Titre : Un peu de douceur dans un monde de brute 1/ 3

Série : Carnets de voyages du capitaine – entrée 07

Perso : Jack, et Ianto

Résumé : Jack essaie de percer le mystère Ianto

Rating : PG-13

Spoilers : première saison

Disclaimer : Bien sûr je me contente d'emprunter des personnages appartenant à la BBC


Au départ, cela avait paru une bonne idée, une petite partie de campagne, avec une énigme à résoudre comme prétexte, il s'était dit que ce serait un moyen pour permettre à l'équipe de se retrouver, de se ressouder. Après tout, il ne faisait-là que mettre en pratique une vieille méthode, mille fois éprouvée dans le management d'hommes.

Il faut dire que l'air était devenu passablement irrespirable au QG. Déjà après la mort de Suzie, l'arrivée de Gwen n'avait été que moyennement acceptée, puis il y avait eu la trahison de Ianto… Car il ne fallait pas se leurrer, c'était bien ainsi que tous l'avait ressentie… et puis il y avait eu la débâcle des fées…

Il ne ressentait pas le besoin de se justifier, de justifier ses décisions, ni celle d'avoir offert à Ianto la possibilité de se racheter, ni d'avoir laissé les fées emmener une petite fille consentante pour sauver le monde.

Jack avait sorti l'arme de l'armurerie, il l'avait inspectée : elle avait besoin d'un sérieux nettoyage, alors il s'y était attelé.

C'était l'alarme, déclenchée par l'ouverture du sas, qui lui avait fait relever la tête :

« Salut ! Qu'est-ce que tu fous là un dimanche ? »

« Je pourrais te retourner la question ! D'habitude tu traînes plutôt sur les toits quand t'as rien d'autre à faire ? Non ?»

« J'avais autre chose à faire, si tu me disais ce que toi tu fais ici ? »

« Juste un truc qui me titille au sujet de mon dernier pensionnaire et que je voudrais vérifier… »

« Un dimanche après-midi ? »

« C'est pas moi qui cache des cybercopines dans le sous-sol, Jack ! »

« Pas des, mais sa copine »

« Désolé, mais je ne vois pas ce que ça change ! »

« Tout ! Owen, Tout ! Et tu le sais ! Toi, mieux que personne, tu le sais… mais t'inquiète pas, je ne vais pas ruiner ton beau costume du parfait salaud sans cœur… »

« C'est quoi ce flingue ? »

« Celui de Ianto ! »

« Tu nettoies son arme ? D'abord comment ça se fait qu'il a une arme ? Elle ne vient pas d'ici celle-là ! »

« Je suppose qu'il l'aura ramassée à Canary Wharf, la véritable question est : sait-il s'en servir ? Non ? »

« Jack, dit pourquoi tu l'as embauché, réellement… ? Tu savais pour Londres ? Je veux dire, tu as tout de suite compris que c'était lui qui avait rentré cette chose ici… tu savais n'est-ce pas ? »

« Je savais… »

« Je n'arrive pas à le croire ! Que tu embauches un des rescapés, que tu embauches quelqu'un de Londres, c'est déjà énorme venant de toi… mais un rescapé, Jack, un rescapé ? Et sans même m'en parler, merde, je suis toujours le toubib ici, non ?

« Je ne t'ai rien dit, parce que tu es encore plus braqué contre Londres que moi, et que je n'étais pas sûr que tu sois totalement impartial sur ce coup là… »

« Si tu mets en doute mon professionnalisme, vire-moi ! »

« Owen ! »

« Le fait d'être mon patron ne te donne pas le droit de m'insulter, Jack »

La dessus Owen était reparti, oubliant ce qu'il était venu faire et de très méchante humeur.

Alors Jack avait appelé Ianto.

« Bonsoir ! Je ne dérange pas au moins ? Les cartons, ça avance ? Euh… oui… ce n'est pas grave, pour demain, soit-là à 6 heures et tenue de campagne exigée : jeans, rangers… oui, je vous emmène camper ! bien sûr… il me faut quelqu'un pour assurer la logistique, le ravitaillement, ce genre de détails… »

Ianto était arrivé à 6 heures, alors que Jack finissait de vérifier qu'ils avaient tout le nécessaire, évidement Ianto recontrôlerait derrière lui, mais il y avait autre chose que Jack voulait faire avant que les autres n'arrivent.

Quand il était remonté dans l'aire centrale, un café brûlant l'attendait.

« Génial ! Merci Ianto, qu'est-ce… »

« La chaîne de Miss Tyler, Monsieur, j'ai pensé que… »

Ianto lui avait remis une petite boîte de menthol, quand Jack l'avait ouverte, il avait trouvé la petite chaîne et sa médaille installée sur un petit coussin de coton…

« Mer…Merci Ianto, Merci » Il avait ouvert le tiroir à main droite de son bureau, en avait sorti une vieille boîte en fer, dedans, il avait retrouvé une très vieille chaîne avec une médaille usée et déformée, il l'avait essuyée un peu et l'avait posée délicatement avec celle de Rose. Il avait ensuite mis la petite boîte de menthol dans sa boîte en fer et refermé le tout.

« Avec moi, Ianto ! » Avait-il dit en se relevant prestement et entraînant le jeune homme vers les sous-sols, et la salle de tir.

« Y-a-t-il un problème, Monsieur ? » Avait demandé Ianto un peu sur la défensive quand il avait vu où Jack l'avait conduit.

« Aucun, mais je t'emmène sur le terrain, et des gens disparaissent… Je veux être sûr que tu saches te servir de cette arme » Avait-il dit en la lui remettant.

Ianto l'avait soupesée, puis avait vérifié le chargeur.

« Vous l'avez nettoyée ! »

« Elle en avait besoin, ce n'est pas une arme courante… » Avait-il dit sur le ton de la conversation, essayant de pousser Ianto à s'ouvrir un peu, il ne pouvait ignorer que Jack savait très exactement quel type d'homme portait de telles armes à Londres.

« J'ai une sainte horreur des armes, Monsieur, mais je sais m'en servir, celle-ci était à Mac Dahl, un des porte-flingues d'Yvonne, Monsieur »

« Vous l'appelez Yvonne… »

Ianto était resté silencieusement à le dévisager, il était clair qu'il n'avait pas l'intention de pousser plus avant la confidence…

Jack l'avait invité à se mettre en place, et était venu lui mettre lui-même le casque de protection, et alors qu'il était là, tout contre lui, il lui avait murmuré :

« Pas de blague Ianto, tu arrives au bout de mes réserves de patience… alors, ne me mens pas sur ce coup là : je veux savoir ce que tu vaux, vraiment »

Et Ianto lui avait montré… et Jack était resté scotché :

« T'es sûr que tu n'étais pas un de ses porte-flingues ? »

Ianto avait opposé le même silence, et s'activait à recharger l'arme.

« Non, parce que tu vois, d'après UNIT, le type qui a identifié les victimes, un certain Jones, travaillait au service du personnel, et d'après mes sources, tu étais supposé être assistant-chercheur, moi je trouve que tu as de moins en moins le profil »

« Thomas Jones »

« ??? »

« Thomas Jones, il avait 23 ans, il appartenait au service du personnel, je crois qu'il a été converti, en tout cas, il n'était pas parmi les victimes identifiables »

« Personnellement, va savoir pourquoi, c'est Ianto Jones qui m'intéresse… »

« J'étais un de ses assistants personnels, c'est tout… café, courrier, teinturier, plus ou moins ce que je fais ici, le ménage en moins»

« Un assistant personnel, capable d'enregistrer un fichier du personnel de plus de 1500 personnes, elle était au courant ? »

« 1638, Monsieur ! Si elle s'en était doutée, vous auriez retrouvé mon corps dans une des salles d'autopsie du troisième sous-sol »

A suivre…

Peut être lu en complément dans Torchwood sans queue ni tête :

Chapitre 1 : Bivouac en rase campagne.