Bonjour tout le monde !
Voilà le 14e chapitre de la fiction.
Bonne Lecture.
Black Jo : En fait les parents de Pansy s'inquiète, mais pas comme il le faudrait. Tu as raison pour Ginny. C'est une façon de se dérober en quelque sorte. C'est bientôt pour l'explication de Mars 2004. Merci !
London123 : Tu as tout à fait raison. Encore merci !
Chapitre 14 : Etre amis.
Février 2005
Pansy avait bien profité de ses journées de liberté. Elle sortait tous les jours, se promenait et profitait de la situation pour revoir tous ses amis. Elle les avait réunit chez-elle pour un dîner. Tout le monde avait été réticent, mais Pansy avait insisté en disant que ça ne se passerait pas comme la dernière fois. Ils acceptèrent prenant cet argument très au sérieux.
Ils avaient passé une très bonne soirée tous ensemble avec les enfants. Pansy avait été si heureuse de voir Camille et Liam. Ça lui donnait du baume au cœur de les voir si grands et si mignons. Elle pouvait voir Drago complètement gaga de sa fille qui lui faisait des petites moues attendrissantes. Hermione elle, fut soulagée de voir à quel point Pansy traitait bien Smarty. L'elfe n'était pas libre, mais elle ne le maltraitait pas. Pansy avait expliqué à Hermione que Smarty savait lire et écrire. Cette dernière l'avait prise dans ses bras les larmes aux yeux, la remerciant pour tout ce qu'elle faisait pour son elfe.
-Il a des vêtements propres et a droit à trois repas par jours. C'est un elfe en bonne santé, dit Pansy.
-Oui, ajouta Smarty, Maîtresse Pansy est très bonne avec moi.
-Arrête, dit Hermione. Je crois que je vais t'embrasser.
-Génial, s'exclama Blaise qui avait les oreilles partout.
-Non pas génial, intervint Drago.
Tout le monde se mit à rire, même les petits qui ne comprenaient pas ce qui se passait. Tout le monde, sauf Harry.
Harry n'avait pas le moral. Ginny était partie quelque jour plus tôt pour l'Ecosse et ça, pour trois longues semaines. Il l'avait vu descendre les escaliers avec son sac de sport et son balai. Chaque pas qu'elle avait fait avait été un coup qu'il recevait en plein cœur. Il avait eu l'impression que cette situation annonçait la fin de son couple.
-Ça nous fera du bien, lui avait-elle dit. J'en suis sûre Harry.
-Pourquoi j'ai du mal à y croire, avait-il répondu.
-Il faut y croire. Moi j'y crois. Je t'aime.
-Je t'aime aussi.
Ginny avait embrassé Harry puis son fils et avait transplané. Harry s'était donc retrouvé seul avec Andrew, comme d'habitude. Sauf que cette fois, ça durerait trois semaines.
Alors non, Harry n'allait pas très bien. Ginny lui manquait et Pansy l'avait bien remarqué.
Camille s'était approchée d'Harry et lui avait fait un bisou.
-C'est pour que tu arrêtes de faire la tête de cochon comme papa ou papi Lucius.
-Merci petite fée.
-Je vais aussi faire un bisou à bébé Andrew pour qu'il ne fasse pas la même tête de cochon que toi.
Camille alla vers Andrew et fit un bisou qu'Andrew tenta de lui rendre.
-Tatie Ginny va revenir ! s'exclama-t-elle.
-N'est-elle pas merveilleuse ma petite filleule ?
Camille sourit et alla voir Blaise qui l'accueillit à bras ouvert.
-Toutes ! dit Ron. Il les lui faut toutes !
-Et oui.
Harry aurait pu rire encore une fois. Mais ce ne fut pas le cas. Il croisa le regard de Pansy qui le regardait avec beaucoup de peine.
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Harry était de retour chez-lui. Il avait couché Andrew et s'était assis dans le canapé avec un verre de whisky sur la table basse. Ginny ne reviendrait pas ce soir-là comme les trois précédents. Que faisait-elle en Ecosse ? Avec qui était-elle ? Il se doutait bien qu'il n'y avait pas que le Quiddich qu'elle avait en tête et ça l'inquiétait.
On sonna à la porte une fois, Harry ne se leva pas. Il ne voulait voir personne. Il voulait être seul avec ses pensées.
Une deuxième fois. Harry fronça les sourcils. On allait finir par réveiller Andrew et il aurait beaucoup de mal à le rendormir.
La troisième fois ce ne fut pas un coup de sonnette mais des coups à la fenêtre du salon. Harry se redressa et put voir qui était venu l'importuner. Il ouvrit dans l'instant.
-Bonsoir.
-Bonsoir, répondit-il.
-Je peux entrer ?
-Oui. Oui, bien sûr.
Pansy entra dans la maison. Ça faisait longtemps qu'elle n'était pas venue dans cette maison. Elle était toujours aussi éclairés et chaleureuse que dans ses souvenirs. Elle regardait tout autour d'elle et fixa la table basse en fronçant les sourcils.
-Tu bois ? demanda-t-elle.
-Ce n'est qu'un verre de rien du tout.
-Un verre de rien du tout plus combien d'autre ?
-Aucun. J'ai un fils Pansy, ne l'oublie pas.
-Justement. Il dort ?
-Oui. Il dort malgré le coup de sonnette que tu as donné.
-Désolée, dit-elle.
Harry soupira et s'assit sur le canapé. Pansy s'assit à côté de lui.
-Tu veux un verre ? proposa Harry.
-Non. Et je pense que tu ne devrais pas boire à cette heure-ci.
Harry regarda l'horloge. Il était 23h17. Il allait travailler dans moins de sept heures.
-Qu'est-ce que tu fais là ? demanda-t-il.
-Je suis venue voir si tout allait bien.
-Tout baigne ! répondit Harry un peu trop vivement. Tu peux rentrer chez-toi.
Il allait prendre son verre que Pansy s'empressa de faire disparaître avec la bouteille. Harry fronça les sourcils.
-On prend très vite de mauvaises habitudes, expliqua-t-elle.
-Tant pis, soupira Harry.
-Pourquoi es-tu dans cet état-là ? Ginny va revenir. Elle n'est qu'à un recrutement.
-Pour trois semaines ? Ça ne dure jamais aussi longtemps. Je le sais. Elle veut faire un break. Nous sommes dans un processus de séparation.
-Ne dis pas ça.
-C'est la vérité.
-Qu'est-ce que tu en sais ?
-Je le sais, c'est tout.
-Vous êtes pourtant un couple parfait.
Harry regarda Pansy en tentant de savoir si elle se moquait de lui ou pas. Elle semblait sérieuse.
-C'est toi qui disais que tu ne croyais pas tout ce qu'on racontait dans les journaux.
-Oui, c'est vrai, approuva Pansy, et ça me fait comprendre que tu es fou d'elle.
-Mais est-elle folle de moi ? soupira Harry.
Pansy ne répondit pas. Ce n'était pas la question qu'elle avait en tête. Pansy aurait plutôt voulu dire que Ginny ne méritait pas qu'il soit fou d'elle. Pansy savait pourquoi. Mais elle était malgré tout persuadée qu'ils allaient surmonter cette épreuve.
-Je lui ai envoyé deux lettres tu sais, reprit Harry. Elle n'a pas répondu. A aucune d'entre elles.
-Ça prend peut-être du temps, tenta de le rassurer Pansy. Il faut laisser le temps aux hiboux de se reposer.
Harry eut un rire jaune.
-Tu parles. J'ai fait un stage de formation en Ecosse au début de ma carrière. Les lettres s'expédient en moins de cinq heures à vole d'oiseau. Non. Elle ne veut tout simplement pas me parler. Voilà la vérité.
Harry soupira et se laissa aller contre le canapé. Il ferma les yeux et aucun d'eux ne parla pendant quelques minutes. Pansy crut qu'Harry s'était endormi. Elle se trompa.
-Je suis si fatigué, dit-il dans une lamentation. Je suis si las de cette situation, si tu savais. Ron et Hermione me disent que ça va s'arranger mais ils se voilent la face, pas vrai ? En même temps, peut-être que moi aussi je me voile la face, puisque je suis encore là. J'ai peut-être encore un petit espoir que tout ça s'arrange. Oui, ça doit être ça. C'est ce qui me permet de ne pas lâcher prise. Parce que sans espoir, on n'a plus rien.
Pansy était complètement abasourdie parce qu'Harry lui disait. Il était complètement dépité et ça ne lui ressemblait pas. Jamais elle ne l'avait jamais vu comme ça. Pansy ne savait pas trop comment réagir. Alors elle tenta le tout pour le tout. Elle s'approcha d'Harry et le força à s'allonger. Il posa sa tête sur ses cuisses et ferma les yeux alors que Pansy passait sa main dans ses cheveux en bataille comme pour le consoler.
-Tu sais ce que tu devrais faire ? dit-elle.
-Quoi…
-Faire comme d'habitude. Tu dois faire comme si elle n'était pas partie en Ecosse. Continue tes petites affaires. Va travailler occupe-toi de ton fils et tu verras que le temps passera très vite. Si tu penses à elle le moins possible, elle ne te manquera même pas.
-Tu penses ?
-Je suis sûre. Il ne faut pas que tu y penses. Il ne faut pas que tu déprimes encore plus que maintenant.
-Comme toi tu déprimes en pensant au retour de ton mari ?
-On ne parle pas de moi Mr Potter. Je ne suis pas le centre de la conversation.
Pansy l'entendit rire et elle sourit. Tout n'était pas perdu. Elle regarda l'heure. Il était plus de minuit. Il était temps pour elle de rentrer au Manoir. Il ne fallait pas que Smarty s'inquiète de trop. Elle lui avait dit qu'elle était chez Harry, mais pas qu'elle ne rentrerait pas.
-Il faut que j'y aille, annonça-elle.
Harry leva la tête pour laisser Pansy partir mais au dernier moment, il lui attrapa le bras. Pansy sursauta en faisant un bon en arrière le cœur battant la chamade. Harry la regarda en fronçant les sourcils.
-Désolé, dit-il embarrassé. Je ne voulais pas te faire peur.
-Ce n'est rien. Je suis juste fatiguée, voilà tout.
-Tu… tu ne veux pas rester ? S'il te plait ? Je… je n'ai pas envie de rester seul. Je veux dire… enfin…
Pansy regarda la main d'Harry tenant son bras, puis les yeux d'Harry qui était presque implorant. Elle savait qu'elle ne devait pas rester, que ce n'était pas une bonne idée, mais elle se sentit céder et Harry la tira délicatement vers lui pour qu'elle s'asseye de nouveau à côté de lui. Harry fit venir une laine vers eux et éteignit la lumière. Ils s'allongèrent dans le canapé, collé l'un à l'autre et Pansy ferma immédiatement les yeux.
-Merci d'être venue ce soir, chuchota Harry. Merci d'être mon amie.
Et Pansy ne sut ce qui se passa mais son cœur se serra subitement.
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Harry se réveilla progressivement et remarqua qu'il était dans le canapé du salon. Il essaya de comprendre le pourquoi du comment de cette affaire jusqu'à ce que son regard s'attarde sur l'horloge. Elle annonçait 7h30.
-Merde !
Harry bondit du canapé et courut à l'étage. Il aurait déjà dû être au travail depuis une bonne heure. Fol Œil allait lui arracher les yeux ! Harry se dirigea dans la chambre d'Andrew et vit le lit vide. Il y avait une enveloppe et à la place de son bébé. Tentant de ne pas paniquer il la prit et lut la lettre.
Bonjour Harry,
Je suis désolée si tu as paniqué en voyant le berceau d'Andrew vide. Je l'ai simplement emmené chez tes beaux-parents avant de rentrer chez-moi. Je ne voulais pas te réveiller. Je pense que tu avais vraiment besoin de sommeil. J'ai aussi envoyé une lettre à Ron pour le prévenir que tu serais en retard. Il m'a dit qu'il règlerait l'affaire avec Mr Maugrey. Tu as de la chance d'avoir un ami comme lui.
Je tenterais de passer te voir très bientôt mais je ne te promets rien, alors ne m'attends pas.
Essaye de suivre mon conseil d'hier. Continue tes petites habitudes sans te préoccuper de ce que Ginny fait. Tu finiras par le savoir de toutes manières. Dis-toi que vous vous êtes géographiquement séparés pour mieux vous retrouver.
Tâche de passer une bonne journée.
Je t'embrasse.
Pansy.
Harry soupira de soulagement. Andrew allait bien et Ron était au courant qu'il avait un peu trop dormi. Pansy avait raison. Il fallait qu'il fasse comme si rien ne s'était passé au moins jusqu'au retour de Ginny.
Fin du chapitre.
Bon, ce n'est pas très joyeux, Harry est complètement déprimé mais au moins, léger rapprochement avec Pansy, même si pour l'instant ce n'est toujours et encore qu'amicale.
Bon week-end.
Gouline971.
