Et bien voilà, je suis de retour après une longue absence et je m'en excuse mais les études me contraignent beaucoup et je travaille à côté donc je n'ai pas beaucoup de temps pour me consacrer à l'écriture. Je reviens enfin avec ce nouveau chapitre plein de rebondissement et qui j'espère va vous plaire. Merci pour vos reviews ça me fait toujours autant plaisir. On se retrouve en bas. Bonne lecture.
Le roi d'Angleterre avait été informé du scandale qui gagnait ses colonies. Il avait fait envoyé des hommes pour le tenir en haleine de la situation. Et apparemment ses troupes n'avaient pas taris l'horreur qui régnaient car une rumeur trainait comme quoi le roi en personne venait faire état de ce qui se passait vraiment. Il comptait remettre de l'ordre dans ses territoires. Les colons étaient invités à garder leur calme et chaque dirigeant des treize colonies se devaient de se rendre à Washington pour faire un compte rendu des derniers mois. Entre temps nous avions réunis plus de cinq mille hommes. Je ne savais pas ce qui était advenu d'Emmett et de Rosalie. La date fatidique approchait et mon esprit ne cessait de converger vers la possibilité qu'ils aient échoués. Alice semblait s'être attachée à Wilfried, le jeune fermier qui avait commencé à lui faire la cour des mois auparavant. Son regard languissant, la manière qu'il avait de l'écouter parler pendant des heures avec cet air béat collé au minois et le sourire niais qu'il affichait régulièrement lorsqu'Alice cueillait des fleurs ou chantait à tue tête en parcourant de long en large le campement, accomplissant des galipettes toutes plus gracieuse les unes que les autres, avait finit de me convaincre de l'emprise ferme qu'elle détenait sur lui. Il était évident qu'il était épris de manière ardente à la jeune femme. Je me posais la question de savoir quand il se déciderait enfin - malgré les circonstances inédites- à lui demander sa main. Alice semblait enfin sortir de cette spirale infernale et néfaste dans laquelle elle avait été embrigadée durant des années pour cet amour de jeunesse brisé à jamais que représentait Jasper. On aurait dit qu'enfin les étaux de fer qui enchainaient le coeur d'Alice à Jasper, se desserraient et qu'elle reprenait contenance face à son passé. Je savais sans même qu'elle ne m'en ai parlé qu'Alice appréciait Wilfried au delà des simples limites d'une franche amitié. J'avais plusieurs fois déjoué des regards lancés au jeune homme qui n'étaient pas empli que d'une sympathie amicale. Je savais qu'elle n'était pas guérie de Jasper, et qu'elle ne le serait jamais, Wilfried aussi le savait, mais grâce à lui elle réapprenait à se sentir aimée et admirée. Et pour moi c'était la seule chose qui comptait vraiment. Sans parlait du fait que Wilfried était plus qu'un bon parti. Sa beauté aurait fait pâlir Jasper s'il était encore là. Il était évident que Wilfried était un homme magnifique.
Ce matin là annonçait une nouvelle journée chaude et humide. Le soir promettait un orage qui se viderait de toute l'électricité dont était chargée l'air. Alors que j'étais assise à admirer du haut de mon perchoir, la vaste étendue qu'offrait l'immense plaine où nous nous étions repliés, Wilfried vint se postait à mes côtés. Il commença par contempler l'horizon à mon instar, puis sembla chercher un moyen d'engageai la conversation. Au moment où il s'apprêtait à se lancer, ses épaules s'affaissèrent, signe qu'il ne réussissait pas à me dire ce qu'il avait en tête. Je devais donc prendre la tête des opérations, pour le mettre à son aise.
- Aurais-tu quelque chose à me dire Wilfried ? tentais-je pour désamorcer la bulle d'angoisse dans laquelle se fustigeait mon compagnon. Il souffla un bon cout, regarda encore quelques secondes l'horizon comme si le fait d'observer au loin allait lui donner l'audace qui lui manquait et finalement il se jeta à l'eau.
- Et bien voilà, il se trouve que tu es la personne la plus proche de l'entourage d'Alice. Je sais que tu as remarqué l'intérêt que je lui porte, d'ailleurs je n'ai jamais cherché à me cacher de qui que ce soit. Tu es perspicace et tu as l'oeil vif, tu as su par ton ingéniosité hors du commun dresser une armée qui fera à cout sur trembler celle de Mctown, donc je n'ai aucun doute sur le fait que tu as dû comprendre que mon attachement affectif à Alice était indéniable ?
- En effet.
- Je viens aujourd'hui pour te demander conseil.
- Que veux tu savoir ?
- J'ai besoin que tu sois franche avec moi.
- Je ferais mon possible.
- Bien. Je voudrais savoir si Alice à réussi à oublier Jasper ? Au début elle m'en parlait tout le temps, pleurer souvent sur mon épaule, aujourd'hui elle ne me parle quasiment plus de lui et je vois son visage s'éclairé régulièrement lorsqu'elle sourit. Je dois savoir Isabella, si j'ai mes chances avec cette femme hors du commun ? Est-ce que ce Jasper pourrait revenir me la prendre ?
- Wilfried, Jasper appartient à son passé, il ne reviendra plus tout simplement parce qu'il n'est plus de ce monde. Sois tranquille. Je te mentirais si je te disais qu'elle l'à définitivement oublié, parce qu'un amour aussi passionnel ne peux jamais être oublié et on réapprends ou pas à vivre lorsque l'on à était brisé par cet amour. Alice à réussi mais la cicatrice sera toujours là et il aura toujours une place dans son coeur c'est indéniable. Cependant, tu es la personne qui as sut lui redonner un peu de paix dans les ténèbres, il me semble que ta patience, ton dévouement et ton caractère charmeur ont eu raison de cette folie amoureuse et je pense que tu l'as ramène progressivement vers le haut. Pour cette raison la dette que j'ai envers toi sera éternelle. N'hésites pas Wilfried, sois doux, attentionné et ne fais aucune allusion agressive à l'égard de Jasper, ne lui révèle jamais qu'il est mort et tout ira bien. Elle tient à toi, je l'ai aucun doute la dessus. Seulement ne la presse pas.
- Pourquoi devrais-je taire l'aveux que tu m'as fait ? Si Jasper est mort elle ne passera pas sa vie dans l'espoir qu'il réapparaisse un jour.
- Crois moi, je connais Alice comme si c'était ma soeur. Si tu venais à lui révéler la vérité, elle se précipiterait dans les flammes de l'enfer pour le rejoindre. Elle sombrerai et tu ne pourrais rien faire pour la sauver. Même si c'est dur à entendre mieux vaut qu'elle est un infime espoir de son retour même si elle est à tes côtés plutôt que tu ne l'as perde à jamais en lui confessant qu'il est mort.
- J'imagine que je n'ai d'autre choix que de me taire.
- Comme je l'ai déjà dit dans le passé, certaines vérités valent mieux d'être enterrés au plus profond des abysses plutôt que d'éclater au grand jour. Elle va prochainement avoir vingt ans, il est temps qu'elle passe à autre chose. Si nous gagnions cette guerre, je te donne ma bénédiction pour la demander en mariage. Tu feras son bonheur et je n'ai aucun doute la dessus.
- Isabella penses tu vraiment ce que tu me dis ? Crois tu qu'elle ne me rejettera pas si je lui fait ma demande ?
- Je ne peux pas avoir de certitude là dessus, mais je suis convaincu que l'intérêt qu'elle te porte est réel.
Le sourire qu'il afficha fut resplendissant. Il se leva et alors qu'il amorçait son départ il s'arrêta se retourna et me dit.
- Merci Isabella.
- Bella, juste Bella.
- Bella, c'est noté.
Lorsque je retournais à la contemplation des plateaux verdoyants, un flot de penser qui ne m'avait encore jamais effleuré vint affluer dans mon esprit. Alice avait connu son premier amour à l'âge 11 ans, aujourd'hui alors qu'elle avait même pas 20 ans elle était sur le point d'aimer un autre homme. Rosalie avait eu un amour destructeur lui aussi et aujourd'hui à tout juste 23 ans elle connaissait à nous nouveau l'amour. La plupart des femmes de mon âge étaient déjà tombées amoureuse, alors pourquoi moi ne trouvais-je pas aussi chaussure à mon pied ? Aucun homme ne me faisait la cour, et aucun homme ne m'attirais plus que ça. J'avais plusieurs fois observé mon reflet dans un miroir et je ne l'avais pas trouvé répréhensible au point de n'attirer aucun homme. Je restais désespérément seule dans cet univers insalubre.
Une semaine plus tard, Alice était venue me voir pour me dire que Wilfried lui avait fait sa demande et qu'elle avait accepté de l'épouser. Je lui avais demandé si elle était sur de son choix et le simple regard qu'elle avait fait m'avais convaincu qu'elle était indécise, mais sa volonté à oublier Jasper motivait avant tout son choix. " bien sur j'ai des sentiments très forts pour Wilfried mais il est évident que j'ai emprunté la longue route de la guérison tout en sachant que je ne serais jamais guérie". Je n'avais rien trouvé à répondre à ça.
Avec l'arrivé en masse de nouveaux rebelles, nous avions un bon nombre de forgerons qui avec les moyens les plus précaires fabriquaient nuit et jour de nouvelles armes. Nous allions chercher le fer sur les collines au dessus de notre campement, et une mini-ville prenait racine dans les contrés reculées ou nous étions reclus. Régulièrement j'envoyais des hommes faire des rondes pour surveiller qu'aucune présence suspecte ne nous épiaient. Nous étions aux frontières des Appalaches, limite pour laquelle nous étions considéré encore comme anglais. Une fois l'étape dépassé aux yeux de l'Angleterre nous serions des rebelles. Si les choses tournés mal au front lorsque nous nous battrons le repli stratégique vers des terres inconnues et inexplorées seraient notre seul moyen de survie. La poudre à canon était tellement cher que tout le monde ne pouvait en disposer. Je m'était procuré un fusil et un pistolet qui restés greffés à mon ceinturon. J'étais armée jusqu'aux dents.
Dans deux jours nous retournerions au lieu convenu à moins de soixante kilomètres d'ici. Je venais de faire envoyer une troupe d'une vingtaine d'homme sur les lieux où Emmett devait se trouvait et j'attendais leur retour pour m'assurer que nous ne partions pas mon armée et moi vers l'ennemi sans le renfort pour nous soutenir. Chaque nuit je dormais mal, continuellement dans l'attente de voir revenir mes hommes. Bomao avait tenté par tous les moyens de me rassurer et de me changer les idées, en vain. Il était devenu l'un de mes amis les plus proches. Avec Alice et Emmett ils constituaient le reste de ma vie. Il ne me restait qu'eux. Je n'avais jamais pu redonner de nouvelles à mon père. Je n'avais aucun idée de ce qu'il était devenu. Tous les soirs je me demandais ce qu'il faisait et s'il était toujours en vie.
Je ne partageais pas cette frénésie du culte d'un Dieu et je n'avais pas la moindre attache sur laquelle envoyer mes pensées et mes inquiétudes vis-à-vis de mon père. J'aurai voulu croire dur comme fer en Dieu pour soulager mes peines, mais je ne trouvais pas la foi en moi. Etais-ce en cela qu'on détermine les hérétiques ? Le fait de ne pas suivre le courant de la croyance irrévocable et sans appel de la majorité. Pourquoi ceux qui sortaient un peu du commun ne pouvaient s'accorder à être considérer comme normaux ?Parce que même entre les hérétiques subsistait un problème de coordination de la croyance. Et c'est en ce manque d'organisation que naissait ce problème d'hérésie.
En regardant chaque famille réunit entre elle au coin d'un feu près des tantes dans lesquels reposaient le chez-soi de chacun, fit naitre en moi ce sentiment de solitude. Je savais que ce soir je rejoindrais ma tante désespérément seule et je m'endormirais dans le chuchotis des mots affectifs dans lesquels berçait l'amour de chacun à son prochain. Lorsque je vis Alice aux bras de son amant, le sourire plaquée aux lèvres alors que Wilfried lui murmurait je ne sais quelle niaiserie au creux de l'oreille, le besoin presque frénétique de partir me défouler étouffa la jalousie qui naquit en moi. J'enfilais mes botes, ainsi que mon manteau et me dirigeai vers le noir de la forêt. Lorsque j'arrivais prêt des sentinelles, l'un d'eux m'interpella.
- Mademoiselle, m'apostropha l'un des gardes. Où comptez vous allait comme ça ?
- Si vous sortez du périmètre du campement nous ne pourrons rien pour vous s'il vous arrive quelque chose, continua un autre homme à peine plus vieux que moi.
- Je connais les risques que j'encours. Cependant, j'ai la maitrise des environs et je suis armée.
- Quel est votre nom ? Sans doute qu'avec l'obscurité environnante avait pour incident que les gardes ne me reconnaissait pas.
- Isabella d'Amesbury.
- Miss d'Amesbury ! Vous devriez faire attention à vous. Tout le monde compte sur vous. Le changement de ton passant d'une voix supérieure et directive de l'homme pour opter à un son presque belliqueux me fit l'effet d'être respectée. J'usais alors de mon intégrité ainsi que de ma popularité pour asseoir l'autorité que je possédais.
- Ne vous inquiétez pas. Laissez moi passer, c'est un ordre.
- Bien mademoiselle.
- Si je ne suis pas rentré au petit matin, ne me chercher pas. Tournez vous vers Alice. C'est elle qui supervisera la suite des opérations s'il m'arrive malheur. Mais ceci n'arrivera pas.
- Bien mademoiselle.
Je marchais durant une bonne partie de la nuit. Fatiguée et l'esprit vidé de toute pensée cohérente, je m'affalais presque sur le support que m'offrait un rocher afin de reprendre mon souffle. Le calme de la nuit était simplement interrompu par intermittence avec le passage de tel ou tel animal nocturne. Mon immobilité m'offrait l'avantage de me fondre dans le paysage. Lorsque le soleil commença à percer, faisant fondre l'obscurité, j'admirais la végétation humide s'ouvrir peu à peu se délectant des premiers rayons de chaleur.
- C'est une bien drôle manière de vous isolez, que de vous jetez dans la gueule du loup miss Isabella.
Le sursaut de surprise que j'eu fut vite compensé par le soulagement- anormal- quand je reconnus la voix de l'homme qui se trouvait surement derrière moi.
- Monsieur Mctown, répondis-je simplement sans me retourner.
- Accepteriez-vous que je vous tienne compagnie, le temps pour vous que vous songiez à rentrer vous mettre en sécurité. Je préférerais éviter un nouvel incident malencontreux n'est ce pas ?
- J'imagine que le choix ne m'appartient pas vraiment. Comme vous dites je suis en territoire hostile.
- En effet.
- Alors faites donc.
Edward Mctown vint de poster à mes côtés. Il me dévisageai avec insistance. Sa beauté était véritablement déstabilisante.
- Alors miss Isabella, expliquez moi quelles sont vos motivations pour toujours prendre des risques inutiles comme vous aventurez dans la forêt seule ?
- Je ne prends des risques quand continuant à vous cotayer.
- Je pensais avoir était clair la dernière fois que nous nous sommes vu.
- Vos paroles n'ont aucun sens.
- Mes actes parlent pour moi et si vous êtes aussi vive d'esprit que j'aime à le croire, vous devriez comprendre que mes paroles ne sont pas vide de spontanéité.
- Je n'ai aucunement l'intention de chercher à vous comprendre de quelques manières que ce soit.
- Est-ce donc comme cela que vous me remerciez de vous avoir porter secours ?
- Votre oncle et sa clique de cul terreux ont provoqués les événements qui nous opposent aujourd'hui. Vous n'auriez pas eu à me sauver si vous ne vous étiez pas mêler de choses que vous ne comprenez pas. Vous êtes tellement fermés d'esprits que vous n'acceptez pas les agneaux qui sortent du troupeau. Vous êtes à l'origine de ma défection auprès de mon père qui me manque et dont je ne connais ni la situation ni l'état, vous êtes la raison qui à poussé mon ami d'enfance, l'homme que j'avais acquis comme mon propre frère vers le pire des sorts, la mort par le feu pour sauver la femme de sa vie. Dans cette tentative désespérée il y a laissé la vie, mais aussi celle de son jeune fils. Je n'ai rien à vous remercier, je ne vous ai jamais rien demandé et je n'ai aucun scrupule à rejeter votre compassion.
- Vous êtes bien loin de la réalité en ce qui me concerne miss Isabella. Je comprends votre colère mais vous ne savez rien.
- Eclairez donc ma lanterne monsieur Mctown.
- Je n'ai pas la moindre pitié à votre égard, ce que j'éprouve pour vous est d'une nature bien différente. A dire vrai, je vous admire.
- Pardon ?
- L'initiative dont vous faites preuve, votre capacité à mener et à retourner la situation en votre faveur m'étonne. Vous surpassez toutes les qualités que j'aurais pu envisager chez une femme. Votre accomplissement ne fait pas le moindre doute, et je suis étonné que votre éducation ne soit du qu'à la patience de votre seul parent encore vivant.
- Je peux savoir d'où tenez vous ces informations sur moi ? scandais-je.
- Disons que mon oncle aime se tenir informé de ceux qu'il doit évincé, débita t'il rapidement et mal à l'aise.
- Je suis rassurez de savoir que ces sources sont inexacte.
- Comment ça ?
- Puis-je savoir pourquoi me portez-vous un intérêt quelconque. Les ennemis ne conversent pas entre eux.
- Je ne sais pas. Mais nous pouvons considérer qu'à cette heure précise, alors que nous sommes seuls, nous pouvons juste être deux jeunes gens qui conversent paisiblement en profitant des rayons matinaux.
- Même dans des circonstances normales, ce cas de figure ne peux s'appliquer que si les deux jeunes gens se connaissent et s'apprécient en tant qu'amis. Dans n'importe quelle situation je ne m'aventurerais pas à parler à un inconnu.
- Sommes-nous vraiment étrangers l'un à l'autre miss Isabella ?
- Que pensez vous savoir de moi qui ne vient pas de votre oncle ?
- Je ne sais pas grand chose en effet, mais qu'est-ce qui nous empêche de simplement profiter d'être d'égal à égal sans aucun sentiment autre que la curiosité de connaitre l'autre ?
- Excusez moi monsieur Mctown, mais je ne partage pas cet engouement.
- Vous me rejetez donc ?
- Je suis sur que vos motivations dans ce conflit vous permettrons d'essuyez aisément ce refus. Pensez à ce que vous gagnerez si je tombe à vos pieds lorsque nous nous affronterons.
Il se leva d'un bond, et se posta en face de moi, le regard en sang, les narines dilatées, les poings serrés, les muscles de ses bras contractés. Ainsi fait il m'effrayait vraiment, mais je ne me démontais pas, restais parfaitement impassible. Cependant ma main alla instinctivement se placer sur la crosse de mon arme à feu. Monsieur Mctown ne loupa rien de mon mouvement et ferma les yeux, souffla fortement et finalement se détendit légèrement.
- Vous ne me connaissez pas miss Isabella, vous vous trompez du tout au tout sur mes motivations. N'avez-vous pas compris que je voulais vous préservez, que si vous êtes toujours vivante c'est parce que je n'agis pas. Croyez vous que je vais vous regarder tomber après tout le mal que je me donne à vous garder en vie ? Ne parlez pas sans savoir mademoiselle. Ne me jugez pas, c'est bien la seule chose que je vous demande.
- Je ne vous juge pas monsieur. Je suis réaliste. Je vois la situation actuelle. Nous ne sommes pas dans le même camp.
- Je suis plus bien plus à vos côtés que vous le ne pensez mademoiselle.
- Pardon ?
- Rentrez à votre campement Isabella.
Il me planta sur ces mots. Cet homme représentait à lui seul tout un mystère. Je ne comprenais décidément rien à sa manière d'agir. Je commençais vraiment à me demander ce qu'il faisait. Me levant, je faillis tomber à la renverse tant mes membres étaient engourdis. La fatigue me submergea aussi perfidement que le venin d'un serpent. Je lutais pour retourné au pied à terre des rebelles. Quand je parvins finalement à rentré je tombai immédiatement de sommeil.
Je fus réveillée en sursaut par Alice. Mes hommes étaient enfin de retour. Le plus âgé de la troupe s'avança essoufflé devant moi.
- Miss Isabella, commença t'il à bout de souffle.
- Reprenez-vous mon brave, allez-si en douceur. Quelles sont les nouvelles à l'Est ?
- Miss, l'armée de sir Mctown avance très rapidement. Elle a eu vent de notre complot et se trouvait à 100 kilomètres du futur champ de bataille, mais c'était il y a trois jours. Mais monsieur Emmett, a réussi à réunir le double de notre effectif total ici. Il vous attends avec impatience. Nous sommes des dizaines de milliers. Nous sommes suffisamment nombreux pour riposter contre l'armée coloniale.
- Etes-vous prêt pour la guerre ? hurlais-je à tous.
J'eu le droit pour réponse au cri gorgé de haine et de dépit accumulé par mes compatriotes toutes ces semaines et qui se firent en échos telle une seule et même voix, un rugissement solidaire mais sans pitié, prêt à se battre jusqu'à en dégobiller les tripes, pour se soustraire à cette calomnie qu'est la notre.
Femmes, enfants, vieillards, esclaves, paysans, brigands se mêlent aux hommes robustes pour marcher vers un destin fatal, irrévocable et sans appel, mais seule route pour rétablir la fierté blessée des américains de condition moyenne à faire prévaloir leurs droits et leur liberté de vivre sur l'injustice qui règne et enserre chacun jusqu'à la saturation et au moyen indéniable d'en venir à la guerre pour faire respecter ce que nous sommes. Tous abandonnèrent leurs effets personnels, chacun s'arma du mieux qu'il pouvait. Les femmes se préparaient comme les hommes. Seuls les enfants étaient congédiés de participer à la moindre émeute. Nous partîmes dans l'heure qui suivit le retour des messagers. Nous serions arrivés dans tout juste trois jours si nous nous arrêtions pas. De nombreux vivres avaient étés emmenés pour supporter les dizaines de kilomètres que nous allions avalés sans répit.
Je me demandais ou serait monsieur Mctown, que ferait-il au moment de l'affrontement ? Puis finalement je laissais tomber me concentrant sur ma destiné.
Les retrouvailles avec Emmett avaient étaies très chaleureuse. Il m'avait longuement enlacé soulagé que je lui revienne en un seul morceau. Rosalie aussi avait semblé contente de me revoir. Nous avions longuement discutés après s'être reposés de la stratégie à adopter a propos de l'affrontement. Nous savions qu'il aurait lieu dans quatre jours. Nous étions sur l'immense plaine qui serait le théâtre de la bataille.
- D'après le messager ils seraient un bloc unis et se seraient arrêtés à dix kilomètres au nord. toujours selon lui il serait peut-être vingt mille hommes. Une armée gigantesque. Nous sommes tout juste treize mille. Notre infériorité numérique est cuisante, nous allons nous faire ratatiner Bella. Tu oublies que la moitié ne sont que des fermiers.
- Non Emmett. Tu te trompes, ce n'est pas l'entrainement d'un homme qui fait sa force, c'est la haine qui berce son coeur qui détermine son courage. Un homme brisé qui n'a plus rien et qui doit nourrir sa famille, a bien moins à perdre que le soldat qui sait quand rentrant il retrouvera sa femme et la sécurité que lui apporte les avantages de son métier. Le petit paysan emmène sa femme au combat il sait qu'il doit se battre avec toute la véracité dont il est capable s'il veut revoir ses enfants qu'il a laissé à notre campement. Il sait que s'il ne rentre pas, ses fils ne survivront pas à l'hivers prochain. Cependant dans cette situation d'infériorité numérique il faut que nous utilisions notre maitrise de ces lieux et faire preuve d'ingéniosité pour tuer un maximum l'ennemi sans éliminer les nôtres. Cette guerre sera gagné par ceux qui auront la meilleure stratégie. Quand on est le faible attaquer de front nous serait fatal. Voilà pour quoi nous allons diviser notre armée en quatre.
- Quatre ? intervint Rosalie suspicieuse.
- Oui. Le bloc principal sera en position frontale par rapport à l'ennemi. Deux blocs secondaires nommons les, les blocs B et C seront cachés dans la forêt, principalement constitué d'archer et de cavalier. Le dernier bloc sera en position frontale comme le bloc principal disons le bloc A, sauf qu'il sera uniquement constitué de cavalier. J'imagine que les têtes molles de l'armée ennemie voudrons discuter pour négocier. Nous les laisserons attaquer en premiers et les cavalier derrière le bloc A fera mine de s'en aller. Ils ne pourront rien louper de cette défection inopinée.
- Pourquoi les cavaliers doivent ils partirent ? questionna Emmett m'exaspérant par son manque de pertinence.
- Emmett concentres toi, c'est pour les ruser. Ils penseront pouvoir nous écraser aisément en envoyant leurs archers ou/et leurs cavaliers, puisque les nôtres seront partis. Nous avons tous un bouclier, il faut que les cinq premières lignes soient armées des pieux de trois mètres que nous avons eu le temps de confectionner et lorsque les chevaux fonceront sur nous aucun cavalier ne pourra franchir l'étape des pieux tant ils sont long et pointus. Le but étant de supprimer la cavalerie lourde du roi d'Angleterre qui a généreusement prêté sa cavalerie pour nous aplatir aisément. A ce moment là, il enverront les soldats pour le corps à corps. Dans la nuit avant la bataille, nous allons disposé toute l'huile brulante dont nous disposons. Lorsque leur armée avancera vers nous une partie, celle qui sera en arrière se retrouvera encerclé par les flammes lorsque je donnerais l'ordre à nos archer resté sur place de tirer des flèches enflammées ce qui réduira les effectifs et empêchera l'ennemi de se replier. Alors à ce moment précis interviendra les blocs B et C de chaque côté de leur peloton pendant que nous attaquerons de front . Ils seront cernés de toute part. Les archers des blocs B et C lanceront des flèches avant que nous ayons atteint leurs troupes pour minimiser nos pertes à nous et les cavaliers cachés depuis le début attaquerons en même temps que nous. Enfin la première cavalerie qui avait disparue au début sera partis pour mieux revenir tué leurs archers qui auront pour ordre de nous tués avec leur flèches.
- Est ce que dans une vie antérieure tu aurais fais la guerre Bella ? de demanda Rosalie.
- Non pourquoi ?
- Parce que ton plan est génial.
- Merci Rose.
- Il me faut une personne de confiance dans chaque bloc. Rosalie tu es experte dans le tir tu seras donc dans le bloc B, tu guideras trois milles hommes. Bomao tu seras dans le bloc C avec également trois milles hommes, Alice tu seras dans le bloc D c'est à dire les "fuyards" avec à ta tête deux milles hommes. Et moi et Emmett nous placerons dans le bloc A avec le reste des troupes c'est à dire nos cinq milles hommes.
- Tu sais qu'en te plaçant dans ce bloc Bella, tes chances de survie sont minces, sermonna Bomao le regard inquiet.
- Non personne ne va être épargné, être dans un bloc ou un autre ne change rien à la donne. Il y a vingt mille hommes pour Mctown. Le roi d'Angleterre et présent lui même. Nos chances de survie vont se mesurer à l'efficacité de nos ruses. Plus nous tuerons d'ennemie avant le choc frontal, plus la balance pèsera en notre faveur.
- Que devons nous faire d'ici là ?
- Pas grand chose, nous avons tout ce dont nous avions besoin. Les deux prochaines jours vont surtout constituer à se reposer à se vider la tête à profiter de ses proches, tout en préparant le terrain et en surveillant l'horizon. Le dernier jour, chacun se préparera pour le lendemain, et nous amorcerons les premiers déplacements des troupes à leurs emplacement respectif. Nous allons déterminé qui ira où et ainsi de suite. La nuit de la bataille tout le monde devra être en place prêt à réagir au moindre bruit suspect. En attendant profiter de ces heures qui seront peut-être les dernières.
Je me détournais et parti avec Bomao.
- Bella je dois te parler.
- Qu'y a t'il ?
- Tu sais mon peuple est nourris par des légendes et la magie. Et j'ai la sensation étrange qu'une force noire rode dans les environs. Qu'elle nous observe secrètement attendant le bon moment pour agir. Je sens Bella que quelque chose va nous arriver. Et je crois que ce danger n'est tout à fait celui auquel nous nous préparons.
- Comment ça ? Quelle force noire ? demandais-je intriguée par ses inquiétudes.
- Elle peut être d'une nature ou d'une autre mais elle surpasse le danger que représente l'armée de Mctown.
- Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
- Je le sens au fond de moi Bella c'est comme ça. Quand j'étais enfant, avec mon père nous devions nous rendre dans un village païen, pour négocier du prix des futurs esclaves. Lorsque nous sommes arrivés sur les lieux, le village venait d'être fraichement saccagé, mais le pire n'était pas les huttes calcinés. Non c'était le fait qu'aucun villageois n'est survécu. Nous avons d'abord cru à une attaque de barbare, mais cette fois ci en observant bien nous avons compris par la violence du carnage qu'il ne s'agissait pas d'une attaque anodine. Il régnait une atmosphère de pourriture et de mort absolument insupportable. Hommes, femmes, enfants, vieillards, tous avaient étaient torturés, déchiquetés, puis finalement tués. Ce n'était pas l'oeuvre de barbare. Les barbares emmènent les femmes avec eux là non. Mon père pensaient que c'était des esprits maudits privés de paradis qui étaient à l'origine de ce massacre.
Aujourd'hui je sens à nouveau cette même atmosphère dans l'air. Je sens que des esprits nous observent. Ils sont dangereux, ils veulent notre mort.
- Penses tu que nous sommes en danger en restant là ou nous sommes ?
- Oui.
- Nous sommes quand même beaucoup non ?
- Pas assez pour ces démons.
- Alors que préconises tu ?
- Il faut partir d'ici. Et vite.
- Bomao c'est impossible.
- Il le faut pourtant. Pars avec Alice, partez le plus loin possible.
- Non Bomao, jamais. Ecoutes si ce que tu dis se révèle vrai on se battra contre ça.
- Je me battrais jusqu'à la mort pour toi Bella.
Ses traits étaient affaissés, il avait espéré me convaincre de partir.
- Je ne suis pas une lâche Bomao, on se battra ensemble jusqu'à la mort s'il le faut.
- Je n'ai jamais douté de ton courage Bella.
- Je le sais.
- Et si on survit, à tout ce qui risque de nous tomber dessus, comment ferons nous l'hivers prochain ? Il va être extrêmement rude.
- Nous irons le plus au sud possible. J'ai encore beaucoup d'argent en titre dans mon cache coeur tu sais.
- Très bien.
- Va te reposer maintenant.
- Bella ?
- Oui ?
- Ne t'aventures plus seule dans le forêt s'il te plait.
- Oui.
La discussion que j'avais eu avec Bomao m'avait retourné l'esprit. Je n'étais pas retourné dans la forêt. Les deux jours s'étaient écoulés et la tension en cet fin d'après midi était palpable. Le soleil qui inondait la pleine ne s'étendait pas sur les visages tirés par le stresse et l'angoisse. Nous allions commencés à disposer l'huile partout sur le sol à des points stratégiques par lesquels se positionneraient le camp adverse.
Alors que la nuit commençait à prendre possession des lieux, nous commencions notre travail. Alice et moi tenions un cheval chacun pendant qu'Emmett dispersés l'huile du haut de la charrette que nous tirions. Mais au bout d'un moment Alice s'effondra au sol. J'arrêtais les chevaux et me précipitais sur mon amie, paniquée. Les yeux dans le vide, le visage mort, le corps tremblant, Alice faisait une crise après des mois sans aucun signe anormal. J'avais commencé à croire que c'était enfin fini mais je m'étais trompé. Les spasmes qui la foudroyait me faisait peur et j'avais grand mal à la cacher des autres de ce spectacle plus que compromettant. C'était mauvais signe je le sentais. "Que se passe t'il Bella ?" "- Alice à une crise soit discret fait comme si tu discutais avec moi de la zone que nous allons asperger, s'il te plait " "- d'accord ".
Au bout de quelques minutes, les yeux gazeux d'Alice reprirent leur contenance, pour se poser immédiatement sur moi. Jamais de ma vie je n'avais vu une telle frayeur régnait dans les abysses marrons du regard de mon amie. Jamais le gouffre aussi spectaculaire qu'en cet instant ne transmettait tant de peur.
- Bella, nous allons mourir, il faut partir d'ici immédiatement. Quelque chose va nous attaquer cette nuit.
Comme par échos au paroles d'Alice, un cru strident retentit au loin dans le campement, puis un deuxième puis un troisième. Finalement une vague de hurlement s'éleva brisant le silence qui s'était fait maitre. Emmett me regarda alarmé. Que faire ?
- Il faut aller voir, lança Emmett en dégainant son épée.
- Non, hurla Alice tu vas mourir si tu y vas.
- On peut pas laisser ce qui est entrain d'arriver agir.
- Sais tu au moins ce à quoi tu veux te mesurer ?
- Non et toi tu le sais Alice ?
- Je ne sais pas exactement ce que c'est mais il faut partir maintenant.
- Pars si tu veux moi j'y vais.
- Emmett attends.
- Rosalie est là-bas je ne pars pas sans elle.
- Alice prépare nous six chevaux, pendant que je vais avec Emmett chercher Rosalie Bomao et Wilfried.
- Bella tu vas mourir je l'au vu. Je t'en conjure n'y va pas.
- Je ne laisse pas mes amis là-bas Alice.
- Je t'en supplie ne pars pas. J'ai déjà perdu Jasper ne pars pas à ton tour.
- Alors viens avec moi.
Les cris étaient de plus en plus aigus, désespérés. On entendaient quelques coups de feu, des épées cognaient contre le fer d'autre épée. Un homme déboucha de l'endroit où venait les cris. Il courrait comme un dératé, la peur au ventre, il était blessé à la jambe mais ne semblait pas s'en rendre compte.
- Fuyez ! nous assena t'il avant de poursuivre sa route. Emmett me lança un regard inquiet.
- Il faut y aller Bella, si tu bouges pas maintenant j'y vais sans toi.
- Alice ?
- Je viens avec vous. Si on doit mourir, mourrons ensemble.
Dégainant nos armes, nous fonçâmes vers ce qui me sembla être l'entré des enfers. En découchant de la forêt, ce que nous vîmes nous glaça le sang d'effroi. Une horde de créature sanguinaire sorti tout droit du royaume de Satan courait en transe sur notre campement. De nombreux cadavres gisaient au sol. Il devait y avoir une centaine de monstres. Leur pâleur , leurs yeux aussi rouges que le sang qui gisait un peu partout, leurs forces lorsqu'il soulevait une proie pour croquer dans la jugulaire et lui soustraire tout le sang pour ensuite la jeter à plus de trente mètres dans les airs, leur vitesse vertigineuse lorsqu'ils se déplaçaient pour atteindre un individu en pleur, la violence de leur coup qui provoquaient la rupture de certains os voir mêmes de membres qui volaient un peu partout, tout ceci eu raison de tout ce que j'aurais pu imaginer.
Des hommes courageux prirent leurs armes et se battirent jusqu'à la mort. Certains monstres tombaient sous l'attaque d'une dizaine d'hommes. Il fallait plus de dix hommes pour démembrer une de ces créatures. Soudain, une chevelure blonde qui m'était familière se refléta dans la lumière de la lune. L'homme tenait dans des mains, une pauvre fille à peine plus âgée que moi, en quelques secondes les yeux de la jeune fille se fermèrent et elle s'effondra au sol morte, vidait de son sang. Lorsque le monstre se retourna, ses traits à la fois si beau et pourtant si familier me firent la bête impression d'avoir déjà vu ce visage. Lorsque son regard se posa sur le mien, je ne bougeai pas. A cet instant rien d'autre n'existait que ce croisement de regard. Son expression haineuse changea pour laisser place à la consternation. Il ne bougea pas d'un poils, mais ses lèvres prononcèrent le mot " Bella" dans un chuchotis inaudible, une vague de souffrance et de honte passa dans ces yeux et par ce changement d'expression je pris conscience avec horreur qu'il s'agissait en fait de Jasper, mon meilleur ami. Une vague de tristesse me submergea et mes yeux s'embuèrent de larmes. Les siens ne reflétaient plus que la honte.
Les choses allèrent très vite. Je vis Emmett hurlait avec hargne et partir en courant vers une direction que je ne tardais pas à comprendre. Il se dirigeait droit sur un monstre qui tenait entre ses griffes la douce Rosalie. Il était entrain de la tuer. Emmett administra un coup d'une telle violence sur la tête de la créature que ce dernier lâcha Rosalie qui s'écroula et qui commença à hurler à la mort. Le monstre attrapa Emmett et l'envoya valdinguait à cinquante mètres de là. Le suceur de sang fonça en un éclair sur Emmett et l'intercepta en plein vol parcourant la distance en même pas une demi seconde. Il enfonça ses crocs aiguisé dans le cou d' Emmett.
- Non hurlais-je. Sortant mon fusils, je visais la tête du buveur de sang et lui tirait une balle en pleine tête. La balle s'écrasa sur son crâne en créant un petit cratère faisant exploser quelques morceaux de pierre. Je m'attendais à du sang mais rien. Cette chose dans laquelle j'avais tiré semblait être constitué du même matériaux que la roche. Il parut un instant déstabilisé, il lâcha à son tour Emmett qui comme Rosalie se mit rapidement à hurler et quand il compris que c'était moi qui lui avait tiré dessus, il me lança un sourire haineux, presque machiavélique. Il se redressa et avança tranquillement sur moi. Je visais et tirais un autre coup en plein milieu du front de la bête qui continua d'avancer comme si de rien n'était malgré le trou que je venais de creuser sur son visage. Je tirais un autre coup, puis un autre toujours au même chose se mit à courir et disparut de ma vue. Lorsque je la revis elle était à cinquante centimètres de moi, me tenant d'une seule main par le cou et me soulevant à un mettre du sol. Je suffoquais sous la pression exerçait par ses doigts glacés.
Avant qu'il n'est songé à faire quoique ce soit je me retrouvé au sol, libre et respirant à nouveau l'air. Me redressant je vis que la créature qui me tenait deux minutes plus tôt gisait au sol en morceaux aux pieds de Jasper. Lorsqu'une vive douleur me transperça le cou et que je vis le visage d'un homme aux yeux rouges sur moi, je compris que je venais d'être mordue. Il aspira si fortement mon sang, que je sentais ce dernier me quittait à l'instar de mes forces. En quelques secondes, je commençais déjà à voir flou et à sombrer dans l'inconscience.
Ce fut quelques instants le trou noir, puis la brulure qui s'en suivit me donnèrent l'impression que j'étais entrain de me faire lécher par les flammes de l'enfer. Etait-ce donc cela la sensation de bruler vif. Parce que je devais nécessairement être entrain de bruler. Ma peau irradiait, mes organes me tiraillaient de douleur. J'aurai préféré tout encaisser plutôt que de sentir une seconde de plus cette chaleur incandescente me torturer de la sorte. Je ne criais pas, j'encaissais en silence. Je n'entendais rien autour de moi si ce n'est le néant total. J'étais seule dans ma détresse. J'aurai voulu dire qu'on arrête le feu qui me ravageait mais je n'y arrivais pas. Combien de temps dura le supplice je n'aurai su le dire, mais je sais qu'à un moment l'idée d'ouvrir les yeux me traversa l'esprit, je voulais savoir ce qui était arrivé à Emmett à Rosalie à Alice à Bomao et à Jasper. J'avais peur d'ouvrir les yeux, j'étais pas sur que je pouvais le faire encore moins si je verrais encore quelque chose puisse que le le feu était aussi entrain de consumer mon visage, mais finalement dans un effort titanesque j'ouvris les yeux et me redressai à moitié. Immédiatement je vis que le carnage continuait toujours, tout le monde courrait dans tous les sens, les enfants en pleur cherchaient désespérément leurs mères mortes à leur pied et regardaient traumatisés leurs pères entrain de se faire tuer à leur tour. Je ne vis jamais Bomao. Emmett avait disparu de mon champ de vision et depuis que nous avions quittés la plaine je n'avais pas revu Alice. Une nouvelle vague de chaleur irradia mon corps m'obligeant à retomber au sol et à hurler à la mort tant la douleur me projeta en avant première pour le trépas. Je me demandais quand est-ce que j'allais enfin expier. C'était si long de mourir à la fin?
Par je ne sais quel courage et dans quelle réserve je puisais la force de me retourner face contre terre et de me mettre à ramper désespérément vers l'obscurité loin des feux improvisés qui brulaient la chair fraiche, loin des cris qui me brisaient les tympans, loin du sang qui giclait à flot. Je voulais mourir seule et au calme. Je préférais encore le néant dans lequel j'étais plongé avant d'avoir ouvert les yeux. C'était la dernière chose que je voulais. Alors je rampais, encore et encore.
Après un temps qui me sembla être une éternité, les bruits s'estompèrent enfin, ils n'étaient plus qu'un bourdonnement, lointain souvenir dans mon nuage de ce qui se passait vraiment. Je commençais de nouveau à perdre conscience de l'environnement qui m'entourait, peu à peu mes sens ne relièrent plus aucune information à mon cerveau. Seuls mes yeux continuaient d'être ouvert. Lorsque je vis que mes mains touchaient l'eau je redressais mon visage pour voir que j'étais au bord d'une large rivière. Dans un dernier élan de bravoure, je me retournais pour faire face au ciel, immense étendue étoilée, si paisible que j'avais l'impression de plonger dans sa noirceur et de flotter dans ses tréfonds jusqu'à m'en perdre. J'essayais de simplement me concentrer sur cette masse noire qui s'offrait à moi et pas au terrassement des flammes qui mangeait chaque parcelle combustibles de mon corps, puis au bout d'un moment, je sentis que je n'avais plus le courage de garder les yeux ouverts, il se fermèrent d'eux mêmes détruisant mon seul répit avec l'étendue cosmique, et ne me laissant aucun autre choix que d'endurer mon supplice.
Etais-je morte ? Etait-ce vraiment ça l'enfer ? Je ne pouvais supporter cette souffrance, elle me tiraillait de partout, je n'avais pas une seule partie de mon corps qui ne me faisait pas souffrir comme jamais. Combien de temps cela faisait il que j'endurais ça ? Est ce que cela allait durer encore longtemps ? Etais-ce mon jugement ? Etait-ce la perdition pour avoir voulu me défendre des accusations illégitimes à mon égard ? Etait-ce la punition pour avoir voulu me dresser contre l'autorité et de ne pas avoir eu foi en Dieu que je subissais ça ? Mon châtiment devait-il être aussi épouvantable ? Et j'étais désespérément seule dans cette lente et atroce agonie. Même si j'aurai souhaité cela à personne, étais-je vraiment la seule à devoir subir le courroux de Satan d'une manière aussi virulente. Les flots de torture ne se tarissait pas. Je n'avais rien à quoi me rattacher, tout les gens que j'avais aimé, perdaient leur sens, je ne voulais pas les perdre de vue, mais je n'arrivais même pas à m'en souvenir puis soudain quelque chose ou plutôt une pensée aussi inopinée que surprenante m'étonna moi même dissipant quelques instants mon esprit du bucher sur lequel je dégustais les tourments de l'enfer comme plat de résistance. La personne à qui je pensais n'était pas mon père, ni ma mère, ni Alice ni Tituba, ni Emmett, ni Jasper, ni Tuka, ni Bomao, ni Jack, ni Rosalie, non la personne à qui je pensais à cet instant de désolation personnelle fut Edward Mctown.
Cet homme magnifique dont je n'avais jamais su apprécier à sa juste valeur la beauté, cet homme qui était mon ennemi sur terre, cet homme qui voulait ma mort, cet homme qui sans le savoir, venait de gagner la guerre sans avoir bougé le petit doigt, cet homme que j'aurai voulu voir une dernière fois avant de mourir pour le remercier de m'avoir sauvé des griffes malsaines de son ex compagnon d'arme qu'il avait sauvagement tué pour moi. Cet homme qui a plusieurs reprisent auraient pu m'attraper lâchement quand j'étais seule dans la forêt ou l'écurie et qui ne l'avait cependant pas fait. Cet homme qui m'effrayait parce qu'il ne semblait pas être l'homme tordu que j'avais imaginé mais plus un gamin dépassé par les événements. Je savais que je ne reverrais plus cet homme et alors que la douleur commença miraculeusement par se retirer petit à petit de mes membres, j'avais qu'une envie c'était de le voir lui et lui seul.
Alors que je pensais que je sombrais vers la mort, le néant obscure, je sentis mes sens reprendre contact avec le monde extérieur à ma bulle. Mon ouïe capta des sons si lointains si précisément que je commençais à sérieusement me poser des questions, mon odorat s'enivra du parfum délicat du bois, des feuilles des animaux environnants, de la berge sur laquelle je me situé toujours, le feu diminua en intensité se retirant un peu plus délivrant mes jambes et mes bras définitivement de la chaleur incandescente et qui immédiatement laissa une sensation d'anesthésie totale malgré le fait que je sentais le vent caressait délicatement ma peau.
Bientôt mon esprit fut libéré de lui aussi de toute sensation si ce n'est le fait que je percevais tout ce qui m'entourait dans le moindre détail. Je sentais un arbre à deux mètres de moi, j'entendais les oiseaux chantaient à des kilomètres à la ronde ainsi que des animaux furetaient le sol en quête de nourriture, ou encore les poisson nageaient paisiblement au fond de l'eau. Je sentais aussi une présence excessivement proche, un homme ou plutôt une créature car elle ne sentait pas le sang mais simplement une délicieuse odeur de lavande et de caramel mélangé.
Finalement le feu se concentra totalement sur mon coeur qui explosa dans ma poitrine dans un déchainement de battement incontrôlable et tous plus violents les uns que les autres. Il tapait si fort sur ma cage thoracique que j'aurai voulu l'ouvrir pour le laisser sortir tant il brouillait mon ouïe qui perdit peu à peu le flux continue et agréable des autres sons de la nature que je percevais auparavant. La douleur s'intensifia d'un cran comme si cela pouvait encore être possible au point qu'elle m'arracha un nouveau hurlement de souffrance. J'entendis vaguement des voix me parvenir de très loin, seule la douleur occuper mon esprit énervé. Je voulais vraiment en finir. J'en pouvais plus, je sentais une force inouïe grandir en moi mais tout en restant emprisonner à cause de la bataille enragée qui se menait en moi. Mon coeur s'acharnait désespérément à battre tandis que le feu s'escrimait à le faire cesser son mouvement naturel, vital pour ma survie. Mais il n'y avait plus rien à sauver, je ne voulais plus vivre. A quoi bon ? Je devais être un morceau de cendre, un tas d'os carbonisé, mon coeur n'avait plus rien n'a alimenter, tout était terminé. Il me restait plus qu'à mourir. Avec ces pensées, mon coeur entama son lent decrescendo, la fin de son règne, la fin de mon existence. Même si ma force ne cessait de se décupler, mon coeur lui ralentissait à l'instar de la douleur qui perdait en intensité. Et malgré tout j'avais la bête impression de renaitre de mes cendres à chaque fois que les battements de mon coeur se faisaient plus rares et plus faibles. Puis vint le moment tant attendu, ou mon coeur amorça sa dernière contraction pour expédier les restes de ma misérable existence. Cela ressembla plus à un tressautement, qu'à autre chose, puis plus rien, le silence total.
L'absence de douleur me donna tout de suite la sensation de planer et pourtant je pensais mourir, mais les bruits et les odeurs qui avaient disparus auparavant me frappèrent avec la même clarté. Je ne pouvais pas être morte. Je devais vérifier. J'ouvris d'un seul coup mes yeux et j'eu la sensation de renaitre du monde des ombres, la dernière chose que j'avais vu était le terrain abyssale et obscure de la nuit et maintenant je me retrouvais nez à nez avec un ciel bleu chatoyant et tout à fait magnifique. Jamais encore je n'avais vu un ciel d'une telle beauté, jamais le bleu me sembla aussi beau qu'à cet instant. Je sentais des présences autour de moi, mais aucune n'amochait le moindre mouvement, je ne ressentais pas de danger, juste une brulure intense à la gorge. Les odeurs me captivèrent et je tournais la terre vers celle qui me semblait la plus proche. Etais-ce la terre qui avait cette odeur aussi agréable ? Probablement. Entre les brindilles entrelacées, j'aperçus, une coccinelle entrain de se frayer un chemin vers sa destinée, surement à la recherche d'un ou deux moucherons à se mettre sous la dent.
Avant même que je n'ai terminai d'envisager de me redressai, j'étais déjà debout sans aucune perte d'équilibre ni nausée pour accompagner la vitesse de mon mouvement précipité. Je me trouvais face à Jasper, Emmett, et Rosalie. Tous me regardaient avec un sourire léger aux lèvres. Etait-ce le paradis ? Me retrouvait morte avec mes amis ? Ils étaient tous absolument magnifique même si Rosalie surpassait de très loin les deux hommes en magnificence. Leur teint étaient pales, mais des milliers de paillettes en symbiose avec leur peau les faisaient briller. Lorsque je regardais ma peau, je vis que la mienne aussi brillait m'offrant un spectacle éblouissant. Je me captivais à regarder l'étendue de ma peau parsemée de ces micros diamants.
Puis soudain un détail qui ne m'avait pas effleurer s'incrusta en moi et m'infligea la vérité en pleine face résolvant ainsi toute ambiguité. Je n'étais pas morte, eux non plus. Mais les yeux de mes amis qui dans leurs pupilles reflétaient aussi les miens, je vis ce rouge affreux, ce même rouge qui m'avait désarçonné le soir du massacre. Combien de temps il s'était écoulé je n'aurai su le dire, mais je savais à cet instant précis que je n'était plus une humaine, j'étais comme les monstres qui ont massacrés tous ces pauvres gens. J'étais comme Jasper, un buveur de sang, comme Rosalie, une créature fantastique, comme Emmett doté d'une force et d'une vitesse incroyable, j'étais comme eux un vampire. Et j'avais soif.
Voilà. Beaucoup de choses se sont passées et je sais que je laisse des questions en suspens. Mais rassurez-vous je vais essayé de me dépêcher d'écrire la suite. J'espère vraiment que ce chapitre vous à plu. J'ai longuement hésité à prendre cette route pour continuer mon histoire, car je pensais vraiment faire une guerre entre humains mais finalement je trouvais que aller totalement bouleversé l'histoire et c'est ce qui fallait, enfin j'espère. Quoiqu'il en soit j'attends avec impatience vos reviews pour savoir ce que vous en avez pensé. Gros bisous et à très bientôt.
