Thème : pris sur le fait
Personnages : Romano, Antonio, Belgique (Justine, je ne connais pas son prénom officiel)
Nombre de mots : 681 mots
Romano arpentait tranquillement le chemin qui le ramenait à la maison de son tuteur.
Il avait passé la journée dehors profitant enfin d'un peu de liberté bienvenue.
Antonio, depuis que Romano avait fugué en Italie en étant petit, le surveillait comme le lait sur le feu. Comme s'il allait répéter cette erreur, ils ne l'avoueraient jamais, mais ils avaient eu la trouille de leur vie. Et en même temps, quoi de plus normal avec la catastrophe ambulante qu'il était tout jeune… Romano se racla la gorge car il n'était pas pour autant plus précautionneux à l'adolescence avec ses mouvements gauches. Il espérait un jour avoir des gestes assurés ainsi qu'une propension à la prudence un peu plus développée.
Il cueillit des fleurs le long du chemin, il en avait piqué à la voisine mais il ne le dirait pas à Antonio qui sourirait comme un imbécile heureux en les recevant.
En rentrant, Romano allait râler contre la beauté de leurs pétales en les arrangeant pour les mettre dans un vase sans le casser si possible au passage.
Antonio aurait encore cette présence si chaleureuse qui l'entourerait quand il poserait un bisou sur sa joue.
Ce bâtard espagnol était vraiment attirant pour Romano malgré qu'il soit son tuteur depuis de trop nombreuses années.
Romano se mettait à espérer en devenant un jeune homme d'intéresser l'espagnol de manière autre. Ils étaient très proches l'un de l'autre puisqu'ils vivaient ensemble depuis une éternité aux yeux du plus jeune. Antonio avait été celui qui avait été là et qui était resté auprès de lui malgré son fichu caractère.
Romano l'appréciait particulièrement, un peu trop pour que ce soit naturel, tomber amoureux de l'adulte qui vous a élevé était perturbant pour l'italien. Seulement, il était l'un des pays où l'amour avait une place importante dans la vie de tous les jours tout comme celui d'Antonio avait la passion dans ses veines, il ne pouvait lutter vraiment contre ce penchant.
Il se sentait complémentaire à Antonio sans qu'il puisse s'en empêcher.
Et ses rêves n'avaient plus rien de sage quand ils concernaient l'espagnol.
Il porta une fleur délicate à son nez pour en respirer la fragrance.
Dans ces moments de solitude, il pouvait vraiment être fleur bleue. Et il devenait le pire des râleurs en présence des autres parce qu'ils ne faisaient pas vraiment attention à ce qu'il ressentait. On lui préférait toujours son frère. Romano avait cette peur qu'Antonio ne fasse de même.
Antonio n'avait pas élevé Feliciano, il ne se sentirait pas coupable de le draguer, et Feliciano lui ressemblait énormément pour qu'il puisse les confondre.
Romano soupira, il allait se déclarer à Antonio dès qu'il en trouverait le courage.
Fort de cette détermination, il monta les dernières marches longues qui le séparaient du jardin de son tuteur. Il passa entre les haies de troène pour couper court, et il s'arrêta stupéfait au niveau d'une ouverture.
Il eut un sourire idiot et ravi.
Belgique leur rendait visite. Ce bâtard espagnol aurait pu lui dire qu'elle venait aujourd'hui au lieu de le jeter dehors pour toute la journée.
Les sourcils de Romano se froncèrent en détaillant la tenue légère de Justine, elle ne portait qu'un paréo coloré, c'était vraiment étrange de sa part. Il lui arrivait d'avoir un large décolleté mais il ne l'avait jamais vu habillée de manière aussi décontractée.
Antonio rejoignit Justine avec juste un boxer pour vêtement, il lui sourit déblatérant sûrement une ânerie.
Romano se sentit mal à l'aise de les voir ainsi ensemble aussi heureux sans lui.
Quand ils s'embrassèrent devant ses yeux horrifiés, le cœur brisé, il décida de leur faire la gueule aussi longtemps que possible pour lui.
Ils auraient pu lui dire, il ne se serait jamais autant de faux espoirs.
Il revint plus tard pour ne pas déranger leur « couple », il avait jeté les fleurs, il ne mangea pas les pastas préparées par son tuteur et il monta directement dans sa chambre. Il pleura toute la nuit, il se réveilla très tard et il évita Antonio toute la journée.
C'était sa première grande déception amoureuse.
Voilà, voilà, pas très joyeux. Le suivant ne l'est pas non plus, le thème c'est délire paranoïaque.
Enfin, bref, il ne me reste plus qu'un thème à faire : regarder le match, et j'ai pas d'idée pour le faire. Il faut que je finisse mon carton pourtant.
