Hello, nouveau chapitre pour bien commencer la semaine.
Il est un peu plus long que d'habitude ce qui explique en partie mon retard, mon boulot étant l'autre partie de l'explication.
Le passage par Ranchorosa touche à sa fin et va enfin laisser sa place à d'autres aventure. J'avoue que j'ai eu un peu de mal avec. ^^"
Pour répondre à La crimineuse: en ce qui concerne les relations entre Law et Milo, tu trouveras un début de réponse dans ce chapitre.
Merci pour vos comms, ils me font toujours autant plaisir. ^^
Bonne lecture.
Chapitre 13:
Hors de la mine.
Seran avait réussi à localiser Penguin et Shachi plus loin dans les profondeurs de la mine. Ils n'étaient visiblement pas seuls, entourés de signatures trop faibles pour être plus que des gardes où des homme du village forcés à travailler. Law avait chargé Luffy et Zoro de les libérer mais, visiblement, ni l'un ni l'autre n'était arrivé jusque là. Luffy était probablement tombé sur Darkov avant d'atteindre la prison et Zoro ... Eh bien, Dieu seul savait où il était à ce moment!
Law ayant terminé la dispersion des explosifs, le trio abandonna la salle obscure, le cadavre et les morceaux de corps larmoyants pour s'engager dans l'une des galeries. Pendant qu'ils progressaient, Law marchant devant pour éliminer toutes menaces avant qu'elle ne se forme, Seran lui raconta brièvement ce qui s'était passé de son coté et comment les enfants avaient été libérés. Law en semblait satisfait, c'était un problème de moins pesant sur ses épaules. A présent son soucis principal était ses deux idiots d'amis qu'ils devaient libérer.
− Quand tu as repéré Shachi et Penguin, ils te semblaient aller bien, Seran-ya?
Son ton indifférent ne trompa pas l'Atlante, il était réellement inquiet.
− Penguin avait l'air d'aller bien, révéla la jeune femme, s'en voulant d'ajouter à l'inquiétude de son capitaine. Mais je crois que Shachi est blessé.
Law ne répondit pas, mais accéléra aussitôt le pas.
− Qu'est-ce qui se passe? Demanda Milo que leur conversation laissait perplexe.
− Deux de nos compagnons sont emprisonnés ici, répondit Seran. Et l'un d'eux est blessé.
Law lança un regard par dessus son épaule:
− Pourquoi tu l'as amené?
Seran nota qu'il ne semblait toujours pas à l'aise en présence du gamin blond.
− Il était le seul à connaître la route, répondit-elle simplement.
L'explication sembla suffire au jeune homme.
Suivant les indications de Seran, le trio continua sa progression sous la montagne. La mine semblait avoir été creusée au petit bonheur la chance, sans suivre le moindre plan d'exploitation, et les galeries s'étalaient dans tous les sens de manière anarchique faisant du sous-terrain un véritable labyrinthe. Plusieurs fois, Seran dut s'arrêter et chercher à nouveau Shachi et Penguin avec son haki. Les détours que leur avaient fait prendre ces galeries, leur avait depuis longtemps fait perdre le sens de l'orientation et aucun d'eux n'aurait été capable de retrouver le chemin de la sortie. Heureusement, Law ne comptait pas les faire marcher pour sortir de là.
Les secousses que produisait l'affrontement entre Luffy et Darkov se faisaient plus fréquentes et plus violentes, signe que le combat atteignait son apogée. Ça n'arrangeait pas du tout le trio dont la progression était entravée par des chutes de pierres qui, parfois, leur bloquaient le passage. Law devait utiliser son pouvoir pour déplacer les pierres plus souvent qu'il ne le souhaitait. A cela s'ajoutait les quelques rixes qui jalonnèrent leur parcours et obligèrent le jeune homme à se frayer un passage à grands coups de nodachi. Seran ne s'étonna pas quand, à la suite d'un nouvel affrontement, Law trébucha et dû s'adosser à la paroi pour rester debout le temps que le vertige s'estompe. Son front était trempé de sueur et sa respiration laborieuse, aucun doute, il était épuisé. Il maintenait son pouvoir actif en continu depuis près de deux heures maintenant et avait beaucoup utilisé ses capacités. Sans compter qu'il n'avait pas dormi de la nuit. Il ne pourrait certainement plus tenir très longtemps à ce rythme. Il fallait faire vite.
− Ça va aller? Demanda Seran en se rapprochant.
Il hocha la tête.
− Je peux tenir encore un peu.
Il se décolla du mur et essuya son front d'un revers de main.
− Tu n'as pas besoin de te charger de tout tout seul, je peux me battre aussi.
− C'est plus rapide comme ça!
Seran ne protesta pas. Elle le regarda simplement s'éloigner d'un pas un peu chancelant. A ce moment, une nouvelle secousse faillit le jeter au sol et l'Atlante se précipita pour le soutenir. Une avalanche de poussière d'ocre et de sable rouge s'abattit sur eux, les courant tous deux d'une épaisse couche rouge qui s'accrocha à leur peau et à leurs vêtements trempés de sueur. Law s'ébroua en sifflant comme un chat furieux, sans parvenir à débarrasser ses cheveux de la pâte rougeâtre qui s'y collait. Le voyant ainsi, Seran éclata de rire:
− Tu es aussi roux que le type de l'autre jour, s'écria-t-elle.
− Ne me compare pas à cet idiot, grogna Law en passant une main dans ses cheveux poisseux.
Il jeta un coup d'oeil autour de lui et fini par retrouver son chapeau qui gisait au sol. Lui aussi était couvert d'une épaisse couche de poussière rouge. Le jeune homme lâcha un autre grognement avant de ramasser son couvre-chef et de le fourrer dans l'une de ses poches. Hors de question de le coiffer tant que ses cheveux étaient dans cet état lamentable.
Épuisés, trempés, couverts de poussière rouge comme si on les avait roulés dans de la poudre de piment, les deux pirates reprirent leur cheminement, suivis par le blondinet qui se mordait pour ne pas rire. Milo avait l'impression que ses poumons allaient exploser à force de se retenir mais il n'osait pas laisser libre cours à son amusement. Chaque fois qu'il lâchait malencontreusement un couinement ou un rire étouffé, Law se retournait pour le foudroyer du regard. Milo n'avait pas envie de contrarier le pirate et d'expérimenter son horrible pouvoir.
Law l'impressionnait avec son air intimidant et le charisme qu'il dégageait, mais dans le même temps, Milo se sentait intrigué et brûlait d'envie d'en apprendre plus sur lui. Il n'avait encore jamais rencontré un homme comme lui, aussi attrayant et repoussant à la fois, terrifiant et en même temps rassurant, débordant de charisme et de force et dégageant une telle confiance en lui qu'on ne pouvait que le suivre les yeux fermés. Jusque là, Milo ignorait que de tels hommes pouvaient exister. Ce n'était pas sur cette petite île qu'il avait pu rencontrer quelqu'un aussi fascinant. Ici les hommes étaient des commerçants ou des paysans, des gens simples, sans prétention, qui menaient leur vie sans chercher à aller voir si le monde était plus beau ailleurs. Aucun d'eux ne dégageait l'aura complexe et impressionnante que ce pirate.
Un pirate! Jusque là Milo ne les avait imaginé que comme des monstres assoiffés de sang, des criminels, certes intelligents, mais qui ne valaient pas la corde pour les pendre. Pas une seule seconde, il n'avait imaginé qu'ils puissent être de la même trempe que cet homme qui marchait devant lui et de celle de la femme qui le suivait aveuglément. Milo n'avait encore jamais rencontré de pirate, ainsi la seule idée qu'il en avait lui venait de ce qu'on lui en avait raconté. Il n'avait jamais même eu l'idée de penser qu'ils puissent être autrement, pourquoi son père adoptif lui aurait menti? Mais à présent il se rendait compte qu'il y avait dans le monde des hommes et des femmes qui dépassaient de loin le simple clivage du bien contre le mal, de la loi contre le chaos, tel qu'on le lui avait enseigné. Force était de constater que tout n'était pas comme on le lui avait appris. Il commençait à comprendre ce que Seran avait voulu dire par "tout n'est pas tout blanc ou tout noir". Mais il était conscient qu'il ne commençait qu'à percevoir les subtiles nuances du monde réel. Combien d'autres choses aussi étranges et fascinantes le monde réel pouvait bien receler? Il se surpris à se demander ce que ça faisait de les découvrir.
Perdu dans ses pensées, l'adolescent ne remarqua pas que Law et Seran s'étaient arrêtés devant lui. Il rentra dans le dos de l'Atlante qui se retourna pour le gratifier d'un petit sourire un peu moqueur. Milo allait s'excuser mais Law lui fit signe de se taire et dégaina Kikoku. Seran se colla contre la paroi derrière lui.
− C'est là?
L'Atlante confirma d'un signe de tête.
− Il n'y a que six gardes, ça devrait aller vite.
− Tu es sûr? Demanda Seran, inquiète.
− Oui.
Sans rien ajouter, Law lui fourra le fourreau de Kikoku entre les mains et s'élança dans la salle.
Effectivement, ça alla vite. Trois ou quatre coups de sabre plus tard, les gardes étaient au sol, en morceaux, laissant échapper des cris d'horreur et de terreur devant leur vainqueur. Law ne pris pas la peine de s'amuser à reformer les corps au hasard et préféra conserver le peu de force qui lui restait pour la suite. Seran se précipita dans la salle aussitôt que les gardes furent vaincus.
− Shachi, appela-t-elle. Penguin?
Son coeur battait à tout rompre tandis qu'elle attendait la réponse, se demandant dans quel état elle allait retrouver ses deux amis. Après un bref instant, la voix de Penguin leur parvint de plus loin dans la salle, depuis un recoin obscur qu'aucune lanterne n'éclairait.
− Seran? Capitaine? Vous êtes là.
− Penguin!
L'Atlante échangea un regard avec Law et tous deux s'avancèrent vers l'endroit où se trouvaient les prisonniers. Ils tombèrent sur une petite grotte probablement due à l'effondrement d'une partie de la voûte, qu'une lourde grille de fer fermait solidement. L'espace n'était pas assez haut pour permettre aux hommes de se tenir debout, les obligeant à se courber ou à marcher à quatre patte. L'alcôve semblait profonde, les deux pirates n'en voyait pas le fond et plusieurs hommes y étaient retenus.
− Capitaine, s'écria Penguin en se ruant sur la grille depuis le fond de l'alcôve. Je savais que tu allais venir.
Un immense sourire éclairait son visage tandis que quelques larmes de soulagement s'écoulaient sur ses joues sales.
− Où est Shachi? Demanda Law en levant Kikoku pour trancher les barreaux.
− Il est au fond, soupira Penguin. Il est blessé. Je suis si content de te voir, j'ai cru que tu n'arriverais jamais à temps.
Le jeune homme semblait tellement soulagé de les voir que ça inquiéta les deux autres. Dans quel état Shachi se trouvait-il pour provoquer une telle angoisse chez son équipier? D'un coup de sabre Law fit tomber les barreaux et se courba pour s'avancer vers son ami.
− Montre moi où il est. Seran, veille à ce que ces hommes ne se dispersent pas.
La jeune femme hocha la tête et rassembla les hommes qui commençaient à sortir de l'alcôve avec l'aide de Milo.
Law suivit Penguin jusqu'au fond de l'alcôve là où Shachi reposait sur une paillasse de fortune. Au premier coup d'oeil, le chirurgien comprit ce qui n'allait pas. Une large tâche de sang souillait la chemise de Shachi au niveau de l'épaule gauche et il pouvait voir sous le vêtement déchiré un bandage de fortune fait avec des morceaux de tissus. Il commençait à se teindre de sang.
− Il a pris une balle dans l'épaule en essayant de me libérer de ces types, expliqua Penguin d'une voix étranglée. Je suis vraiment désolé, capitaine. Tu nous avais confié une mission importante et au lieux de t'aider on t'oblige à venir nous libérer.
− Ce n'est rien, Fit Law en s'agenouillant près de Shachi. On devait libérer les hommes de toutes façons.
Il posa une main sur le front de son ami et fronça les sourcils. La peau était moite et brûlante au toucher, une infection s'était probablement déjà déclaré. A gestes mesurés, et avec l'aide de Penguin, Law retira le bandage pour inspecter la blessure. La balle avait touché Shachi juste sous la clavicule et n'était pas ressortie ce qui signifiait qu'il faudrait opérer le jeune homme pour l'extraire et réparer les dégâts. Mais pour le moment, il ne pouvait rien faire. Il aurait peut-être pu user de ses pouvoirs pour extraire la balle mais il voulait garder ses dernière force pour sortir de ce trou sombre et poussiéreux. Tout ce qu'il pouvait faire était de refaire le bandage et sortir Shachi de là au plus vite pour le ramener au sous-marin où il pourrait être soigner dans les meilleures conditions. Il espérait que l'infection n'avait pas eut le temps de se propager.
Ensemble, Law et Penguin firent sortir le blessé de la geôle, puis Penguin le chargea sur son dos, lui arrachant un gémissement. Seran s'approcha pour prendre des nouvelles, alarmée par la mine lugubre de Law. Il lui expliqua rapidement la situation, n'obtenant qu'un hochement de tête inquiet de la jeune femme. Rapidement, Law retrouva son autorité habituelle et, en quelques ordres, il rassembla les prisonniers devant lui, aucun d'eux n'osa moufter devant son air autoritaire et agacé. Il leur annonça qu'il allait les faire sortir. Un instant, les cris de joie couvrirent sa voix mais il les fit rapidement taire en prétextant qu'il avait besoin de silence pour se concentrer. Intrigués, les prisonniers le regardèrent sans comprendre ce qu'il voulait dire par là, mais firent tout de même silence. Law rassembla ses forces et, un instant plus tard, ils étaient tous dehors, devant l'entrée secondaire de la mine.
Les hommes regardèrent autour d'eux avec stupéfaction, à moitié aveuglés par un soleil qu'ils n'avaient pas vu depuis des semaines. Après un instant, ils explosèrent tous de joie, se serrant mutuellement dans leurs bras et ceux qui le pouvaient en dansèrent même de joie. Ne prêtant aucune attention à la joie des villageois, Seran se précipita pour soutenir Law quand il trébucha. Épuisé, il laissa son dôme s'évanouir et poussa un long soupir en essuyant son front humide d'une main un peu tremblante. Il aurait volontiers fait une pause mais le temps jouait encore contre eux.
Du coin de l'oeil, il vit Usopp s'avancer vers lui et lui adressa un signe de tête qui signifiait qu'il allait s'occuper de lui dès qu'il en aurait fini avec ses deux compagnons. Il ordonna à Seran d'aller chercher une otarde avant de rejoindre Penguin qui avait étendu Shachi sur le sol.
− Ramène-le au sous-marin, ordonna-t-il. Je ne peux pas venir tout de suite, j'ai encore des affaires à régler ici. Perry saura s'occuper de lui.
Penguin hocha silencieusement la tête tandis que Seran s'approchait avec l'un des oiseau. Elle le tint fermement tandis que Law et Penguin hissaient le blessé sur son dos.
− Appelle moi aussitôt que tu as des nouvelles, ordonna Law en se tournant vers Penguin.
− Compte sur moi.
Penguin sauta en selle et lança un dernier regard vers son capitaine avant de filer dans la direction de la crique où le Heart était ancré.
Une fois que l'oiseau et ses cavaliers eurent disparus, Law accorda son attention à Usopp. Le pirate au long nez expliqua qu'il avait terminé la mise en place des explosifs et qu'il avait aussi pu aider Zoro à libérer une partie des prisonniers. Ils étaient cependant tombés sur l'un des hommes de main de Darkov, un certain Klindt, que Zoro avait décidé d'affronter seul, laissant Usopp et les prisonniers s'enfuir. Le sniper ignorait où en étaient ses amis et s'ils se battaient toujours. Agacé, Law décida de leur laisser quelques minutes avant de faire exploser la mine. Tandis que Usopp essayait de protester, Law raccorda les explosifs au détonateur qui était resté dans le paquetage chargé sur l'oiseau qu'il avait chevauché pour venir jusqu'à la mine.
Une dizaine de minutes plus tard, environ, Law reçut un appel de Penguin, lui annonçant que Shachi et lui étaient arrivés au sous-marin sans encombre et que Shachi venait d'être emmené en salle d'opération. Law semblait soulagé quand il raccrocha.
− Il est entre de bonnes mains, soupira-t-il à l'adresse de Seran qui se tenait près de lui.
− J'en suis persuadée, répondit-elle avec un sourire.
Après tout Perry avait efficacement soigné Law après leur désastreuse rencontre avec Kid. Elle sentait cependant que le jeune homme s'en voulait de ne pas être là pour s'occuper lui même de son ami, même s'il essayait d'afficher une expression indifférente sur son visage fatigué.
− Law-san, s'écria Usopp au même moment.
Le sniper au long nez se précipita vers les deux Heart, brandissant un mini escargophone.
− Zoro, pour toi, expliqua-t-il.
Law prit la communication en se demandant pourquoi le sabreur appelait son ami au lieu de s'adresser directement à lui.
− C'est bon, fit la voix de Zoro. Luffy a réglé son compte à ce type, vous pouvez tout faire sauter.
− Vous êtes dehors?
− Ouais, on vous attend devant l'entrée principale, magnez vous, Luffy a besoin de soin.
− Mettez vous à l'abri, on arrive aussi vite que possible.
Avec ça, Law raccrocha le combiné et rendit la petite créature au sniper.
Ordonnant aux hommes qui les entouraient toujours de s'éloigner de la mine, il amorça le détonateur. Quand tout le monde fut à l'abri, il lui suffit d'une simple poussée de la main pour l'activer. Plusieurs détonations se firent entendre à l'intérieur de la montagne. Le sol trembla un instant tandis qu'un grondement menaçant semblable au tonnerre se faisait entendre. La montagne entière sembla prise de violents tremblements. Une avalanche de rochets se détacha des falaises et s'effondra avec fracas tandis que le sommet de la montagne semblait disparaître, s'effondrant sur les salles et galeries de la mine. Un épais nuage de poussière rouge et d'éclat de roche s'éleva de la montagne et de l'ouverture par laquelle ils étaient entrée dans les profondeurs un peu plus tôt, condamnant le passage. Quand le nuage de poussière retomba ils purent voir d'énormes rocher barrer l'entrée.
− Voilà une bonne chose de faite, fit Law en se levant.
Il épousseta son manteau noir couvert de poussière rouge, ce qui semblait un combat perdu d'avance tant il en était couvert.
− Incroyable, fit Milo sans quitter l'éboulement des yeux. Je pensais pas que vous y arriveriez.
− Pourquoi nous avoir accompagné, dans ce cas, demanda Law en lui adressant un regard sévère.
Le gamin blond haussa les épaules.
− C'était mieux que de rester les bras croisés en attendant d'être abattu comme un chien, fit-il. Père disait toujours qu'il vaut mieux mourir pour ce qu'on pense juste plutôt que de rester les bras croisés et de se faire complice de l'injustice.
Étrange d'entendre dire ça par la copie presque conforme de Doflamingo, mais Law était trop fatigué pour entrer dans ce genre de débat maintenant.
− Bon, soupira-t-il, on va chercher cet idiot de Chapeau de paille et on rentre.
A ces mots les hommes rassemblés autour de lui lancèrent des acclamations joyeuses. Sans attendre les ordres des pirates, ils se rassemblèrent en un groupe compact, discutèrent un instant puis s'éloignèrent sans attendre leurs sauveurs.
− Où est-ce qu'ils vont? Demanda Law en se mettant en selle.
− Les hommes de darkov gardent les montures confisqués non loin d'ici, ils vont les récupérer, répondit Usopp.
Une bonne chose, songea Law, ils n'auraient pas se soucier de raccompagner les hommes à pied à travers le désert.
Décidant de laisser les hommes se débrouiller seul, Law ordonna à son petit groupe de se mettre en selle pour aller récupérer Luffy et Zoro de l'autre coté de la montagne. Le trajet ne leur prit qu'une dizaine de minutes, mais tout au long de la route ils purent admirer les destructions provoqués par les séries d'explosions. Cette montagne n'était plus prête de cracher le moindre diamant. Kaido allait devoir se trouver une autre sources de berris pour entretenir ses troupes.
L'entrée principale de la mine montrait un paysage de dévastation dont les explosions n'étaient certainement pas les seules responsables. Outre les éboulements de roches scellant le passage, les wagonnets de transports étaient renversés, les installations de triage et de convoyage réduites à de simple tas de débris sur le sable, même les rails étaient tordus et inutiles. Luffy et Zoro n'avaient pas perdu leur temps. Ils avaient littéralement tout détruit sur leur passage. Cette vision d'apocalypse remplit Law de satisfaction. Voilà bien une chose à laquelle son encombrant allié était imbattable: la destruction. Pour une fois que ça pouvait leur servir, il était content de voir que Luffy ne s'en était pas privé.
Ils retrouvèrent Zoro et Luffy un peu à l'écart de l'entrée principale. Le sabreur présentait quelques coupures sur les bras et le torse qui nécessitaient des soins mais pas immédiats. Luffy quand à lui était étendu sur le sable, les bras en croix. Un peu de sang s'écoulaient de son front et de ses lèvres et divers trace de coups couvraient son torse et son abdomen. Son duel avec Darkov n'avait pas dû être aussi facile que ce à quoi Law s'attendait. Il mit pied à terre pour inspecter les blessures des deux autres pirates et se rendit compte qu'il n'y avait rien de grave. L'état de faiblesse de Luffy n'était pas dû à ses blessures mais à une toute autre raison qu'il ne tarda pas à hurler à plein poumons, manquant de rendre l'autre capitaine sourd.
− J'ai faiiiiiiiiiiiiiim!
Law se redressa avec lassitude.
− Mieux vaut rentrer alors, fit-il en se remettant en selle.
− Hééé, fit Luffy en se redressant d'un coup, levant les bras au ciel. Maintenant que la mission terminée, on va pouvoir faire la fête!Sanji a dû préparé quelque chose de bon.
− Holà, on est pas là pour ça, grogna Law, que l'agacement recommençait à gagner. On doit partir le plus vite possible.
Peine perdue. Luffy, totalement pris par sa lubie, sauta sur l'un des oiseau et décampa à toute vitesse en direction du village, obligeant les autres à se lancer à sa poursuite. Seran eu du mal à se retenir de rire quand elle entendit son capitaine lancer une série de jurons à mi-voix.
Festive. Rien n'aurait pu mieux décrire l'ambiance qui régnait en ville quand ils arrivèrent un peu plus tard. Les mères étaient toutes au comble de la joie après avoir retrouvé leurs enfants perdus et l'annonce que les homme avaient été libéré et ne tarderaient pas à arriver à leur tour, suffit à plonger la population dans la plus pure euphorie. A la plus grande joie de Luffy, et au plus grand malheur de Law, une fête fut rapidement organisée pour le soir même, les pirates en étant les invités d'honneur. Maria les accueillit tous à bras ouvert dans son saloon pour leur permettre de se reposer après cette longue journée. Bien que réticent à l'idée de rester quelques heures de plus sur place, Law fut bien obligé de céder devant la détermination de Luffy.
Quand il gagna la chambre que Maria leur avait prêté à Seran, Bepo et lui même, après avoir pris soin des blessés, il ne s'attendait pas à ce qui l'accueillit. Il ouvrit la porte pour voir Seran complètement nue, debout dans une baignoire de bois posée au centre de la pièce. L'atlante achevait de se savonner, lui offrant une magnifique vu de son dos et de sa chute de reins. Le pire étant que, quand elle tourna la tête vers lui, elle ne parut absolument pas gênée. Il hésita un instant, se demandant s'il devait entrer ou ressortir pour laisser l'Atlante achever ses ablutions. Il décida d'entrer, après tout, si elle voulait lui montrer son anatomie, il n'allait pas s'en priver.
− Tu as terminé? demanda-t-elle simplement.
Il se contenta de hocher la tête, sachant de quoi elle parlait: des soins qu'il prodiguait lorsqu'elle s'était éclipsé pour gagner la chambre.
− Tu devrais te reposer, continua-t-elle, en passant un linge savonneux sur ses épaules. Tu dois être épuisé après tout ce que tu as fait.
Il jeta un coup d'oeil à son corps nu avant de demander.
− Tu n'es pas blessée?
Elle secoua la tête.
− Quelques égratignures sans gravité, rien qui ne nécessite une intervention.
Rassuré, Law traversa la petite pièce et, sans autre forme de procès, se laissa tomber à plat ventre sur l'un des lit. Il avait du mal à garder les yeux ouverts. Dire qu'il était épuisé était un euphémisme. Il se sentait complètement vidé de ses forces et n'avait plus qu'une envie, en dehors de quitter cette île le plus vite possible: dormir!
Les yeux fermés, il entendit Seran se plonger dans l'eau pour rincer son corps couvert mousse. Son esprit fatigué se demanda un instant pourquoi il n'éprouvait aucune gêne à se montrer aussi vulnérable devant elle alors que, habituellement, il préférait cacher ce genre de faiblesse à son équipage. Tout semblait plus facile avec elle qu'avec les autres. C'était probablement dû à sa nature calme et coopérative.
− Tu as des nouvelles de Shachi, marmonna-t-il en essayant de rester éveillé.
− Pas encore répondit-elle. Tu n'as eu aucun appel pendant que tu étais en bas.
Il essaya de secouer la tête pour montrer qu'il avait entendu mais ne fut pas certain d'y parvenir. Il entendit vaguement l'eau du bain clapoter, comme si Seran se levait à nouveau, puis des bruits de pas sur le parquet. Ouvrant un oeil, il aperçut la jeune femme s'enrouler dans un drap afin de se sécher, puis se diriger vers lui. Il sentit le matelas se tasser sous son poids quand elle s'assit près de lui. Un instant plus tard, des doigts se glissèrent dans sa chevelure, le faisant frissonner.
− On dirait que tu as un peu trop forcé sur ton pouvoir, remarqua-t-elle en faisant courir ses doigts dans les cheveux de son capitaine.
Un grognement inintelligible lui répondit.
− Repose-toi, souffla-t-elle à son oreille. Je te réveillerai si quelque chose se produit.
Law ouvrit la bouche pour répondre mais tomba endormi avant d'avoir pu prononcer le moindre mot.
Ce ne fut pas Seran qui le réveilla, quelques heures plus tard, mais la sonnerie d'un escargophone. Ouvrant un oeil, Law se demanda combien de temps il avait pu dormir. Le matelas bougea près de lui, indiquant que Seran se levait pour aller répondre. Un instant Law regretta la chaleur que la jeune femme lui apportait. Fermant les yeux, il était prêt à se laisser sombrer à nouveau dans le sommeil quand la voix de Seran résonna dans la pièce.
− Penguin? Comme va Shachi?
Law rouvrit les yeux et se redressa sur le lit.
− Il sort juste de la salle d'opération, répondit la voix du brun retransmise par l'escargophone. Il est hors de danger.
Un soulagement sans borne illumina aussitôt le visage de la jeune femme.
− C'est formidable, je vais le dire au capitaine.
− Je suis réveillé, fit Law indiquant par là qu'il avait entendu.
Seran sursauta et se tourna vers lui, surprise, avant de lui adresser un sourire. S'emparant de l'escargophone, qui se laissa faire avec résignation, elle l'apporta à Law.
− Je te passe le capitaine.
Avec ça, elle tendit la petite créature à Law. Il discuta un instant avec Penguin, posant quelques questions sur le déroulement de l'opération, probablement pour se faire une idée de la façon dont ça s'était passé et pour savoir dans quel état Shachi se trouvait. Visiblement satisfait de ce qu'il apprit, il changea radicalement de sujet.
− Chapeau de paille et les villageois ont prévu une petite fête pour ce soir. Je vous autorise à y venir, du moment que le sous-marin reste protégé.
− Je préfère rester avec Shachi, capitaine, répondit Penguin. Mais je vais transmettre le message aux autres. Comptez sur moi.
Avec ça chacun d'eux raccrocha. Law se passa une main sur le visage, visiblement rassuré sur la santé du blessé avant de jeter un coup d'oeil autour de lui. Seran avait eu le temps de se rhabiller pendant qu'il dormait, portant des vêtements qui n'étaient visiblement pas les siens. Ça et le ciel sombre au dehors suffisait à lui indiquait qu'il avait dormit pendant un bon bout de temps.
− La fête ne va pas tarder à commencer, annonça Seran. Je vais te laisser te préparer. Si tu as besoin de quelque chose, d'un bain par exemple, n'hésite pas à demander à Maria.
Ce n'est qu'à ce moment que Law se rendit compte qu'il était toujours couvert d'une bonne couche de poussière rouge coagulée.
La fête battait son plein et Milo pouvait entendre les rires et les cris enjoués de là où il était. Bien sûr il était content que l'île soit enfin libéré de Darkov et de la malédiction de la mine, mais il ne se sentait pas d'humeur à faire la fête. Durant l'après midi, après que les hommes eurent enfin regagné la ville et retrouvé leurs familles, une petite délégation avait insisté pour s'occuper du corps de son père adoptif. Le docteur Sven avait été détaché du poteau auquel les hommes de Darkov l'avaient cloué et enfin mis en terre avec le respect qu'il méritait. Il reposait dans le petit cimetière du village, juste à coté de sa fille adorée. Pour le moment ni l'une ni l'autre des tombes n'avait de stèle mais les villageois avaient promis de s'en occuper aussitôt que possible.
Le gamin contemplait le monticule de terre fraîchement retournée en essayant de ne pas penser qu'il était à nouveau orphelin. D'autres choses plus importantes l'occupaient. Son esprit était assailli de questions auxquelles il ne trouvaient aucune réponse. On lui avait raconté tellement de choses qu'il n'avait jamais songé à remettre en question, mais voilà qu'aujourd'hui, il ne savait plus ce qui était vrai où non. Il ne savait plus s'il devait croire aveuglément tout ce que son père adoptif lui avait raconté ou s'il devait s'en méfier. Devait-il laisser un autre lui dire ce qu'il devait penser ou au contraire devait-il essayer de voir le monde de ses propres yeux, comme Seran le lui avait conseillé, même si ça voulait dire trahir l'homme qui avait pris soin de lui après la mort de sa mère?
Bien sûr il aurait pu voyager par ses propres moyens. Mais il voulait comprendre. Comprendre pourquoi ces pirates étaient si différents de ce qu'il imaginait. Comprendre ce qui faisait d'eux des exceptions. Comprendre ce qui les rendait si forts et si confiants. Le gamin n'osait le dire, mais il enviait cet homme, Trafalgar Law. Il enviait sa force, sa confiance en lui, sa détermination. Il enviait sa liberté. Lui aussi avait envie de vivre des aventures, de devenir plus fort, de lui ressembler. Aussi étrange que ça puisse paraître, Milo admirait un pirate, lui le fils adoptif d'un marine. Il devait probablement être devenu fou, pas vrai?
Un bruissement de tissus derrière lui attira son attention. Arrachant son regard à la tombe, il se retourna pour voir Maria se tenir derrière lui. Elle avait un petit sourire un peu triste sur le visage quand elle s'approcha pour se tenir près de lui.
− Tu ne va pas à la fête? Ces pirates sont vraiment drôles, tu sais.
Le gamin haussa les épaule.
− Je vais y aller.
Il vit le regard de la barmaid glisser vers le monticule devant lequel il se tenait.
− Je n'ai pas eu le temps de te dire combien j'étais désolée pour ton père et pour ta soeur, confia-t-elle à mi-voix.
Milo ne répondit rien. Un instant de silence passa.
− J'ai parlé avec Jon, commença Maria que le silence commençait à déranger. Il est d'accord pour te prendre avec nous. Enfin si tu le veux, bien entendu.
Milo secoua la tête.
− Je ne vais pas rester, fit-il, s'attirant un regard alarmé de la jeune femme. Je vais partir avec eux.
Pas besoin de préciser qui était le "eux" dont il parlait.
− Tu leur a demandé? Ils sont d'accord?
− Je vais le faire, assura le blondinet. J'avais juste besoin de venir ici, rendre un dernier hommage à père.
Il laissa passer un instant avant d'ajouter.
− Il doit être furieux de ma décision.
Maria lui adressa un petit sourire rassurant.
− Je suis sûre que non. Il aurait compris. Il détestait réellement les pirates, mais ceux là sortent vraiment de l'ordinaire, je suis sûre qu'il les aurait apprécié.
Milo se contenta de hocher silencieusement la tête, essayant de ne pas faire attention à son coeur qui cognait lourdement dans sa poitrine.
Law se demandait encore ce qu'il faisait là. Coincé entre Nami et Seran, obligé de participer à la petite fête alors qu'il n'avait qu'une envie, quitter l'île au plus vite, il essayait de prendre son mal en patience. Autour de lui, les villageois et les pirates des deux équipages se mêlaient pour former une foule mouvante qui riait et dansait sans essayer de contenir sa joie. Si les membres de son propres équipage commençaient à se comporter comme des idiots, ce n'était rien comparé aux Chapeaux de pailles qui faisaient vraiment le spectacle à eux seuls. Franky et Usopp dansaient sur la table bras dessus, bras dessous, tandis que le sabreur et le cuistot, le visage rouge et les yeux larmoyants, faisait un concours de celui qui mangerait le plus de piments. Luffy quand à lui, dansaient en compagnie de Chopper, des baguettes dans le nez transformant son visage en un grotesque masque de carnaval.
Si Law commençait à trouver le temps un peu long, et les autres franchement idiots, ce n'était pas le cas de tout le monde. A coté de lui, Seran riait aux éclats devant les pitreries de Luffy qui semblait ravi d'avoir trouvé si bon public. Voir la jeune femme s'amuser et rire de si bon coeur suffisait, cependant, à supprimer les pulsions meurtrière que ses alliés provoquaient chez Law et à calmer sa mauvaise humeur. Il se surpris même à sourire devant la bonne humeur de l'Atlante. Il ne se souvenait pas l'avoir déjà vu aussi joyeuse. Ça lui fit plaisir.
Un mouvement sur sa gauche détourna son attention de la blonde et il se retrouva nez à nez avec Milo. Le gamin le fixait avec une telle intensité qu'un instant, Law sentit un frisson lui remonter le long du dos. En général, attirer une telle attention de la part de Doflamingo n'était pas une bonne chose, loin de là. Mais le gamin n'était pas Doflamingo, même s'il lui ressemblait comme deux goûtes d'eau. Il avait peut-être les mêmes capacités latentes, essentiellement le haki, mais il n'avait pas la même force. Law savait qu'il n'avait rien à craindre de lui.
− Qu'est-ce que tu veux, demanda-t-il, attirant l'attention de Seran et de Nami.
Milo sembla hésiter un instant avant de répondre franchement.
− Je veux partir avec vous.
Il fallut un instant pour que la demande trouve un chemin dans le cerveau fatigué de Law.
− Et pourquoi je te prendrai dans mon équipage? Répondit-il en fixant le blondinet droit dans les yeux.
− Parce que je vous le demande? Répliqua Milo, incertain. Parce que je veux voir le monde par moi même. Je veux comprendre. Je veux devenir aussi fort que vous.
− La flatterie ne te mènera nulle part!
Une main posée sur son bras attira l'attention du jeune homme. Law se tourna vers Seran qui lui souriait d'un air indulgent. Il comprenait parfaitement ce qu'elle essayait de lui dire et il savait qu'elle avait raison. Même s'il lui ressemblait, Milo n'était pas Doflamingo. Law savait parfaitement qu'il était injuste de se défouler sur le gamin. Milo ne lui avait rien fait, il était idiot de lui en vouloir pour les crimes commis par son père. Il n'en était pas responsable. Mais une part de lui répugnait à avoir le gamin à son bord. Bien qu'il se refusa à l'admettre, la défaite et les blessures qu'il avait subit des mains du Shichibukai lui avaient laissé un goût amer qu'il ne parvenait pas oublier. Sans être traumatisé par la véritable correction qu'il avait pris, il ne parvenait tout de même pas à oublier de quelle façon Doflamingo avait littéralement joué avec lui. D'un autre coté, une partie de lui lui disait qu'avoir le fils de son ennemi à son bord pouvait toujours lui servir. Ne serait-ce que pour se débarrasser de son père.
La main de Seran se referma doucement sur son bras. Il se tourna à nouveau vers elle, oubliant le blondinet et la rouquine qui le regardaient en silence. Seran arborait toujours son sourire indulgent, le genre de sourire qu'une mère accorde à un enfant turbulent. Doucement, elle se pencha vers lui pour lui murmurer à l'oreille:
− Affronter tes démons est la seule façon de les vaincre.
Il se demanda un instant si elle ne lisait pas dans les pensées avant de se dire qu'elle le connaissait décidément trop bien. Il ne savait cependant si c'était une bonne chose où pas. Agacé, il soupira. Il était encore fatigué et n'avait pas l'intention de perdre son énergie avec tout ça ce soir.
− Laisse moi y réfléchir, lança-t-il à Milo. Viens me trouver demain quand on partira, j'aurai eu le temps de peser le pour et le contre.
Contrairement à ce qu'il attendait, le blondinet ne protesta pas, sachant visiblement que ça ne lui servirait à rien face à un homme qui avait l'habitude d'être obéit au doigt et à l'oeil par ses hommes. Même s'il aurait voulu insister et plaider sa cause, Milo préféra se taire afin de ne pas donner une mauvaise impression au capitaine qui se tenait devant lui. S'il voulait faire parti de son équipage, il allait devoir prouver qu'il était assez discipliné pour obéir aux ordres. Autant commencer maintenant et ne rien faire qui puisse lui coûter ses chances de se faire accepter.
− D'accord, fit-il avec un hochement de tête. A demain alors.
Et il s'éloigna pour rejoindre quelques uns de ses amis. Autant passer ses dernières heures sur l'île avec eux s'il devait soudain les quitter dès le lendemain.
