Oui, vous ne rêvez pas, c'est bien moi. Et je poste un chapitre une semaine après le dernier. Je fais des progrès, hein? :D La réhab pour auteurs mal-embouchés marche du tonnerre.
Vous savez quoi? J'ai écris toute cette histoire, tous ces 13 chapitres précédents, rien que pour ce chapitre qui va suivre. Le chapitre 14 que vous allez lire est la toute première chose que j'ai écrite de cette histoire. J'avais ***vraiment*** envie d'écrire une scène de ce genre, j'ai laissé mon imagination vagabonder, et ce chapitre en est sorti… …Probablement parce que je suis sadique. Et après je me suis dit que tant qu'à faire, j'avais qu'a écrire toute l'histoire qui allait avec.
Réponses rapides à quelques commentaires :
-Holmes ne veut pas se battre à cause de Watson. Il ne veut pas le laisser tomber dans un coin et partir attaquer aveuglement des hommes armés, surtout qu'il est à peu près sûr qu'il n'en ressortira pas vivant. Il préfère évidemment vivre et aider Watson a vivre, tant qu'il y est.
-House n'est pas *soudainement devenu gentil*! xD Si vous avez remarqué en lisant l'histoire, mon impression de House est qu'il n'aurait jamais hésité à se sacrifier pour Wilson. Ou quelqu'un d'autre, s'il le considérait valable. House est plein de choses, mais il n'est pas un couard, ni dans la série originale ni dans cette histoire.
-Non, le miroir dans le pré-chapitre dernier n'a aucune signification. C'est le premier truc qui m'est passé par la tête au moment d'écrire. Laissez moi délirer en paix! xp
Let's go, people!
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Holmes
Je regardais House s'en aller aussi rapidement qu'il était entré. Il avait croisé mon regard pendant un instant infiniment court mais j'en avais compris ses intentions aussi clairement que s'il me les avait expliquées.
La porte claqua sur son passage, un verrou cliqueta en place. Wilson se tenait debout devant moi, la figure dépourvue de la moindre couleur et les yeux grands ouverts sous le choc.
Il se jeta contre la porte si soudainement que j'en sursautai, mon mouvement faisait gémir Watson dans mes bras. Je me dépêchais de lui passer l'une de mes mains froides sur le front pour le rassurer, lui jetant un regard inquiet. Il était toujours aussi brûlant de fièvre.
Mes efforts pour le calmer se révélèrent vains quand Wilson envoya un coup de pied contre le mur de toutes ses forces, faisant résonner la salle autour de nous.
-HOUSE! cria-t-il. HOUSE!
Je fis une grimace en entendant toute l'angoisse, la panique nue que portait sa voix. Je resserrai instinctivement mon étreinte autour de la forme tremblante de Watson.
-Wilson… tentai-je.
-HOUSE!
-Wilson! Vous allez nous faire remarquer! Ils vont vous entendre!
Il me jeta un bref regard que je ne sus pas interpréter et j'eus peur un moment qu'il ne se remette à crier ; mais il se tu, et je le vis glisser le long du mur jusqu'à ce qu'il soit accroupi juste devant la porte. Et pendant de longues minutes, il continua à essayer d'ouvrir la dalle par tous les moyens possible. Il déchirait ses mains contre la masse imperturbable de la porte, la frappant de toutes ses forces, l'écorchant de ses ongles comme pour y creuser un tunnel. Je choisis de ne pas essayer de le raisonner, je ne savais si j'y arriverais. Au moins il ne faisait plus autant de buit.
Mais le bruit perçant de tirs de pistolets, lui, fut assez puissant pour passer les murs. Un tir.
-HOUSE! hurla aussitôt Wilson, sautant sur ses pieds pour recommencer à frapper la porte.
Deux tirs, cinq tirs. Puis dix. Des bruits indistincts étouffés par l'épais mur qui nous séparait voyageaient dans la salle, couverts par les cris angoissés de Wilson…
Jusqu'à ce qu'un silence plus asourdissant que tous les bruits que je n'avais jamais entendu envahisse les lieux, un silence qui tournoya vicieusement autour de nous, nous prenant à la gorge. Wilson se tu et resta immobile, haletant furieusement comme s'il avait du mal à retrouver sa respiration.
Le silence s'étira une minute, puis deux, et plus longtemps que je ne pus le conter.
Je me rendis lentement compte que j'avais tellement serré ma prise autour de Watson que j'allais finir par lui laisser des marques. En même temps que je relâchai doucement mes muscles crispés, Wilson se mit à trembler de tout son corps, de plus en plus violemment, jsuqu'à ce que ses jambes ne se plient sous lui.
Je le regardai tomber comme une masse sur le sol, ne sachant que faire. Il ne fit aucun efforts pour atténuer sa chute, se retrouvant assis sur ses jambes tordues, le haut de son corps appuyé contre la porte. Il me tournait toujours le dos.
J'aurais voulu lui dire quelques mots, je ne savais pas lesquels ni pourquoi. Mais ma propre voix refusait de marcher le moins du monde, même mes muscles semblaient s'être figés. Je ne pouvais que le regarder trembler de plus en plus violemment de tous ses membres.
-Non… murmua-t-il d'une voix cassée.
Un sanglot lui secoua violemment les épaules et lui étrangla la voix. Il donna un faible coup de poing dans la porte.
-Non… NON! hurla-t-il.
Prit d'une rage soudaine, il recommença à tambouriner sur la porte de ses deux mains déjà ensanglantées, de toutes ses forces. Il criait le nom de son ami encore et encore, la voix abîmée par ses pleurs.
Il ne fallu pas longtemps pour que sa voix se brisa complètement d'avoir tant crié. Il se recorquevilla sur lui-même sur le sol, se pressa contre la porte si près comme s'il espérait passer à travers.
Mon corps engourdi commmençait à se réveiller petit à petit, j'arrivais finalement à détacher mes yeux de sa silhouette soulevée par des pleurs. Je les baissai sur Watson, et trouvai ses yeux bruns voilés ouverts et fixés sur Wilson, qui pleuraient des larmes silencieuses. Ils se tournèrent vers moi, et dans leur flou enfiévré, me firent comprendre que je devais faire quelque chose.
Je le posai doucement en position assise contre le mur, prenant rapidement connaissance de sa respiration rageuse et superficielle qui ne s'était pas arrangée le moins du monde, de son son teint blanc et de la fièvre qui s'émanait toujours de lui avec autant de forces. Je pliais rapidement ma veste pour faire office de coussin et la posait derrière sa tête, avant de me relever avec difficultés, mes membres contestant ce changement de position après être restés si longtemps immobilisés. Je posai brièvement la main sur l'épaule de mon compagnon, et pris une grande inspiration pour reprendre le contrôle de mes nerfs avant de m'avancer vers la forme prostrée de Wilson.
Je grimaçai de réticence en me voyant obligé de forcer Wilson à se retourner. Je ne pouvais pas le laisser ainsi.
Je lui pris le bras avec le plus de douceur que je pu, mais il ne sembla même pas s'en rendre compte, du moins pas avant que je n'essaye de le tirer vers moi. Il se débattit violemment, manquant de me frapper.
Je reculai légèrement pour lui laisser de l'espace. Je ne me considère en aucaun cas un homme sentimental ou émotionnel, mais le voir dans un tel état de tristesse resserra mon cœur sous la pitié et l'empathie que je ressentais. Si le sacrifice de House m'avait secoué, il avait massacré Wilson. Transpercé droit à travers le cœur.
Et soudain, par-dessus les pleurs déchirés de Wilson, j'entendis le verrou de la porte cliquer. La police était finalement arrivé, déduis-je rapidement.
Une rage froide m'envahit. Ils étaient arrivés avec une heure de retard, ces imbéciles… Un homme y avait perdu la vie, et l'autre la raison.
Je m'apprêtais à déverser tout mon venin sur le premier qui oserait franchir cette porte.
Mais le premier à la franchir fut House.
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Holmes
Il avait ouvert la porte en grand, nous innondant de la lumière d'une bougie que tenait un officier de police à ses côtés, dont je mis un certain moment à m'apercevoir de la présence tant mes yeux étaient fixés sur le revenant. Bel et bien vivant, en un seul morceau, et sans autre source de saignement que l'arcade sourcilière déchirée et une longue coupure sur la pomette.
House, lui, dirigea aussitôt ses yeux vers Wilson, recroquevillé sur lui-même à ses pieds, et un air proprement choqué passa sur son visage. Il s'accroupit devant son ami et posa sa main sur sa forme tremblante.
-Wilson? Qu'est ce qu'il a? s'écria-t-il par-dessus les pleurs de Wilson en se tournant vers moi.
-Qu…Qu'est ce qu'il a? répétai-je.
Ce fut l'une des rares fois dans ma vie où je me retrouvai sans savoir quoi dire.
-C'est la question que je vous pose! me renvoya House en posant sa main sur le cou de son ami pour y trouver son pouls.
-Vous me demandez ce qui lui arrive? m'étranglai-je. Nous vous avons cru gisant là haut, transpersé de dizaines de balles, vous vidant de votre sang pendant que nous étions enfermés ici! Vous vous demandez vraiment ce qu'il a?
House cligna plusieurs fois des yeux sur moi, assimilant avec lenteur ce que je venais de lui dire.
-Il est dans cet état… Pour ça? S'étonna-t-il.
-Evidemment!
-Mais il est… Complètement… En état de choc!
-Vous espériez le voir danser ? lui demandai-je, sceptique.
-Non! Mais pas… ça!
D'autres policiers arrivaient derrière l'officier à la bougie qui nous regardait avec l'air de ne pas savoir où se mettre. House sauta par-dessus Wilson et leur demanda à tous d'aller voir ailleurs s'il y était, aggrémentant son discours d'une insulte des plus colorées que je ne saurais répéter. Les officiers, légèrement apeurés et ne sachant que faire d'autre, obéirent et s'en allèrent un peu plus loin.
House s'accroupit à nouveau devant Wilson et, lentement, lui pris le bras comme j'avais tenté de le faire. Wilson se débattit à nouveau contre les mains de House, mais lui ne lâcha pas prise.
-Wilson! appela-t-il. Wilson, c'est moi! Calme toi! …Aidez-moi, me commenda-t-il.
Je pris Wilson par les épaules et l'aidai à le mettre en position assise, le dos contre la porte.
Wilson avait les paupières puissamment fermées, les cheveux trempés de sueur lui tombant sur le visage. Ses mains se serrèrent avec une emprise convulsive sur les bras de House qui le soutenaient.
-Wilson! appela de nouveau ce dernier. Wilson, ouvre les yeux! C'est moi, espèce de crétin!
Il enleva avec difficulté l'un de ses mains de la prise de Wilson et tapota doucement sa joue.
-WILSON! hurla-t-il soudain, me faisant grimacer.
Pour une étrange raison, Wilson sembla répondre enfin à ce cri. Ses respirations rapides, saccadées et intermitentes se firent plus bruyantes encore.
-Wilson, ouvre les yeux, sombre idiot! Tu es en train de faire une attaque de panique! Je te porterais pas sur mon dos si tu tombes dans les pommes!
Ses paupières tremblotèrent, avant de s'ouvrir d'un coup, clignant plusieurs fois à grande vitesse. Ses yeux affolés tracèrent d'abord mon visage, avant de sauter sur celui de House, à quelques centimètres du sien.
Sa respiration sembla stopper complètement et ses yeux arrêtèrent de cligner, les larmes coulant librement le long de ses joues sans interruption.
Ses lèvres formèrent le nom de House sans produire de son.
-Oui, c'est moi, grogna House. La police est arrivée pile poil à temps, je n'ai rien eu d'autre à faire que de les regarder se prendre des coups de pied dans leurs parties molles… C'était assez divertissant.
A peine avait-il finit sa phrase que Wilson lui lançait un poing dans la mâchoire.
House fut jeté hors balance par le choc et se retrouva assis par terre, se tenant le menton à deux mains et lançant un flot de jurons. Wilson se jeta à nouveau vers lui et je m'apprêtais à intervenir pour éviter qu'il ne tue l'homme qui venait d'échapper à la mort, mais je fus surpris de le voir au contraire passer ses bras écharpés autour du torse de son ami et de l'attirer contre lui.
Son étreinte se resserra autour de House avec une force sûrement inconfortable, si j'en croyais la tête que ce dernier faisait.
-W-wilson… Tu m'étouffes…
Ca ne sembla pas gêner ce dernier, car il reserra encore plus sa prise.
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à suivre~
... l~o~l~. Oui, je l'avoue, j'aime bien voir Wilson envoyer un coup à House. Il le mérite. Plus ou moins.
btw, si quelques uns d'entres vous ne comprennent pas entièrement que Wilson ait eu une réaction aussi violente à la **mort** de House, je vous rappellerais que "slash" est marqué dans la description de l'histoire. Je sais que je ne m'y suis pas encore concentrée de très près encore, mais comme vous le voyez, ça ne veut pas dire que je le passe sous silence. Comme vous allez pouvoir vous en apercevoir dans les chapitres suivants.
Allez, zou maintenant!
