Jouer pour un baiser
Basé sur Gundam Wing
Ecrit par Maryluz

CHAPITRE 13

DEUX MENSONGES ET UNE VÉRITÉ. PART I

Le bruit assourdissant de la presse pouvait s'entendre dans tout le bâtiment. Il n'y avait pas de doute que le journal scolaire d'Oz disposait de toutes les avancées technologiques que l'argent pouvait donner.

Les énormes bandes de caoutchouc portaient le papier qui serait utilisé pour l'impression du journal. Les grandes bobines de papier circulaient en donnant le matériel nécessaire pour l'impression. Si une seule de ces bobines se bloquait, ils devaient attendre trente minutes pour la changer et la remettre en route. Si c'était un journal de localité national, cela coûterait une fortune et pouvait causer le retard de la sortie du journal pendant plusieurs heures. Mais comme ce n'était qu'un petit journal scolaire, on pouvait se donner le luxe de les arrêter pendant des heures sans que cela cause de plus grands problèmes.

Ils travaillaient maintenant, les cartouches utilisées pour imprimer les nouvelles étaient mises dans l'énorme machine. Le format du journal était indiqué et après cela, il suffisait seulement d'espérer que les machines copieraient le journal sur le papier sans rien couper. La même machine laissait ensuite sécher le papier et quelques minutes plus tard, le journal tombait plié dans des bacs, prêts à être distribués dans les différentes universités.

Les machines faisaient presque tout le travail.

Elle arrivait à peine dans le couloir principal, quand le son s'arrêta et que les lumières s'éteignirent. Etait-ce une coupure de courant ?

Non, seulement que le travail de la journée touché à sa fin.

Dans un des bureaux de presse, un garçon blond était désespéré, mais il espérait que la personne allait lui fournir beaucoup d'information. Il était dans l'obligation de l'attendre et même s'il voulait partir, il ne pouvait pas le faire jusqu'à ce qu'elle arrive.

Il avait mal à la tête et pas seulement la tête. Il avait aussi mal aux doigts à force de tant travailler. Il avait très faim et tombait de sommeil.

Il était ici depuis la nuit précédente et était assit face à l'ordinateur pour écrire ce qui serait un grand article. C'était dommage qu'il n'ait pas enregistré la conversation avec Odin Lowe, mais il était tellement plongé dans ce que racontait le romancier qu'il avait complètement oublié.

Il savait maintenant le motif de la colère des coachs. C'était une histoire terrible. Il avait écrit l'article, mais il hésitait à le sortir ou non. Il avait appuyé sur la touche droite de la souris et ne savait pas s'il devait cliquer sur "delete" pour se débarrasser de ça. S'il le publiait, cela pouvait avoir des graves implications sur la personne qui avait provoqué tout cela. De plus, il avait seulement la parole du romancier, ne pourrait-il pas essayé de trouver d'autres preuves afin de ne pas être accusé de diffamation ? De plus, le romancier pouvait terminer en prison pour l'acte qu'il avait commis il y a dix ans.

Non, il ne pouvait définitivement pas le faire apparaître publiquement. De plus, le travail de presse d'aujourd'hui venait de se terminer sans qu'il ait pris une décision.

Il annula la fenêtre qu'il avait fait apparaître avec la souris et relu à nouveau l'article pour la quatrième fois. S'il le sortait, ce serait le meilleur article qu'il aurait publié. Mais il prenait beaucoup de risques.

Que faire ?

Il se leva du bureau et marcha jusqu'à la bibliothèque. Il chercha du regard le titre d'un livre qu'il avait acheté et qu'il avait lu il y a peu de temps. Quand il le trouva, il le prit entre ses mains et commença à le feuilleter pour chercher un des chapitres.

« Et avec sang froid, il tendit la main vers l'enveloppe remplie d'argent. Il était trop pauvre pour ne pas accepter. Ils lui avaient dit qu'étant donné sa lésion au genou il était impossible qu'il aspire à un poste dans aucune équipe professionnelle. Ses notes n'étaient pas aussi bonnes qu'elles auraient dû l'être, il ne serait pas diplômé cette année. C'était à peine s'il ne mourrait pas de faim. Il la prit entre ses mains et attendit la suite des instructions. »

« Les droguer. La violer et laisser les traces de l'acte dans son lit. »

« Leia était la plus perverse des femmes qu'il connaissait. Lucy était la plus pure et il était amoureux d'elle. Il avait espéré pouvoir lui dire ce qu'il ressentait, mais elle aimait Zack, son meilleur ami depuis qu'il était à l'université. »

« Ses yeux marron le regardèrent avec fureur quand il lui répondit qu'il ne le ferait pas et qu'il préférait lui rendre l'argent. Mais elle lui offrit plus… Elle pouvait lui donner son diplôme étant donné que son père était le recteur de l'université cette année, le double de l'argent et un voyage tout frais payé pour quitter le pays. »

« Il accepta. Il s'en repentirait, mais il accepta quand même. »

« Ni Zack ni Lucy ne se rendirent compte de quelque chose quand il laissa tomber dans leurs boissons les somnifères que Leia lui avait donné. Il se dirigea vers eux et leur offrit de les raccompagner chez eux. Aucun d'eux ne le soupçonnerait. Il les emmena à l'appartement de Lucy totalement endormis et là, il fit ce que Leia lui avait ordonné. »

« Après avoir accompli sa tâche, il appela Leia pour la prévenir que tout était fait, c'était à elle de faire le reste. Elle était la meilleure amie de Travis, elle savait qu'il l'appellerait à la première heure et elle ne se trompa pas. Travis avait passé une bonne partie de la nuit à chercher Zack. Et la petite sœur de Zack lui avait dit qu'il était avec sa "petite-amie", une autre machination obtenue par Leia. Leia le conduisit à l'appartement à Lucy et comme Leia avait les clés de l'appartement, ils entrèrent et les trouva tous les deux au lit. »

Bien qu'il avait changé les noms de Zechs par Zack, de Lady par Leia, de Lucrécia par Lucy et de Treize par Travis, quelqu'un pourrait comprendre ce qu'il s'était passé il y a dix ans.

Il écrivit une note et la mit dans le livre. Puis ensuite il le prit et le rangea dans le tiroir de son bureau en entendant les bruits de pas de quelqu'un qui s'approchait.

« - Quelle obscurité ! »

« - Bonjour ma jolie. » Dit Klementz en regardant Dorothy passer la porte du bureau. « - Il fait sombre parce que ceux qui impriment le journal sont déjà partis. Donc je suis seul. »

« - Tu m'attendais ? » Dit Dorothy en souriant.

« - Exact ma jolie. Voici ce que tu m'as demandé et l'équipement est allumé. Tu veux que commencions-nous à développer les photographies ? » Dit-il en désignant le PC.

« - Je vois que tu es un rapide. » Dit Dorothy en sortant de son sac une petite pochette d'outil et une petite puce de couleur marron.

« - Je ne suis pas rentré chez moi depuis hier soir. Et je voudrais y aller pour prendre une douche, manger et dormir. » Dit-il tandis qu'il regardait Dorothy commençait à enlever les vis de l'appareil photo avec un petit tournevis. « - Attend une seconde ! Que fais-tu à l'appareil ? »

« - Je vais seulement placer les photographies dedans. Pourquoi es-tu resté ici hier soir ? » Demanda-t-elle sans interrompre ce qu'elle faisait. Dorothy enleva le clapet de l'appareil de l'école pour mettre la puce dedans.

« - J'ai travaillé sur un article. »

« - Si au moins ils te payaient pour faire ce travail cela se justifierait Klementz, mais tu le fais par plaisir. » Dit-elle en refermant le clapet de l'appareil et en gardant l'autre dans son sac.

« - Tu sais que la majeur partie des élèves de journalisme qui ont travaillé dans le journal de l'université, sont sortis avec des postes très bons dans des journaux locaux. Et certains ont même eu la chance d'entrer dans des journaux nationaux. C'est ce que je cherche. »

« - Ton objectif est bon. » Dit Dorothy en reliant l'appareil numérique au PC et en commençant à télécharger les photographies. « - J'espère que ta machine a suffisamment d'espace, il y a cent soixante photos. »

« - Cent soixante ! » Dit-il surpris. « - Oui, il y a de l'espace, mais il y a beaucoup de photos. C'est de quoi ? Un mariage ? » Dorothy sourit. « - Ton sourire me dit qu'elles ne proviennent pas d'une fête. »

« - Mon cher Klementz, tu te souviens de ce que Relena projetait de faire ? » Klementz acquiesça sans émotion, mais il s'approcha presque en courant l'écran.

« - Ce sont les photos de ce qu'elle a fait ? Ca a fonctionné ? » Dorothy commença à rire.

« - Elle a réussi à les séparer, oui. Mais je voir veux attentivement ces photographies. » Dit-elle tandis que l'écran indiquait fin de processus. « - C'est un projecteur ? » Demanda Dorothy en voyant l'appareil qui était relié au PC.

« - Oui, il est relié à l'ordinateur. Veux-tu que nous regardions les photographie en taille géante ? »

« - Il n'y a personne d'autre ici ? »

« - Non, seulement toi et moi. » Dit Klementz en souriant.

« - Alors préparons-nous pour la distraction. »

« - Distraction ? »

« - La distraction mon cher Klementz, exactement. Parce que Relena voulait des comprimés de GHB mais j'ai fait en sorte de lui fournir des cachets pour qu'il s'endorme. Et c'était les plus forts, deux minutes après l'absorption, tu t'endors. »

Klementz commença à rire à ce que Dorothy avait fait pour presqu'immédiatement garder le silence en regardant les photographies qui apparaissait sur l'écran blanc accrochait au mur.

Les unes après les autres, elles montraient tout ce que Relena avait fait quelques heures auparavant.

« - Regarde ça. » Dit Dorothy en s'avançant jusqu'au mur et en montrant un point sur une des photographies. « - Ce n'est pas Duo Maxwell en train d'entrer dans l'appartement ? »

« - Oui, c'est Duo Maxwell. » Affirma Klementz.

« - Donc il est arrivé. » Dit Dorothy pensive. « - Je comprends maintenant pourquoi Relena a dit qu'elle n'avait pas eu le temps de sortir les photographies. Elle n'a pas eu le temps de le faire avant qu'il n'arrive. Duo a dû la rendre très nerveuse. »

« - Regarde celle-ci, c'est de nouveau Duo Maxwell et il est très blessé. » Dit Klementz en regardant une des dernières photographies. « - Il a surement dû penser que Relena et Heero avaient eu des relations sexuelles. Je crois que si j'avais vu la même chose que lui, je l'aurais aussi pensé. »

« - L'important c'est de savoir ce que pense Heero de tout ceci. » Dit Dorothy en souriant. « - Je peux imprimer ? »

« - Que vas-tu faire avec ? » Demanda Klementz en pressant le bouton pour imprimer.

« - Je ne sais pas encore. Tout dépend de comment se passent les choses. » Dit Dorothy en s'essayant sur le bureau et en regardant Klementz avec amusement. « - Et toi, que feras-tu avec les photos ? »

« - Moi ? »

« - Bien sûr, je vais les laisser ici. Je ne prendrais que celles qui sont imprimées ».

Klementz marcha jusqu'au bureau et plaça les deux bras autour du corps de Dorothy et sourit en la regardant.

« - Dis-moi ma chère Dorothy, est-ce que tu m'utilises pour te venger de ta cousine ? » Demanda-t-il en souriant. Dorothy sourit en réponse et plaça les deux mains sur les épaules de Klementz.

« - Disons que c'est quelque chose de mutuel. Tu m'utilises pour obtenir des informations sur les joueurs d'Oz et du Lotus Blanc et je t'utilise pour que tu remettes ma cousine à sa place. Tu ne crois pas que c'est quelque chose de juste ? »

« - De très juste. » Dit Klementz en s'inclinant un peu pour pouvoir embrasser Dorothy sur les lèvres.

Dorothy se déplaça un peu sur le bureau en faisant que plusieurs affaires tombent au sol. Mais aucun des deux n'y accorda d'importance jusqu'à ce que des voix s'élèvent.

« - Ta cousine est vraiment capable de tout. »

« - Je te l'ai dit. »

« - Il ne vaut mieux pas la mettre en colère, on remarque que c'est quelqu'un de dangereux. »

Klementz se précipita vers les affaires et éteignit le petit magnétophone en forme de stylo alors que Dorothy riait.

« - Je n'allais pas l'utiliser ! ! » Dit Klementz rapidement en essayant de justifier l'enregistrement de la conversation qu'il avait eu avec elle le jour précédent. « - C'est seulement… seulement… »

« - Je m'en fiche, ça ne me dérange pas que tu l'aies enregistrée. Tu peux utiliser toute cette information si tu veux. Mais en échange, je peux te demander une faveur ? » Klementz leva un sourcil.

« - Une autre faveur ? »

« - Allons ne sois pas ainsi, je t'ai donné beaucoup d'information, au point que tu pourrais écrire un livre. »

Klementz commença à rire. « - Oui, tu as raison. De quoi as-tu besoin ? » Dit-il en souriant. Dorothy prit le magnétophone en forme de stylos-plume de la main de Klementz et le lui montra.

« - Je veux que tu me le prête. »

« - Et pourquoi tu le veux ? Tu vas enregistrer la confession de ta cousine ? » Fit Klementz sans réfléchir.

« - Précisément mon cher Klementz, c'est précisément ce que je pense faire. » Klementz commença à rire. Il prit le stylo et l'ouvrit pour retirer la bande-enregistreuse et en mettre une nouvelle. Puis il lui tendit à nouveau.

« - Il est à toi. » Dit-il en souriant. Dorothy sourit en réponse.

« - Merci beaucoup ! »

« - Bon, puisqu'on a fini d'imprimer les photos, accompagne-moi au terrain d'entraînement d'Oz. » Dit-il tandis qu'il sortait le livre qu'il avait caché dans le bureau et que Dorothy mettait les photos imprimées dans son sac.

« - Que nous allions au terrain d'Oz ? Il ne doit y avoir personne en ce moment. » Commenta Dorothy à Klementz.

« - Je veux justement déposer ça. Parce qu'il n'y a personne. »

Et ils sortirent tous les deux des locaux du journal scolaire pour marcher jusqu'au terrain d'entraînement des joueurs de football américain d'Oz.


Pourquoi avait-il eu l'idée d'aller voir chez lui ce qui était arrivé au natté ? Pourquoi devait-il maintenant qu'il y était allé, communiquer à Barton et Hilde le motif des pleurs de Maxwell ? Et surtout, pourquoi avait-il frappé Zéro et non cette maudite blonde qui était avec lui ?

Après tout, ils avaient tous les deux fait du mal à son ami et ils méritaient tous les deux un bon coup de sa part.

Il était furieux !

Il n'aimait pas que quelqu'un fasse du mal à un de ses amis. Et encore moins quand cet ami était le frère de sa petite-amie. Mais c'était aussi de la faute du natté.

Comment diable avait-il pu se mettre avec cet odieux Zéro d'Oz ! ! ? ! !

Si un jour il se heurtait à nouveau avec lui, cette fois il ne lui casserait pas la figure, il le tuerait de lui-même.

Il était arrivé sans s'en rendre compte jusqu'à la maison du natté. Il était tellement fâché qu'il n'avait pas remarqué qu'il était descendu du bus et qu'il avait marché. Le bâtiment n'était pas tellement loin de la maison de ses amis après tout.

Il inspira plusieurs fois pour se calmer et pouvoir dire tout sans s'énerver à nouveau et entra sans frapper à la porte.

Ses yeux s'ouvrirent de surprise en voyant dans le canapé "sa petite-amie" dans les bras du capitaine de son équipe.

Trowa leva les yeux quand il entendit la porte s'ouvrir et put voir Wufei arrêté sur le seuil en le voyant. Apparemment il était fâché, parce qu'il respirait de manière accélérée et son visage était devenu tout rouge.

Wufei ferma les yeux quelques secondes et avança jusqu'au canapé où se trouvait encore Hilde qui sanglotait doucement dans les bras de Trowa. Apparemment, elle n'avait pas remarquée qu'il était revenu.

Wufei s'assit de l'autre côté de Hilde et dirigea son regard vers Trowa. Mais Trowa ne comprenait pas ce regard de la part du chinois. Était-il fâché parce qu'il avait Hilde dans les bras ?

Trowa regarda Wufei levait les bras pour obliger les siens à se détacher de la brune.

« - Wuf… » Parvint à dire Hilde avant de sentir qu'il l'attirait contre sa poitrine.

« - Il n'y a que moi qui peut te prendre dans mes bras. » Dit Wufei à Hilde en regardant Trowa avec colère.

« - Attend ! Je ne faisais que la consoler. » Se justifia le jeune homme aux yeux verts.

« - C'est à moi de consoler ma petite-amie. »

« - Petite-amie ? Et quand comptais-tu le dire ? »

« - Demain. » Répondit Wufei tandis que Hilde le repoussait sans résultat.

« - Lâche-moi tu m'étouffes ! »

« - Bien sûr, mais je ne veux plus que tu étreignes personne d'autre que moi ! » Fit Wufei avec colère.

« - Tu es jaloux ma parole ! » Dit Hilde en souriant. « - De plus, tu n'as pas à être jaloux de Trowa, c'est comme mon frère. » Dit Hilde en regardant Wufei.

« - Et je te rappelle aussi Wufei que je sors avec quelqu'un. » Dit Trowa en croisant les bras sans le regarder.

« - Vraiment Trowa ? » Fit Hilde en se retournant pour le regarder avec joie. « - Félicitation ! »

« - Tu le félicites seulement parce qu'il ne t'a pas dis avec qui il sort. » Dit Wufei d'un ton colérique.

« - Ah oui ? Alors, avec qui sors-tu Trowa ? » Demanda Hilde avec curiosité.

« - Avec Quatre Raberba Winner. » Répondit Trowa sans bouger de sa position.

« - Hein ? » Fit Hilde avec surprise.

« - C'est le Punter d'Oz. » Expliqua Wufei. « - Il sort avec un autre homme. » Hilde sourit ouvertement en faisant que Trowa la regarde surprise et Wufei aussi.

« - Félicitations Trowa ! ! » Dit-elle en souriant. « - J'ai toujours pensé que Duo et toi termineriez ensemble, mais je vois que je me suis trompée ! ! »

« - Toi aussi ? » Dit Trowa sans pouvoir croire ce que disait Hilde.

« - Catherine et moi pensions que vous formeriez un très joli couple. » Dit Hilde en souriant.

« - Je me disais bien que Catherine n'aurait pas pu penser à cela toute seule. » Dit Trowa en retournant à son ancienne position.

« - Au fait Wufei, tu as appris quelque chose ? » Demanda Hilde en tournant le regard vers son petit-ami, Wufei acquiesça et sans cesser d'étreindre Hilde il commença à parler.

« - Il n'est pas mort mais il devrait. » Dit Wufei en essayant de rester calme.

« - Oh non Wufei. » Dit Hilde avec crainte. « - C'est si mal que ça ? Il s'est passé quelque chose ? »

« - Non, non ! ! Il devrait être mort parce que je pensais le tuer ! »

« - De quoi tu parles Wufei ? » Demanda Trowa sans comprendre, en se tournant pour le regarder.

« - Quand je suis arrivé chez lui, il m'a ouvert. Il n'avait absolument rien, il allait bien, il avait seulement mal au crane. Et tandis que j'étais en train de lui préparer de l'aspirine, la chef des pom-pom-girl blonde d'Oz est arrivée en disant qu'ils avaient eu des relations sexuelles. »

« - Quoi ! ! » S'écria Hilde avec surprise. « - Mais Heero et Duo n'allaient-il pas vivre ensemble ? N'allaient-ils pas être comme un couple ? Je ne comprends rien ! ! » Fit Hilde.

« - La blonde a dit que Maxwell les avait vus. Parce que apparemment Zéro refusait de reconnaître qu'il y ait eu quelque chose entre eux. Mais je crois que c'est qu'il ne voulait pas qu'il l'apprenne, il pouvait ainsi les avoir tous deux. Parce qu'elle ne savait pas que j'étais là. »

« - Quel salaud ! » Dit Hilde en commençant à s'énerver.

« - Finalement j'ai tout compris. Ce maudit zéro a seulement profité du natté ingénue. Je crois qu'il allait finir par lui demander de perdre le dernier match, ainsi Oz gagnerait le championnat. En même temps, il fréquentait la pom-pom-girl de son équipe. »

« - Je ne le crois pas. » Dit Trowa. « - Je connais plus Heero que toi. Et je ne peux pas croire qu'il fasse cela à Duo. Il était véritablement intéressé par lui. »

« - Alors que faisait cette blonde dans l'appartement de Zéro ? Aucune femme ne peut dire à un homme "j'ai couché avec toi" sans que cela soit vrai. De plus, Zéro ne l'a pas nié quand je l'ai frappé. Cela veut dire que c'est vrai. »

« - Tu as frappé Heero ? » Fit Hilde en le regardant.

« - Je n'allais pas rester avec cette colère. Bien sûr que je l'ai frappé ! Et si je le vois à nouveau je le tue. »

« - Pauvre Duo. Il est très amoureux de Heero et il vient d'apprendre d'une horrible façon qu'il était avec quelqu'un. » Dit Hilde tristement. « - Après ce qui est arrivé avec Solo, j'avais pensé qu'il retrouvait à nouveau l'amour en Heero. »

« - Qui est Solo ? » Demanda Wufei sans comprendre ce commentaire.

« - Il a été le premier amour de Duo. Mais il est mort il y a presque trois ans. » Déclara Trowa.

« - Hu ! » Dit Wufei en gardant le silence. « - Et comment va Maxwell ? »

« - Il est avec son père dans sa chambre. Ce fait un moment que nous ne l'entendons plus pleurer. Peut-être que le père de Hilde a réussit à le calmer un peu. » Commenta à nouveau Trowa.

« - Je suis sûre que oui. » Dit Hilde en se serrant contre Wufei et en posant sa tête contre sa poitrine.

La porte de la chambre de Duo s'ouvrit à cet instant et Monsieur Schbeiker marcha vers les trois jeunes qui étaient assit. Hilde se redressa immédiatement nerveusement, mais elle n'eut pas le temps de dire à Wufei de la lâcher. Le regard de l'homme s'arrêta sur les bras de Wufei qui continuaient à étreindre le corps de sa fille.

Wufei vit le regard de l'homme et sentit le rouge envahir son visage et se dépêcha de retirer ses bras de Hilde.

« - Ne le fais pas mon garçon. » Dit l'homme en souriant à Wufei. « - Ne te caches pas quand tu étreins mon enfant. Je vois que les choses se sont arrangées entre vous. » Dit-il en s'asseyant sur un des fauteuils devant eux. Tant Wufei que Hilde rougirent devant les mots de l'homme.

« - Oui, Monsieur. » Dit Wufei nerveusement. « - Les choses se sont arrangées pour de bon. »

« - Au moins une chose de bien. Je n'avais jamais vu Duo comme aujourd'hui. »

« - Comment va-t-il ? » Demanda Trowa.

« - Il a fini par s'endormir. Mais il a beaucoup pleuré, et j'ose le dire, plus que quand sa mère est morte. »

« - Il t'a dit pourquoi papa ? » Demanda Hilde curieuse.

« - Il m'a seulement dit que j'avais eu raison. Et qu'il ne voulait plus le voir de toute sa vie. Il ne m'a rien dit de plus, il se contentait de se serrer contre moi et s'est endormi après avoir tant pleuré. Il souffre à cause de ce garçon, je le sais, c'est pour ça qu'il m'a dit qu'il ne voulait plus le revoir. Et je ne veux pas non plus le voir ici. S'il vient, je le renverrais. Duo ne veut pas le voir. Mais il s'en remettra, il est fort et survivra. »

« - Mais si Duo revient sur sa décision et veut le voir Monsieur Schbeiker ? » Demanda Trowa. « - Peut-être que ce n'est qu'un malentendu. »

« - Duo a dit qu'il ne voulait plus le revoir de sa vie ! Et c'est quelque chose que je peux faire pour lui. »

L'homme leur adressa un dernier regard et se leva pour sortir du salon et rejoindre sa chambre. Si c'était en sa possession de pouvoir le décharger un peu de cette douleur, il l'aiderait. Il avait lui-même déjà causé suffisamment de mal à son fils durant toutes ces années. Il n'allait pas laissé cet étudiant le faire souffrir plus.


Faire l'amour avec Relena Peacecraft ?

Non, cela était une idiotie, il essayait de se rappeler ce qu'il s'était passé durant les dernière heures, mais rien ne venait. Tout ce qu'il se rappelait et ce n'était pas du tout clair c'était Relena avec son pull dans les mains. Mais pourquoi avait-elle son pull dans les mains ?

Il était assit sur le canapé du salon et son mal de crane n'avait pas diminué, et maintenant il avait également mal à sa mâchoire, à l'endroit où le chinois l'avait frappé. Mais il avait encore plus mal à la poitrine. Pourquoi avait-il mal à la poitrine de cette manière ? C'était une douleur qu'il n'avait jamais ressenti. Une douleur aiguë qui ne voulait pas s'en aller.

« - Heero laisse-moi soigner ça. Avec un peu de glace ça ne gonflera pas. » Fit la voix de Relena au loin. Il n'avait pas de temps pour cela maintenant.

Elle sortie de la cuisine avec un chiffon qui entourait des glaçons et s'asseyait à côté de lui. Mais il voulait être seul. Il dévia le visage quand il vit qu'elle était sur le point de le toucher avec le chiffon.

« - Non, va-t-en. » Dit-il froidement.

Relena le regarda avec étonnement alors que Heero continuait à la traiter toujours aussi froidement. Pourquoi le fait de lui avoir dit qu'ils avaient couché ensemble, n'avait pas changé son regard sur elle ? Elle espérait voir de la chaleur dans ses yeux bleus cobalt. C'était quelque chose qu'elle désirait, quelque chose qui lui indiquerait qu'il y avait des sentiments pour elle en lui. Mais elle n'obtenait rien. Les yeux de Heero continuaient à la regarder avec froideur les brefs quelques secondes où il l'avait regardé dans les yeux.

« - Mais Heero… » Tenta-t-elle de protester à son ordre de partir.

« - Relena, je veux être seul. » Dit Heero sans la regarder.

Peut-être que s'il était seul il pourrait mieux réfléchir à tout ça et tenter de se rappeler des dernières heures. Peut-être qu'en étant seul, il pourrait analyser de manière attentive ce qui s'était passé. Peut-être qu'il pourrait comprendre ce qu'était cette douleur dans son cœur.

Elle n'était pas disposée à le perdre. Pas alors que Duo Maxwell était enfin hors-jeu. Elle ferait jusqu'à l'impossible pour réussir. Si elle n'avait pas pu l'avoir dans son lit aujourd'hui, elle l'aurait demain. Mais elle ne renoncerait pas à Heero tant qu'il ne serait pas à elle et à personne d'autre.

« - Mais Heero, après ce qu'il s'est passé, nous sommes fiancés, n'est-ce pas ? » Dit Relena de manière douce, en regardant Heero qui paraissait perdu dans ses pensées. « - N'est-ce pas Heero ? » Répéta-t-elle à nouveau n'ayant pas obtenu de réponse de sa part.

Elle se leva pour prendre son sac et se dirigea vers la porte. Elle l'ouvrit et s'apprêta à sortir. Mais avant de le faire elle se retourna pour regarder Heero qui était encore assit sur le canapé. Quelque chose attira alors son attention. Derrière Heero il y avait un sac à dos noir. Le sac à dos de Duo ! Celui qu'elle l'avait tant de fois vu porter. D'une certaine manière elle devrait s'occuper de ça. Si ce sac à dos restait dans l'appartement de Heero, tôt ou tard il reviendrait le récupérer.

Mais chaque chose en son temps. Heero n'avait pas répondu à sa question et "qui ne dit mot consent". Elle sourit avec malice.

« - Comme tu ne m'as pas répondu, je prend ça pour un oui. » Dit-elle en refermant la porte derrière elle.

« - Un oui à quoi ? » Fit Heero en sortant de ses pensées. Mais Relena était déjà sortie de l'appartement.

Sa tête lui faisait mal, la première chose à faire, c'était de calmer cette douleur. Il entra dans la cuisine et vit une petite bouteille de cognac. Que faisait une bouteille de cognac dans sa cuisine alors qu'il ne buvait pas ? La douleur de tête se fit sentir à nouveau. Il n'arrivait plus à penser de manière cohérente. Mais par chance, le chinois avait laissé son tube d'aspirine ici. Peut-être que cela l'aiderait à ce que la douleur disparaisse et qu'il puisse penser avec clarté.


Où était-il ?

Tout était sombre et il ne pouvait rien distinguer. Il cligna plusieurs fois des yeux jusqu'à ce que son regard s'habitue à l'obscurité. Il était seul, il avait froid, il était profondément blessé.

Il était allongé sur son lit, enserrait son oreiller qui était encore humide en raison de ses pleurs. Il avait l'espoir vain qu'en se réveillant tout ne serait qu'un mauvais rêve. Un de ces cauchemars dans lequel tout paraissait réel alors qu'en fait il ne s'était pas réveillé.

Rêvait-il encore ? C'est pour cela qu'il avait autant mal à la poitrine ?

Mais non, ce n'était pas un rêve. Tout était réel. Péniblement réel. Heero l'avait trahi avec Relena Peacecraft.

Finalement, elle avait gagné. Il se fichait du comment, elle avait gagné.

Il se retourna dans le lit et fit face à la fenêtre. Dans peu de temps, le soleil se lèverait.

Il s'était couché avec les vêtements de la veille et son père l'avait veillé jusqu'à ce qu'il s'endorme. Il ne lui avait dit rien. Un "je te l'avais dit" aurait été parfait. Mais il n'avait rien dit. Il l'avait seulement tenu dans ses bras pour le consoler, en caressant ses cheveux avec ses doigts.

Dans quelques instants Hilde arriverait jusqu'à sa porte et elle lui dirait de se lever pour aller à l'école. Mais il ne pouvait pas se lever du lit. Comment pouvait-il continuer à aller à l'école après ce qui s'était passé ?

Et s'il le voyait ?

Non, il ne voulait pas le voir. Il ne voulait plus jamais le voir de sa vie ! ! Qu'il reste avec elle et qu'ils soient heureux. Qu'ils aient tous le bonheur qu'il lui manquait.

Comme il voulait le haïr !

Comme il voulait le faire !

Mais il ne pouvait pas.


Il était couché dans son lit sans pouvoir dormir. Il avait prit l'aspirine que le chinois avait laissé dans sa cuisine et cela avait fait partir sa douleur. Mais il avait beau essayer de se rappeler ce qu'il s'était passé avec Relena mais il n'y arrivait pas.

Il répétait maintes et maintes fois tout ce qui s'était passé depuis que Duo était allé chercher ses affaires pour venir vivre avec lui. Il avait cet éclat de malice dans les yeux quand il lui avait "Ne me trompe pas durant mon absence". Mais qu'avait vu le natté ? Comment pouvait-il lui faire face alors qu'il ne se rappelait de rien ? Comment lui dire "ce n'est pas vrai, je n'ai pas couché avec Relena", si lui-même ne s'en rappelait pas.

Il avait passé un long moment à tenter de retrouver la mémoire, mais sans résultat. Il y avait un trou énorme de plus de deux heures dans sa tête. Un trou qu'il n'arrivait pas à remplir.

Combien de temps avait-il dormi ? Deux heures ? Trois heures ? Plus ? …

Pourquoi avait-il dormi ? Avait-il réellement fait l'amour avec Relena ? Si ce n'était pas le cas, est-ce que Relena serait capable de mentir ?

Il lui revint alors en mémoire les mots que le natté lui avait dit ce samedi, après la vente.

« - Pourquoi Relena a des problèmes avec toi ? » Interrogea Heero de nouveau. « - Tu l'as dit tout à l'heure, mais je voudrais savoir la raison. »

Duo regarda Heero à travers le verre fumé qu'il mettait en place.

« - A cause de toi. » Répondit-il en regardant le reflet du capitaine d'Oz sur le verre. « - Elle est amoureuse de toi. » Continua-t-il tristement. « - Elle croit que je suis une menace. C'est pourquoi elle m'a demandé de m'éloigner de toi. Mais je ne comprends pas elle va jusque là parce que tu n'es pas gay. » Dit-il en se retournant pour le regarder, mais Heero se contenta de hausser les épaules sans rien dire.

Est-ce que l'obsession de Relena pour lui l'avait poussé à mentir ? Il n'y avait pas de traces de semence sur le couvre-lit ou dans les draps. De plus, même si Relena aurait nettoyé, il devrait y avoir quelque chose sur le couvre-lit et il n'y avait rien.

Mais il n'était pas sûr.

Il tendit la main pour toucher le couvre-lit du côté où avait dormi le natté. Ils avaient seulement avaient dormi deux fois ensemble et sa peau se souvenait de la douceur de celle du natté. De ses baisers et ses caresses.

Il l'aimait tellement. Si seulement il lui avait dit avant.

Mais s'il l'aimait, comment s'était-il retrouvé dans cette embrouille ? Il était sûr qu'on l'avait drogué et qu'il n'avait pas fait l'amour avec Relena.

Drogué ? …

Était-ce cela ? Relena avait mit quelque chose dans le café ?

Il se leva d'un coup du lit, apparemment il commençait enfin à penser de manière cohérente. Il marcha jusqu'à la cuisine et prit les deux tasses qui étaient sur la petite table du salon.

L'une d'elles avait un dépôt étrange. Le café avait séché laissant des taches foncées dans le fond de la tasse. Mais l'une d'elle avait des taches blanchâtres. Qu'est-ce que Relena lui avait donné ?

Dans quelques heures, le soleil se lèverait. Les idées commençaient à s'ordonner dans son cerveau. Dès qu'il serait l'heure, il irait chercher Duo à l'école et lui expliquerait tout ce qui s'était passé. Il était sûr que Duo comprendrait et peut-être qu'ensemble ils pourraient boucher ce trou dans sa mémoire. Il n'avait pas confiance en Relena pour essayer de le faire.

Dans quelques heures il verrait Duo et lui raconterait tout et convaincrait le natté de revenir vivre avec lui comme ils en avaient le désir tous les deux.


Il était allé le chercher à son école à la sortie des classes quelques minutes auparavant. Mais il ne l'avait pas trouvé. Il était étrange que le natté manque les cours alors qu'il aimait ça. Où était-il ?

Il se dirigea vers le terrain du Lotus-Blanc avec l'espoir de le trouver. Il allait tard arriver à son propre entraînement, mais il s'en fichait complètement de recevoir des réprimandes de Treize quand il arriverait.

Il put voir Trowa et Wufei en train de s'entrainer, mais il n'y avait aucun signe de Duo. Les joueurs frappaient les énormes structures, mais il ne distinguait pas Duo parmi eux. Le coach Zechs donnait des instructions. Mais il n'y avait pas tous les joueurs, il en manquait encore quelques-uns.

Il vit passer quatre joueurs à côté de lui. Mais aucun de d'eux n'était le natté. Mais en écoutant la conversation qu'ils avaient, il apprit ou était Duo.

« - Non, Duo n'est pas venu en cours et il ne viendra pas aux entrainements. » Dit un des joueurs. « - Trowa a dit que son père a eu un infarctus et qu'il est resté avec lui. »

« - Mais il va jouer pour la finale ? » Demanda un autre.

« - Trowa n'a dit rien de cela. Mais j'espère que oui, parce que s'il ne joue pas, Oz peut se considérer comme champion. »

Alors Duo était chez lui ? Il avait pensé qu'il était resté chez Trowa. Quand le chinois avait mentionné qu'il était chez lui, il avait pensé qu'il avait mal interprété. Peut-être que le père l'avait de nouveau frappé ? … non, ce n'était pas possible, avec son état de santé, il n'aurait pas la force de le frapper.

Il devait aller voir Duo. Il se fichait de manquer l'entraînement, il irait le voir tout de suite.


Il ouvrit la porte et tendit l'oreille pour remarquer que la maison était silencieuse. Il paraissait n'y avoir personne, mais les bruits de pas d'une personne pressé l'informaient qu'il y avait bien quelqu'un à l'intérieur.

« - Papa où étais-tu ? Je me suis inquiété quand je ne t'ai pas vu dans ta chambre. » Dit-il en représailles à l'homme qui marchait jusqu'à la cuisine où était arrêté son fils.

« - Je suis désolé, mais je suis sorti marcher un instant. Je n'ai pas voulu te réveiller, tu étais profondément endormi. »

« - Mais tu viens à peine de sortir de l'hôpital ! Comment est-ce possible que tu sortes sans compagnie ? Tu aurais dû me réveiller pour que je vienne avec toi. »

L'homme sourit affectueusement à Duo qui le regardait avec un froncement de tête et il s'avança vers lui pour lui serrer l'épaule.

« - Je suis là, il ne s'est rien passé et j'ai faim. Je vois que tu as fait le repas parce que ça sent très bon. » Dit l'homme en s'asseyant à la table. Duo se contenta de soupirer en signe de défaite, c'était impossible de discuter avec son père.

« - Très bien papa, je vais te servir, j'espère que Hilde rentre bientôt pour que nous soyons tous ensemble à table. »

L'homme laissa vaquer son regard sur le corps de Duo. Il était dos à lui et ainsi, avec sa longue tresse tombant dans son dos, il ressemblait beaucoup à sa mère, à Helen. Ils étaient très semblables tous les deux. On voyait quand elle était heureuse, aussi facilement qu'on voyait qu'elle était triste.

Parce qu'il remarquait les tentatives que Duo faisait pour dissimuler sa tristesse.

« - Je suis rentrée ! ! » Cria une voix féminine.

« - Hilde nous sommes dans la cuisine, vient manger. » Dit Duo en élevant la voix tandis qu'il servait une assiette pour son père.

La brune arriva en courant jusqu'à la cuisine pour déposer un baiser sur la joue de l'homme qui sourit d'un air amusé.

« - Papa c'est bien que tu te sois levé du lit. »

« - Il ne s'est pas seulement levé, il est allé marcher. » Dit Duo d'un ton de représailles en faisant que l'homme le regarde. « - Papa m'a laissé seul Hilde. Il est sortit de la maison sans compagnie alors qu'il ne le devrait pas. »

« - Papa ! Duo a raison, tu dois te reposer. Nous voulons que tu vives encore très longtemps. » Dit Hilde en s'asseyant à la table et en prenant une des assiettes que Duo servait.

« - Ca suffit les enfants, le médecin m'a ordonné de faire de l'exercice et c'est ce que j'ai fait, seulement un peu d'exercice. » Dit l'homme en commençant à manger ce que Duo avait préparé. « - C'est délicieux Duo, comme tout ce que tu fais. » Dit l'homme. Duo sourit en s'installant à son tour.

« C'est délicieux Duo. »

Il regarda avec mélancolie son assiette en se rappelant que Heero lui avait dit la même chose en goutant un de ses plats. Chaque samedi il cuisinait pour lui. La plus grande de ses récompenses c'était d'entendre ces simples mots sortirent des lèvres du capitaine d'Oz : « C'est délicieux Duo ».

« - Duo, mange ou ça va être froid. » Dit Hilde en le sortant de ses souvenirs.

« - Oui. » Fit Duo en commençant à manger.

Il n'avait pas d'appétit, mais il mangeait parce qu'il ne voulait pas que sa famille s'inquiète pour lui. Il tentait de sourire comme à son habitude et montrer à tous qu'il allait bien. Mais dans la solitude de sa chambre, il donnait chambre libre à tous ces sentiments qui l'accablés : rejet, trahison et abandon.

« - Papa, tu me donneras ton arrêt maladie et demain j'irais le porter à ton travail. Nous ne voulons que tu le perdes, n'est-ce pas Hilde ? » Fit Duo pour se changer les idées.

L'homme en écoutant ce que disait Duo, leva la tête, inquiet et commença à tousser. Duo fut surpris c'est pourquoi il ne fit rien, mais Hilde fut plus rapide et lui tendit un verre d'eau pour faire passer la bouchée.

« - Je... je les ai déjà donnés à Hilde Duo, ne t'inquiète pas. Elle a dû déjà les porter, n'est-ce pas chérie ? » Dit l'homme en se tournant pour regarder Hilde. Hilde le regarda avec des yeux surpris sans rien comprendre de ce que disait son père.

« - O… oui, j'y suis allée aujourd'hui Duo. » Dit Hilde sans comprendre le mensonge que son père disait à son frère, puisqu'il ne lui avait rien donné.

« - Bon, très bien. » Fit Duo, pas du tout sûr que ce soit la vérité. « - Si tu veux plus tard je peux t'apporter quelque chose à goûter dans ta chambre. »

« - Merci fils. » Dit l'homme en se levant de table. « - Merci pour le repas Duo. »

« - De rien papa. »

« - Duo, il en reste encore ? » Demanda Hilde en se levant pour voir dans les casseroles.

« - Bien sûr qu'il en reste ! Ne me dis pas que tu as encore faim. » Dit Duo en regardant Hilde vérifier les casseroles.

« - Non, mais c'est que mon petit-ami vient manger à la maison et j'ai oublié de te le dire. »

« - Ton petit-ami ? » Demanda Duo, intrigué.

« - Wufei. »

« - Et depuis quand il est ton petit-ami ? » Demanda Duo en souriant.

« - Depuis hier. »

« - Félicitations sœurette ! » Dit-il en se levant pour la serrer contre lui. Hilde lui rendit son étreinte, mais elle sentit le visage de Duo s'enterrer dans son cou. Non, Duo n'était pas tellement heureux comme il le feignait. Elle pouvait sentir des gouttes d'eau mouiller son cou. Et Duo la serra encore plus fort contre elle. Il était fort comme son père, elle était sûre de cela. Mais elle le connaissait mieux que personne et savait qu'il souffrait énormément.

Elle se contenta de répondre à son étreinte, sans rien lui dire et en lui caressant ses longs cheveux marrons pour essayer de le consoler de cette peine qui inondait son cœur. Il n'y avait pas de sanglots, il n'y avait pas de sons. Les larmes coulaient silencieusement.

La sonnette de la porte les sépara. Hilde le regarda, mais Duo souriait, il avait même son plus lumineux sourire.

« - Ca doit être Wu Hilde. » Dit-il en souriant. « - Je vais aller dans ma chambre pour pas vous déranger. »

« - Mais tu ne dérange pas Duo. » Dit Hilde en se dirigeant vers la porte.

« - Mais je ne veux pas tenir la chandelle. » Dit-il en sortant de la cuisine pour disparaître dans sa chambre.

Duo referma la porte derrière lui. Hilde était avec son ami et il se sentait heureux pour elle. Après tout, Wufei était un bon garçon et jamais il ne la trahirait et il ne la ferait pas non plus souffrir.

« - Tu arrives tard Wu. »

Hilde s'arrêta d'un coup en reconnaissant la personne qui était face à elle. Son sourire s'effaça et la colère commença à envahir son visage. Mais que croyait-il ? Comment osait-il se présenter dans sa maison ?

« - Que fais-tu là ? » Demanda-t-elle avec colère.

« - Je veux parler avec Duo. » Répondit-il calmement. La fille avait toujours été gentille avec lui avant, pourquoi se comportait-elle différemment ?

« - Tu ne va rien lui dire. Dégage ! » S'écria Hilde, de plus en plus énervée.

« - J'ai besoin de parler avec lui. » Insista-t-il de nouveau.

« - Lui, il ne veut plus te parler. Nous n'allons pas permettre que tu lui fasses plus de mal que ce que tu viens de faire. Je n'aurais jamais cru que tu te comporterais ainsi avec lui, tu es un salopard Heero Yuy ! » Fit Hilde avec fureur.

« - Attend Hilde, je ne sais pas ce qu'à dit Duo… »

« - Il n'a rien dit. Nous l'avons su par ta fiancée. » Heero fut surpris et Hilde le remarqua. « - Ah, tu croyais que nous n'allions pas savoir que tu as une fiancée ? Et bien tu t'es trompé. Tu n'approcheras plus de lui. »

« - Je n'ai aucune fiancée et ce n'est pas avec toi que je veux parler. Je veux parler avec Duo, je sais qu'il est ici. »

« - Il est ici. » Fit la voix lourde d'un homme, interrompant ce que Heero disait. « - Et il restera ici. Je ne permettrais pas que tu continues à faire du mal à mon enfant. »

« - Papa ! » Fit Hilde avec surprise.

« - Monsieur Sechbeiker, avec tout mon respect, vous lui avez fait plus de mal. »

« - Et cela te donne le droit de lui en faire aussi ? Peut-être que je l'ai blessé, mais nous avons clarifié ce point avec mon fils. Il sait quels ont été mes motifs et il l'a compris. »

« - Mais c'est quelque chose que je ne comprends pas. Jamais je ne lui ferais de mal. »

« - S'il te plaît Heero. » Dit Hilde fâchée. « - Ne dis pas que tu ne lui feras jamais de mal. Tu l'as déjà fait. Tu as couché avec cette chienne sous le nez de Duo. »

Hilde se couvrit la bouche en disant ces mots alors que Heero se contentait de l'observer. L'air froid soufflait plus fortement, faisant s'envoler les feuilles des arbres.

« - Je t'interdis de mettre un pied chez moi et tu ne te présente plus à nouveau. » Dit l'homme en prenant le bras de Hilde pour la faire rentrer dans la maison et en fermant la porte au nez de Heero.

« - BON SANG DUO. » Cria Heero en shootant au sol tandis qu'il faisait demi-tour pour sortir de la propriété de Monsieur Schbeiker.

Tout l'accusait et le pire c'est qu'il ne savait pas quoi dire. Comment convaincre Duo qu'il n'avait rien fait, si lui-même n'était pas convaincu ?

Duo était dans sa chambre assit au sol avec le dos appuyé contre le mur. Il avait entendu presque toute la conversation. La voix de Hilde s'était élevée peu à peu jusqu'à ce qu'il entende aussi la voix de Heero.

Pourquoi ?

Pourquoi Heero voulait parler avec lui ? Pour dire quoi ? Qu'il l'avait trompé ? Ce n'était pas nécessaire de le clarifier. Il le savait déjà, il l'avait péniblement su.


L'après-midi était rapidement passé et le meilleur de ses joueurs ne s'était pas présenté à l'entraînement. Le pire c'est qu'il ne l'avait pas informé qu'il allait manquer. Il traversait à toute vitesse chacun des couloirs jusqu'à arriver à son bureau. La finale du championnat était dans moins de quatre jours et aucun de ses joueurs ne pouvait se permettre de manquer, il devait faire quelque chose. Il était décidé à gagner ce match. Il avait confiance que le plaqueur offensif et le quaterback du Lotus-Blanc acceptent l'offre de la bourse et ne jouent pas la finale. C'était dommage que la faculté de médecine soit mieux que la leur, c'est pour cela que le capitaine avait décliné son offre. Mais bon, il avait encore deux espoirs.

Il entra dans son bureau et s'approcha du téléphone en voyant que le signal du répondeur clignotait. Il y avait trois messages et appuya pour les écouter.

Le premier était de Lady Une. Elle l'informait que les papiers pour l'inscription des joueurs en Ingénierie et Littérature étaient prêts. Il manquait seulement que les deux étudiants les signent et le semestre prochain ils pourraient commencer à Oz.

Le second message était de l'oncle de Heero. Cela fut une surprise, il n'avait jamais su que Heero avait de la famille. Mais il l'informait que Heero n'assisterait pas à l'entraînement pour cause d'une "réunion familiale". La belle affaire, Heero et famille n'était pas deux mots qui étaient vus ensemble fréquemment.

Et le troisième était un nouveau message de Zechs. Il avait à peine entendu sa voix qu'il coupa le message et l'effaça immédiatement.

Zechs Merquise. Rien qu'en pensant à ce nom, son cœur battait de fureur. Il ne pouvait pas décrire d'une autre manière cette façon étourdie de battre. C'était par fureur, par la colère. Parce que chaque fois qu'il le voyait en compagnie d'elle, il ne pouvait pas éviter de se souvenir de la scène où il les avait trouvés nus dans le même lit.

Combien de fois Zechs avait-il fait cela ? Il ne se rappelait pas. Depuis qu'il était devenu l'entraineur d'Oz, Zechs l'appelait en laissant des messages sur son répondeur. Il en avait seulement écouté quelques-uns. Tous disaient même la même chose : "Pardonne-moi Treize, c'était une nuit de beuverie". Mais sa fierté était trop forte et il ne pouvait pas lui pardonner. Pas quand il avait été avec elle et qu'ils avaient été sur le point de se marier. Ce n'était pas seulement suite à une nuit de beuverie.

Il serra les poings et se leva de son bureau. Mais quelque chose attira son attention sur ce dernier. Un livre de couleur sombre qu'il n'avait pas vu quand il était arrivé.

Il le prit entre ses mains et lu le titre "Jeu pour un Baiser", écrit par Odin Lowe. Odin Lowe ? Ce nom lui était familier. Il se rassit à son bureau et tourna le livre. Généralement il y avait toujours une photo et une biographie de l'auteur, ainsi qu'un compte-rendu du livre.

En voyant la photo il le reconnut. Il était plus âgé, mais c'était lui. Il avait été le Punter de l'équipe du Lotus-Blanc, quand lui et Zechs y étudiaient. De plus, il était le meilleur ami de Zechs en ce temps. Il était donc devenu auteur et le roman qu'il avait maintenant entre ses mains était son premier livre. A l'origine il était écrit en portugais, puisque Odin vivait au Brésil depuis presque dix années mais apparemment il avait été traduit dans plusieurs langues.

Mais qui était l'idiot qui avait laissé ce roman dans son bureau ? Il se fichait complètement des romans mettant en scène des couples homosexuels. Bien qu'il avait connu Odin, ils n'avaient jamais été vraiment amis, donc ça ne l'intéressait pas de savoir ce qu'il avait écrit.

Il prit le roman et le rangea dans un tiroir de son bureau. Si quelqu'un arrivait pour le lui réclamer, au moins il saurait où il était.

Il sortit de son bureau pour voir le reste des entraineurs, il fallait définir les jeux et les stratégies. Les garçons de son équipe devaient se préparer, vendredi c'était la finale et cette fois ils n'allaient pas perdre contre Zechs.


Relena était furieuse, elle était allée chercher Heero et ne l'avait pas trouvé à la faculté de sciences. Dorothy lui avait dit qu'il était parti tout de suite après les cours. Et elle qui pensait arriver à l'entraînement de pom-pom-girl au bras du capitaine d'OZ et dire qu'enfin Heero était son petit-ami.

Elle était allée le chercher à son appartement et de nouveau elle ne l'avait pas trouvé. Mais cela lui avait servi. En agissant de manière le plus sincère possible elle avait dit au portier que Duo avait oublié son sac à dos dans l'appartement de Heero et qu'il avait besoin d'un de ses livres et qu'elle s'était très gentiment offerte pour le lui porter.

Le portier l'avait cru et l'avait fait entrer dans l'appartement pour qu'elle récupère le sac à dos du natté sans même soupçonner Relena.

Maintenant elle l'avait entre ses mains et était disposée à l'utiliser seulement pour renforcer ce qu'elle avait déjà fait : Les éloigner.

Mais ce qui l'énervait, ce n'était pas ne pas avoir pu trouver Heero. Ce qui l'énervait, c'était ce que son frère lui avait proposé.

Dès qu'elle était rentrée chez elle, Zechs l'avait fait appeler à la bibliothèque et il lui avait proposé d'aller étudier à Paris son cursus de Relations Extérieures. Elle l'avait accusé de vouloir lui enlever son héritage. Déjà, elle n'allait pas hériter quand elle aurait fêté ses dix-huit ans. Elle hériterait quand elle aurait vingt-cinq ans. Les maudites dispositions de leur père obligeaient à dépendre de son frère jusqu'à cet âge. Mais elle avait fait très clairement comprendre qu'elle ne quitterait pas le pays parce qu'elle était la petite-amie de Heero.

Zechs avait été surpris, bien sûr, après tout il lui avait dit qu'il aimait Duo samedi dernier, c'était logique qu'il soit surpris de savoir qu'il était à présent avec elle. Mais elle lui avait clarifié que Heero lui avait dit que Duo avait été une erreur.

Toutefois Zechs la menaça de l'envoyer de force à étudier hors du pays s'il apprenait qu'elle avait quelque chose voir dans cette séparation. De plus, les universités étrangères étaient les meilleures pour les études qu'elle faisait.

Et cela l'avait très énervée.

De toute manière, son frère ne pourrait jamais savoir qu'elle avait tout à voir avec la séparation de Duo et de Heero.

Elle avait été allée voir Dorothy pour faire le changement de propriétaire de sa voiture. Elle la lui avait promise et elle le faisait. Elle roulait maintenant avec son ancienne voiture sportive. Mais ce ne serait seulement que pour quelques mois, bientôt Heero pourrait s'acheter une voiture avec ce qu'il gagnerait dans sa compagnie et elle roulerait avec lui. Dès qu'elle le verrait, elle lui dirait qu'il commencerait à travailler lundi. Elle était sûre qu'il serait heureux.

Elle arriva à la maison du natté. Elle avait apprit qu'il n'était pas allé en cours parce que son père avait eu un infarctus. Mais si son père avait eu un infarctus, pourquoi l'avait-elle vu sortir de sa maison très bien habillé et avec un portfolio à la main ?

Elle descendit de la voiture avec le sac à dos dans la main et s'approcha de la maison. Elle ne l'aimait pas du tout. Sa maison était beaucoup mieux que celle-là. Elle était plus grande, beaucoup plus de pièces et un plus beau jardin.

Elle s'arrêta face à la porte et frappa. Elle savait qu'à cette heure Heero était en cours, la sœur du natté était également en cours. Elle ne s'inquiétait pas pour le père du natté, puisqu'elle venait de le voir sortir de la maison. Il restait seulement Duo Maxwell. À moins qu'il ne soit pas là.

Mais ce n'était pas le cas.

Duo ouvrit la porte encore en pyjama, il avait passé une mauvaise nuit. Il n'avait pas pu dormir et quand il avait enfin pu le faire, la sonnette avait retentit. Il se leva de son lit en cherchant son père et ne le vit pas à nouveau. Ou était-il allé maintenant ? Il ouvrit la porte inquiet en pensant que c'était quelqu'un qui venait le prévenir qu'il était arrivé quelque chose à son père, mais non. Il s'était retrouvé face au visage souriant de la personne qu'il voulait le moins voir.

« - Bonjour Duo Maxwell. » Dit Relena en souriant en voyant le visage surpris de Duo.

« - Que fais-tu chez moi ? » Demanda Duo en ignorant sa salutation.

« - Tu ne m'invites pas à entrer ? Tu vas me laisser dehors dans le froid ? » Dit Relena en souriant.

« - Tu dois être habituée, enfin de compte, tu es faite de glace. » Dit Duo avec sarcasme en faisant que Relena commence à s'énerver.

« - Très bien, ne m'invite pas, toute façon je n'avais pas envie de rentrer dans cette porcherie. »

« - Si ma maison te dérange, pourquoi tu es venue ici ? » Demanda Duo.

« - Je suis seulement venu te transmettre un message de Heero et après je pars, je suis attendu ailleurs. » Dit-elle en souriant. « - Je vais me rendre à l'appartement de mon fiancé. Tu le connais. C'est Heero. »

Duo ferma les yeux de douleur en entendant ces mots des lèvres de Relena, mais il les rouvrit en essayant de dissimuler cette douleur devant elle.

« - Je ne veux pas savoir ça. Garde-toi ton message. » Dit Duo en essayant de fermer la porte, mais Relena parla à nouveau.

« - Heero m'a demandé de te ramener ton sac à dos et que tu lui rendes son blouson et la clé de son appartement. »

Duo sentit à nouveau la douleur dans sa poitrine. C'était ce qu'il voulait lui dire ? C'est pour ça que Heero était venu ici hier ? Il était cruel en l'envoyant à sa place.

Il disparut quelques secondes à l'intérieur de la maison pour réapparaitre sur le seuil de la porte avec le blouson de Heero. Il le tendit à Relena. Relena lui donna son sac à dos et il le prit sans rien lui dire.

« - La clé. » Rappela Relena.

Duo la tenait fortement dans la main. Cette clé la seule chose qui l'unissait encore à Heero. La donner à Relena c'était accepter définitivement qu'elle avait gagné. Il ouvrit la main et la regarda. Puis il vit que Relena tendait la main qu'il lui donne.

« - Tu la veux ? » Demanda Duo en la regardant.

« - Bien sûr que je la veux ! » Dit Relena en souriant.

« - Et bien cherche la ! » Dit Duo en la lançant par-dessus la tête de la blonde et en fermant la porte.

« - Maudit Duo Maxwell ! ! » Cria Relena en cherchant la clé.

Maudit Duo Maxwell ! ! Elle ne pouvait s'empêcher de le haïr. Mais elle avait réussi ! Duo Maxwell ne retournerait jamais avec Heero. Jamais et elle avait tout gagné. Elle avait maintenant le blouson de Heero et elle pourrait toujours dire que Duo avait jeté la clé à la poubelle. La seule chose qui comptait c'était que Duo ne l'ait pas.

Et Duo ne l'avait plus.


Duo s'appuya contre la porte de l'entrée et plaça sa main sur ses yeux. Non ! Il ne voulait plus pleurer. Mais les larmes sortaient sans qu'il leur donne l'autorisation, elles coulaient abondamment sur ses joues sans pouvoir les contrôler.

Pourquoi Heero voulait-il lui faire autant de mal ? Pourquoi lui avait-il envoyé cette fille ? Pour confirmer qu'il l'avait laissé tomber pour elle ? Pour confirmer qu'il n'était rien à ses yeux comparé à la blonde ? Pour mettre l'accent sur le fait qu'elle était une femme avec "des seins et des courbes" ? Pour lui faire comprendre que ce qu'il s'était passé entre eux n'avait pas d'importance ?

Non.

Il n'allait pas pleurer pour quelqu'un qui ne le méritait pas.

Plus.

Il allait haïr Heero Yuy autant qu'il l'aimait.

A suivre…