Bonjour à toutes.

Je viens juste de le terminer et je le publie tel quel. J'espère que je n'aurai pas laisser passer trop de fautes.

Merci à toutes celles qui me laissent des supers messages.

Bonne lecture

Disclamer: Tous appartient à Stephenie Meyer et je ne fais que broder autour.

Il y a une chanson que j'aime beaucoup et qui m'a trotté dans la tête tout au long de ce chapitre : AIMER de la comédie musicale Roméo et Juliette.

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Chapitre 13 : Avancer

Aimer, c'est n'avoir plus droit au soleil de tout le monde.

On a le sien.

(Marcel Jouhandeau)

POV Edward :

J'étais réveillé depuis une demi-heure mais je ne bougeais pas. J'avais passé la soirée la plus merveilleuse qui soit hier et la nuit qui avait suivi aussi. Je bénissais cette tempête que avait empêché Bella repartir chez elle. C'est vrai qu'elle m'avait dit qu'elle serait restée avec moi mais la tempête avait gardé ma famille loin de nous.

Bon Dieu, comme j'aime cette femme !

Hier j'avais pensé que Bella était LA femme de ma vie. Et après avoir passé la nuit avec elle, blottie au creux de mes bras, je savais que je voulais plus jamais la laisser repartir. Je nous avais imaginés à New York, tous les deux dans mon appartement avec vue sur Central Park.

Bon, pour ça, y avait encore du chemin.

La respiration de Bella devenait plus rapide, son corps bougeait doucement, signe que son réveil était proche. Je la rapprochai de moi et enfuis mon nez dans son cou. Je déposai quelques baisers sur sa nuque et derrière son oreille ce qui la fit frémir.

Aimer c'est ce qu'y a d'plus beau
Aimer c'est monter si haut
Et toucher les ailes des
oiseaux
Aimer c'est ce qu'y a d'plus beau

« Bonjour, toi, » dit-elle en se collant à moi.

« Bonjour, mon ange. As-tu bien dormi ?»

« Comme un loir. J'étais bien installée ! Et toi ?»

« J'ai passé la meilleur nuit de ma vie. »

« Tu exagères sûrement un peu. »

« Pas du tout. Veux-tu d'abord déjeuner ou prendre une douche ? » Demandai-je, en continuant mes baisers, la retournant vers moi pour l'embrasser.

« Mmmm, D'abord une douche. »

« Ok, tu trouveras des serviettes dans l'armoire sous le lavabo. »

« Merci, » répondit-elle, se levant pour se diriger dans la salle de bain. Je la suivis du regard, admirant son dos, ses longues jambes. Bella avait un corps magnifique. J'entendis l'eau coulé pendant que j'enfilais un boxer et cherchais de propres vêtements.

Aimer c'est voler le temps
Aimer c'est
rester vivant
Et brûler au cœur d'un volcan
Aimer c'est c'qu'il y a de plus grand

« Edward ? »

« Oui, Bella. Tu as besoin de quelque chose, » dis-je en m'approchant de la porte.

« Peux-tu me passer la serviette, je l'ai laissé sur le lavabo ? »

J'entrai et pris la serviette pour la tendre à Bella. Elle me souriait et au lieu de saisir l'essuie, elle agrippa mon poignet et me tira avec elle sous la douche. Bella riait et je ne pus m'empêcher de faire de même. Elle passa ses bras autour de mon cou tandis que je la saisissais par la taille et la collais contre moi.

« Hum, serais-tu plus dévergondée que ce qu'il n'y parait ? »

« Non, c'est toi qui me rends ainsi, » dit-elle, gênée, enfouissant son visage dans mon torse. Je sentais la chaleur de ses joues sur moi.

« Bella. Regarde-moi ! » Je lui relevai son menton avec ma main droite pour l'embrasser.

« Ne sois pas gênée. Je n'avais qu'une envie, c'était de te rejoindre mais je n'osais pas. Je ne veux pas brusquer quoi que ce soit entre nous. » Je la regardai dans les yeux cherchant à savoir si elle voulait vraiment continuer. Un faible sourire me répondait quand la sonnerie de son portable nous sortit de notre contemplation.

« C'est certainement Charlie. Si je ne réponds pas, il est capable de rappliquer ici dans deux minutes, » lâcha-t-elle en s'écartant de moi et prenant la serviette pour s'enrouler dedans et sortir de la douche. Je la regardai s'éloigner me laissant en plan alors que j'étais prêt pour un câlin matinal.

« Zut, je suis arrivée trop tard, » me dit-elle en levant les yeux vers moi. Je m'étais appuyé sur le chambranle de la porte de la salle de bain, la regardant fouiller dans son sac que j'avais monté hier soir. Ses yeux descendirent vers ma virilité qui n'était toujours pas remise de son attaque dans la douche.

« Oups » dit-elle simplement, se mordant la lèvre inférieure. Ce qui n'arrangeait rien pour mon envie d'elle. D'une démarche féline, je m'approchai d'elle, l'enveloppant de mes bras et l'obligeant à reculer vers le lit.

« Edward, il va surement venir voir si je vais bien. »

« Il faut d'abord qu'il trouve un bucheron. L'arbre est toujours sur le chemin. Je pense qu'on a un peu de temps devant nous et je te signale que c'est de ta faute, » ajoutai-je, l'embrassant dans le cou en l'obligeant à s'allonger sur le lit.

« Je n'ai rien fait, moi. J'avais juste besoin d'une serviette, » minauda-t-elle, frottant son intimité contre moi.

« Ha, oui ? Tu n'as rien fait ! » Je l'embrassai passionnément comme si j'étais en manque. Et c'était vraiment cette sensation. En manque d'elle, de la sentir, de sa douceur. « Je ne pourrai plus jamais vivre sans toi. » Bella déglutis difficilement mais n'ajouta rien, répondant à mon baiser et laissant ses mains vagabonder sur mon torse. Nous nous caressâmes l'un l'autre, tendrement, apprenant à connaitre nos corps respectifs. Ma main glissa jusqu'à son sexe déjà bien humide et je laissai un doigt bientôt rejoint par un deuxième explorer ses lèvres intimes et pénétrer en elle. Je sentis Bella arquer son dos, poussant son bassin plus fort contre ma main. Ses gémissements s'intensifièrent et la sentant prête à venir, j'introduisis ma verge à la place de mes doigts. Nous bougions ensembles, augmentant la cadence pour nous amener à l'extase tous les deux au même moment.

Aimer c'est plus fort que tout
Donner le
meilleur de nous
Aimer et sentir son cœur
Aimer pour avoir moins peur

Nous restâmes quelques minutes enlacés avant de nous lever et de retourner nous rafraichir dans la salle de bain évitant de nous toucher car cette fois-ci, son père risquerait ne venir nous surprendre. Nous descendîmes prendre un petit déjeuner simple. Je préparai le café pendant que Bella grillait quelques tranches de pain. Elle vint s'installer sur mes genoux, grignotant son toast à la confiture.

« Bella, as-tu l'intension de parler à ton père de nous, » Demandai-je subitement.

« Bin, oui, … mais non, …enfin pas tout de suite. Avec lui, moins on en dit, mieux on se porte, » avoua-t-elle, timidement.

« Ok. Alors, tu ferais mieux de t'installer sur une chaise car le voilà je pense, » répondis-je en lui faisant entendre le bruit d'une voiture qui s'arrêtait devant la cuisine. Bella sauta sur ses pieds et s'assit en face de moi, les joues en feu.

« Hum, je pense qu'il n'aura aucun soupçon en te voyant, » ne pus-je m'empêcher de la taquiner. Elle était si belle quand elle rougissait.

« Oh, arrête. Je te rappelle qu'il est flic et qu'il est toujours armé. » Je ris de bon cœur face à son trouble et son stress vis-à-vis de son père. Celui-ci frappa à la porte et je me levai pour aller lui ouvrir.

« Bonjour, chef Swan. Entrez, » l'invitai-je aimablement.

« Ouais, bonjour, » dit-il, me jetant un regard en coin avant de reporter son attention sur sa fille. « Bonjour, Bells. Ca va ? »

« Bonjour, papa. Oui, ça va. Et toi, pas trop de travail avec la tempête ? » Je proposai une tasse de café à Charlie qui prit place à côté de sa fille. Je comprenais pourquoi Bella voulait éviter de lui parler de nous. A sa façon de me regarder, il voulait dire, bas les pâtes.

Trop tard Charlie. Il va falloir faire avec car je suis là et pour longtemps.

Nous parlâmes des incidents de la nuit, de la personne qu'il avait trouvée pour venir dégager le chemin et termina la conversation avant de partir en rappelant à Bella qu'ils se retrouveraient chez Billy. Charlie embrassa sa fille, me salua à peine en grognant et repartit.

« Je comprends mieux pourquoi tu ne voulais pas que ton père sache. Il ne m'apprécie pas, dirait-on. »

« Il ne te connait même pas. C'est juste qu'il oublie souvent que je ne suis plus une petite fille et qu'il a une idée bien précise du beau-fils parfait, » admit-elle, finissant son café avant de venir reprendre sa place sur mes genoux. J'enfuis mon visage dans son cou, inspirai profondément avant d'aborder le sujet qui me préoccupait.

« Tu vas à la Push ce soir, si j'ai bien compris ? »

« Oui. Je n'y suis pas aller depuis mercredi dernier et j'ai promis à Jacob que je viendrai aujourd'hui. »

« Et si je te demandais de ne pas y aller ? » Dis-je du bout des lèvres, sachant qu'elle n'allait pas apprécier.

« Pourquoi ferais-tu ça ? »

« Je n'aime pas te savoir là-bas. Ce type cherche plus que ton amitié. J'en suis sûr. »

« Tu as raison. » Son aveu me surprit et je la dévisageai quand elle poursuivit. « C'est vrai que Jacob a des sentiments pour moi, mais il sait aussi qu'ils ne sont pas réciproques et il n'insistera plus. C'est aussi mon meilleur ami et j'y tiens. »

« Je n'aime pas savoir que tu va passer la soirée avec lui. C'est pareil quand tu es proche de Mike. »

« A la différence de Mike, c'est que je ne risque rien avec Jacob. Il n'essayera jamais quoi que ce soit. Ne sois pas jaloux, c'est idiot. »

« C'est idiot ! Tu as toute une cour autour de toi et c'est idiot de me tracasser ? » M'énervai-je, me levant, l'obligeant à se lever aussi et arpentant la cuisine de long en large.

« Edward ! D'abord je n'ai pas une cour de courtisant autour de moi puis, …c'est toi que j'aime. N'as-tu pas confiance en moi, » dit-elle, s'approchant de moi les yeux brillants. Je lui avais fait de la peine. Je m'en voulais mais pour la première fois de toute ma vie, j'avais peur de perdre quelqu'un. Peur de perdre la femme que j'aimais.

« Pardonne-moi, mon cœur. Tu as raison. Je suis jaloux et ça me fait dire des bêtises. Je ne veux pas te perdre. » Je la pris dans mes bras, la serrant fort et m'excusant encore.

« Je t'aime Edward. »

« Je t'aime aussi, tellement. »

Aimer c'est ce qu'il y a d'plus beau
Aimer c'est monter si haut
Et toucher les ailes des oiseaux
Aimer c'est ce qu'y a d'plus beau

Bella décida ensuite qu'il était temps qu'elle s'attèle à son travail car je voulais qu'elle me consacre l'après-midi avant son départ pour rejoindre la Push. Le temps fila à toute vitesse et à midi nous montions en voiture, direction Port Angeles.

Nous passâmes le reste de la journée à nous promener, flâner sur le port et déguster des glaces, le péché mignon de Bella. Le temps filait trop vite à mon goût et je n'étais pas rassasié de sa présence, de ses baisers. Nous arrivâmes à la villa vers 16h et Bella partit directement vers la Push. J'errai comme une âme en peine le reste de l'après midi jusqu'au retour de ma famille.

« Salut, frangin, on t'a pas trop manqué ? » Héla Emmett, dès son entrée dans la maison.

« Salut, va. Et votre journée à Seattle ? »

« Super. Les filles ont dévalisée les magasins comme d'hab, on est fauché Jazz et moi. »

« Et épuisé à porter tous leurs paquets. T'as de la chance, toi. » Renchérit Jasper, enfuie sous une tonnes de colis appartenant à Alice.

« Arrêtez de vous plaindre tous les deux sinon… » Menaça Alice en venant m'embrasser.

« Ouch, j'ai peur, » plaisanta Emme, jusqu'au moment ou Rosalie qui arrivait derrière lui, lui asséna un tape derrière la tête.

« Tais-toi et porte tous ces sacs en haut, sinon tu dors sur le divan, » répliqua Rosalie, en souriant derrière son dos.

« Hey, bébé, c'est pour rire. » Nous éclatâmes tous de rire à la vue d'Emmett.

Un vrai enfant ! Mais comme je suis content qu'ils soient là.

« Au fait, Edward. Peux-tu me dire pourquoi tu ressemblais à un lion en cage quand je suis arrivé ? » Enchaina Emmett, en s'approchant de moi.

« Je vous attendais, simplement. »

« Ah ouais, simplement ? Ce n'est pas plutôt parce que notre charmante petite Bella t'a laissé tomber ? »

« Elle ne m'a pas laissé tomber…. » M'énervai-je, quand je compris au regard narquois de mon frère qu'il se moquait de moi. « Elle est partie à la Push, monter à cheval. »

« Et ça te met dans un état pareil. Elle reviendra demain, déstresse, frangin. C'est mauvais pour le cœur. » Ajouta Jasper, me tapant sur l'épaule.

« Mon cœur va très bien. Je sais qu'elle sera là demain mais … C'est plutôt le fait qu'elle soit avec son ami Jacob qui me dérange. »

« Eddie est amoureux dirait-on ! Et un tantinet jaloux, de plus, » plaisanta Emmett. Je me tournai vers lui puis acquiesça de la tête.

« C'est génial, Edward. Bella est vraiment une chouette fille. Mais… » Dit Rosalie.

« Mais ? » Répétai-je, en la fixant.

« Ne la fais pas souffrir. Elle ne le mérite pas. C'est ça que Rosalie essaye de te dire, » répondit Alice, prenant de court tout le monde sauf Jasper qui lui souriait.

« Ce n'est pas mon intention. Et toi, quand penses-tu ? »

« Tu es heureux. Ca se voit sur ton visage. Je ne t'ai jamais vu ainsi. Alors je reconnais mes torts. Je t'aime et je ne veux jamais revoir l'ancien Edward. » Rétorqua Alice en m'enlaçant suivi d'Emmett, Rosalie et Jasper.

« Ok, OK je pense que j'ai compris que vous étiez content mais là …j'étouffe ! »

Nous éclatâmes de rire une fois de plus en nous écartant les uns des autres. Les garçons portèrent les achats à l'étage pendant que les filles préparaient des pâtes que nous mangerions dans le salon. J'allumai un feu come le soir avant, regrettant la présence de Bella mais moins tendu grâce à la présence de ma famille.

« Bon, maintenant Edward. Raconte nous ta soirée de hier et surtout n'oublie pas les détails …aucun détail, » questionna Emme en s'asseyant en face de moi et me regardant avec un immense sourire.

Oh Emmett !

POV Bella

Aimer c'est voler le temps
Aimer c'est rester vivant
Et brûler au cœur d'un volcan
Aimer c'est c'qu'il y a de plus grand

Je venais de quitter Edward et me dirigeais vers la Push. Je repensais sans arrêt à ces deux derniers jours et à l'évolution de notre relation. J'avais adoré notre soirée puis notre nuit. Tout paraissait si normal, si naturel entre nous. J'avais eu beaucoup de mal à partir mais j'avais promis à Jacob et il restait malgré tout mon meilleur ami. Sans oublier que monter était mon passe temps favori avant l'arrivée d'Edward et que je ne voulais pas arrêter.

Dès que je stoppai ma camionnette devant chez Billy, Jacob accourut et m'ouvrit la portière. Je lui souris en sortant et l'embrassant sur la joue.

« Coucou, Bells. J'avais peur que tu ne viennes pas ? » Dit-il en me tendant la main pour m'aider à sortir. Il m'entraina directement vers les écuries.

« Bonjour, Jacob. Je t'avais promis que je viendrai. »

« Je sais mais je n'avais pas été très sympa la dernière fois. Alors ! » Se justifia-t-il en faisant une grimace qui me fit rire.

« C'est oublié et puis tu m'as promis d'être sage maintenant. »

« Sage comme une image. Je serai le meilleur ami que tu n'auras jamais. »

C'était bon de le retrouver comme autrefois. Jacob était un garçon très agréable avec qui j'aimais passer du temps. Il était toujours gai et me faisait énormément rire. Nous préparâmes nos montures et partîmes pour une longue randonnée à travers les bois. Nous parlâmes de tout et de rien comme avant et c'est de très bonne humeur que nous rejoignîmes nos pères respectifs pour le souper. Ils avaient été pêché tous les deux et les prises ayant été bonnes, nous eurent droit à du poisson.

Plus tard dans la soirée, Jacob et moi étions assis sur le perron quand il aborder un sujet qui l'avait tracassé toute la soirée.

« Où étais-tu quand je t'ai téléphoné dimanche ? Il y avait beaucoup de bruits. »

« J'étais à Port Angeles. »

« Tu as dit à Charlie que tu avais des corvées de retard.. . »

« Stop Jacob. »

« Désolé. C'est juste que tu m'as manqué. »

« Je suis là aujourd'hui, c'est le principal. »

« Oui, tu as raison. Et que faisais-tu à Port Angeles ? »

Je poussai un profond soupir mais décidai de lui répondre quand même. « Je suis allée de promener. La journée était belle. »

« OH, Ok. Bella, tu …Non, oublie. »

« Dis ce que tu penses. De toute façon, tôt ou tard tu le diras alors, accouche ! »

« Tu étais seule ? »

« Jacob ! »

« Amis Bella. Avant tu me disais tout. »

« Oui, mais avant je n'avais pas peur de te faire de la peine, » répondis-je, en regardant mes pieds.

« T'inquiète ! Tu peux tout me dire. Allez vas-y sinon, je vais imaginer n'importe quoi comme…tu t'es remise avec cet imbécile de Newton ! » Répliqua-t-il, en tapant sur mon épaule de la sienne.

« Oh ça, pas possible que ça arrive un jour. » Je regardais Jacob pour juger si je devais lui parler ou non d'Edward. C'est vrai qu'autrefois, il aurait été le premier informé. Je lui racontais vraiment tout.

« Bon, si tu insiste mais tant pis pour toi si ça ne te plait pas, ok ? »

« Ok. »

« J'ai passé l'après-midi de dimanche avec Edward. »

« Celui qui t'emploie ? »

« Techniquement, c'est sa mère qui m'emploie. Mais oui, c'est bien celui-là. Nous nous voyons beaucoup. » J'inspirai un bon coup, observant Jake pour juger de sa réaction mais il était serein. « Nous nous entendons vraiment bien. »

« Et ? »

« Et quoi ? »Rétorquai-je, surprise.

« Bin oui. A voir comme tu mets des gants pour me le dire, je suppose que vous n'êtes pas …qu'amis ? N'est-ce pas ? » Ajouta-t-il mais toujours sur le même ton jovial et calme. J'étais de plus en plus surprise de sa capacité à parler de ceci.

« Non, tu as raison. Je … (oufff *soupire*) je l'aime, Jacob. C'est … c'est tellement ….je ne sais même pas ce que c'est. »

« Ouais, c'est clair et précis ton explication, » lâcha Jacob en éclatant de rire.

« Oh arrête de te moquer de moi. J'ai vraiment l'impression d'être amoureuse pour la première fois. »

« Ca, j'ai aucun mal à te croire. Tu n'aimais pas l'autre idiot. Quand à Laurent, vous étiez plus des bons amis qu'autre chose. Mais Bella, je ne veux pas me mêler de tes affaires mais est-ce raisonnable ? »

« Que veux-tu dire ? » Demandai-je, fronçant les sourcils d'incompréhension.

« Bin,… Il n'est là que pour quelques semaines. Et puis après ? »

« Je sais pas Jacob. Je n'y pense pas. Il repartira à New York, je suppose. » Jacob passa un bras autour de mes épaules et m'attira conte lui. Jacob soupira.

« Hum, Hum, Fais attention à toi et sache que je serai toujours là pour toi, Bells. »

« Je sais merci. Merci d'être à nouveau mon ami. » Dis-je en posant ma tête contre son épaule.

« Pour toujours. » Jacob déposa un baiser sur le sommet de mon crane. Nous avions réussi pour le temps d'une soirée à retrouver notre entende d'antan. C'est Charlie qui vint mettre fin à notre moment en me rappelant qu'il était tard et que demain, le réveil sonnerait pour aller travailler.

Je suivis mon père avec ma camionnette jusqu'à la maison et à notre arrivée, il me tendit le courrier qui était arrivé le matin même. J'ouvris rapidement les deux lettres qui émanaient de deux journaux de Seattle. Les nouvelles étaient excellentes et des rendez-vous m'étaient fixés pour le mois prochains pour des entretiens d'embauche. Je communiquai ces infos à mon père et me dirigeai vers ma chambre pour aller me coucher.

Je trouvai difficilement le sommeil ce soir, ressassant sans arrêt ma conversation avec Jacob. Il avait raison, que ferai-je à la fin de l'été ? J'avais postulé dans plusieurs journaux donc ma vie était ici et Edward repartirait pour New York. Avais-je envie d'une relation à distance ? Et lui, qu'envisageait-il ? La seule chose dont je sois sûr, c'est que j'étais amoureuse, qu'Edward m'aimait et que d'être ici, seule était dure. J'avais envie de le voir, d'être près de lui. C'est envahie de toutes ces réflexions que je sombrai dans les bras de Morphée.

Il était à peine 6 heures du matin que j'étais déjà réveillée. Je me retournai quelques minutes dans mon lit puis finis par me rendre dans la salle de bain pour me préparer car je n'arriverai plus à me rendormir. Un mot sur la table de la cuisine, m'indiqua que Charlie avait été appelé pour son travail. Je me servis une tasse de café en regardant par la fenêtre quand je me figeai.

Et si j'allai le réveiller ?

J'hésitai en peu, pour la forme puis attrapai mon sac et les clés de mon véhicule et sortis. Je passai par la boulangerie pour prendre le déjeuner.

Ca dispensera Emmett d'y aller.

J'arrivai vers 6h45 à la villa. Je m'arrêtai derrière la maison face à la cuisine. Maintenant que j'étais là, je n'étais plus sûr que ce soit une bonne idée. Sa famille était là.

Allez, Bella. Décide-toi ! Profite des jours qu'il te reste.

J'introduisis la clé dans la porte et entrai quand un petit cri étouffé me fit sursauter.

« Bon sang, Bella. Tu m'as fait une de ces peurs ! » M'apostropha Alice, une main sur sa poitrine.

« Désolée. Je pensais que vous dormiez. Je reviendrai plus tard. »

« Ne dis pas n'importe quoi, voyons. Je ne savais pas dormir alors je suis venue chercher un verre de lait. Ce n'est pas moi que tu es venue voir de toute façon. »

« Je ne suis plus sûr que ce soit une bonne idée, » dis-je, très mal à l'aise surtout face à Alice qui n'était pas celle qui m'appréciait le plus. A ces mots, Alice s'arrêta et se retourna vers moi.

« Bella. Je sais que j'ai été une vraie garce depuis mon arrivée et je voudrais m'excuser. »

Je voulus dire quelque chose mais elle tendit une main devant elle pour m'en empêcher.

« Laisse-moi finir. Je regrette sincèrement mon attitude. Je … J'aime ma famille plus que tout et j'ai eu un peu peur à mon arrivée. Edward est poursuivi par des tas de filles plus intéressées les unes que les autres et je pensais que tu étais comme elles. Mais j'ai appris à te connaitre, pas assez et je le regrette. Mais ce que je sais, c'est que grâce à toi, mon frère est heureux. Nous ne l'avions jamais vu ainsi et pourtant en dix ans, je pense avoir vu beaucoup de choses. Il t'aime et ça aussi, c'est nouveau tant pour lui que pour nous. »

« Merci, Alice. »

« Il est fragile, Bella mais tu l'as vraiment changé. J'aimerai qu'on reparte sur des bases nouvelles toutes les deux. Si tu es d'accord évidemment. »

« Ok, avec plaisir. »

« Bon, alors on monte ? Je tiendrai les garçons, surtout Emmett, loin de la chambre d'Edward le plus longtemps possible. » Arrivées devant la chambre d'Edward, elle déposa un rapide baiser sur ma joue puis sans rien ajouter, s'engouffra dans sa chambre.

Aimer c'est brûler ses nuits
Aimer c'est payer le prix
Et donner un sens à
sa vie
Aimer c'est brûler ses nuits

J'inspirai un bon coup pour me donner du courage puis abaissai la poignée pour m'introduire dans la chambre. Elle était sombre mais un fin rayon de lumière s'infiltrait au travers des tentures et éclairait Edward qui était allongé sur le ventre, les bras entourant l'oreiller et recouvert jusqu'à la taille par le drap. Je souris à ce spectacle avant de m'approcher lentement vers lui. Je m'assis sur le bord du lit pour le regarder. Doucement, ma main gauche se souleva et caressa son dos, remontant vers la nuque. Je m'approchai de lui et suivis le même chemin avec mes lèvres. Je le sentis frissonner sous ma bouche mais aucun mouvement ne se fit.

Quand mes lèvres arrivèrent au niveau de son oreille, je mordillai le lobe, tournant ma langue sur les courbes de son pavillon, ma main continuant à dessiner des cercles sur son échine. Je m'écartai de lui.

« Ne t'arrête pas, » murmura-t-il sans bouger.

« Je pensais que tu dormais ? Pas fâché que je te réveille ?»

« Non, c'est le meilleur réveil que j'aie jamais eu. »

Ma main reprit ses mouvements le long de son dos, caressant ses omoplates, sa colonne et descendant vers le bord du drap, mes lèvres embrassant ses épaules, sa nuque, son cou. Lentement, mes doigts s'approfondirent sous le drap sur ses fesses. Il ne portait qu'un boxer. Edward pivota doucement vers moi, son bras accrochant ma taille au passage et me tirant sous lui. Sa bouche trouva facilement le chemin de la mienne. Elles dansèrent ensembles, se caressant. Sa langue glissa sur la mienne demandant l'excès. J'entrouvris immédiatement la bouche et nos langues se livrèrent une bataille acharnée. Ses mains me caressèrent et passèrent sous mon chemisier. Il attrapa l'ourlet et me le fit passer par-dessus la tête. Ses mains reprirent ses mouvements sur mon corps, s'arrêtant sur mes seins, bientôt rejointes par ma bouche qui suça mes tétons au travers du tissu. Un gémissement sortit de ma bouche quand sa main se posa sur mon intimité par-dessus mon pantalon de toile.

« Oh, Edward… »

POV Edward

Entendre Bella gémir mon nom décuplait mon envie d'elle. Je passai ma main droite derrière son dos et avec deux doigts, je dégrafai son soutien-gorge et l'envoyai au loin dans la pièce. Mes lèvres ne quittaient pas celles de Bella. Je n'étais jamais rassasié de ses baisers. Ses mains fourrageaient dans mes cheveux et son bassin se frottait de plus en plus contre mon sexe qui devenait douloureux. Je me redressai sur mes genoux, la regardai dans les yeux avant de déboutonner son pantalon. J'attrapai le bord et le fit glisser le long de ses jambes emmenant son slip dans le même mouvement. Après un dernier regard, je déposai mes lèvres sur ses chevilles. J'alternais entre l'embrasser et lécher ses mollets, ses genoux, ses cuisses jusqu'à arriver en son centre. Je soufflai dessus puis ma langue s'insinua le long de ses lèvres intimes. Les gémissements de Bella s'intensifièrent et son bassin se soulevait. Je plaçai mes mains sur ses hanches pour la maintenir couchée et d'un large mouvement de bas en haut, je léchai avidement sa fente déjà bien humide. Je trouvai facilement son clitoris que je titillais.

« Oui, Edward. N'arrête pas. »

J'introduisis un doigt rapidement rejoint par un second en elle tandis que ma bouche suçait sa chatte trempée. Je sentis son intimité se resserrer autour de mes doigts et dans un râle de plaisir, son orgasme explosa en elle.

J'attendis que ses tremblements cessent avant de remonter vers elle et de l'embrasser à pleine bouche. J'ôtai mon boxer et me positionnai entre ses hanches. L'attente devenait insupportable. D'un coup de rein, je la pénétrai et imprimai des mouvements de vas et vient en elle. Bella enroula ses jambes autour de moi et je glissai mes mains sous ses fesses.

« Encore Edward, oui… plus fort. »

J'adorais entendre Bella me demander ce genre de chose. Je sentais qu'elle n'était plus très loin de venir. Je déplaçai ma main entre nos deux corps, caressant son bouton d'amour.

« Jouis pour moi, mon cœur. Viens pour moi. »

« Oh, Edward ! » Cria Bella quand elle arriva à son apogée. Son gémissement déclenchant le mien.

« Bella ! »

Nous restâmes enlacés, sans mots dire durant quelques temps.

« N'hésite jamais à venir me réveiller ainsi. »

« Je ne voyais pas pourquoi tu aurais dormi alors que je n'y arrivais pas ! »

« C'est parce que tu étais loin de moi, » dis-je, la serrant plus fort contre moi.

« Oui, c'est ça. Je t'aime, Edward. »

« Je t'aime aussi, Bella. »

Nous étions seuls monde. Enfin, presque. Car c'est à ce moment qu'Emmett décida à débouler dans la chambre. Je serrai plus Bella, remontant en vitesse le drap sur nous.

« Debout la dedans. C'est l'heure, » vociféra-t-il, en sautant sur le lit, manquant de nous écraser au passage.

« Emmett, sors de là. »

« Jogging frangin. Debout. »

« Désolée mais on a essayé de le garder loin d'ici le plus longtemps possible mais il a déjoué notre surveillance, » s'excusa Rosalie, attrapant son mec par le bras et le tirant derrière elle.

« Non, Rose. Sinon, ils vont encore trainer. »

« Et alors, c'est ton problème ? Oust dehors, » S'énerva Rosalie.

« C'est rien. On s'habille et on vous rejoint, » Dis-je, en riant.

Rosalie réussit à sortir Emmett et referma la porte. Je me tournai vers Bella qui était rouge pivoine.

« C'est Emmett. Faut t'habituer ! »

« J'suis pas sur d'y arriver. »

« Bon, debout sinon, il va revenir. » Nous passâmes dans la salle de bain nous rafraichir puis j'enfilai un training pour notre jogging matinal pendant que Bella se rhabillait. Nous rejoignîmes les autres à la cuisine.

« Salut les amoureux » dit Jasper à notre entrée.

« Merci pour le déjeuner, Bella, »Ajouta Alice en nous tendant le plat de viennoiseries. Je nous servis du café et vins m'asseoir à ses côté.

« Pas le temps de t'assoir Edward. On part, » dit Emmett en me tirant par le bras. J'eue juste le temps de déposer un baiser sur ses lèvres que je fus happé par les gosses mains d'Emmett J'entendis le rire de nos trois amies résonner dans la cuisine.

POV Bella :

Le déjeuner se termina dans la bonne humeur puis je me dirigeai vers la bibliothèque pour me concentrer sur mon travail. Il touchait doucement à sa fin et ça 'attristait légèrement. J'adorais être dans les livres. J'en profitai pour sélectionner quelques ouvrages comme Edward me l'avait dit pour reprendre ce soir chez moi.

Rentrer ce soir ? Je ne suis pas sur d'avoir envie. Je veux profiter au maximum du temps qu'il nous est donné.

Il était midi et Edward n'était pas venu me retrouver dans la bibliothèque comme d'habitude. Je décidai de me rendre dans la cuisine où Emmett et Jasper étaient attablés pendant que les filles préparaient la table.

« Bonjour, Bellisima, » me salua Emmett, chaleureusement.

« Bonjour, tout le monde. »

« Que désires-tu pour manger Bella, » demanda Alice en se retournant souriante vers moi.

« Comme vous. »

« Alors, c'est omelette à la Cullen. »

« Ce qui veut dire ? » questionnai-je, méfiante.

« Omelette baveuse avec fromage et jambon, » me répondit Alice. A peine avait-elle fini sa phrase qu'elle se figea. Un silence stressant tomba sur la cuisine. Une douce mélodie arriva jusqu'à nous.

« C'est Edward ! » murmura Alice, regardant vers le hall. « Il n'a plus joué du piano depuis la mort de ses parents, » ajouta-t-elle à mon attention, les yeux plein de larmes.

J'hésitai un moment, puis je me levai et me dirigeai vers la porte du salon que je poussai doucement. Edward était installé derrière le magnifique piano que j'avais admiré le premier jour. Je me souvenais surtout de la réaction d'Edward. La mélodie qu'il interprétait était douce, tendre et magnifique. J'étais nulle en musique surtout classique mais ce morceau était sublime.

Je m'approchai et déposai mes mains sur ses épaules. Quand le morceau fut fini, je laissai mes mains descendre sur son torse et je l'embrassai dans le cou.

« C'était très beau. »

« Merci mais je suis un peu rouillé, » dit-il en faisant aller es doigts dans tous les sens.

« Je n'ai pas remarqué. J'aimais beaucoup. » Edward me prit la main et m'installa à ses côtés.

« Je n'ai plus jamais joué depuis la mort de ma mère. C'est elle qui m'a appris. Elle était musicienne et avait arrêté sa carrière pour vivre avec mon père et s'occuper de moi.»

« Elle vous aimait beaucoup, ton père et toi. »

« Oui. C'était une femme merveilleuse. Ils me manquent encore tellement, » dit-il, enfouissant sa tête dans ma poitrine et me serrant de ses bras. Mes mains caressaient ses cheveux.

« Elle serait fière de toi. » Edward eut un petit rire moqueur.

« Oui, depuis que je te connais. Je ne suis pas sûr qu'elle aurait apprécié ma façon de vivre. Bella ? »

« Oui ? »

« Ne me quitte pas. »

« Mais, je n'ai pas l'intension de partir. Pourquoi dis-tu ça ? » Répondis-je inquiète.

« Je ne peux plus vivre sans toi. Je … Comment vois tu la fin de l'été ? » Edward avait donc les même questionnements que moi. Que lui dire, que lui répondre puisque j'ignorais moi-même les réponses.

« Je ne sais pas. Hier, j'ai reçu du courrier de deux journaux où j'ai postulé. Je ne sais pas comment sera l'avenir. Je sais juste que je t'aime mais que je veux aussi réussir ma vie professionnelle et que ces réponses sont une ouverture pour cette avenir. »

Edward s'écarta de moi, me saisit par les épaules pour que je le regarde. Et cette avenir ne peut pas se faire à New York ? »

« Les réponses que j'ai reçus sont des plus grands journaux de Seattle où j'ai fait mes stages. A New York, je devrais tous recommencer depuis le début. Mais toi, accepterais-tu de venir vivre à Seattle ? »

« En septembre, je vais devenir associé dans l'un des plus grands cabinets d'avocats de NY. Je ne peux pas refuser. Et puis, on connait des gens là-bas. On pourrait t'aider. »

«Oh ! Donc ma vie ici n'est pas plus importante que la tienne. Je dois pouvoir renoncer à tout mais pas toi ? »

« Je ne voulais pas dire ça, Bella. Je …Je t'aime et je ne peux pas imaginer ma vie sans toi. »

« Moi aussi je t'aime et vivre sans toi serait difficile. Mais je ne peux pas renoncer à tout. » Edward s'était levé et arpentait la pièce de long en large, le visage fermé. Je me levai donc également, m'approchai de lui et passai mes bras autour de sa taille.

« S'il te plait, Edward. Je n'ai pas envie de me disputer avec toi pour cela maintenant. Laissons-nous encore quelques temps pour réfléchir. S'il te plait. »

« Oui, tu as raison. Je suis désolé. Mais penser à repartir sans toi mais pénible. »

Aimer c'est ce qu'y a d'plus beau
Aimer c'est monter si haut
Et toucher les ailes des oiseaux
Aimer c'est ce qu'y a d'plus beau
Aimer...

Edward prit mon visage dans ses mains et m'embrasa passionnément. Cette conversation n'était pas terminée mais pour l'heure, je ne voulais plus y penser. Quelque soit notre décision, l'un de nous souffrirait de renoncer à quelque chose.

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Bon, j'espère qu'il vous aura plu. Donner moi viiiiite votre impresion .

J'enverrai un petit teaser pour chaque review.

N'oubliez pas que le concours d'Allocop. Les votes commencent le 8/11.

Un peu de pub (ça fait de tort à personne), j'ai écris deux OS pour le concours qui s'appelle "Je n'oublierai jamais" et "un ange en enfer".

Bon je vous laisse et à très bientôt

Bisous

Eli