ne décède. Il ferma les yeux un instant pour chasser ces pensées : il ne pouvait pas penser comme cela, Spencer devait survivre, il devait le faire comme auparavant, comme toujours... Il ne pourrait pas vivre sans lui, pas après qu'ils aient finalement pu se mettre ensemble. Spencer n'avait simplement pas le droit de l'abandonner, il lui avait dit un peu plus tôt, il ne pouvait pas mourir.
Ils se passèrent environ 1h00 avant qu'une infirmière ne vienne à leur rencontre. Elle sentait qu'ils étaient proches à la façon dont chacun se tenait les uns contre les autres pour se soutenir mutuellement, et elle trouvait cela tellement touchant... Elle partageait leur inquiétude seulement en les regardant. Elle les regardait discrètement depuis environ 15 minutes avant de se décider à venir à leur rencontre.
Elle se pencha pour tenter d'attirer leur attention et dit doucement : « Bonjour, puis-je faire quelque chose pour vous ? »
Ils se regardèrent confus un instant avant que Hotch ne réponde : « On attend un patient, Spencer Reid, il est en chirurgie... » Il regarda sa montre et ajouta : « Il y ait depuis environ 1h30... On attend... »
« Oh... » Elle leur sourit tristement ; elle connaissait le dossier, la plupart du personnel en parlait depuis son arrivée... Un agent du FBI était toujours une star en quelque sorte et faisait l'objet de ragot tout le temps... Elle ajouta : « Je vais voir si je peux vous obtenir une salle plus tranquille pour patienter... »
Hotch dit simplement : « ne vous sentez pas... »
L'infirmière le coupa avant qu'il n'ait plus loin avec un sourire compatissant : « Non, j'insiste »
Il hocha la tête et face à ce geste elle ajouta : « Je reviens vous voir dans quelques instants »
Il se passa sur une main sur le visage, il n'aimait pas avoir l'air si vulnérable. Il se mit à fixer le sol, attendant et tentant tant bien que mal de ne pas s'endormir en buvant nerveusement son café devenu totalement froid, la fatigue l'assommant durement à cause du stress de la situation.
Environ 20 minutes plus tard, l'infirmière revint et leur dit « pouvez-vous me suivre ? »
Ils se levèrent simultanément, n'ayant pas la force de parler et se limitant à la suivre
En arrivant devant la porte, elle les fit pénétrer à l'intérieur et expliqua : « c'est une de nos salles de pauses, vous serez tranquille ici. Vous avez une machine à café et quelques collations à côté, il y a quelques coussins dans ce coin avec des couvertures. Le médecin est prévenu et passera vous voir ici dès qu'il aura davantage d'informations... »
Hotch la regarda avec un très léger sourire montrant sa reconnaissance et lui dit : « merci beaucoup »
Elle sourit et sortit de la pièce en refermant la porte. Elle savait qu'elle ne respectait pas le protocole et qu'elle ne connaissait même pas le lien qu'ils entretenaient avec le patient. Néanmoins, ils semblaient si inquiets que sa compassion envers le petit groupe avait pris le dessus... Il était clair qu'ils étaient très proches et elle tenait à faire en sorte qu'ils soient confortables, sachant que le cas de Spencer Reid était difficile et qu'ils avaient estimé à plusieurs heures la durée de son opération, s'il survivait jusqu'à la fin...
Après un moment d'hésitation, Hotch dit à son équipe : « Il est clair que ce sera long, si vous préférez rentrer chez vous, je vous appellerai dès que l'on en saura plus » Voyant l'absence de réaction, il ajouta en attrapant des coussins et des couvertures pour les distribuer à tout le monde « Nous devrions nous reposer en attendant »
Ils hochèrent la tête, n'ayant pas la force de le contredire et se répartirent dans les petits canapés, toujours collés les uns aux autres pour chercher le soutien de l'autre. Ils savaient que ce ne serait pas une nuit de vrai repos, mais que somnoler quelques minutes serait mieux que rien.
Ils finissent tous par s'endormir, une grande part de chacun d'eux voulant fuir la réalité et espérer qu'à leur réveil, tout ça ne serait qu'un mauvais rêve.
Ils se réveillèrent par des coups à la porte avant le grincement de cette dernière. Ils se levèrent légèrement en se frottant les yeux et constatèrent que l'aube était là en se demandant comment ils avaient pu dormir si longtemps.
Le médecin attendit que tous les yeux fatigués se tournèrent vers elle et dit doucement : « Bonjour... »
Hotch finit par être suffisamment lucide pour comprendre que le médecin était là et se leva et lui serra la main : « Bonjour madame »
« Je pourrais savoir quel lien exactement vous entretenez avec le Dr Reid? »
« Nous sommes son équipe, ses collègues du FBI », il ajouta, se disant que cela la convaincrait peut-être davantage de leur parler puisque de toute manière le mensonge avait déjà été dit plus tôt : « Et son petit ami est dans la pièce » en désignant Morgan qui fit un léger signe de main face à tout le monde qui regardait interloquer l'espace d'un instant avant de conclure que de la manière dont Hotch l'avait dit, il s'agissait simplement d'un stratagène.
Le médecin se tourna aussitôt vers lui et lui demanda « Ah d'accord, vous êtes Jason Gideon ? »
Ils se réveillèrent aussitôt de la brume de sommeil qui flottait toujours devant leurs yeux en entendant ce nom et Hotch demanda : « Excusez-moi ? »
Elle prit cela comme une surprise d'apprendre que cela n'était pas un membre de la famille qui était son contact mais que c'était son copain et expliqua donc: « C'est le nom de la personne à contacter en cas d'urgence... On a appelé aux numéros pour le joindre, mais ces derniers semblent avoir été désactivé... Puisque vous êtes ici, vous pourriez... »
Morgan ne la laissa pas poursuivre et dit : « Non, non, cet homme est mort... Je m'appelle Derek Morgan... »
« D'accord... Il semble qu'il ait oublié de mettre à jour son dossier... C'est plus commun que l'on pourrait le croire... Néanmoins, aucun de vous ne possède dans ce cas aucuns liens juridiques... »
Hotch lui coupa à nouveau la parole : « Svp... On est comme une famille, peut-être pas au sens conventionnel mais croyez-moi... »
Le médecin soupira et repris la parole en couvrant celle de l'autre homme : « Messieurs, je m'apprêtais à dire que je vais faire une exception... Vous pourrez d'ailleurs remercier une infirmière très déterminée qui a insisté une bonne dizaine de minutes tout à l'heure sur le fait que vous sembliez très proche et qu'elle ne pouvait pas acceptée que l'on refuse de vous parler peu importe le lien que vous aviez avec le patient »
Ils furent tous surpris du comportement de l'infirmière, quoi que toujours sous le choc d'apprendre que Gideon était resté son contact en cas d'urgence malgré toutes ces années et du pourquoi qu'ils ne l'avaient jamais su plus tôt...
Ils fixèrent leur regard sur le médecin, ce qui importait d'abord était de savoir comment allait Reid... Il se doutait qu'il était vivant, vu comment le médecin avait parlé et de son attitude en général, mais ils avaient besoin d'avoir plus de détail
Cette dernière posa alors la question qui le tracassait : « Le Dr Reid avait-il parlé à quelqu'un d'entre vous d'une douleur émanant de sa blessure avant l'incident ? »
Tous se tournèrent vers Morgan puisqu'il avait été avec lui juste avant qu'il ne s'effondre mais il secoua la tête, perplexe, en demandant : « pourquoi ? »
« L'infection était déjà bien avancée... Cela devait dater d'au moins quelques jours... La douleur qui devait en résulter devait être très intense... D'ailleurs, les ambulanciers n'ont fait aucunes mentions dans leur rapport de ce fait mais nous avons décelé une fracture du métacarpe lorsque nous l'avons transféré... Nous devrons faire une radio un peu plus tard aujourd'hui mais quiconque a déjà eu un os cassé sait à quel point il est douloureux et le fait que le patient ne devait pas l'avoir remarqué est assez inquiétant si l'on tente de mesurer sa douleur à côté... »
Hotch demanda : « Méta quoi ? »
« C'est un os de la main, qui est très rare qui subit une lésion... Les manière d'en obtenir une sont assez limité, il y a le choix entre tomber sur sa main le poing fermé où encore donner un coup de poing dans un angle inférieur, soit vers le bas »
Morgan expliqua : « La deuxième supposition est la plus crédible... Lorsque nous étions tous les deux, il a donné un coup dans le bas de son comptoir... »
Garcia lui demanda, choqué « Pourquoi mon bébé aurait fait ça ? »
« Ma beauté, c'est une histoire peu importante »
Hotch demanda au médecin, souhaitant avant tout en savoir plus sur l'état de Reid actuel et laisser de côté ces pacotilles de côté pour l'instant : « Pouvez-vous continuer svp ? »
Le médecin expliqua alors : « L'opération a duré un peu plus de 6h00 et s'est bien déroulée en général, malgré deux arrêts cardiaques supplémentaires. Nous avons dû retirer beaucoup de tissus endommagés, et nous avons réussi à arrêter l'hémorragie, mais il restera dans le coma pour une durée indéterminée... Cela pourrait aller de quelques jours à quelques semaines, cela dépend de chacun... Cela est bien sûr à vous de voir mais des études montrent que les patients dans le coma perçoivent l'environnement et se réveille plus rapidement s'ils sont stimulés. Par conséquent, si son petit ami ou un autre de ses collègues pourrait rester à son chevet au moins quelques heures par jour, cela accélèrerait certainement son réveil »
Ils répondirent presqu'à l'unisson : « C'est d'accord »
Hotch demanda : « Connaissez-vous la cause de l'hémorragie ? »
« Honnêtement, il est impossible d'en déterminer la cause... Il est probable que s'il a pratiqué une activité physique intense cela en ait été l'élément déclencheur, mais je ne saurais en dire la cause... De plus, vu l'état de l'infection, ce n'était qu'une question de temps avant que cela ne se produise... Son corps était une bombe à retardement prêt à craquer à chaque instant. »
« Y a-t-il des risques de dommages permanents... ? »
« Ce sera à voir avec son réveil, il est impossible de se prononcer avant... Néanmoins, si je dois être honnête, c'est lui-même qui risquerait d'augmenter cette possibilité ; il est vraisemblablement un des pires patients que l'on pourrait avoir. Sans vouloir lui manquer de respect, j'ai parlé au médecin qui s'était occupé de lui la dernière fois, et si le Dr Reid agi de la même manière, cela pourrait bien être le cas »
Morgan s'exclama : « Excusez-moi ? »
« Monsieur, vraiment, je ne veux pas lui manquer de respect. Néanmoins, il se fiche totalement des ordres des médecins et a fait des choses dont je n'avais jamais entendu auparavant dans ma carrière. Son refus catégorique de prendre toute forme d'analgésique n'est rien comparé au reste. Il devait être alité pour une semaine, mais dès son réveil, il s'est levé en débranchant toutes les machines et est allé la salle de bain pour prendre une douche... Ses médecins ont essayé d'ouvrir la porte mais elle était verrouillée et lui ont hurlé de sortir en lui rappelant les complications que cela pourrait engendrer mais il a seulement répondu qu'il signerait une décharge... Il a fait la même scène aux deux jours durant toute la durée de son hospitalisation... De plus, son médecin l'a pris en train de boire un café à peine 2 jours après sa chirurgie... Il avait interdiction de consommer quoi que ce soit et quand il a essayé de le raisonner, il a jeté sa tasse en lui disant d'aller se faire voir... Cela, c'est sans oublier le harcèlement envers l'équipe médical qui s'occupait de lui pour le laisser sortir sous diverses raisons... Le seul point positif que le médecin avait pu me dire sur lui était le fait qu'il n'a pas rechigner avec l'IV, si l'on oublie le fait qu'il la mettait uniquement quand il en avait envie, il se la mettait seul, refusant toute aide de quiconque... »
Tout le monde avait grimacé, Reid n'avait jamais été un patient si difficile... Têtu oui, c'est certain, mais si désagréable ? C'était difficile à croire.
Le médecin ajouta : « Quoi qu'il en soit, c'est simplement pour dire que ce n'est pas si surprenant au vue de son comportement que sa plaie ne se soit infecté et que j'espère qu'il changera d'attitude à son réveil pour que cela cicatrise correctement cette fois... Je crains que la prochaine fois, nous ne pourrions pas le réanimer si la situation ne se présentait de nouveau... »
Ils hochèrent la tête, bien qu'ils savaient tous qu'ils leur seraient impossible d'empêcher Reid de faire quoi que ce soit...
Le médecin demanda : « Voulez-vous aller le voir ? »
Ils se précipitèrent aussitôt vers elle, prêts à la suivre jusqu'à la chambre de Reid
