Le réveil sonnait déjà depuis cinq minutes Mais impossible de bouger le moindre membre de mon corps. J'avais mal partout et le seul fait d'ouvrir les yeux me faisait mal à la tête et me donnait la nausée. Soufflant je tournais la tête vers la cause de tout ce bruit et tendit le bras pour l'arrêté.

" Mademoiselle ? Vous êtes réveillée ?" demanda une employée en passant la tête par la porte.

" Oui excusez-moi, je me lève." Dis-je faiblement en essayant de me redresser. Elle hocha la tête et entra dans la pièce pour aller ouvrir les volets. M'appuyant sur mes avant-bras, je me redressais du mieux que je pus.

" Mademoiselle, tout va bien ? Vous m'avez l'air pâle." S'inquiéta la jeune femme en s'approchant de moi d'un air inquiet.

" Oui, j'ai juste peu dormi la nuit dernière, je suis encore un peu fatiguée. Pouvez-vous juste éteindre le réveil et m'aider à ne lever ?"

Elle acquiesça sans discuter et accourut jusqu'à moi. Prenant un appui ferme sur le bras qu'elle me tendait, je balançais mes jambes par-dessus le matelas et me leva. Un peu trop vite peut-être. Tout tanga autour de moi me donnant l'impression d'être sur un bateau.

" Je devrais peut-être prévenir M. Neji de votre état." S'inquiéta-t-elle d'avantage.

" Non. Je vais bien je vous assure." Me bornais-je alors que je voyais bien que quelque chose n'allait pas. Je voyais trouble. Ma tête tournait et j'avais envie de vomir. J'avais l'impression que tout allait trop vite autour de moi.

"Grande sœur, tu vas être en retard si…" dit Hanabi en rentrant dans ma chambre. "Qu'est-ce qu'il t'arrive ?" demanda-t-elle en entrant.

" Mademoiselle, je pense qu'Hinata est souffrante, elle est pâle et je pense qu'elle fait de la…"

Ma vision s'obscurcit alors que je me sentis tomber. Le contact avec le sol ce fut violent alors que la dernière chose que j'entendis fut Hanabi hurler mon prénom.

La tête lourde reposant sur mon coussin, j'ouvris un œil hagard autour de moi pour reconnaître ma chambre. Je ne pouvais pas ignorer le tournis de ma tête ni même l'envie menaçante de vomir qui ne prenait.

Tournant la tête vers mon réveil, je vis qu'il était déjà 10h. Qu'est-ce que je faisais exactement dans ma chambre ? Pourquoi n'étais-je pas à au lycée ?

Me redressant avec beaucoup de difficulté j'appelais quelqu'un au hasard mais personne ne répondit. Répétant ainsi du plus fort que je pus je me mis debout déjà et marcha jusqu'à la porte de ma chambre. Je me sentais très faible et mes jambes avaient du mal à me porter. Je ne savais pas si j'étais réellement capable d'aller encore au lycée dans un état pareil.

M'appuyant faiblement contre le mur je marchais jusqu'au bureau de mon père ne se situant pas loin de ma chambre.

"Père" l'appelais-je faiblement.

" Mademoiselle !" Je me retournais et vis la même servante que ce matin accourir vers moi et m'aider à m'appuyer sur elle. " Vous ne devriez pas vous levez, vous êtes très faible."

"Je veux voir mon père." Gémis-je en tendant la main vers la porte de son bureau.

" Il serait mieux si vous retourniez dans votre chambre. Je lui demanderais de venir alors." Dit-elle en enroulant ses bras autour de mon petit corps. Abandonnant la lutte je me laissais faire me laissant aller contre elle sans jamais quitter la porte du regard. Je voulais qu'elle s'ouvre et je voulais le voir sortir de là. Je voulais le voir accourir vers moi et que ce soit lui qui me porte jusqu'à ma chambre. Je voulais que mon père soit là. J'avais besoin de lui. J'avais besoin qu'il me protège.

Mais rien ne se fit ainsi. La jeune femme me raccompagna jusque dans ma chambre et me coucha dans mon lit. Elle le fit sans jamais perdre son sourire et toujours avec des gestes doux. C'était très agréable et surtout plutôt reposant. J'avais un peu oublié que de telle personne travaillait pour nous et j'en avais un peu honte. Cette personne travaillait depuis quelques temps maintenant à notre service et plus particulièrement dans ma chambre et pourtant je n'avais aucune idée de qui elle était mise à part du faite qu'elle s'occupe de ma lessive et nettoie ma chambre. Pourtant à cet instant elle était la personne qui était le plus proche de moi.

" Je vais appeler votre père." m'annonça-t-elle en remontant la couverture sur moi.

" Attendez." L'arrêtais-je. "Ne le déranger pas. C'est ridicule de ma part d'insister pour pouvoir le voir. Il a beaucoup de travail, ne le déranger pas." Dis-je en m'allongeant sur le côté et en fermant les yeux.

" Mais Mademoiselle, si vous voulez vraiment le voir, je peux toujours l'appeler. " Me rassura-t-elle bienveillante. Qu'est-ce qu'elle pouvait être gentille !

" Non vraiment je ne voudrais pas le déranger. Si par contre vous pourriez me passer mes livres de cours et les mettre à côté de mon lit je pense pouvoir me réveiller dans une petite heure et je serais bien pour aller au lycée." La rassurais-je en souriant tout en me couchant définitivement. Elle s'exécuta avant de finalement finir par passer la porte.

Aussitôt que je fus sûre qu'elle soit assez loin je me redressais d'un coup, ignorant le tournis qui me prit aussitôt et attrapait mes livres pour commencer à lire la leçon que je ratais. Aussitôt ma tête j'eu l'impression que ma tête allait exploser et que rien ne rentrait dans mon pauvre crâne. Un sentiment de frustration monta aussitôt. J'avais envie de hurler. C'était horrible. Ca faisait une semaine que j'essayais de comprendre ce fichu concept. Pourquoi ? Pourquoi je n'y arrivais pas ? Je relisais les phrases, quatre cinq fois mais impossible de comprendre le moindre mot.

La rage m'emportant avec le mal de tête. Je balançais le livre à l'autre bout de la pièce cassant au passage un vase qui se trouvait sur le passage répandant les fleurs et l'eau qu'il contenait sur le sol. La douleur s'intensifia dans ma tête donnant l'impression que mon cerveau allait exploser. Posant mes mains dessus je tirais sur mes cheveux hurlant tant je ne pouvais la supporter plus longtemps jusqu'à ce que je finisse par m'évanouir à nouveau sous le poids de la souffrance.

Il faisait froid. Trop froid pour être ma chambre.

Ouvrant les yeux je reconnus immédiatement l'endroit où nous étions. C'était la maison de vacances que nous avions lorsque nous étions plus jeune situé en montagne. J'étais allongée sur le banc sur la terrasse. La neige tombait abondamment sur le jardin déjà recouvert d'un lourd tapi de blanc magnifique.

« Ma chérie ouvre les yeux. » Murmura doucement une voix que je reconnus immédiatement. « Hinata, tu t'es encore endormi sur la terrasse tu vas attraper froid. » Je sentis sa main passer dans mes cheveux alors que d'un coup je me redressais et dévisagea ma mère qui se trouvait accroupit devant moi le visage souriant.

« Maman ? » dis-je incrédule de la voir ainsi devant moi. Celle-ci ria quelque peu en passant une main douce sur mon visage. Même la sensation de ces mains sur moi était identique à mes souvenirs. Elle n'avait pas changé. C'était les mêmes traits accueillant et bien veillant que dans mes souvenirs.

« Hinata, rentre à l'intérieur il fait froid. » dit-elle en m'aidant à me relever. Aussitôt debout je me précipitai sur elle la prenant dans mes bras la serrant de toutes mes forces contre moi, C'était impossible. Ça ne pouvait pas être elle.

« Maman, tu m'as tellement manqué ! » m'exclamais-je enfouissant la tête dans son cou pour respirer son odeur. « Maman... » L'émotion se perdit dans ma gorge alors que les mots refusaient de sortir.

« Chérie. Moi aussi tu m'as manqué. »

M'éloignant quelques peu je l'admirais. Ces yeux étaient d'un blanc aussi pur que la neige. Des yeux qu'Hanabi avait hérités.

« Je t'aime tellement… » Soupirais-je en fermant les yeux tout en la serrant contre moi à nouveau.

Je sentis à nouveau ses bras m'enlacer alors que son image peu à peu disparut lentement de mon esprit laissant place à un grand vide.

Je sentis quelque chose de dur sous ma tête et cette odeur particulière que je pourrais reconnaitre parmi toute. Ouvrant un œil fatigué, je levais doucement la tête et vis sans grande surprise le visage endormis de Sasuke. Je pouvais identifier son odeur à dix lieux à la ronde. Elle avait cette particularité et était si spéciale. Rapprochant mon visage de son torse dans lequel il me serrait avec son autre bras je le humais profondément m'enivrant de celui-ci. Dieu que c'était agréable.

La tête lourde, j'eu du mal à bouger celle-ci. Où étais-je ? Regardant autour de moi, je reconnu difficilement ma chambre. Depuis combien de temps n'avais-je pas bougé et que faisais Sasuke dans ma chambre ?

« Hinata, tu es réveillée ? » Je me tournais vers mon visiteur l'air un peu agar. « Pas totalement on dirait. » fit-il remarqué. Il s'assit et m'aida à me redresser également. Je me laissais faire sans broncher ne trouvant aucune énergie à protester.

Délicatement, il posa la main sur mon front avant de faire le constat suivant : « Ta température n'a toujours pas baissée. Rallonges-toi je reviens. » Énergiquement, il envoya valser la couverture qui nous recouvrait et sortit de la chambre.

C'était étrange de le voir agir ainsi. Il ne l'avait pas fait depuis des années. Quand nous étions plus petit, il était celui qui voulait toujours s'occuper de moi et se disputait le rôle de garde malade avec Neji. Au final c'était Hanabi et Itachi qui s'occupait de moi car les deux finissaient souvent puni. Il avait arrêté de vouloir tenir ce rôle lorsque nous entrions aux collèges. Il ne venait plus me voir lorsque je tombais malade et prenait à peine le temps de prendre de mes nouvelles. Alors le voir ainsi, s'affairer autour de moi c'était pour le moins curieux.

« Je t'ai rapporté de quoi magner un peu. » dit Sasuke en passant le pas de la porte. Je le vis arrivé, un bol de bouillon dans les mains le posant sur la table, il vint s'assoir à côté de moi et me redressa délicatement. La serviette qui se trouvait sur mon front tomba sur mes genoux. Docile je mangeais quelques cuillères de bouillon avant de finalement repousser l'assiette me sentant nauséeuse. Mon ami comprit et posa l'assiette avant de se rallonger avec moi sous ma couverture.

Je sentis ses bras enroulés mes épaules et sa fraîcheur habituelle m'envelopper.

« C'est bizarre que tu sois là Sasuke. » m'entendis-je dire en enfouissant mon nez à nouveau dans son torse humant son odeur.

« Pourquoi ? » demanda-t-il en posant sa tête sur mon crâne.

« Tu n'as pas fait ça depuis le primaire. Ça m'a manqué. » Dis-je en me blottissant contre lui. Il ne répondit rien alors que ces bras resserrèrent leur emprise autour de moi. Un sentiment de nostalgie m'envahie soudain. Plus jeune, nous étions si proches. Être ainsi était si normal et aujourd'hui le simple fait qu'il puisse me toucher me paraissait étrange et me procurait des sensations que je ne connaissais pas. Je me sentais idiote de ressentir ça. Pourquoi j'étais à ce point troublée ?

« Pourquoi ? Pourquoi nous ne sommes plus ainsi ? Ça me manque. Tu me manques. Que s'est-il passé ? Qu'est-ce qui a changé ? »

« Naruto. »

Je levais les yeux vers lui.

Quoi ?

« Naruto est arrivé dans ta vie. »

« Qu'est-ce que … Qu'est-ce que Naruto à avoir… »

« Tu es amoureuse de lui. Voilà ce qu'il à avoir là-dedans… Tout comme je le suis pour toi. »

Il lâcha une bombe dans ma tête. Je restais pétrifiée par sa déclaration. Quoi ? Pourquoi ? Comment ? Qu'est-ce que…

« Sasuke… » Dis-je alors que mes yeux restèrent bloqué dans le noir des siens. Ils étaient si intenses lorsqu'ils me regardaient que je ne savais pas quoi faire. Pourtant je ne pouvais pas détacher mes bras de lui.

« Tu ferais mieux de te reposer. » finit-il par dire en fermant les yeux n'obtenant aucune réponse de ma part autre que deux grands yeux de merlan frit.

« Non attend ! Sasuke… »

« Tu ferais mieux de dormir. » me coupa-t-il. Je m'exécutais docile sentant ma tête lourde contre lui mais je n'aimais pas cette boule dans mon coeur. Je n'aimais pas avoir l'impression d'avoir le coeur brisé une nouvelle fois. Je détestais ça parce que c'était de ma faute.

Je ne bougeai pas pendant les deux jours qui suivirent et Sasuke ne revint pas. J'appris que l'on m'avait conduit immédiatement à l'hôpital après le départ de Sasuke car ma fièvre avait montée. Je ne pouvais plus bouger, ni me lever ni quoi que ce soit. Bien que j'en ai envie, je n'en avais jute plus la force. Les médecins avaient essayé de m'expliquer ce que j'avais mais je n'avais pas réussis à saisir le moindre mot qu'il disait. Je passais mes journées à dormir dans mon lit d'hôpital avant de finalement être rapatriée dans le manoir des Hyuga le troisième jour jugeant que l'on pouvait poursuivre le traitement de chez nous. J'étais plutôt heureuse de retrouver les quatre murs de ma chambre et le matelas plus mou de mon lit.

Mes sommeils étaient sans rêve et qui ne me reposait pas ce qui en soit ne servait à rien. J'avais l'impression de dormir pour un rien et ça m'énervait mais en soit je ne pouvais rien faire d'autre. Mon corps ne voulait pas bouger et faire autres chose que dormir. Je me réveillais à peine pour aller au toilette et manger mais jamais sans l'aide de Yuna, qui restait avec moi depuis que mon père l'avait officiellement mise en charge de moi. Ça me rassurait un peu vu que c'était elle qui m'avait trouvé et qui assurait à la perfection se rôle depuis lundi matin. Cependant j'avais ce sentiment d'inutilité et de faiblesse qui m'insupportait du plus haut point. Je ne voulais absolument pas être un poids mort et c'était pourtant la véritable impression que j'avais en ce moment.

C'était ce que j'étais. Un poids mort…et pour tout le monde.

14

Voila ! encore un chapitre terminé !

J'espère vraiment que vous l'avez aimé.

Merci encore pour tous les reviews qui font toujours plaisir et bienvenue au nouveau lecteur.

J'ai hâte de vous venir avec la suite parce que ca va étre de plus en plus HOT !

Trop hâte au prochain chapitre

bisous l'auteur.