Entrée sur le terrain, elle afficha une expression déterminée, même si en réalité elle était effrayée, son dernier vol remontait à sa troisième année et elle n'avait pas eu le temps de s'entraîner. Elle croisa les doigts et compta sur la chance qui lui avait bien souvent sauvé la mise.

Elle postulait pour la place de poursuiveur, ils étaient 6 pour ce poste, cela signifiait que 3 ne seraient pas pris. Tous les poursuiveurs de l'année précédente étaient présents, elle avait donc à faire à des gens bien plus expérimentés qu'elle.

Le terrain était gigantesque et impressionnant, elle se sentait minuscule. Le capitaine leur fournit un balai et ils s'élevèrent dans le ciel.

Deux équipes furent constituées et le match se passait en conditions réelles. C'était une méthode de sélection à l'effigie de Serpentard. Dure et compétitive, qui ne donnait sa chance qu'aux meilleurs. Heureusement pour elle, Isabella adorait les défis.

Après plus d'une heure de matchs, ils se posèrent et le capitaine annonça les sélectionnés. La jeune fille était satisfaite de sa performance et se dit qu'elle avait toutes ses chances.

Et effectivement, elle fut retenue. Isabella était officiellement poursuiveur de l'équipe de Serpentard, elle était fière de jouer pour les couleurs de sa maison.

Arthur, qui avait assisté aux sélections et qui l'avait encouragée depuis les gradins, vint la féliciter chaleureusement en l'étreignant. Isabella ne le repoussa pas mais fut gênée de ce contact. Elle avait que Arthur essayait de se rapprocher d'elle depuis quelques temps, si au début elle ne voyait pas de problèmes, elle commençait à voir que son camarade voulait plus qu'une relation amicale et elle ne savait pas comment mettre les choses au clair sans le vexer ou installer un froid entre eux.

Pendant qu'elle était perdue dans ses pensées, ils étaient rentrés au château et une fois arrivés, son ami cria « VEUILLEZ ACCUEILLIR LA NOUVELLE ATTRAPEUSE DE SERPENTARD ! ». Les gens présents dans le couloir applaudirent Isabella. Cette dernière, gênée, glissa à l'oreille d'Arthur «Tu n'avais pas besoin d'en faire autant ». Il la gratifia d'un sourire innocent et d'une petite tape dans le dos « Il faut bien ça pour une fille comme toi… » Lui glissa-t-il à l'oreille. Avant qu'elle n'ait pu répondre, Betty et Cedrella lui tombèrent dessus et la prirent dans leurs bras et la félicitèrent.

Après les intenses évènements de la journée, Isabella avait besoin de calme donc elle arpenta les couloirs et escaliers du château, sans direction d'abord, puis vers la bibliothèque, un lieu des plus sécurisants pour la jeune fille.

Une fois arrivée, elle s'assit et choisit un livre au hasard sur les moldus. Leur mode de vie la fascinait, elle trouvait amusant certaines de leurs coutumes et aimait apprendre leur histoire qu'elle trouvait bien plus riche que l'histoire sorcière.

Après plus d'une demi-heure de lecture, quelqu'un lui tapota l'épaule et elle se retourna pour faire face au visage souriant, pour une fois, de Jédusor.

« - Toutes mes félicitations pour ta sélection dans l'équipe

- Merci. Tu as déjà essayé de les passer

- Cela aurait été une perte de temps

- Pourquoi ?

- Même s'il m'est difficile de l'admettre, le vol sur balai est le seul art magique que je ne maîtrise pas du tout.

- C'est étonnant que tu admettes être mauvais dans quelque chose. Même si ça ne doit pas être si catastrophique que ce que tu le dis

- Oh si, ça l'est, tu n'as qu'a demander à Arthur ou Marius, ils sont témoins. Tu étais dans l'équipe de Quidditch à Beaux Bâtons ?

- Non, le Quidditch est une grande première pour moi. En fait je n'ai pas volé depuis ma troisième année

- Vraiment ? D'après Arthur, on dirait que tu avais fait ça toute ta vie, Nott m'a dit qu'avec toi on était sûrs de gagner le tournoi cette année.

- Je ne crois pas qu'Arthur soit très objectif

- Pourquoi ?

- Non comme ça

- Je ne supporte pas que l'on ne me réponde pas, alors je te le redemande, pourquoi pense tu qu'il ne soit pas objectif ? Dit-il, commençant à s'énerver

Isabella savait que quand il était comme ça, il valait mieux faire ce qu'il demandait

- Parce que nous sommes amis

Il arqua un sourcil

- Amis ?

- Oui, il y a un problème ?

- Tu le considère comme un ami ?

- Bien sûr !

- Ah

Il partit, un air dubitatif sur le visage, laissant Isabella toute seul.

Il a vraiment un sérieux problème, se dit-elle, reprenant sa lecture, enfin bon, il ne faut pas chercher à comprendre avec lui.