Coucou tout le monde,
Je vous met un deuxième chapitre rapidement pour les vacances.
Je remercie ceux qui suivent ma fanfiction, me laissent des Reviews, ainsi que mon correcteur Sheltan.
Bill le Gros: Je ne peux pas te répondre personnellement, donc je le fais ici. Tu n'as pas tort sur tous ce que tu as dit, c'est pourquoi j'ai essayé ici, de mettre plus de sarcasme, des choses qui se trame dans le dos de Ginny, et de mettre un Rogue soucieux pour son élève. Merci pour tes conseils, si tu en as d'autres n'hésite pas.
J'espère que ce chapitre vous plaira et qu'il y a un peu plus de suspens.
Bisous à tous, et bonne lecture!
Chapitre 14
Le Royaume
Début mars, millieu de semaine, une journée ordinaire pour Ginny Weasley, redevenue une petite reine de Serpentard. La neige avait disparut du parc de Poudlard, pour laisser place à un temps venteux, brumeux, pluvieux, mais encore frais en température. Il n'y avait pas eu d'autres attaques, et Ginny prenait goût à son pouvoir, tellement qu'elle négligeait ses amis. Elle avait ressortit un serre-tête à fleur rouge du meilleur effet, et le portait fièrement comme une sorte de couronne. Elle surfait encore sur son exploit avec Percy et Pénélope, et elle n'avait plus fait de grands coups depuis. D'ailleurs, Percy semblait avoir perdu toute envie de se battre et ne lui parlait plus. Ce matin là, Ginny était habillé de son uniforme avec son fameux serre-tête, la tête haute, avec ses deux sous-fifres préférées Daphnée et Millicent, devant la classe de potion. Tout était parfait. Ou plutôt, tout semblait parfait. Être une petite reine était une activité qui lui permettait de s'évader, d'oublier le fait qu'elle n'avait plus personne, sauf Serpentard. Ginny, soupira. Elle le savait, mais elle ne voulait pas faire marche arrière, elle n'allait pas s'arrêter en si bon chemin. D'un regard impérieux, la petite Weasley regardait la classe avec des rêves de grandeur. Elle en voulait plus. Encore plus. Toujours plus. Plus de pouvoir.
_ Daphnée, dit-elle d'une voix sèche, as tu pensée à mes madeleines?
_ Bien entendue reine Ginny, répondit-elle en lui donnant un sachet avec trois madeleines qu'elle lui prit des mains.
_ Oui enfin, c'est vite dit, ronchonna Ginny d'un ton méprisant. Tu aurais quand même pu faire en sorte qu'elles soient plus présentables. Millicent, dis-moi que tu as ma tasse de Lapsang Souchong.
_ Je suis désolée reine Ginny, répondit la Serpentard d'un air contrit, mais je ne savais pas comment je pouvais la prendre dans la Grande Salle.
_ Je ne sais pas, tu aurais très bien pu aller aux cuisine, ou tu pouvais lancer un sort pour faire apparaître une tasse.
_ C'est au moins du niveau de cinquième année si non plus, protesta Millicent.
_ Et alors? Ce n'est pas parce que tu es en deuxième année, que tu n'es pas capable de le faire, fit remarquer Ginny d'un ton condescendant. Apprends ce sort et débrouilles-toi la prochaine fois. A cause de toi, je vais être de mauvaise humeur en cours et il serait dommage que ta potion soit malencontreusement ratée.
_ Bravo, intervient une voix masculine, qui êtes-vous et qu'avez-vous fait à Ginny Weasley?
_ Dorian, s'exclama-t-elle en lui faisant la bise, si c'est pour me faire une remarque, je connais un très bon sort de Chauve Furie qui devrait te secouer.
_ Tu devrais faire attention, menaça-t-il d'une voix doucereuse, je connais des sortilèges bien pire. Je peux te parler? A part? ajouta-t-il.
_ Qu'est-ce que tu veux? Me répéter ton discours que je n'ai pas entendu depuis quelques temps?
_ Arrêtes cette comédie avec moi, je veux vraiment te parler, insista-t-il les yeux rétrécis.
Elle fronçât les sourcils et son masque d'hypocrisie tomba en morceau pour montrer un visage inquiet.
_ Bien, dit-elle lentement en semblant reprendre contacte avec réalité, les filles vous devriez aller en cours et ne soyez pas en retard pour la pause.
Les deux filles partirent comme des automates, sans un seul regard en arrière pour Ginny. La petite Weasley se tourna vers Dorian en se demandant ce qu'il voulait.
_ Tu es vraiment une petite reine, et tu as fait beaucoup de progrès depuis la dernière fois, lança-t-il avec ironie.
_ Mais bien sûr toi, répliqua-t-elle avec rage et défi, tu ne peux pas le supporter.
Il sourit en la regardant droit dans les yeux. Un regard que Ginny n'aimait pas du tout, parce qu'il était calculateur. Depuis que Théodore s'en était mêlé, elle n'avait plus eut de problème avec Dorian et elle se demandait bien ce qu'il voulait. Peut-être souhaitait-il revenir à la charge? Comme tous les petits rois de Serpentard, il n'aimait pas perdre, donc il prenait sans doute sa revanche. Il fallait qu'elle fasse preuve de prudence. Au pire, elle pourrait toujours demander à Théodore, encore une fois.
_ Je pense qu'une petite reine devrait prendre son rôle au sérieux, sans se soucier de ses résultats scolaire et se préoccuper uniquement de son petit pouvoir.
_ Tu essayes encore de me convaincre de faire comme les autres, répliqua-t-elle furieuse. Si c'est vraiment ce que tu voulais me dire, tu aurais put le faire devant tout le monde. Tu aimes tellement ça d'habitude.
_ Je n'avais pas réalisé que tu étais encore très jeune et que tu ne connaissais pas grand chose de notre monde, de notre culture, et de nos traditions, continua-t-il sans s'offenser des paroles de Ginny.
_ C'est pratiquement la chose la plus gentille que tu m'es dites, prononça-t-elle dans un murmure en fronçant les sourcils sans comprendre ce qui se passait.
_ Ginny, je reconnais que je me suis mal conduit envers toi et j'en suis vraiment désolé. Je pensais tout ce que j'ai dit, mais j'aurais dût être plus compréhensif.
_ Qu'est-ce que ça cache? demanda-t-elle alors qu'elle n'y croyait pas.
_ Eh bien, dit-il avec un grand sourire charmeur, je dois dire que j'ai été bluffé quand tu as cassé le couple de ton frère, et je pense que tu pourrais avoir plus de pouvoir.
_ Comment ça? demanda-t-elle en ayant oublié ses doutes.
_ J'imagine que tu vises plus haut que ta simple réputation et tes deux sous-fifres, n'est-ce pas?
_ Possible.
Ginny était un peu trop emballé par ce que lui disait Dorian. C'était comme si tout s'était envolé et qu'il ne restait plus que cette option d'avoir plus de pouvoir. Elle avait donnée une réponse évasive, pour ne pas donner l'impression d'accepter tout de suite, mais en réalité, elle était impatiente. Mais, elle pensait tout de même, que c'était un peu louche de la part de Dorian.
Dorian avait été étonné des talents de Ginny, et il la voyait différemment. Depuis un mois, elle était redevenue une petite reine et il voulait être son ami. Il n'aurait jamais cru qu'il serait, un jour, attiré par le pouvoir dirigé par une fille, mais c'était le cas. Elle était beaucoup plus forte que lui, à ce jeu là. Il fallait juste qu'il lui propose une offre qu'elle ne pourrait pas refuser. Dorian savait très bien qu'il avait réussit à capter son attention, et elle ne pourrait pas lui dire non.
_ Je te propose la classe de première année.
_ Mais, c'est toi qui est le petit roi des premières années.
_ Je sais oui, mais je te propose un alliance.
_ Non, répondit-elle catégoriquement, c'est hors de question. Tu vas m'influencer pour que je sois dans le moule, et ce n'est pas vraiment ce dont j'ai envie.
_ Alors quoi, répliqua-t-il avec colère, tu voudrais peut-être que je laisse ma place à une fille.
_ Une chose est sûr Dorian, je ne ferais jamais équipe avec toi. Je ne suis plus la petite gamine naïve de début d'année. Tu sais en octobre ou en novembre, ça aurait marché, mais plus maintenant. Ceci dit, être reine de première année parait une offre très alléchante, sourit-elle hypocritement.
_ Dans ce cas, tu vas devoir te battre, répondit-il du même ton, parce que j'ai bien l'intention de garder ma place, je voulais juste que tu en fasse partie, c'est tout.
_ Un problème vous deux? demanda la voix froide de Severus Rogue alors que les deux Serpentard se regardaient en chiens de faïence.
_ Aucun professeur, répondit Ginny en se tournant vers lui, c'était juste un duel entre ami, n'est-ce pas Dorian?
Celui-ci sourit. Cela n'allait pas être facile de l'affronter. Ce petit mensonge pour Rogue était parfait et tellement bien joué, il décida d'entrer dans son jeu.
_ Tout à fait professeur, confirma-t-il d'une voix mielleuse, les amis ont parfois des hauts et des bas.
_ Bien, finit par dire Rogue en fronçant les sourcils, dans ce cas que tout le monde entre dans la salle.
Larissa essaya de parler avec Ginny pendant le cours, mais elle était concentré sur la potion demandé par Rogue. Cela dura plus d'une heure, pendant laquelle Ginny coupait les ingrédients, tournait la mixture, et suivait les instructions au tableau. Rogue, passait son temps à observer chaque élève en faisant des remarques cinglantes aux Gryffondor et félicitait les Serpentard en leurs donnant des points. Lorsque Dorian arriva à la hauteur du chaudron de Ginny, alors qu'il allait chercher des ingrédients dans l'armoire, il fit tomber volontairement des ongles de troll dans sa potion. La texture moussa et produit une très faible explosion qui retentit néanmoins dans toute la classe. Tout le monde regarda Ginny qui avait un chaudron d'où s'échappait une épaisse fumée violette et malodorante. Pas de quoi dramatiser, mais la potion était inutilisable. Dorian avait osé lui faire cela devant tous les élèves. Les Gryffondor étaient en train de pouffer dans leur coin, pendant que les Serpentard regardaient Dorian avec admiration.
_ Monsieur Emson, qu'avez-vous fait au chaudron de mademoiselle Weasley? demanda Rogue avec un regard assassin.
_ Rien monsieur, répondit Ginny qui ne voulait pas attirer l'attention davantage sur elle car il l'avait bien ridiculisé, Dorian a accidentellement laissé tomber un ingrédient dans mon chaudron.
_ Curieux hasard, déclara Rogue avec un mince sourire en voyant clair dans son jeu. Monsieur Emson, tâchez d'être moins maladroit la prochaine fois, sous-entendit Rogue d'une manière que seul les Serpentard comprirent.
_ C'était trop généreux de ta part, dit-il à voix basse.
_ Tu vas me le payer très cher Dorian, prononça-t-elle avec un grand sourire.
_ Bien, et si vous reveniez à votre place monsieur Emson? suggéra Rogue avec une voix pleine de sarcasmes. Ça vous éviterez de faire d'autres bêtises.
Il avait eut sa dose d'humiliation aussi, pensa Ginny avec un sourire en coin. Mais, il avait tout de même gagné. Il fallait qu'elle montre à la classe qu'elle était également capable d'avoir le pouvoir.
_ Quand à vous mademoiselle Weasley, se tourna Rogue vers elle une fois que Dorian eut regagné sa place, vous avez encore une heure, donc refaites cette potion. Je veux votre flacons comme les autres à la fin du cours. C'est clair?
_ Oui professeur, répondit-elle avec une voix confiante.
_ Evanesco! scanda-t-il sa baguette pointé sur le chaudron de Ginny.
Le chaudron de Ginny se vida et elle dut recommencer la potion. Larissa avait suivit toute la scène et regarda Ginny avec inquiétude.
_ Je vais t'aider, se décida-t-elle, normalement je ne devrais pas travailler mais ce que t'a fait Dorian était méchant. Il recommence? demanda-t-elle alors qu'elle prenait de l'hibiscus.
_ Pas vraiment, je veux juste le détrôner et prendre sa place en tant que reine des premières années.
_ Alors il défendait sa position, déclara Larissa qui semblait être fâché en reposant les ingrédients.
_ Qu'est-ce qu'il y a?
_ Tu vas trop loin Ginny, lâcha-t-elle. Déjà, ce n'est pas une bonne technique de se le mettre à dos, tu ne sais absolument pas de quoi il est capable et ensuite, ce n'est pas le genre de pouvoir qu'une fille devrait avoir. Daphnée et Millicent ne te suffisent pas?
_ Non, répondit Ginny, je n'ai pas envie de stagner, mais d'évoluer et de m'élever socialement, c'est pour ça qu'il faut absolument que je sois la reine des premières années.
_ N'oublies pas que Dorian t'es supérieur et que c'est à toi de lui obéir et non le contraire.
_ Tu ne m'aides plus?
_ Non, je croyais que tu étais la victime, mais en fait c'est toi qui l'a provoqué, donc débrouilles-toi.
_ Merci Larissa, répondit Ginny sombrement, c'est trop gentils.
Ginny refit sa potion et réussit à la terminer avant la fin de la deuxième heure. Elle prit une fiole et la remplie du liquide bleu correspondant aux instructions du tableau. Elle commença à s'avancer pour aller la donner à Rogue, lorsqu'elle eut une idée.
_ Monsieur Emson, dit Rogue d'une voix dure, vous m'apportez votre potion?
_ Tout à fait monsieur, répondit-il en remplissant sa fiole.
_ Evanesco! lança Severus sa baguette pointé sur le chaudron de Dorian.
Ginny sourit. Elle s'avança en même temps que lui et le bouscula exprès. La fiole de Dorian tomba à terre, et il n'avait plus de potion.
_ Je suis vraiment désolé Dorian, prononça Ginny avec un ton condescendant, je ne voulais pas ruiner ton travail.
_ Qu'est-ce que vous avez fait mademoiselle Weasley? interrogea-t-il en plissant des yeux. A cause de vous, un élève va avoir zéro.
_ Voyons professeur, intervint Dorian d'une voix faussement mielleuse qui cachait de la colère, ce n'est qu'un accident. Pourquoi Ginny, voudrait ruiner mon travail?
Ginny essaya de se contrôler, mais il était insupportable. Il l'a regardait avec un sourire victorieux et en plus, il avait reprit ses termes exactes.
_ Peut-être que ce n'est qu'un accident, mais vous aurez zéro monsieur Emson, déclara Rogue avec un regard incisif, vous souhaitez changer de version?
_ Je vous l'ai dit professeur, continua Dorian en jouant extrêmement bien, c'était un accident, rien d'autre. Au revoir.
Sur ce, il sortit de la classe et Ginny commença à le suivre lorsque Severus Rogue lui barra le passage.
_ Vous pouvez m'expliquer, mademoiselle Weasley? lança Rogue énervé une fois qu'il avait fermé la porte.
_ Vous expliquez quoi, professeur, feignit-elle avec un air innocent très bien imité.
_ Votre petit jeu entre monsieur Emson et vous, répliqua-t-il d'une voix glacée.
_ Je ne vois pas de quoi vous parlez, continua-t-elle.
_ Vous voyez très bien, vous l'avez heurté volontairement pour casser sa fiole.
_ Vous ne pouvez pas le prouver, osa Ginny d'un air de défit.
_ Je pourrais très bien utiliser la Legilimancie ou une potion pour confirmer ce que je dis. Arrêtez ça, mademoiselle Weasley.
_ Je peux y aller? ignora-t-elle complètement impatiente de rejoindre Daphnée et Millicent.
_ Non, compte-tenu du fait que vous avez volontairement détruit le devoir d'un de vos camarades, vous allez rester ici, jusqu'à la fin de la pause.
_ Quoi? dit Ginny en colère.
_ Vous avez bien entendue, vous n'avez pas de pause. Et maintenant, vous allez cesser votre comédie, ou je vous jure que je vous met également zéro.
Ginny pâlit et elle s'assit sur une table. Qu'est-ce que lui voulait Rogue? Ça, elle n'en savait rien. Pourquoi la retenir après le cours, alors qu'il avait sûrement déjà dut faire la même chose? Elle n'y comprenait rien.
_ Veillez m'excuser professeur, dit-elle d'une voix lasse.
_ Je préfère ça. Alors, qu'est-ce qui se passe entre monsieur Emson et vous?
_ Une simple lutte de pouvoir, se décida à dire Ginny, quelque chose de classique à Serpentard.
_ Faites attention où vous mettez les pieds, avertit Rogue inquiet, son père a de hautes fonctions au ministère.
_ Ne vous inquiétez pas, tenta-t-elle de rassurer son professeur.
_ Ces petits jeux commence comme ça, jusqu'au jour où ça dérape, et là vous ne pouvez plus vous en sortir.
_ Sans vouloir vous offensez, je maîtrise très bien la situation, répliqua-t-elle d'un air défiant.
_ Oui, comme quand vous avez tous fait pour que Percy Weasley ne soit plus préfet, ou que vous avez détruit sans aucune pitié son couple, remarqua-t-il.
_ Vous ne connaissez pas toute l'histoire, répliqua-t-elle vivement. Mon frère n'arrêtait pas de me mépriser et il a finit par m'insulter, donc ce n'était que justice.
_ Vous n'êtes pas en train de devenir quelqu'un de bien, mademoiselle Weasley. Vous pourriez être entraîné dans des choses que vous ne voudriez pas.
_ Je suis à Serpentard, se contenta-t-elle de répondre.
_ Ça ne veut pas dire que vous n'avez le choix, vous pouvez prendre vos propres décisions vous-même. C'est ce que nous décidons qui définit ce nous sommes.
Ginny arqua les sourcils. Ce n'était pas le style de Rogue de tenir un discours moraliste.
_ Écoutez professeur, déclara-t-elle d'une voix résolue, j'ai besoin d'être reconnue et à Serpentard c'est le cas. Je ne me suis jamais sentit aussi bien depuis longtemps.
_ C'est justement ce qui m'inquiète. Vous me faites penser à tous ses Serpentard qui sont délaissés par leurs parents et qui ont besoin d'attirer l'attention sur eux. J'en faisais partit, et c'est vrai que c'est la maison idéale, mais vous ne devez pas oublier que, même si vous êtes en froid avec vos parents, ils sont là.
_ Oui, enfin ils ne le montrent pas vraiment, cingla Ginny avec tristesse. Ma seule famille pour le moment, c'est Serpentard. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, j'ai un cours d'Histoire de la Magie.
_ Si vous avez besoin d'aide, venait me voir mademoiselle Weasley.
_ Bien sûr professeur, répondit-elle de son grand sourire angélique.
Sur cette remarque, elle sortit de sa salle de classe et y trouva Daphnée et Millicent.
_ Vous m'accompagnez? demanda Ginny avec un air abattu.
_ Sans problème, répondit Daphnée.
Les filles montèrent jusqu'à la salle d'Histoire de la Magie, avant que la cloche sonne. Les deux sous-fifres repartirent précipitamment, tandis que tous les regards des Serpentard se tournaient vers elle.
_ Qu'est-ce qu'il y a? demanda-t-elle avec étonnement.
_ On a vus comment tu as défiée Dorian, dit Carra une fille de Serpentard, et franchement félicitation.
_ Je me suis juste vengée, répondit Ginny avec modestie.
_ Oui, mais il fallait oser défier le grand Dorian, ajouta Carra.
_ Qu'est-ce que vous faites? demanda Dorian.
_ Dorian, interpella Carra, on commence à en avoir marre du pouvoir que tu as sur la classe.
_ Tu es tombé bien bas pour faire exploser la potion de Ginny, continua Iris une autre fille de Serpentard. Elle a eu raison de casser ta fiole, tu le méritais.
_ En plus tu n'as pas fait grand chose en tant que roi, se mêla Ryan. Avec le coup que Ginny a fait pour briser le couple de son frère, elle a montré qu'elle pourrait très bien être à ta place.
_ Tu es fini Dorian, conclut Carra, tu as tenu longtemps, mais tu ne peux pas faire le poids.
_ Il semblerait que tu ai perdu ton trône, renchérit Ryan avec un air moqueur, un roi déchu, quelle tristesse.
_ Ginny, en tant que reine des premières années, se tourna Iris vers elle, veux-tu faire une déclaration à Dorian?
_ Je t'avais dit que je gagnerais, finit par dire Ginny d'un regard victorieux.
_ Pas pour longtemps, répondit Dorian d'un air morose les yeux débordant de vengeance. Je n'en ai pas finit avec toi, et quand ça sera le cas tu n'auras que tes yeux pour pleurer.
_ Ginny, dit Ryan content d'avoir évincé Dorian, vient t'asseoir avec nous en cours.
_ D'accord, il faut que j'apprenne à connaître mes sujets.
Ginny passa les deux heures à parler avec Ryan, Carra et Iris. C'était Iris qui se chargeait de prendre le cours d'Histoire de la Magie, pendant que Ginny faisait leur connaissance. Évidemment, ils étaient tous de Sang-Pur, et avaient des parents très riche. Encore une fois, Ginny eut l'impression de ne pas avoir sa place. Carra était orpheline de père et elle avait sa mère qui faisait clairement du trafique d'objets magiques rares, Ryan avait son père qui était directeur d'une entreprise de balais tandis que sa mère tenait une librairie sur l'Allée des Embrumes avec des livres d'une provenance plus que douteuse. Quant aux parents d'Iris, ils étaient soupçonnés d'avoir arnaqués le ministère russe de cent-cinquante millions de Gallions, mais étant donné que les gobelins ne voulaient pas intervenir, personne n'avait aucune preuve et sa famille était très aisée. Que du jolie monde, pensa Ginny avec un sourire sarcastique, ces trois-là s'étaient bien trouvés. Mais, ils ne pratiquaient pas les traditions et n'en voulaient pas, ce qui était un point positif pour elle. Ginny comprenait mieux pourquoi Ryan l'avait soutenu, il ne faisait pas vraiment de différence entre les filles et les garçons. Une fois le cours terminé, elle sortit avec eux dans le couloir.
_ Ginny, si tu allais provoquer nos camarades de Gryffondor? demanda Carra avec espoir.
_ Ils ne nous rien fait, répondit-elle en arquant les sourcils.
_ Et alors? Ce sont des Gryffondor, c'est suffisant, non?
_ Carra, je ne vais pas chercher les ennuis. Ce n'est pas mon style.
_ Dorian le faisait, intervint Ryan, donc tu le fais aussi.
_ Ce n'est pas parce que Dorian a eut cette bonne idée que je vais forcément le faire.
_ Tu es reine de notre classe, c'est à toi de nous le montrer, ajouta Iris.
_ Justement, donc je fais ce que je veux, répliqua violemment Ginny.
_ Nous n'aurions jamais dut penser que tu était capable de le remplacer, lâcha Ryan d'un ton déçu. Tu vois c'est ce qui fait la différence entre toi et lui. Tu es trop faible pour être à sa place.
C'était quoi ce plan? se demanda Ginny. Ryan et les autres disaient qu'elle était trop faible parce qu'elle ne voulait pas attaquer les Gryffondor. Elle n'avait pas vraiment comprit en quoi c'était de la faiblesse. C'est vrai que si elle le faisait ça pourrait contenter tous le monde, mais ça pourrait aussi alerter Rogue. Il fallait qu'elle soit extrêmement prudente.
_ Je ne suis pas trop faible, s'offusqua Ginny.
_ Pourtant tu n'es pas assez forte pour t'affirmer en tant que Serpentard, déclara Ryan.
_ J'ai simplement peur d'attirer l'attention, c'est tout. Je préfère la prudence, et ne me dis pas que ce n'est pas Serpentard.
_ Effectivement, mais tout le monde attend de toi que tu montres ta position.
_ Allez Ginny, incita Carra, tu peux bien le faire une fois. Rien qu'une fois.
Ginny réfléchit très vite. Elle n'avait pas vraiment le choix, car la classe était à deux doigts de l'éjecter pour reprendre Dorian. Il n'allait pas tarder à tenter quelque chose, donc il fallait qu'elle le fasse avant lui. Elle était sûr qu'elle le regretterait, mais elle était à Serpentard et les Gryffondor étaient ses ennemis. Elle allait vraiment faire une plaisanterie de mauvais goût. Qu'est-ce qu'elle n'était pas prête à faire pour avoir un peu pouvoir?
_ Très bien, céda-t-elle avec un sourire en se rapprochant d'une Gryffondor. Bonjour Bordman, jamais un plaisir.
_ Alors pourquoi tu me parles, Weasley? demanda-t-elle en la mettant au défi.
_ Oh, s'exclama Ginny avec un air enjoué, mais c'est qu'elle aime jouer la petite Gryffondor. Comment va Colin? Toujours à l'infirmerie?
_ Ne parles pas de Colin, avertit la Gryffondor d'une voix basse et menaçante, c'est à cause des Serpentard qu'il a été pétrifié.
_ Merveilleux, applaudit Ginny avec un grand sourire, on dirait qu'il s'est trouvé une petite amie. Son antique appareil photo ne manque à personne, de toute façon.
_ Ça suffit Weasley, tu ne peux pas comprendre. C'était un Gryffondor.
_ C'est vrai, et il n'aurait pas dut avoir sa place à Poudlard. Potter, est-ce que je peux te photographier? imita-t-elle en mimant Colin qui prenait une photo de la même façon que Drago.
_ Quel courage d'insulter quelqu'un qui est dans l'impossibilité de répondre. J'avais crut comprendre que tu étais devenue perfide, mais là tu es tombé bien bas, Weasley.
Ginny ne riait plus du tout. Elle avait était beaucoup trop loin, et ça ne lui ressemblait pas, mais cette pathétique Gryffondor était en train de la ridiculiser devant ses trois comparses de Serpentard. Ça n'allait pas se passer comme ça, elle ne pouvait pas se laisser mettre en pièce par cette fille. Elle avait un petit côté Serpentard dans sa répartie.
_ Si tu avais une once de raison Bordman, tu ne t'attaquerait pas à moi et tu ne défendrait pas Crivey qui n'est pas réellement un sorcier.
_ Cette conversation est terminée, ajouta la voix sèche du professeur McGonagall. Mademoiselle Weasley, vous insultez un élève qui est à l'infirmerie et vous en menacez un autre dans les couloirs. Vingt points en moins pour Serpentard, et je mettrait le professeur Rogue au courant de votre attitude.
_ Voyons professeur, je ne faisais qu'entretenir les liens entre Serpentard et Gryffondor.
_ Ne vous enfoncez pas mademoiselle Weasley, et cessez votre insolence immédiatement, tonna le professeur en la dévisageant par-dessus ses lunettes rondes.
_ Je ne vois pas pourquoi vous avez enlevé des points professeur, répondit Ginny de manière effronté.
_ Mademoiselle Weasley, préféreriez vous que l'on continue cette discutions dans mon bureau avec plusieurs heures de retenue?
_ Non, se rembruni Ginny en gardant un sourire insolent, merci beaucoup professeur mais ça ira.
_ Très bien, conclut McGonagall, bon appétit. Et n'oubiez pas mademoiselle Weasley, que le professeur Rogue sera tenu au courant de vos agissements.
Sur ce, McGonagall se drapa dans sa dignité et entra dans la salle d'Histoire de la Magie pour parler avec Binns. Ginny s'empressa de laisser la Gryffondor toute seule pendant qu'elle se rendait avec les autre dans la Grande Salle.
_ Je n'en reviens pas que tu ai osé répondre au professeur McGonagall, s'écria Carra avec admiration.
_ Sans parler de ta prestation auprès de Bordman qui était absolument magnifique, approuva Rayan.
_ J'ai été à bonne école, pensa tout haut Ginny.
Sans un mot de plus, ils arrivèrent dans la Grande Salle et Ginny décida de s'asseoir à côté de Daphnée et Millicent, afin de leur donner de nouvelles instructions, mais Drago se mit, volontairement, en face d'elle.
_ Ginny, c'est donc vrai ce que l'on dit? demanda-t-il. Tu aurais détrôné Dorian?
_ Je crois que la classe cherchait juste un prétexte pour l'expulser, mais oui je suis la reine des premières années.
_ Visiblement, tu aurais cherché des noises à une Gryffondor et insulté Crivey.
_ Ca ne fait pas vingt minutes et la moitié des Serpentard le savent.
_ Les premières années ne parlent que de ça, avança Drago avec un sourire en coin. Félicitation, je ne t'en croyais pas capable.
_ Pourtant je l'ai fait, dit avec tristesse Ginny, et je n'en suis pas très fière. C'est Carra, Iris et Rayan qui m'ont poussés.
_ Rassures-moi, tu ne regrettes pas?
_ Bien sûr que non, affirma-t-elle avec un air faussement enthousiaste.
_ Tu n'as pas été très gentille avec Crivey, n'est-ce pas?
_ Pourquoi je le serais?
_ Mais tu n'as pas eut le courage de dire toute la vérité.
_ Je n'aurais jamais dut dire qu'il n'était pas réellement un sorcier, répondit-elle en baissant les yeux et en soupirant.
_ Mais c'est la vérité Ginny, et si tu l'as dit c'est que tu le penses.
_ C'est faux, protesta-t-elle vivement, je voulais juste remettre cette fille à sa place. Je n'aurais jamais dut dire ça, et...
_ Arrêtes, ordonna-t-il froidement, tu n'as même pas été capable d'aller jusqu'au bout. C'est un Sang-de-Bourbe Ginny, et tu n'as pas à te reprocher le reste.
_ Je me suis habitué à ce terme, mais je ne l'emploierais jamais.
_ Il ne faut jamais dire jamais, remarqua-t-il d'un ton condescendant avec un air narquois.
Ginny ne savait pas trop quoi en penser. Drago avait l'art d'embrouiller l'esprit. D'accord, elle n'avait pas totalement perdue son âme parce qu'elle n'avait pas dit le terme de Sang-de-Bourbe, mais elle avait quand même insulté ses origines de sorcier. Normale, je suis à Serpentard, pensa-t-elle. Mais ce qui l'avais inquiétée c'est qu'au fond d'elle, Ginny commençait à croire à ses histoires de Sang-de-Bourbe. Elle en était imprégnée, puisqu'elle l'entendait dans sa maison toute la journée. Et puis, il y avait autre chose, aussi. Rogue n'avait pas tout à fait tord. Elle avait tendance à renier tous ce que ses parents lui avaient apprit, car il y avait une autre explication. Une explication qu'il ne lui avait jamais donné. Toutes ses choses qu'elle voyait sous un œil différent à Serpentard. Elle ne pouvait pas soupçonner à quel point ses parents lui manquaient. Elle cherchait effectivement à attirer l'attention sur elle, peut-être que comme ça, elle aurait une Beuglante de sa mère qui lui montrerait qu'elle ne l'a pas oublié. Depuis ce lamentable pull de Noël, et l'inquiétude de sa mère lorsque ses résultats avaient baissés, elle n'avait pratiquement plus aucune nouvelle. Elle avait besoin d'une carapace pour paraître forte, alors qu'elle ne l'était pas.
Ginny mangea rapidement et resta pour prendre son habituelle tasse de thé noir. Drago était partit et bien sûr, il fallut que Marcia se mette à côté d'elle. A Serpentard, on était toujours coincé par quelqu'un à qui on ne souhaite pas parler.
_ Je ne t'ai jamais félicité pour ton exploit, lança-t-elle d'un air supérieur. J'avoue que la petite scène de ménage entre Percy et Pénélope était très amusante.
_ Qu'est-ce que tu veux Marcia? La flatterie n'est pas ton style.
_ Laisses-moi deviner, tu es la reine de première année et tu as tous les droits. Tu ne sais rien petite Ginny, rien du tout. Le plus difficile n'est pas d'obtenir le pouvoir, mais de le conserver. Jouer à la grande ne t'apportera rien, tu as besoin d'apprendre.
_ Ce qui veut dire?
_ Je te laisses le découvrir, majesté, finit-elle en se levant et en posant sa tasse avec bruit et fracas.
Ginny ne comprenait rien à ses remarques nébuleuses. Enfin, vaguement. Elle essayait peut-être de lui faire comprendre qu'elle aurait plus à gagner en étant à ses côtés. Qu'est-ce qu'elle voulait dire par conserver le pouvoir? Non, Ginny n'avait pas vraiment comprit ce qu'elle voulait dire.
Le reste des cours se passa tout à fait normalement, sans que Dorian ne tente quoi que se soit. Ginny ne voulait pas faire plus de vagues et ne répondit pas à McGonagall en cours. Elle continua à faire la connaissance de Carra, de Rayan et d'Iris ainsi que d'autres élèves au détriment de Larissa. S'en voulant un petit peu, elle essaya de recoller les morceaux avec sa meilleur amie, mais ce n'était pas vraiment la joie. Ginny était prête à tout, mais si cela devait nécessiter qu'elle perde Larissa, alors ça n'en valait pas la peine. Finalement c'est Luna qui se retrouva entre les deux amies en cours de Botanique.
_ Pourquoi vous ne vous parlez plus? demanda Luna d'un air rêveur.
_ C'est compliqué, déclara Larissa.
_ Elle est en colère contre moi parce que je suis devenue la reine des premières années à Serpentard, débita Ginny d'un air abattu.
_ Encore cette histoire de pouvoir, déclara Luna.
_ Tu ne vas pas me dire que Marcia ne t'as pas apprit quelques trucs, dit Ginny avec ironie.
_ Tu es parente avec Marcia, Luna, demanda Larissa étonné.
_ Oui, et puisque tu en parles Ginny, elle m'a apprit la réconciliation parfaite.
_ Luna, je suis sûr que tu viens juste de l'inventer, remarqua Ginny.
_ D'accord, j'avoue. Écoutez les filles, vous êtes amies depuis le premier jour. Ce n'est pas un petit pouvoir qui va tout gâcher.
_ Ginny n'aurait pas dut prendre la place de Dorian, c'est trop ambitieux pour une fille.
_ Évidemment Larrisa, répliqua Ginny avec haine, parce que toi, tu as de l'argent, des relations, et une position sociale.
_ Tu ne connais rien de moi, Ginny, et...
_ C'est bon, dit Luna calmement mais avec autorité. Écoute Larissa, tu as peut-être raison, mais si tu es vraiment l'amie de Ginny tu dois accepter son choix. Si elle échoue, elle aura besoin de toi. Ginny, peut-être que tu pourrais éviter d'être jalouse de Larissa, avoir moins de préjugés et être plus objective. Larissa.
_ Tu as raison Luna, soupira Larissa, je suis désolé Ginny. Dorian avait bien besoin que quelqu'un prenne sa place.
_ Bien, maintenant Ginny, arbitra Luna.
_ Je suis désolé Larissa, comme Luna a dit je suis un peu jalouse.
_ C'est parfait, conclut Luna d'un air enjoué, vous être de nouveau amie.
Sauf que l'hypocrisie Serpentard était au rendez-vous et bien sûr ça dépassait largement une Serdaigle aussi intelligente telle quel soit. Comme un commun accord, elles avaient pensées que le mensonge était la meilleur solution. Ginny était toujours aussi ambitieuse et elle espérait avoir une place dans la société, tandis que Larissa continuait de trouver que des responsabilités importantes n'était pas pour une fille. Il y avait de la discorde dans l'air et ça sentait les complots à plein nez.
Larissa fit semblant de reparler à Ginny pendant le dîner. Quand la petite Weasley se dirigea vers la Salle Commune, dans les cachots, elle fut intercepté par le professeur Rogue qui était de très mauvaise humeur. Il claqua la porte dans un crissement sinistre.
_ Le professeur McGonagall m'a rapporté des choses très intéressantes, commença-t-il d'une voix glacée trop calme. Je ne vous en veux pas d'avoir abordé cette Gryffondor, ni d'avoir parlé en termes peu élogieux de Crivey, mais vous avez répondu à un professeur et c'est quelque chose d'intolérable.
_ Je suis désolée professeur, je ne sais pas ce qui m'a prit, s'excusa-t-elle d'un air contrit.
_ Vous êtes devenue la petite reine de première année, alors vous voulez impressionner, bravo.
_ Professeur, je...
_ Taisez-vous! hurla-t-il. Les Serpentard ne répondent pas aux professeurs, ce sont uniquement les Gryffondor qui font ça. Vous détruisez notre image.
_ Je ne le referais plus, parvint-elle à dire.
_ Vous êtes une Weasley, vous deviez bien avoir un côté Gryffondor, continua-t-il en plissant des yeux d'un noir ébène comme ses cheveux gras.
_ Je suis une Serpentard monsieur et...
_ Assez! Vous voulez peut-être attirer l'attention, mais vous ne vous comportez comme quelqu'un de votre maison. Mademoiselle Weasley, pour mentir, manipuler et trahir, il faut être irréprochable. Si vous vous dévoilez trop, vous n'arriverez à rien. L'insolence n'est pas une solution. Si j'apprends que vous avez été insolente avec un professeur, je préviendrais vos parents, c'est clair?
_ Oui professeur, je suis déso...
_ Et vous aurez trois heures de retenue pour dédicacer le courrier de monsieur Lockhart.
Le cauchemar, pensa Ginny. Signer des photos pendant trois heures étaient vraiment la pire des torture. Elle n'était pas prête de recommencer. Elle avait comprit la leçon.
_ A Serpentard on fait ses coups en douce et pas de manière voyante, mademoiselle Weasley.
_ Je crois que j'ai comprit la leçon professeur, affirma-t-elle.
_ J'espère pour vous, parce que je vous punirez autant de fois qu'il le faudra pour vous enlevez cette mauvaise habitude, menaça-t-il calmement. Je vous dirais quand votre punition aura lieu.
_ Bonne nuit professeur, salua-t-elle.
_ Bonne nuit, répondit-il sur le même ton.
Sur cet échange plus positif, Ginny s'empressa de sortir du bureau de Rogue et pénétra dans la Salle Commune de Serpentard. Alors qu'elle s'avançait en Sortilège, elle eut, deux heures plus tard, un Dorian remonté avec un sourire machiavélique en face d'elle.
_ Ginny, annonça-t-il d'une voix victorieuse, je te lance un défi.
Elle releva la tête, de son livre, vers lui et le ferma d'un coup sec.
_ Un défi? interrogea-t-elle. Je suis curieuse d'entendre ça.
_ L'année est trop avancée pour que je me livre à une petite guerre avec toi, pour récupérer ma place de roi, mais je ne veux pas perdre mon honneur. Je te propose un duel, début mai, après les vacances de Pâques, pendant le match de Quidditch Gryffondor contre Poufsouffle.
Ginny eut un blanc. Elle ne s'attendait vraiment pas à ça. Un duel? Ça signifiait beaucoup, mais certainement encore plus dans les traditions des Sang-Pur. Que répondre à ça? Elle allait bientôt passez en deuxième année et lui en troisième, elle aurait moins de connaissances et sa magie serait plus faible, est-ce que ça valait le coup? En même temps, elle ne pouvait pas vraiment se dégonfler aux yeux des autres. C'était du pur suicide.
_ Drago qu'est-ce que je dois faire? lui demanda-t-elle quand même en sachant déjà la réponse.
_ Tu n'as pas le choix, murmura-t-il entre ses dents, lorsqu'un homme te propose un duel, tu ne peux pas le refuser.
_ Géniale, dit-elle avec ironie, c'est du suicide, je ne peux pas gagner.
_ C'est juste un duel Ginny, tu ne vas pas mourir.
_ Bien Dorian, s'exclama-t-elle en se tournant vers lui, j'accepte le duel.
_ Dans ce duel, on verra lequel de nous deux gagnera vraiment, conclut-il avec un sourire triomphal.
Sur ce, il alla se coucher, ainsi que tous le monde sauf Larissa et Théodore. Ce furent les seuls qui restèrent dans la Salle Commune.
_ Un duel, dit distraitement Larissa, je me demande qui va gagner.
_ Dorian c'est évident, répondit Théodore en se rapprochant d'elle, déjà parce qu'elle a une magie plus faible que la sienne et ensuite parce qu'il a un an de plus.
_ Théodore, es-tu d'accord avec le fait qu'elle soit la reine des premières années de Serpentard?
_ Pas vraiment, ça lui donne trop de pouvoir pour une fille, mais ça peut être bénéfique pour elle.
_ Tu ne voudrais pas que l'on s'associes pour la faire chuter?
_ Dis donc, en tant qu'amie tu es merveilleuse Larissa, s'exclama-t-il avec ironie.
_ Je fais ce qu'il faut pour notre cercle, répliqua-t-elle.
_ Écoute, Ginny est encore jeune et ne fait encore partie de notre cercle, donc elle peut faire ce qu'elle veut. Drago approuve, donc on ne doit pas s'en mêler. Regardes comme ça a mal tourné la dernière fois.
_ C'était de ta faute Théodore, tu es incapable de te maîtriser.
_ Larissa, tu ne feras pas de plan avec moi. Ginny est mon amie maintenant, même si je n'approuve pas ses décisions. Elle a encore le temps de changer, et je n'ai pas l'intention d'intervenir maintenant.
_ Tu es vraiment sûr Théo, demanda-t-elle d'une voix douce, on a rompu il y a deux ans. De vieux amis d'enfance et un peu plus que ça...
_ Qu'est-ce que tu proposes? interrogea-t-il intéressé.
Elle mit ses bras autours de Théodore et l'embrassa passionnément. Théodore avait adoré ce contact, qui lui rappelait des souvenirs, et se perdit complètement dans le baiser qu'elle brisa.
_ Théo, si tu en veux plus, murmura-t-elle au creux de son oreille, tu va devoir t'associer avec moi pour détrôner Ginny.
Il la repoussa assez violemment avec un grand sourire, tellement qu'elle heurta le mur.
_ Tu as fait une grande erreur Larissa, constata-t-il. Tu sais que je suis fou de toi, mais tu n'as pas été patiente. Tu m'aurais eu, si tu ne m'avais pas embrassé. Mais maintenant que tu l'as fait, je peux attendre plus longtemps. Ginny est mon amie, Larissa, et tu ne me feras pas changer d'avis. Tu pensais m'utiliser, mais au final c'est moi qui t'ai utilisé en te poussant à m'embrasser.
_ J'aurais du m'en douter, déclara-t-elle avec dépit.
_ Tu aurais du, ajouta-t-il.
Théodore la plaqua contre le mur et l'embrassa de force.
_ Théo, arrêtes, se débattit-elle.
_ Tout à l'heure tu n'attendais qu'une chose, c'est que je cède, alors cesses de faire ton innocente. Tu as perdue ma chérie, mais nous aurons l'occasion de remettre ça, dit-il en déposant un simple baiser sur ses lèvres, bonne nuit.
Avec un air triomphal, il partit dans son dortoir, tandis que Larissa était contrariée et préférait s'asseoir dans un fauteuil pour réfléchir.
Ça vous a plut? J'espère, les remarques qui pourraient m'aider à m'améliorer sont les bienvenues, si non faite ce que vous voulez!
Je vais essayer de vous remettre un chapitre vite-fait, mais en attendant, le chapitre 4 de C'est juste une question d'éducation est en cours d'écriture, donc vous l'aurez bientôt en ligne.
Merci à ceux qui ont lu ce chapitre et bonnes vacances pour ceux qui en profitent.
