Alors on attaque directement le chapitre parce que faut pas déconner, trop de blabla tue le blabla.
...Mais nooon, je rigole! Discutons un peu.
Alors blablabla. Blablablablablablablablablablabla. Blablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablabla.
Vous en avez marre?
Moi aussi.
Place au blablabla.
Euh, au chapitre...
...
-Et il se met en position, oh, la la que c'est magnifique, quelle tension dans le corps, quelle concentration sur le visage, et cette fine pellicule de sueur qui recouvre son front, n'est-ce pas merveilleux, Andras, le spectacle que ce joueur, ce Julius Cray nous montre ce soir ?
-Absolument mon cher Klaus, et attention...il va tirer...il tire...et ça passe ! Il marque trois points ce soir pour l'équipe des Falcons de Murdock, c'est magique, le stade est en délire...
Blaise soupira. Il adorait véritablement le rugby, sport moldu qu'il avait découvert quelques temps plus tôt, mais ce n'était pas ce qui le gênait.
Non, ce qui le gênait faisait environ un mètre cinq, portait un déguisement d'Indien et lui frappait le dos depuis une demie-heure avec un coussin.
Tournant légèrement la tête, Blaise fixa l'enfant d'un œil noir.
-C'est bon, tu as fini ?
Le petit garçon plissa les yeux et saisit son vis-à-vis par la cravate, le secouant.
-Moi être grand chef sioux, scanda-t-il. Toi être ennemi de grand chef sioux. Moi attacher toi à table du salon et mettre feu à maison !
-C'est ta mère qui va être contente si tu assassines son seul cousin, répliqua Blaise en se levant pour poser l'enfant au sol. Maintenant tais-toi, Roméus. J'essaie de regarder le match.
-AOUAOU ! s'écria l'infernal bambin en sautillant devant le téléviseur moldu de son cousin. Moi tuer toi et tout ce qui t'es cher !
Blaise ouvrit la bouche pour répondre, quand sa cheminée s'illumina de flammes vertes vives. Pansy Parkinson en sortit, impeccable comme à son habitude, et survola la scène d'un œil vif.
-Je savais que tu avais des bâtards cachés un peu partout dans le monde, remarqua-t-elle en s'époutissant. Vu ton palmarès, je suis même étonnée que tu ne sois pas déjà mort de la chaude-pisse.
-Parkinson, soupira Blaise. Voici mon cousin, Roméus, qui a trois ans et nul besoin d'entendre les grossièretés que ta bouche perfide a à cracher.
-AOU ! Moi tuer grossièreté, cracha l'enfant en dansant autour des jambes de Pansy. Moi tuer grande brune sur échasses !
Pansy eut un sourire charmeur, et se mit au niveau du garçonnet.
-Et tu n'aimerais pas qu'une de mes échasses te crève malencontreusement un œil, n'est-ce pas ?
Roméus déglutit et recula de quelques pas, effaré.
-Gentil garçon, le félicita Pansy avant de se tourner vers Blaise. Du courrier pour nous.
Elle sortit une lettre de sa pochette en peau de bouquetin et la remua sous le nez du métis :
-Je vais te la lire à voix haute, puisque je ne suis pas certaine que tu parviennes à déchiffrer chaque lettre et à former des mots avec. Trop de personnes sont encore analphabètes dans notre société moderne, soupira-t-elle l'air désolée.
Elle décacheta le courrier.
-Chère Pansy- et Blaise si tu es là, ce qui doit être le cas parce que tu ne lâches jamais ses jupons-, c'est terrible, ici. Entre chaque réunion avec les Costa je ne vois jamais Granger. Elle a retrouvé en Amérique du Sud ses deux affreux, oui, vous avez bien lu- ou plutôt tu as lu, Pansy, puisque j'imagine que tu es occupée à faire la lecture à Blaise afin qu'il fasse attention à toi et qu'il te remarque- j'ai nommé Potter et Weasley. Du coup, pas moyen de m'approprier Granger en-dehors du travail, un véritable déprime. Paolo et moi nous divertissons comme nous pouvons : aujourd'hui nous avons été manger une glace, et il était jaloux de moi parce que j'ai eu la dernière portion de fraise et qu'il a dû se contenter de la vanille. Alors, pour me faire pardonner, je lui ai payé un tour de manège à la fête foraine. C'était très rigolo, et j'ai même gagné une peluche au tir au ballon, mais ça ne remplace pas la présence de Granger...enfin bon, je vous donnerai plus de nouvelles en rentrant. En fait, j'espérais que vous pouviez dire à Ginny que son ex et son frère sont ici, histoire qu'elle vienne les tuer pour me laisser le champ libre, vous voyez ? Allez, à bientôt, et ne faites pas trop l'amour en mon absence- ce qui à mon avis est déjà arrivé. A la semaine prochaine, Drago.
Il y eut un instant de silence abasourdi, puis ils explosèrent tous deux en même temps.
-Moi, je suis toujours dans tes jupons ?
-Comment ça, je cherche à me faire remarquer ?
-Pour qui se prend-il à essayer de nous empêcher de faire l'amour ?
-Comment ose-t-il décréter que nous l'avons déjà fait !
-On l'a déjà fait.
-...Ah.
Ils regardèrent tous deux en des directions opposées, vaguement mal à l'aise, puis Pansy déclara avec un geste agacé,
-En tout cas, hors de question que je lui rende ce petit service. Comment ose-t-il ?
-Tu as raison, ma chérie. Ne prévenons pas Ginny.
-Oui, mon cœur, faisons comme cela.
Pansy se dirigea vers la cheminée, puis lança en direction du petit Roméus, avec un sourire démoniaque :
-Grand chef sioux, Déesse Échasse t'ordonne de faire tout ce qui est en ton pouvoir pour tuer ce malheureux et le sacrifier sur un autel du sang à ma gloire !
-Oui, ô déesse, s'écria Roméus.
Avec un rire diabolique, Pansy disparut dans une envolée verte, et Blaise déglutit en se retournant pour voir le petit Roméus avancer vers lui, un rictus machiavélique sur ses traits.
…
Hermione regarda ses amis, ceux qu'elle n'avait pas vus depuis si longtemps, avec bonheur, sentant son cœur enfler dans sa poitrine.
Harry Potter, ses yeux émeraude, éclatant de rire en courant au ralenti sur la plage, glissant sur une algue et tombant, l'air béatement heureux, toujours au ralenti...
Bon, ce n'était peut-être pas le meilleur moment pour chanter les louanges du jeune homme.
Ronald Weasley, assis sous le même kiosque qu'elle, yeux rivés sur une mouette assise en face de lui, les deux adversaires tentant d'engloutir le premier des saucisses à hot-dog sans prendre la peine d'avaler, Ron gagnant la bataille, la mouette, éclat vengeur dans le regard, s'envolant et laissant échapper une énorme goutte blanche qui vint s'écraser dans la rousseur du jeune homme...
Hermione soupira et détourna le regard.
En retrouvant ses amis à la soirée organisée par les Costa, elle avait été éblouie de bonheur. Ils passaient tout son temps libre ensemble, n'ayant, quant à eux, aucun métier, et vivant sur un luxueux yacht près des côtes grâce à la fortune de Harry.
Elle les adorait, mais leur amour, qu'ils affichaient clairement, la gênait quelque peu. Elle aurait voulu, elle aussi, exposer son bonheur, sa joie, aux yeux du monde, un amoureux à ses côtés. Il ne manquait finalement que cela à sa vie. Elle avait un travail qui payait bien, des amis formidables...peut-être devait-elle se laisser conquérir par les blind-dates que Ginny lui avait proposé quelques semaines auparavant.
Néanmoins, elle ne pouvait s'empêcher de remarquer la beauté de son patron- ce qui, si elle en croyait les nombreux livres semi-érotiques de la bibliothèque de la vieille tante Paulette, était une très mauvaise idée. Elle ne l'aimait pas, loin s'en fallait, mais elle ne pouvait ignorer le sex-appeal du jeune homme.
Ce qui était ridicule, parce qu'il ne lui rétorquait pas le sentiment. Si jamais Malefoy venait à remarquer ses atouts physiques, ce serait seulement pour constater que sa touffe de cheveux au réveil pourrait remplir le rôle d'éponge métallique pour nettoyer la salle de bains.
Par ailleurs, elle ne comprenait pas du tout le comportement du blond à son égard depuis la soirée chez les Costa. En-dehors des heures de travail, il se comportait en véritable lunatique. Une fois sur deux il tentait de la retenir, alors qu'il savait pertinemment qu'elle voulait passer du temps avec ses amis, et le reste du temps il la boudait. Un matin, elle s'était réveillée les deux jambes enchaînées au lit pour ne pas partir, et le soir même, il lui avait interdit l'accès à leur chambre d'hôtel, lui criant depuis la salle de bains qu'elle n'avait qu'à aller dormir chez « les deux affreux », comme elle le faisait depuis qu'ils étaient arrivés sur le continent sud-américain.
Hermione soupira à nouveau et reporta son regard sur Harry, qui venait de les rejoindre, couvert de sable.
-Vous m'avez manqué, décréta-t-elle doucement.
-Toi aussi, sourit Ron gentiment. Dis-moi, est-ce que tu crois que nous pouvons revenir en Angleterre sans que Ginny nous assassine ?
Hermione se mordit la lèvre.
-Pas plus tard que le mois dernier, je l'ai découverte en transe dans une chapelle satanique occupée à demander à Belzébuth de, et je cite, « vous ôter l'esprit du corps, faire un scoubidou avec vos deux âmes, et vous enfermer dans un réacteur nucléaire pour vous empêcher de revenir à la vie », avoua la jeune femme tristement.
Harry secoua la tête tristement.
-C'est dommage, souffla-t-il. N'a-t-elle personne dans sa vie ? Quelqu'un pour effacer le souvenir de ma trahison avec son propre frère ?
-Elle a une vie intime épanouie, mais rien de sérieux, répliqua-t-elle. Et si nous allions boire un verre ?
Le brun hocha la tête, jetant amicalement son bras sur les épaules de la jeune femme, et ils s'éloignèrent.
Un moment plus tard, Ron releva la tête, bras écartés, comme illuminé, et hurla :
-Eh, mais attends...on ne peut pas faire un scoubidou avec seulement deux âmes ?!
…
-Astoria, tu es comme un nuage
Ou peut-être, comme dit un adage,
Plutôt un cumulonimbus
Je vais t'amener dans le bus
Et nous irons nous promener dans Londres
Je n'ai pas de rime, alors je vais dire pondre
Je te dédicacerai un morceau sur un violon
Et nous deviendrons alors des mormons
Ooooh ! Astoria, Astoria, Astoria
Pour toi je me couperai un braaaas !
Astoria Greengrass finit par ouvrir la fenêtre de sa chambre, et son regard se riva sur le jeune homme brun, assez mince, qui chantait sa sérénade en jouant de la lyre. Théodore Nott la regarda en retour, et lui offrit un sourire charmeur qu'elle ne lui rendit pas.
Au lieu de cela, elle se retourna vers le majordome de son fiancé, qui, l'air aussi désintéressé que l'eut été un robot, se tenait près de la porte de sa chambre après qu'elle l'eut appelé, dès que Théodore avait réussi à s'introduire dans la propriété pour chanter ses louanges sous sa fenêtre.
-Passez-moi donc la carabine, commanda-t-elle.
-Bien, Mademoiselle.
Avec des gestes visiblement las, le majordome lui tendit un fusil. Astoria s'en arma, calant l'arme à la fenêtre ouverte et réglant la lunette avec des gestes de professionnelle.
-Rappelez-moi ce que je risque en tuant ce naze ?
-Jusqu'à vingt-cinq ans d'emprisonnement et cent-cinquante mille gallions d'amende, ce qui peut être réduit à quinze années avec circonstances atténuantes, réduit encore à dix avec l'avocat des Malefoy, soit sept années ferme avant libération pour bonne conduite, récita par cœur le majordome.
Astoria sembla pensive un moment, puis déclara, gracieuse,
-Cela me semble un coût faible à payer pour qu'il cesse de me casser les oreilles. N'est-ce pas ?
-Certainement, Mademoiselle.
Astoria ouvrit le feu, visant avec précision mais, à son grand dam, ratant chaque tir. Son prétendant sautillait partout sur la pelouse, hurlant,
-Mais...Tori, ne te fâche pas, amour ! Qu'as-tu ? C'est le couplet avec le violon que tu n'aimes pas, c'est ça ? Tu préfères avec une clarinette ?
Je te dédicacerai un morceau sur une clarineeeette
Et je m'habillerai même avec une salopeeeette !
Puis il dût fuir tandis qu'Astoria, hurlant de rage, ouvrait une rafale nourrie. Il sauta par-dessus la clôture de la propriété, et atterrit dans la rue, avant de courir vers une camionnette blanche neutre qui attendait. Il ouvrit la portière arrière brutalement, et s'enfonça dans la sécurité du véhicule.
Narcissa, assise avec élégance devant un ensemble d'écrans de vidéosurveillance moldus, entourée de fils divers et de boîtiers variés, ôta un casque de sa tête et le regarda, attendant le rapport du jeune homme.
-Alors ?
-Elle n'a pas été conquise, se lamenta le sorcier en retour, regardant sa lyre avec tristesse.
Le visage de Narcissa se décomposa.
-Comment ? Malgré cette chanson que nous avons passé des jours à mettre au point ?
-J'ai même proposé la version alternative des paroles, se désola Théodore. Elle n'a pas aimé.
Narcissa soupira et se massa les tempes.
-Il est essentiel qu'elle tombe sous ton charme ! Tu pourras ainsi épouser celle que tu aimes, et le champs serait libre ensuite pour Drago et Hermione, et ensuite je pourrai me concentrer sur le couple de mon cher fils Blaise et de Pansy ! Tu m'as beaucoup déçu, mon Joker.
Théodore se renfrogna sous le regard accusateur de la matriarche Malefoy, et celle-ci poursuivit,
-Les piranhas t'attendront si tu ne convaincs pas Astoria...Lucius ! Lucius, viens ici !
Lucius émergea du devant de la camionnette, haussant un sourcil glacial.
-Dis-lui comment il sera puni si Astoria ne tombe pas amoureuse de lui, commanda-t-elle.
-Tu seras écartelé, décapité, brûlé et tes cendres dispersés au vent, et enfin mis aux fers, répondit Lucius en regardant Théodore avec froideur.
Le jeune homme le regarda, confus :
-Mais...quelle identité avez-vous cette semaine ? N'êtes-vous pas...je ne sais pas ? Al Capone, ou Némo, ou Cléopâtre ?
-Je suis Lucius Malefoy, cela te pose un problème ? aboya le sorcier blond. Es-tu en train d'insinuer que je suis fou ?
-N...non, bien sûr !
-Rentrons au Manoir pour mettre en place le reste du plan, décida Narcissa.
Lucius hocha la tête, fit demi-tour et s'enferma à nouveau dans l'habitacle du véhicule. Là, à l'abri des regards et des oreilles, il éclata de rire et se tourna vers un vase en bronze qui était installé dans le siège passager, une laisse accrochée autour du col de l'objet.
-On les a bien eus, hein Médor ?
Ricanant toujours, Lucius Malefoy démarra.
...
Tadaaaaaam!
Alors je veux tout savoir.
Aimez-vous Roméus? Que pensez-vous que Ron et Harry vont faire, revenir en Angleterre ou non? Pas du tout de Drago dans ce chapitre, hormis la lettre, mais on se rattrapera dans le suivant. Et Théodore, n'a-t-il pas écrit une chanson splendide? Moi à la place d'Astoria je lui tombe dans les bras tout de suite. Et Lucius? Aaah, mon Lucius...que pensez-vous de tout ce chapitre?
Allez, review! Plus vite que ça! Allez! Sinon, les piranhas de la famille Malefoy vous attendent...
A très vite!
DIL.
