Désolée encore pour cet immense retard mais je n'ai pas vraiment le choix j'ai toujours pas d'ordi donc... Enfin j'espère qu'il y a encore quelqu'un pour lire la suite et j'espère que vous aimerez ce chapitre.
Chapitre 14 : Héritage et préparatifs
A 10 heures, Pansy était aux portes de Gringotts, la banque sorcière. Peu de temps après elle, apparut Arturus Parkinson, son oncle. Ils échangèrent un regard, à peine un sourire, puis ils entrèrent dans l'illustre bâtiment. McDouglas les attendait déjà avec à ses cotés un petit gobelin à la peau grisâtre et à l'air rêche et aux oreilles pointues.
En silence ils suivirent tous le gobelin qui leur avait fait signe de le suivre. Le groupe parcourut quelques mètres dans le dédale de couloirs souterrains de la banque avant d'arriver devant une grande alcôve. En vérité c'était plus un mur gigantesque qui cachait une alcôve. Sous le touché de la créature, le mur s'effaça et les torches qui décoraient l'intérieur s'allumèrent dans un craquement audible.
La salle était grande, en forme à peu près circulaire avec des murs de pierre brute qui montraient jusqu'à un haut plafond qui se perdait dans l'obscurité. Au sol par contre le sol était si lisse qu'on aurait pu croire qu'on l'avait compressé.
Sans attendre, Arturus avait, d'un informulé, tracé un pentacle dont les pointes étaient reliées par un cercle parfait. Puis, ouvrant le grimoire, l'ainé des Parkinson continua à tracer des formes à terre, emplissant le dessin de runes qu'il lisait de l'ouvrage entre ses mains.
De son coté, Doug et Pansy n'étaient pas en reste. Ils disposaient les bougies aux points cardinaux du pentacle : vert au Nord, bleu à l'Est, rouge à l'Ouest et enfin noir au Sud. Leurs flammes s'élevèrent dans la semi-obscurité. Puis Pansy retira sa robe de sorcière et ses chaussures et entra dans le pentacle. De l'autre coté dans le pentacle, depuis qu'elle avait été installée, la gemme bleutée s'était mise à luire d'une lumière bleutée et semblait aussi froide et coupante qu'un morceau de glace. La jeune femme s'assit au centre de la figure géométrique dessinée au sol, et attendit. Bientôt la voix d'Arturus s'éleva dans les airs en une psalmodie de mots qu'aucun d'aux ne connaissait vraiment mais aussi vieux que les premiers héritiers de la famille Parkinson – et cela faisait longtemps, très longtemps. A vrai dire Pansy ne comprenait pas les mots prononcés mais elle les ressentait. C'était une sensation étrange d'abord diffuse puis de plus en plus présente, comme s'ils collaient de plus en plus à sa peau pareils à de la poix collante. Ils l'enrobaient tel un bâton de bois dans une machine à faire de la barbe à papa. Puis elle se sentit de plus en plus oppressée et elle avait l'impression qu'elle avait des fourmis dans tous les membres de son corps. C'était très désagréable et à la limite du douloureux. La pierre précieuse devant elle qui ne cessait de briller d'une pulsation rythmique et bleutée de plus en plus puissante.
Douglas de son coté regardait la scène, concentré mais tout de même fasciné. Personne à part les Parkinson ne pouvait voir ce spectacle. Certains, beaucoup même, avaient oublié les capacités et la singularité des Parkinson. Alors il regardait comme si c'était la dernière chose qu'il pourrait voir. Pansy avait commencé à gigoter, surement un effet du aux paroles magiques de son ainé. Pourtant maintenant Arturus s'était tu et s'était rapproché de Douglas, un bol de poudre colorée dans les mains. D'un doigt, Arturus avait dessiné des runes anciennes sur les mains, le front et les pieds nus du grand noir. Il serait ainsi le seul capable de pouvoir à entrer dans pentacle avec Pansy et ainsi accomplir son rôle dans le rituel. Comme ce n'était pas dans son sang, Arturus lui avait enseigné la marche à suivre.
Une fois les symboles complètement dessinés, Douglas était entré dans le cercle et s'était agenouillé à une distance d'un bras de Pansy. L'oncle de la blonde avait repris son incantation auquel Pansy réagit en tremblant comme une feuille mais elle ne semblait pas souffrir outre mesure. Douglas prit la pierre installée sur son piédestal. Il s'était attendu à ce qu'elle soit glacée mais elle était tiède juste coupante comme le témoignèrent ses doigts légèrement écorchés. Rien de très douloureux mais ça l'avait surpris puisque l'ayant touché avant, il ne s'attendait pas à ce que la pierre le blesse. Précautionneusement il leva la grosse gemme et la porta jusqu'à l'héritière Parkinson. Celle-ci, comme en désaccord avec son propre corps qui tremblait, réussit à lever son bras. Le gauche. Puis avec un calme confondant elle s'ouvrit l'avant bras sur l'arrête la plus dure et tranchante de la pierre. La blessure était juste assez profonde pour le sang perle. Bientôt il dégoulinait en fines rigoles carmin le long de son bras. Au sol, le sang s'asséchait disparaissait beaucoup trop rapidement et étrangement pour que cela soit naturel. Surtout pas en voyant le pentacle et le cercle s'illuminer de manière diffuse, se dit Douglas. A ce moment là, l'homme reposa rapidement la pierre précieuse et sortit du pentacle mais pas du cercle. C'était son rôle de Témoin. A peine quelques secondes après, Pansy se mit à hurler. Hurler une souffrance telle qu'elle n'eut bientôt plus la force de crier.
Pansy s'était recroquevillée à terre. Elle avait l'impression que son sang s'était mis à bouillir dans ses veines comme de la lave en fusion, que sa peau s'épluchait et que ses os se brisaient en mille morceaux. Son corps n'était plus que douleur. Elle ahanait tant qu'il lui semblait que ses poumons étaient en feu. La douleur parut interminable. Cela n'aurait put être une seconde comme un siècle. Pourtant, bientôt, la douleur commença refluer et elle se sentit enveloppée comme dans une couverture chaude et moelleuse. Bien sur il n'en était rien de cela. La Magie la baignait de toute part et la tenait en elle le temps qu'elle fasse son office.
Lorsque la luminosité du pentacle, de la pierre bleue, des bougies et celle qui entourait la dernière héritière des Parkinson s'éteignit, on eut l'impression que la pièce était de nouveau sombre malgré la lumière dispensée par les torches fixées aux murs. Au sol, Pansy reprenait petit à petit une respiration normale. Les flux de magie brute étaient toujours sauvages et agressifs et douloureux. Douglas, lui, était sortit du cercle et avait rejoint Arturus qui était maintenant tout sourire – un fait rare. Il attendait juste que sa nièce se lève.
Cette dernière, les yeux fermés, attendait que les derniers relents de douleur cessent avant de papillonner des yeux. Ses yeux s'accoutumèrent à l'obscurité avec une facilité et une acuité déconcertante. Certes elle ne voyait pas comme en plein jour mais elle voyait chaque détail de la salle sans problème. Elle se mit rapidement debout et rejoint les deux hommes.
"Ça a marché", fit-elle avec un sourire.
"Tu serais morte avant la fin de la cérémonie si ça n'avait pas été le cas. Tu es la fille de tes parents," répondit l'oncle en hochant la tête.
"Je me sens à la fois pareille et différente."
"Tu es désormais totalement une Elfe Noir, ma nièce. Il te faudra apprendre à te contrôler."
"Arturus mit le gros grimoire dans ses mains."
"Il t'appartient maintenant. Prends en soin."
Quelques instants plus tard, après avoir signé tous les papiers obligatoires et apposé son seau, Pansy, accompagnée de Douglas et Arturus, était dehors. Sous la lumière éclatante, Pansy ferma violemment les yeux, ses rétines la brulaient. Son oncle rit. C'était apparemment normal. Elle allait s'habituer c'était vrai. Les deux transplanèrent alors à l'appartement qu'occupait Pansy du coté moldu, alors que Douglas décrétait qu'il en avait trop vu et qu'il avait du travail. Chez Pansy, l'oncle et la nièce prirent le temps de discuter et Pansy, d'apprendre.
Avant d'aller se coucher elle se détailla dans le miroir. Son oncle l'avait prévenu qu'elle changerait. Elle avait maintenant les cheveux d'un noir corbeau qui lui arrivait presque en bas du dos – ça lui fit bizarre de ne plus avoir sa masse blonde et lumineuse et surtout COURTE. Ses yeux qui avant étaient d'une banale couleur marron étaient devenus aussi noir que ses cheveux et étaient légèrement étirés sur ses tempes. Pour le reste elle n'avait pas tant changé, juste sa peau devenue plus diaphane et les traits de son visage adoucis mais charismatiques qui la faisait ressembler à une créature tout droit sortit d'un rêve. Un visage aussi beau que les sirènes qui perdirent les marins. Pansy ne se reconnaissait plus. Mais elle était tellement fatiguée qu'elle alla se coucher en décidant de faire face à tout cela le lendemain.
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Pansy se réveilla en sueur. On était au beau milieu de la nuit mais elle ne se sentait pas bien. Comme des nausées brulantes pourtant rien ne remontait et ses yeux ne pleuraient pas de douleur. La respiration laborieuse, Pansy se demandait ce qui lui arrivait. Elle voulait appeler quelqu'un mais seule Hermione apparut dans sa tête. Pourtant elle refusait que la brunette la voie dans un état de telle faiblesse. Un mal de crâne s'ajouta à sa peine. Pansy s'obligea à fermer son esprit et cela se calma. Elle comprit alors que c'était un mal magique surement du à une part de son héritage qu'elle avait pris plus tôt. Même en ayant comprit cela, ça ne l'empêchait pas de se sentir mal pendant encore plusieurs moments. Elle ne sut pas quand cela s'arrêta puisqu'elle s'endormit, percluse de fatigue.
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Lorsqu'elle arriva à la boutique, Hermione et Betty étaient déjà arrivées. Pire, elles semblaient choquées de la voir. Car si Pansy avait conservé beaucoup de ses traits et sa physionomie, elle était pourtant totalement différente. Jusqu'à son aura qui semblait être plus sombre et magnétique. Comme le mal portant un masque d'une beauté confondante. Et pour une raison qu'elle ne comprenait pas c'était un mélange de tout cela qui attira Hermione. Il lui sembla être un misérable insecte prit dans la toile d'une araignée lorsque Pansy sourit. Hermione se secoua. La nouvelle apparence de Pansy ne devait rien changer. Mais lorsque cette dernière darda son regard désormais noir sur, elle frissonna. Et il lui sembla que l'autre brune le sut puisque son sourire s'élargit plus encore en quelque chose de sensuel. Pansy mit fin à sa torture en partant dans son bureau, les laissant travailler.
"Pansy a quelque chose de changé, tu ne trouves pas ?" fit Betty au bout d'un moment. "A part la nouvelle coupe de cheveux, bien sur et son visage aussi."
"Oui," répondit platement Hermione, les yeux encore fixés sur la porte derrière laquelle la patronne avait disparu. "Il y a quelque chose."
"Et je le ressent jusque dans mes os. Dans mon âme". Finit-elle dans sa tête.
De son coté, Pansy souriait largement. Elle en était sure maintenant. Hermione était à elle. Son âme sœur. Sa compagne. Et elle savait qu'Hermione ne lui résisterait pas longtemps à partir de maintenant. Surtout si elle en jugeait par son regard brulant sur elle et la légère intonation rêveuse dans sa voix alors qu'elle discutait d'elle avec Betty.
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Astoria était débordée. Surbookée. Ou pire que ça, se dit-elle en voyant son agenda. Fleuriste, Mage pour la cérémonie, traiteur,… Et elle n'avait pas compté la robe de mariée, les faireparts, et tellement d'autres détails encore qui lui donnaient mal à la tête. Elle avait pourtant l'habitude d'organiser des évènements mondains tels que les soirées, galas et autres dînés. Elle avait même organisé la soirée de fiançailles de son amie Emily de Montague – il va sans dire que c'était une réussite et que le Daily Prophet en avait fait les gorges chaude pendant au point d'y consacrer des pages spéciales (autant pour l'union fameuse que pour le succès de la soirée). Mais là, c'était tout autre chose. Il s'agissait de son mariage.
Le fait que ce fut son mariage était en soit une terrible pression pour les nerfs. Elle voulait que tout soit parfait voire plus parfait que la perfection. Mais la personnalité que constituait son promis et l'influence qu'il avait dans le monde magique était telle que ce mariage devait être d'une perfection parfaite. C'était à s'arracher les cheveux alors qu'elle devait faire semblant que tout allait bien dans le meilleur des mondes. Elle était épuisée et Pansy qui avait promis de l'aider (malgré le fait qu'Astoria ait déjà engagé une organisatrice de mariage et une horde de demoiselles d'honneur choisies dans son cercle d'amis) et qui était injoignable par téléphone comme par cheminette. Avec un soupir excédé, Astoria poussa la porte de La Lingerie.
"Bonjour !" fit Hermione en se retournant. Puis la jeune femme reconnut son interlocutrice. "Oh ! Bonjour Greengrass."
"Hermione. Et je t'ai déjà dit de m'appeler Astoria," salua la jeune femme en retour. "Aurais-tu vu Pansy ?"
La jeune vendeuse jeta un coup d'œil vers l'arrière boutique et l'indiqua à l'ex-serpentard. Celle-ci la remercia et avec un air déterminé sur le visage, elle se dirigea vers la porte. Sans s'annoncer ni frapper, elle entra avec brusquerie.
"Pour qui es…" commença à gronder Pansy en se retournant. "Astoria ? Pourquoi tu ne préviens pas comme toute personne sensée ?"
La Greengrass haussa les sourcils et ferma la porte derrière elle.
"Peut-être parce que tu es injoignable, ma chère demoiselle d'honneur ?" fit Astoria en s'installant le plus naturellement du monde dans le canapé.
Pansy prit une expression coupable. Avec tout ce qui était arrivé elle avait complément oublié.
"Tiens, t'as changé de coiffure ? Et pas que, à ce que je vois." Remarqua alors Astoria.
Pansy sourit. Malgré tout cela, Astoria avait un cœur d'or.
"Désolée d'avoir oublié les préparatifs de ton mariage. Et cette coiffure en est le résultat."
Astoria arbora un air d'incompréhension total.
"Mon héritage, Astoria."
Le visage de son amie s'illumina et elle la prit dans ses bras en s'exclamant d'un « Félicitation ». Puis elle commença à regarder avec attention ses yeux, ses cheveux et à palper son corps.
"Ça fait vraiment étrange de te voir enfin en possession de ton héritage, ma chérie. Vous, les Elfes Noirs, ne faites jamais rien comme les autres."
Pansy rit.
"Je ne peux rien n'y faire."
"En tout cas, le changement te va bien. Et puisque ces histoires d'héritage sont terminées, tu vas pouvoir te concentrer avec moi sur le plus important : mon mariage."
Pansy hocha la tête en levant les yeux au ciel et prit son agenda. Elle ne l'avouerait pour rien au monde et encore moins à Astoria, mais elle était très excité par la perspective du mariage d'Astoria.
"Demain tu viens avec moi choisir ma robe de mariée, puis…"
Ainsi passa presqu'une heure entre les rendez-vous imposés par Astoria, les objections de Pansy et deux carnets qui se remplirent de notes. A la fin, Pansy jeta presque sa meilleure amie hors de sa boutique sinon elle ne pourrait travailler. Mais avant ça, Astoria eut juste le temps d'inviter Hermione à prendre le thé avec elle un de ces jours.
Lorsqu'Astoria fut enfin partie, Pansy soupira et se recoiffa comme si mettre cette future mariée à la porte avait été la plus difficile des épreuves. Elle passa le reste de la journée à remplir des papiers et aider Betty et Hermione à satisfaire ses clientes. Après la fermeture, Pansy préposa à Hermione de la raccompagner. Celle-ci accepta mais elle voulait rapidement passer chez les jumeaux Weasley qui voulaient de son aide pour un de leurs futurs produits.
Cela faisait longtemps que Pansy n'était pas allé à la boutique des Weasley. C'était criard, orange et bruyant alors même qu'ils n'allaient pas tarder à fermer. Mais elle pouvait comprendre l'engouement pour ce magasin. Il était véritablement magique et avait le don de montrer la magie sous son meilleur jour : belle et inattendue. Les gens avaient besoin de rire depuis la fin de la guerre contre Voldemort.
"Hermione !"
Pansy se retourna en même temps que celle qu'on avait appelée. C'était l'un des jumeaux. Lequel elle ne savait pas, ils se ressemblaient bien trop. Le rouquin s'approcha d'elles. Il parla à voix basse à l'oreille d'Hermione puis lui fit signe de le suivre.
"Reste là un instant, je reviens." Dit Hermione avec un sourire d'excuse par-dessus tout le vacarme.
Pansy hocha la tête et, pendant qu'Hermione s'éloignait vers l'arrière boutique, elle se mit à parcourir les rayant et à observer les réactions des clients face aux produits. Et Pansy elle-même était comme eux, émerveillée ou surprise. Le plus souvent les deux à la fois. Les produits semblaient sortit d'un esprit génial doublé d'inventivité. Chaque item était quelque chose de nouveau. Pansy se dit que les jumeaux Weasley étaient bien, avec Ginny, les seuls qu'elle appréciait de tous les Weasley qu'elle connaissait. Elle flânait ainsi dans le magasin lorsqu'une voix retentit derrière elle.
"Miss Parkinson ! Je ne pensais pas vous trouver ici."
C'était Lavande Brown. Pansy se retint de grimacer. Certes c'était grâce à cette pimbêche qu'Hermione avait ouvert les yeux mais elle n'aimait pas l'idée qu'elle puisse avoir fait du mal à celle qu'elle aimait. Et puis elle n'avait jamais apprécié la famille Brown, une famille de Sang Pur au comportement arriviste.
"Miss Brown. Je ne pensais pas non plus vous voir ici," répondit placidement Pansy. La vie de Brown l'intéressait peu et elle espérait que celle-ci s'en rendait compte.
"Eh bien, je viens voir mes futurs beaux-frères," fit la Brown avec un petit sourire de satisfaction.
"J'ai entendu dire que vous étiez fiancé au dernier des Weasley. Mais je dois vous dire que cela m'importe peu, les histoires de Weasley, hier comme maintenant." Fit Pansy poliment.
C'était un tel plaisir de sentir la distance qu'il y avait entre elles. Même orpheline avec une famille à la réputation ternie, une Parkinson valait mieux qu'une Brown. A ces derniers mots le visage de Lavande prit une mine pincée et ses joues rougirent un peu. Colère ou honte ? se demandait avec amusement Pansy.
"Dans la situation dans laquelle vous êtes vous ne devriez pas faire la fière," rétorqua méchamment la future Mrs Weasley.
"Ma situation dites-vous ?" fit Pansy un air supérieur sur le visage.
Que pouvait bien savoir cette idiote ? Un sourire mesquin étirait les lèvres minces de Lavande.
"Et bien ce procès ne doit pas être une mince affaire pour que vous l'ayez tant repoussé. Une cause indéfendable, peut-être ?"
Pansy eut envie d'arracher les yeux de la brune en face d'elle, lorsque ces mots étaient sortis de sa bouche. Elle allait répondre aussi acerbement quand Hermione apparut.
"Pansy ? appela t-elle en lui lançant un regard perdu.
"Nous devrions y aller. Brown," salua simplement Pansy en entrainant Hermione hors de l'échoppe colorée.
Hermione suivit sans rien dire mais elle gratifia Lavande d'un regard noir que ne manqua pas Pansy. Une fois à l'extérieur, elles commencèrent à marcher en direction de l'appartement d'Hermione en silence. Leurs pas laissaient des traces dans la neige qui avait commencé à tomber depuis une semaine comme pour soutenir la folie de Noël qui s'était emparé de Londres. Mais au bout d'un moment Hermione ne tint plus, elle avait tellement cogité sur ce qu'elle avait entendu.
"Pansy ?"
Ladite Pansy sortit, elle aussi, de ses pensées et lui accorda son attention. Hermione semblait sérieuse. Elle tourna son regard vers elle.
"Que voulait dire Brown tout à l'heure ?" demanda fermement la brunette.
"Tu as entendu depuis quel moment ?" soupira Pansy.
"A partir du moment où tu as littéralement envoyé paitre cette pimbêche."
Pansy sourit légèrement à la réponse de sa brunette.
"Le procès ?"
"Le procès."
Hermione et Pansy s'étaient arrêtées en plein milieu de la rue, sous la neige qui avait recommencé à tomber dru. Elles se regardaient, face à face. Puis Pansy soupira, elle allait tout expliquer à Hermione elle ne pouvait résister à ce regard à la fois inquiet et plein de curiosité qu'elle voyait dans le regard chocolat.
"On ferait mieux d'être installées pour parler de ça. Allons chez toi ?"
Hermione hocha la tête.
"Mais je veux tout savoir !" dit-elle avec autorité en guise de réponse.
"Tu ne doutes de rien," rit Pansy.
Elles reprirent leur chemin en se chamaillant. Elles se lancèrent même un peu de neige comme un retour en enfance pour ne pas avoir à penser, juste un moment, au problème d'adultes. Mais elles finirent par arriver chez Hermione. Pansy s'installa dans le salon pendant qu'Hermione préparait du thé et sortait quelques biscuits. Une fois le tout près et les deux femmes installées dans le canapé, Pansy laissa Hermione poser ses questions et s'efforça de satisfaire sa curiosité. Ainsi elle lui raconta tout : sa fuite chez les Moldus, sa vie en dehors de toute magie – elle avait cru dépérir lentement, puis son retour, son héritage et la venue de son oncle, son procès contre le Ministère qui se préparait. A la fin, Hermione et Pansy étaient appuyées l'une contre l'autre, pour ne pas dire complètement enlacées.
"Je ne comprends pas pourquoi ils s'en prennent à toi et pas à Malfoy," fit Hermione lorsque Pansy eut finit de raconter.
"Même si ma famille est plus vieille que la plupart des familles de Sang Pur, elle n'a pas vraiment suivit les codes de la société sorcière alors que nous sommes plus souvent craint que respecté. Les Malfoy, eux, ont investi la société sorcière à tous les niveaux et ce sont eux qui ont façonné la communauté sorcière d'aujourd'hui. Lucius n'a été qu'une erreur dans la lignée mais la famille Malfoy est presque comme une famille princière. On ne peut pas l'attaquer et la détruire aussi facilement.", expliqua Pansy.
"Alors ta famille n'a aucun respect du monde Sorcier ?"
"La plupart des gens ont oublié ce que nous, les Parkinsons, sommes capable de faire. Après tout nous avons encore beaucoup de sang elfique dans les veines. Le monde sorcier à tendance tout simplement à oblitérer pourquoi les Sang Pur se marient en général entre eux et pourquoi ils se considèrent comme au dessus des Nés Moldu."
Hermione fronça les sourcils aux dernières paroles de Pansy mais réfléchit à la discussion dans son entièreté en hochant la tête. Puis elle étouffa un bâillement. Elles avaient discuté longtemps et il était maintenant tard. Timidement, elle proposa à l'autre femme de dormir chez elle. Pansy savait qu'elle pouvait rentrer en transplanant mais c'était un grand pas qu'Hermione lui demande de rester. Pansy sourit intérieurement. L'héritage faisait doucement son office et il ne lui resterait plus que quelques petits coups de pouce de sa part. Hermione serait bientôt dans ses bras et dans son lit.
Elles passèrent la nuit dans deux chambres différentes bien que leurs cœurs soient connectés. Pansy avait de plus en plus de mal à retenir son instinct de la faire sienne, et Hermione de plus en plus de mal à ne pas se laisser aller à ces récents sentiments. Mais toutes les deux ne voulaient rien gâcher.
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Lorsqu'elle vit Astoria faire le pied de grue devant sa boutique, Pansy souffla, maudissant le sort. Pourquoi aujourd'hui alors qu'elle avait enfin avancé dans sa relation avec Hermione et qu'elle avait tant de travail ? Ah oui, se dit-elle, parce qu'elle avait promis.
"On commence par quoi ?" demanda-t-elle avec une lassitude feinte après avoir salué sa meilleure amie.
"Ma robe et ensuite le pâtissier," sourit difficilement Astoria.
"J'ai pas toute la journée Torie," grommela la propriétaire de La Lingerie.
"Et moi je n'ai que toi pour m'aider."
"Et ta mère ?" fit Pansy en levant les yeux au ciel.
"Elle me rend chèvre," répliqua Astoria.
Elles étaient arrivées à la boutique de robes de mariée où les attendait déjà la mère d'Astoria et l'assistante qu'Astoria avait engagée.
Les quatre femmes passèrent facilement plusieurs heures à regarder Astoria parader dans des robes plus ou moins volumineux et hésiter (en fait elle critiquait sévèrement plus qu'elle n'hésitait) entre chaque essai. Malgré cela elles passèrent un assez bon moment, bien qu'Astoria n'ait pas trouvé la robe de ses rêves.
"Eh bien peut-être que devrions faire appel à un styliste," avait-elle dit.
Astoria semblait bien gérer la pression de son futur mariage mais Pansy savait qu'elle pouvait craquer à tout moment et que c'était la raison pour laquelle Astoria avait le plus besoin d'elle, plus que sa propre mère. Pansy eut une pensée pour Daphnée, la sœur ainée d'Astoria morte pendant la guerre. Qu'elle aurait aimé qu'elle soit là, Astoria, Daphnée et Pansy avait toujours été ensemble depuis qu'elles étaient petites alors qu'il manque l'une d'elle à ce mariage donnait un léger gout acre dans la bouche. Astoria dût avoir la même pensée car elle lui attrapa la main et lui offrit un sourire triste. C'est sur ces pensées qu'elles entamèrent toutes le chemin vers la pâtisserie qui s'occuperait de confectionner les bonbons, les desserts et la pièce montée du mariage.
De son coté, Hermione trouvait que la boutique semblait vide sans la présence de Pansy alors que ce n'était pourtant pas la première fois que celle-ci s'absentait. C'était Hermione qui avait dû ouvrir le magasin ce matin-là. Pansy l'ayant prévenu la veille qu'elle devait passer une bonne partie de la journée avec Astoria pour son mariage avec Malfoy – elle l'avait découvert juste la veille mais Pansy lui avait demandé de ne pas l'ébruiter. De toute ça n'allait bientôt plus être un mystère puisque les bans seraient publiés en première page du Daily Prophet dans quelques mois. Cela fera des malheureuses comme des malheureux se dit Hermione avec un léger sourire alors qu'elle se rappelait le jour de l'annonce officielle de la mise en couple de Harry avec Ginny. Gay et gente féminine avaient perdu un des partis les plus convoité du Royaume Unis au profit de la rouquine elle souhaitait bonne chance à Astoria.
A suivre...
Bon, soyons honnête, je ne sais pas quand est ce que je mettrais la suite donc apprécier comme ce peux et je vous dit à la prochaine :)
