Salut la populace !
Le deuxième chapitre promis arrive, tout beau tout chaud ^^ d'ailleurs, donnez-moi donc vos avis sur l'histoire et ce que je pourrais y apporter : qui sait, ça pourrait me donner des idées ;)
Les réponses aux reviews sont à la fin du chapitre ! Bonne lecture :3
*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*
La porte du bureau de l'Hokage s'ouvre et l'équipe 7, mon équipe, entre.
Le Troisième est à la fenêtre, fumant sa pipe en observant le village. Il relève la tête en nous voyant, et sourit.
- Eh bien, vous êtes en avance ! s'exclame-t-il en s'avançant dans notre direction. Je suppose que la mission s'est bien passée.
- Comme sur des roulettes, affirme notre Sensei.
Cette remarque me fait lever les yeux au ciel. Ouais, et les blessures (certes minimes), qui c'est qui s'en est occupée ? C'est Chihiro-chan ! Kami-sama est toujours en train de me poursuivre, j'hallucine… J'écoute Jiraiya-Sensei faire le rapport, silencieuse.
Déjà deux ans depuis que cette maudite mission de rang C a pris fin. Nous avons beaucoup changé, tous.
Notre Sensei est devenu (peut-être) plus mature. Il est toujours le pire des coureurs de jupon, mais Tsunade-sama est là pour le calmer… Il porte sa tenue habituelle : getas, pantalon vert, résilles, blouson vert sans manches des Jônins et bandeau de Konoha. La Troisième Guerre Ninja se fait sentir, alors il part souvent en mission avec ses propres anciens coéquipiers. J'ai eu d'ailleurs l'occasion de croiser la route d'Orochimaru. Je frissonne d'angoisse dès que j'y repense…
Ken'ichi a beaucoup grandi. Il est prêt à dépasser notre Sensei, du haut de ses un mètre quatre-vingt-dix. Toujours habillé comme s'il allait à un enterrement (comprenez : noir, noir et noir !), il porte un kimono et des getas. Son nunchaku fétiche pend à sa ceinture, comme une menace permanente. Son visage, bien qu'impassible, a perdu ses rondeurs de l'enfance. On peut toujours lire de l'ambition dans ses yeux, mais cela s'est modéré. Je l'apprécie vraiment… depuis qu'il a arrêté de me traiter comme une moins-que-rien !
Quant à Minato… On commence assurément à bien discerner le futur Hokage le Quatrième. Moins imposant que notre coéquipier, on ne peut cependant nier qu'il déborde de charisme. Ses cheveux en pétard (Kami-sama, qu'est-ce que c'est horrible quand il se lève ! si seulement il se les peignait plus souvent !) sont plus longs, plus blonds. Il porte toujours son bandeau de ninja sur le front un pantacourt noir des sandales noires basiques avec des bandages et une veste blanche ouverte (non, ne bavez pas !) avec des résilles. Je préfère ne même pas parler de ses progrès faramineux… je me sens un peu nulle à côté.
En parlant de moi… parce que je suppose que c'est ce que vous voulez savoir, non ? Le Nectar du Bracelet est redevenu translucide maintenant, j'en porte plein aux bras pour qu'il passe plus inaperçu. J'ai enfin pris l'initiative de porter des vêtements plus courts (et donc plus pratiques !), à savoir : short bleu, jupe violette et noire, t-shirt sans manches violets, et bottes hautes noires à talons. Oui, argh, beurk, des talons. Au niveau baston, je me suis un peu améliorée, sans que ce soit faramineux.
…
Ben quoi ? je m'appelle Chihiro Ôta, pas Mary-Sue ! Bref, je suis devenue plutôt douée en genjutsu (même si je ne fais vraiment pas le poids face aux nombreux Uchiha) et aucun n'a d'emprise sur moi. Même chose pour les sceaux. Ouais, je sais, c'est carrément flippant ! Mais vu que ça m'a déjà sauvé la vie, je m'en fiche un peu. J'ai pas mal de force, mais ça reste dans la moyenne des kunoichis. J'ai fait pas mal de progrès en esquive et en lancer. Et… surtout… je suis devenue medic-nin ! Et oui, je sais, c'est la classe. Moi qui avais toujours cru (comprenez : quand j'étais à Tokyo) que la médecine était quelque chose d'un niveau trop élevé pour moi, c'est surprenant.
- Bon boulot, en tout cas, marmonne l'Hokage (je sursaute intérieurement, surprise, mais mon visage reste neutre je suis devenue bonne actrice, mine de rien). Je vous laisse deux jours de congé.
Je soupire discrètement, en même temps que le reste de l'équipe. Il faut dire que les missions de rang C, on commence à en baver !
Ah et, dernier détail…
J'ai des invocations. Très spéciales…
Je m'entraîne. Une fois de plus, dans mon coin, parce que Kushina est partie en mission avec Hatake-san et son équipe, tandis que mes propres coéquipiers sont chez leurs parents. Je ne parle même pas de mon soi-disant Sensei, sans doute en quête de belles jeunes femmes à observer pendant leurs bains…
C'est vraiment consternant !
J'entends soudain un bruit, tout près de moi. Sans un mot, je me retourne, kunaï en main. Je hausse les sourcils en voyant un simple chat noir aux yeux dorés. Pourtant, je resserre la prise sur mon arme. Ce chat a un regard étrangement humain. Et puis en plus, depuis quand les chats portent un haori et un rouleau ninja sur le dos ?
- Oh oh… je murmure. Me dis pas que tu es une invocation ?
Un drôle de sourire (certainement pas naturel chez un animal) étire ses babines.
- Vous êtes plus intelligente que ce qu'on m'a rapporté, annonce-t-il d'entrée de jeu.
Merci, moi aussi je t'emmerde !
Vexée, je le fusille du regard sans rien dire. Sa voix est franchement grave, mais a un ton amical voir amusé. Je me demande vraiment ce que ce minou peut bien avoir à me dire. Bon… Tant pis pour la prudence.
- Je peux savoir qui tu es et ce que tu me veux ?
L'animal se met tranquillement à faire sa toilette sous mes yeux médusés. Non mais il se croit OÙ au juste ?! Je le menace et ça ne lui fait rien ?
...
J'ai rien dit : je ne vois pas pourquoi il aurait peur d'une Genin. Ou plus simplement, pourquoi il aurait peur d'une pauvre nulle malchanceuse. Moi.
- Je m'appelle Nekobunta, commence-t-il enfin. Je viens de la part des Anciens pour vous faire une offre.
J'ouvre des yeux grands comme des soucoupes. Si je m'attendais à ça !
- Ce sont qui, ces Anciens ? je finis par demander.
- L'équivalent du Conseil de Konoha chez les chats des… chez les chats ninjas.
Mouais… Je ne suis pas trop convaincue. J'insiste donc.
- Et qu'est-ce qu'ils me veulent ?
Nekobunta me regarde d'un air décontenancé avant de continuer sa léchouille générale.
- Juste faire de vous leur invocatrice.
…
J'ai pas trop compris là.
Quelqu'un m'explique pourquoi un CHAT qui plus est NINJA viendrait ME voir pour faire de MOI l'invocateur des chats ninjas selon la volonté de leur CONSEIL ?
Quelque chose m'échappe…
- Tu ne vas quand même pas oser me dire que sur toutes les kunoichis –tous les ninjas, même ! – de tous les villages cachés qui existent, ces Anciens n'ont trouvé que moi ? j'interroge d'un air sarcastique.
Il s'arrête brusquement avant de s'avancer vers moi d'un pas décidé. Je fronce les sourcils, recule d'un pas… et j'ai à peine le temps de cligner des yeux qu'il est déjà perché sur mon bras gauche.
- Nous savons qui vous êtes, Chihiro Ôta.
Hum, oui ? Ça m'aide vachement, tu peux pas savoir…
- Tu n'es pas de ce monde. Ta vie a basculé à la seconde où tu as touché le Bracelet.
Stupéfaite, je l'observe avec des yeux ronds. Le chat est mortellement sérieux et je sens une sérieuse panique m'envahir.
- Co-comment ? je réussis à balbutier.
- Les Anciens surveillent cela depuis des générations, Chihiro-sama. Chaque personne en possession du Bracelet devient l'invocateur des chats ninjas. Nous avons eu un rapport selon quoi une de ces personnes serait à nouveau apparue : mais il nous a fallu du temps pour vous trouver.
- Une de ces… personnes ?
Il jette un œil à mon bracelet et secoue la tête.
- Le Nectar est encore translucide… Je ne pourrais pas vous en révéler plus pour l'instant.
- Comment ça le "Nectar" ? Tu parles du liquide à l'intérieur ? Il va se colorer ?
Il saute à terre et miaule doucement.
- Je ne peux vous répondre, veuillez m'excuser.
Je fais la moue. Eh ben ! Moi qui croyais être tranquille et sans alliés… voilà que je vais avoir sur les bras toute une tripotée de félins minuscules inadaptés au combat qui ne veulent pas me révéler la moitié de ce que je devrais savoir. Décidément…
L'ennui avec moi, c'est que je ne suis pas aidée !
Nekobunta déroule son parchemin devant moi. Il s'avère que c'est un pacte de sang, comme je m'y attendais. M'entaillant le bout du pouce de ma dague, circonspecte, je remarque le petit chiffre 14, écrit d'une manière très stylisé à l'encre rouge, au-dessus du cercle où Nekobunta m'indique de signer. Je m'exécute avant de lui poser la question qui me brûle les lèvres.
- Je suis la quatorzième de ces personnes, c'est ça ? Mais pourquoi est-ce que c'est écrit à l'encre rouge ?
Le chat range consciencieusement son rouleau avec une moue appliquée avant de se retourner vers moi.
- Vous êtes la Quatorzième, Chihiro-sama. La première kunoichi de l'Autre Monde à arriver au Pays du Feu. Cela fait de vous quelqu'un de spécial…
- Mais je n'ai pas choisi ! je le coupe.
- Bien sûr, je le sais. Cela aurait pu être la personne à côté de vous à ce moment-là qui aurait pu devenir le Quatorzième. Tout cela est juste du hasard.
Du hasard.
J'étais tombée dans un monde de manga par hasard. Parce que j'avais touché un foutu bracelet sans mettre de gant en plastique.
…
KAMI-SAMA, JE VOUS HAIS !
VOUS ÊTES RIEN QU'UNE ÉSPÈCE D'ENFLURE QUI M'A ENVOYÉE DANS UN MONDE POURRI OÙ JE M'ATTACHE TOUS LES JOURS UN PEU PLUS À DE SIMPLES PERSONNAGES DE MANGA SIMPLEMENT PAR HASARD ! ÉSPÈCE D'ENFOIRÉ !
…
C'est moi ou le chat est en train de se casser ?
Je le rattrape par la peau du cou et le ramène devant mon visage.
- J'ai encore une question à te poser !
- Je ne…
- Écoute, au moins… Je voulais juste savoir si c'était normal que j'ai parfois de soudaines augmentations de chakra ou de capacités physiques ?
Surpris, il me regarde avant de jeter de nouveau un coup d'œil au bracelet, l'air circonspect.
- Peut-être… Y avait-il quelqu'un près de vous à ce moment-là ?
- Bah oui… mon équipe habituelle, des civils et des shinobis ennemis. Mais je ne vois pas le-
- Vous verrez, me coupe-t-il. En observant de plus près les gens qui ont de l'importance pour vous ici, vous comprendrez.
Et sur ce, il disparaît dans un nuage de fumée. L'espèce de…
Sacré Nekobunta…
J'aime bien ce chat, mine de rien, mais il m'horripile avec son « Je ne peux vous répondre, veuillez m'excuser » ou ses réponses sibyllines qui me font m'arracher les cheveux !
Je ne l'ai revu qu'une fois depuis et c'était peu après que mon Bracelet ait commencé à se colorer de bleu. J'ai vraiment eu des envies de meurtre, ce soir-là…
Je suis en train de contempler d'un œil torve mon plat de sushis qui est censé me servir de dîner. J'ai encore réussi à cramer le riz. Il n'y a que le poisson qui reste à peu près mangeable. Je pourrais peut-être essayer de manger le thon tout seul ?...
Mouais, mais du poisson cru, sans pain, sans riz, juste avec de l'eau, ça craint ! Un gargouillis de mon ventre vient à bout de mes réticences. Décidément, si je ne meurs pas en mission, ce sera d'intoxication alimentaire !
Un flash noir passe devant mon assiette. Une seconde plus tard, le poisson a disparu. Surprise, je me tourne vers la droite et aperçoit Nekobunta, perché sur la chaise où je pose mes vêtements le soir. Se léchant les babines, il avale le thon goulûment avant de daigner me jeter un coup d'œil. Il lève la patte pour me saluer.
- Bonsoir, la Quatorzième !
Il vient de bouffer la seule partie mangeable de mon repas et c'est tout ce qu'il trouve à dire, ce CON ?! Furieuse, je lui balancer mon couteau. Poussant une exclamation, il évite de justesse ma lame, qui va se planter dans le mur. Soupirant de déception, je me lève pour la récupérer et commence à tirer dessus.
…
Je tire un peu plus fort.
…
MERDE, C'EST COINCÉ ! Mon seul couteau est coincé dans le mur ! Rah, fait ch-
- Ne vous énervez pas pour si peu, voyons, tente le chat.
- C'est-mon-seul-couteau, a-bru-ti !
Je tombe sur les fesses après avoir tiré de toutes mes forces sans réussir à enlever mon couteau. J'observe d'un air rageur le manche qui me nargue. Kami-sama, je veux mourir. Je suis vraiment ridicule, là. Abrégez mes souffrances, au moins !
- C'est vrai que vous vivez dans un endroit un peu étroit. Le Troisième Hokage n'a rien trouvé de mieux pour vous ? Mais c'est une honte !
- Je te signale que le vieux m'a surveillé pendant plus d'un an avec des Anbus. Je pense qu'il ne sait rien à propos du Bracelet.
Le minou se tourne lentement, très lentement vers moi. Une flamme d'incompréhension domine dans ses yeux dorés.
- Ne me dites pas… que vous ne lui avez rien dit ?
Je hausse un sourcil.
- Je ne vois pas ce que ça changerait si je lui disais quelque chose.
Je me relève et met mes mitaines de combat. Concentrant mon chakra dans mes mains, je force sur le manche du couteau… et le casse. La lame reste coincée dans le mur fissuré.
- Mais c'est pas vrai !
Je me mets à grogner, jetant d'un geste les débris de l'ustensile dans ma poubelle de cuisine. J'enlève mes mitaines, songeant sérieusement à investir dans des boîtes de ramens à réchauffer. Si je commence à péter mes couverts, ça ne va pas le faire. Je remarque alors le silence de Nekobunta. Je me retourne.
- Qu'est-ce qu'il y a ? j'interroge.
Ses yeux sont tellement écarquillés que j'ai l'impression qu'ils vont tomber de leurs orbites. Je le touche du bout de l'index pour voir sa réaction… qui est de s'écraser pathétiquement sur le sol. Okay…
- Hé, tu es sûr que ça va ? je redemande.
- Vous-vous-vous…
- Je ?
- Vous n'avez RIEN DIT au Troisième Hokage ?! s'étrangle le messager.
Je le regarde en penchant la tête, sourcils froncés.
- Je préfère rester tranquille, tu vois. Je veux juste rentrer chez moi pour arrêter de vivre dans un manga avec des personnages qui n'existent pas !
À ces mots, je sens un drôle de froid m'envahir la poitrine. C'est comme si… si mon cœur était littéralement en train de geler. Je porte la main à mon thorax, tombant à genoux, respirant avec difficulté. Qu'est-ce qui m'arrive ?
Ma tête tourne. Mes paupières se ferment et c'est brusquement le noir.
Lorsque je reprends conscience brusquement, j'ai toujours du mal à respirer. Mon corps est gelé mais je sens mon cœur se remettre à chauffer doucement. Bon sang, qu'est-ce qui m'est arrivé ? Je vois de façon floue une tâche verte près de mes yeux. La Paume Mystique ? La voix grave de l'invocation arrive jusqu'à moi, diffuse et déformée.
- Vous ne devriez pas dire ce genre de choses, Chihiro-sama… Surtout pas aujourd'hui.
- Pourquoi ? je réussis à murmurer.
- Ils ont été choisis…
- Qui ?
Un long silence suit ma demande. Sonnée, je finis cependant par me relever au bout de quelques minutes. Je cligne des yeux, encore à moitié dans les vapes, avant de fixer le chat d'un air accusateur.
Il se recroqueville sous le poids de mon regard et pointe de la patte mon Bracelet. Je retiens un hoquet de surprise.
- Le Nectar est devenu bleu ! Mais, mais… comment je vais faire pour cacher ça, moi ?!
Le chat soupire et secoue la tête tandis que je me retiens de hurler de désespoir. Avec les trois surdoués (comprenez : tarés) de mon équipe, je suis sûre d'être interrogée sur ce détail. Je vais leur dire quoi, hein ? « J'ai soudainement eu envie de le repeindre hier, avant de me coucher. C'est joli comme couleur, non ? Comment ça, j'ai pas assez d'argent pour m'acheter un pot de peinture ? Bien sûr que non, ce n'était pas une idée débile ! » Même moi j'ai du mal à me convaincre.
- Amour, Amitié et Haine… Prenez garde, Chihiro-sama. Si vous persistez à fuir la réalité, vous risquez de-
Une colère sourde emplit mon esprit. Furieuse, je me redresse et ose enfin lui cracher au visage le fond de ma pensée.
- Quelle réalité ?! Tout cela n'est qu'un rêve stupide ! Je ne peux pas vivre dans un monde de manga, c'est idiot ! Tous ces gens que je connais, j'ai créé leurs profils, j'ai étudié les détails de leurs corps, de leurs personnalités, je les ai dessiné avec Masashi-san avant même que tout ça me tombe dessus ! Je dois être dans le coma en train de délirer. Ça ne peut pas être la réalité ! CE-N'EST-PAS-POSSIBLE !
Nekobunta me bondit dessus pour me clouer au sol. Encore faible, je n'arrive pas à me débattre suffisamment pour le faire dégager.
- Je vous en prie, calmez-vous, chuchote le chat. Je crois que quelques villageois à deux kilomètres d'ici n'ont pas encore entendu clairement vos propos, ironisa-t-il.
- Que-
- Je plaisante ! me coupe-t-il. Mais vous devriez baissez d'un ton avant que la police ne débarque. Si vous tenez tant que cela à rester dans le secret, c'est votre problème.
Je le glisser sur le sol sans un mot, figée.
- Ecoutez, me fait l'invocation. Je crois que cette citation vous dira quelque chose : « Les gens ne s'appuient jamais que sur le peu qu'ils savent pour appréhender les phénomènes qui les entourent. Ce qu'ils arrivent avec difficulté à entrevoir, c'est ce qu'ils appellent "la réalité". Mais le savoir est une chose bien relative, et cette réalité parfois illusoire. Les gens vivent d'impressions fausses. »
- Co-comment sais-tu cela ? je bafouille.
- Une simple recherche dans tes affaires. J'ai réussi à faire le ménage avant qu'un type bizarre entre chez toi. C'était quelques jours après ta mission au pays d'Ame où tu as rencontré Misa.
Tori, à tous les coups… Et je suppose que Misa a dû contacter d'une manière ou d'une autre les chats. Après tout, elle avait l'air de savoir quelque chose à mon sujet que j'ignorais. Mais bordel, une citation d'Itachi-je-suis-méchant-et-je-le-vaux-bien, ça craint ! Quant à ce que Nekobunta a dit à propos de la réalité… j'observe pensivement le Bracelet. Je crois que, décidément, je suis tombée sur un objet d'une puissance trop importante pour moi.
Rassurez-vous : moi non plus, je n'ai rien compris. Mais apparemment, le pire est encore à venir…
- Oh, Chihiro, m'interpelle notre sensei avant que je ne m'en aille alors que nous sortons du bâtiment. Pendant que j'y pense…
- Oui ?
- Tu sais qu'il y a l'examen Chûnin qui commence demain.
- … ouiiiii ?
C'est moi ou une énorme emmerde va encore me tomber dessus ?
- Tu vas y participer.
- … hein ?!
Belle élocution, je sais. A peu près aussi sublime que mes yeux exorbités ou ma mâchoire traînant par terre. Cela fait sourire Minato et Ken'ichi souffle par le nez, presque amusé. Jiraiya toussote et je me reprends aussitôt, écarlate (en colère ou embarrassée ? à vous de voir).
- Vous pouvez répéter ? nasillais-je d'une voix faible.
- Tu vas participer à l'examen Chûnin dont la première épreuve est demain à huit heures. Tes équipiers sont de bons gars, ne t'en fais pas pour ça, s'écrie-t-il de son habituel air satisfait. Ne sois pas en retard !
Et, sans un mot de plus, il s'en va. Me laissant avec mon horreur absolue devant la nouvelle. Kami-sama (tiens, ça faisait longtemps !), qu'ai-je fais dans une vie antérieure pour que vous vous acharniez ainsi sur moi ?!
- Bah, tu es plutôt douée alors je suis sûre que ça ira, tente mon coéquipier blond.
Je soupire devant son commentaire censé me remonter le moral.
- Tu dis ça… t'as presque un niveau de Jônin.
Il a un rire gêné puis finit par s'en aller, prétextant que sa mère l'attend. Ken'ichi part également, me saluant d'un léger signe de tête. Bon, cette fois, je peux paniquer.
- Qu'est-ce que je vais faiiiire ?
- Vous pouvez toujours prier.
- Mouais, je pense que Kami-sama répondra à- AAAAAH !
Nekobunta cligne des yeux avant de reprendre sa toilette comme s'il ne venait pas de me faire manquer la crise cardiaque.
- Bon sang, arrête de me faire des frayeurs comme ça ! hurlais-je au chat.
- Si vous avez peur, vous n'avez qu'à aller dormir chez Kushina, propose-t-il avec sagesse.
- Je vais pas-
- Chihiro-sama, vous ne les gênerez jamais.
Je soupire derechef, rendant les armes face à sa logique. C'est vrai que, peu importe ce que je fais, je suis la meilleure amie de leur fille : ils ne me mettront jamais à la porte. Surtout que je suis plutôt du genre discrète et que, par conséquent, je me fonds facilement dans le décor (parfois au sens propre du terme quand Aya m'aplatit contre un mur alors que je me trouve derrière une porte qu'elle ouvre à la volée). Les mains dans les poches, marmonnant des insultes du bout des lèvres, je tape dans un caillou avant de prendre le chemin de la maison Uzumaki. Je frappe deux coups à l'entrée une fois arrivée, attend deux secondes puis la porte s'ouvre.
- Chihiro-chaaaan ! comment vas-tu ma belle ?
Tora m'étouffe pendant une bonne vingtaine de secondes, en plein mode « je gagatise à mort sur ma presque fille adoptive », me lâchant lorsque je commence à devenir violette. Il m'entraîne par la main pendant qu'il commence un long monologue sur son dernier voyage à Uzushio que j'écoute d'une oreille distraite, le souffle court.
- Au fait, Chihiro-chan, tu es sûre d'aller bien ? demande-t-il en me regardant d'un air soucieux.
Sans rire, tu viens de m'étrangler.
- C'est que, je soupire, Jiraiya-sensei vient de m'annoncer que je participerais à l'examen Chûnin. Il y a un quart d'heure.
- … Ah.
Oui, ah. Je crois qu'il n'y a pas de réponse plus appropriée à cette décision carrément stupide. Nous arrivons dans le salon où Kushina est en train de boire du thé, un crayon à la main, sans doute en pleine réflexion sur le prochain slogan qu'elle affichera dans sa chambre (à raison d'un par mois et d'un par mission, je vous laisse deviner le nombre…).
- C'est vrai, Chihiro ? s'exclame-t-elle.
- Ouais… Il ne peut pas plaisanter sur ces choses-là.
Si c'est le cas, il va voir du pays.
- Bah, tu t'en sortiras, sourit ma meilleure amie en me prenant par les épaules, un sourire en gâteau d'anniversaire lui illuminant le visage. Je crois en toi !
Sa confiance me redonne un peu d'espoir et je souris doucement en retour, un peu apaisée. Si mes coéquipiers (devenus des proches) et ma meilleure amie me disent que je peux y arriver, c'est que cela doit être un objectif à ma portée : après tout, ceux de ma promotion l'ont tous depuis au moins un an et demi… C'est donc plus sereine que je réussis à m'endormir le soir-même, un visage familier et joyeux sous mes paupières. Qui… ?
Le lendemain à l'aube, je me réveille en catastrophe. Un petit déjeuner équilibré m'attendant dans la cuisine (merci, Tora !), je n'ai donc qu'à faire une brève toilette et à m'habiller avant d'y aller. Je fais une bise rapide aux deux Uzumaki (même si la plus jeune peine à sortir du sommeil) avant de me rendre au bâtiment d'examen. J'imagine qu'il s'agit de la même salle tous les ans… J'ignore donc les clampins qui stagnent dans un coin du couloir, les sens faussés par une illusion (ça doit être une tradition, bon sang !), pour me rendre directement dans la salle. Et là, surprise ! Je suis la première arrivée. Je m'affale donc par terre, les yeux mi-clos, jusqu'à ce que quelqu'un se plante devant moi.
- Alors, on traîne dans les couloirs ?
- Sakumo-sensei !
Le Jônin sourit largement, me tenant la main pour m'aider à me relever. J'avale difficilement ma salive, un peu inquiète. C'est lui qui va nous surveiller, alors ? Le Troisième n'aurait pas pu faire de meilleur choix pour impressionner les Genins…
- Attention, pas de traitement de faveur aujourd'hui, jeune fille.
- Je n'en attends pas, je réplique en faisant la moue, légèrement rouge.
Il sourit de nouveau, les yeux brillants, avant de m'ébouriffer les cheveux. Ensuite, le père de Kakashi reprend un air plus sérieux et je comprends que le reste des candidats a enfin trouvé la salle. Nous entrons tous sur son ordre avant de nous installer : le principe étant le même, j'ai déjà eu l'occasion de bachoter sur certains sujets (eh oui, ils ont des annales ! Il suffit juste de demander gentiment au bibliothécaire…) et je sais à quoi m'attendre. C'est donc avec un peu d'appréhension que je m'attelle aux calculs compliqués, sachant d'avance que la dernière question sera décisive. Quand on y arrive, beaucoup craquent et s'en vont. Je reste assise, les mains légèrement moites, le regard rivé sur Sakumo. Je ne l'avais encore jamais vu aussi effrayant et cela me choque presque de découvrir cette facette autoritaire de sa personnalité. J'espère simplement que mes deux coéquipiers (que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, merci sensei…) auront les nerfs adéquats pour résister à l'ambiance mortelle !
- Tous ceux qui sont restés sont acceptés, finit par révéler le Jônin.
Je soupire doucement de soulagement, histoire de donner le change, avant de chercher des yeux deux ninjas pouvant potentiellement être avec moi. En me voyant me tourner, une paire de garçons me fait signe. Après la présentation de la seconde épreuve (par un shinobi que je ne connais pas), je vais donc vers eux afin de faire les présentations.
- Je suis Haru.
- Et moi, Natsu.
- Enchantés ! s'exclament-ils en chœur.
Wahou, encore des gens bizarres. Que ce soit leurs vêtements, leur visage ou leur façon de bouger, tout est identique ! A part leur coupe de cheveux avec une frange indigo dissymétrique : je parie qu'en combat, cela doit perturber pas mal le sens de leurs adversaires…
- Je suis Chihiro, me présentais-je en m'inclinant, ravie de travailler avec vous.
La prochaine épreuve aura lieu demain. Je laisse donc mes futurs coéquipiers après une heure à discuter chez moi des stratégies à prévoir avant de les laisser s'en aller. Ils sont étranges… néanmoins, j'ai vu pire. Vraiment. Il n'y a qu'à voir mon équipe : un pervers, une bouille d'ange vivant dans un autre monde et un macho égocentrique. Il n'y avait pas de numéro S.O.S. ninja en détresse, ici ? Je vais pour sortir mes poubelles et, en remontant, trouve une feuille laissée en évidence sur la table. Intriguée, je l'examine avant de me rendre compte qu'il s'agit de ma copie d'examen. Ma note n'est pas parfaite (elle aurait mérité une mention bien tout de même), pourtant, le mot laissé en bas de page me réchauffe doucement le cœur.
Félicitations, Chihiro.
Je souris avec allégresse, le cœur battant, serrant la feuille contre moi. Merci, Sakumo…
*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*
vanina chan : Helloooooo ^.^ je viens de me rendre compte que ça m'avait manqué de parler comme ça avec toi sur la suite potentielle de cette fic :D même si maintenant je parle avec d'autres auteurs de , c'est sympa de correspondre et débattre avec une anonyme. Tadaima :3 Une relation Kushina/Tochi... intéressant ! Je n'y avais pas pensé mais pourquoi pas ? ^^ Alors, quant à ce qui va faire percuter Chihiro, c'est quand la jeune demoiselle va... bah, on s'en doute tous, non ? :P Puisque j'ai été absente aussi longtemps, je peux bien le dire : elle va tomber amoureuse ! Voilà, le mot est lâché : j'attends les tomates xD Chihiro-chan cherche à rentrer mais comme tu le vois dans ce chapitre, elle n'est vraiment pas aidée... mes spoils, mesquins ? Du touuuut ! Par contre, mon nouveau compte existe bel et bien : il se situe (très) principalement sur le fandom de Katekyô Hitman Reborn! d'ailleurs. Va faire un tour si le coeur t'en dis... Ciao ciao !
ordiclic : Publier le prochain chapitre ? Fait ! Le reste ? Affaire à suivre...
Scarlett Potter Black : j'aime bien ton pseudo, pour commencer ^^ c'est cool de voir que j'ai de nouveaux lecteurs ! Je suis ravie que l'histoire te plaise et je suis ouverte aux propositions de scénario (bien que j'ai mes explications de Bracelet et autres bien en tête, cf ce chapitre :P). Un rêve prémonitoire ? Peut-être que oui, peut-être que non... Tout dépend du futur que Chihiro voudra créer. Et de ce que je déciderais en temps voulu selon mon inspiration ! PS : cette expression est géniale, n'est-ce pas ?
Ahum, à part ça, je n'avais pas DU TOUT l'intention de faire intervenir Sakumo directement dans l'histoire que ce soit dans ce chapitre ci ou le précèdent... encore un personnage qui se moque de mon script ! U.U
Je répète donc : je suis ouverte aux propositions de scénario ! si vous avez des idées, ça peut me donner des idées. Sinon, bah, je risquerais de déserter le fandom.
Sur ce, à la prochaine ! ;)
