Bonjour,

Avez-vous lu la réponse d'Hermione (Lettre 24) chez Mery-Alice Gilbert avant de lire celle-ci ?

Bonne lecture !


Drago Malefoy

Fond d'Aiglun,

06910 Le Mas

(France)

Hermione J. Granger

13, rue Artemisia Lufkin

PL4M Pré-au-Lard

(Royaume-Uni)

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Le Mas, le 19 septembre 2000

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Hermione,

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Avant tout, je tiens à te souhaiter un très joyeux anniversaire. Je regrette sincèrement de ne pas être à tes côtés pour l'occasion, surtout que comme tu l'as fait remarquer, dans moins de deux semaines, nous serons séparés par un océan.

Comme tu peux le voir, je t'écris de France où j'aide ma mère à s'installer chez sa cousine. Il s'agit de la branche française des Rosier et apparemment, ils n'ont rien en commun avec ceux que nous avons eu l'occasion de rencontrer en Grande-Bretagne. Alphonse et Corinne tiennent une roseraie assez réputée et ma mère est déjà sous le charme de leurs fleurs. J'ai l'impression de la voir revivre sous mes yeux, c'est assez incroyable.

Quand je sais qu'elle pourrait vivre ici depuis deux ans mais qu'elle a choisi de rester dans notre minuscule appartement londonien pour ne pas me laisser seul, ça me rend malade… Mais bon, ça ne devrait pas vraiment m'étonner, elle a toujours eu tendance à se montrer un peu trop protectrice à mon égard.

Et donc, à ma plus grande surprise, Alphonse et Corinne cultivent des roses qu'ils destinent à la fois aux moldus et aux sorciers. Celles pour les moldus sont « normales », bien que particulièrement résistantes et odorantes, et celles pour les sorciers ne fanent jamais et ne perdent ni leur éclat, ni leur parfum. C'est l'une d'elles que tu trouveras dans le colis qui joint cette lettre.

Je sais que ce n'est pas grand-chose mais c'est le premier de tes anniversaires pour lequel je me sens un minimum légitime pour te le souhaiter et je voulais te montrer que je ne t'avais pas oubliée, loin de là.

J'espère donc que tu me pardonneras de ne pas avoir répondu plus tôt à ta lettre. Comme je te l'avais annoncé samedi, nous avons pris un Portoloin pour Nice dimanche et je suppose qu'il a fallu quelques heures de plus à ton hibou pour me retrouver en plein cœur de la Provence française.

J'avoue avoir préféré attendre ton anniversaire pour te répondre afin de pouvoir te le souhaiter… J'aurais peut-être mieux fait de le faire directement, ainsi, avec un peu de chance, tu aurais eu cette lettre à temps.

Ma foi, il est à présent trop tard pour ça !

Comment se passe ta rentrée, sinon ? Tu dis que les débuts d'année te stressent particulièrement ? Pourquoi ? Je sais que tu es limite invivable en période d'examens mais à la rentrée ?! Tu as peur de quoi ? Qu'un nouveau te pique la place de Chouchou du prof ou lève la main plus vite que toi ?

Ah, ne râle pas, je te charrie, tu le sais très bien ! Ces manies agaçantes font de toi celle que tu es, ce n'est pas bien grave… Sans ça, tu ne serais pas vraiment Hermione Granger et nous n'en serions pas là.

Personnellement, j'ai reçu une dernière lettre de Luke. Il me dit que je peux être très fier de moi et m'a donné le nom d'un de ses amis et collègues, dans le Massachusetts, au cas où je voudrais poursuivre mon travail d'introspection une fois là-bas… Il pense que les études en tant que telles risquent de remuer également des trucs et qu'avoir une personne « sécure » pour évacuer ne pourrait qu'être bénéfique… Je ne sais pas encore si je le ferai ou pas, mon lien avec Luke étant un peu particulier, mais au cas où, je garde le nom sous le coude.

Après tout, si j'entame une formation d'éducateur psycho-social, c'est que je crois en ces méthodes, non ?

Ne t'inquiète pas, à ce moment précis de ce courrier, je sais exactement ce que tu penses. Non, je ne pratique pas la Legilimancie à distance, j'ai juste appris à te connaître. Et tu es une impatiente ! Et là, tu te dis « mais qu'il arrête un peu de me saouler avec ces conneries, cet abruti ! Il sait très bien que ce n'est pas ce que j'attends ! ».

Bien sûr que je le sais ! Mais, hé quoi ? Ça y est, parce que tu m'as embrassé, je n'ai plus le droit de te torturer un peu ?

Parce que oui, Madame, c'est toi qui m'a embrassé ! Tu peux te trouver n'importe quelle excuse, mais les faits sont là. Tu as voulu aller promener alors que je t'ai fait remarquer que le ciel était particulièrement couvert (j'ai l'habitude de voler, je sais lire les signes). On s'est donc évidemment pris une averse sur le nez… Et effectivement, tu as tenu à me sécher comme un moldu. Avec une serviette !

Mais je ne m'en plains pas… Le baiser que nous avons échangé reste le moment le plus tendre que je n'ai jamais partagé. Quand je ferme les yeux, je peux encore sentir la douceur de tes lèvres sur les miennes et goûter la saveur de ta langue lorsqu'elle est venue timidement caresser la mienne…

Le temps a semblé s'arrêter pour moi également, si tu veux tout savoir. Voilà, je l'ai dit. Heureuse ?!

Plus sérieusement, je suis vraiment content que tu aies initié ce baiser. Je ne suis pas sûr que j'aurais osé, malgré l'accueil chaleureux que tu m'as réservé. J'ai douté tout le long de la journée. M'avais-tu réellement pardonné mes mensonges ?

Et me pardonnais-tu le fait d'avoir pris la décision de partir aux États-Unis sans t'en parler ?!

Je suis bien conscient que techniquement parlant, on ne se doit rien. Nous ne sommes rien… Enfin, du moins pour l'instant. J'ai été très touché en découvrant dans ta lettre que tu avais envie de tenter quelque chose avec moi, malgré la distance et malgré mon caractère… particulier, dirons-nous.

J'avoue que j'ai quelques difficultés à y croire. Pourquoi voudrais-tu t'encombrer d'un handicapé des sentiments que tu ne pourrais même pas voir ?!

Mais je dois aussi admettre que j'ai senti un poids quitter mes épaules. Vu ce que nous avons échangé au fil de ces dernières semaines, je pense que tu es consciente que tu ne me laisses pas indifférent, loin de là.

Comme toi, je ne sais pas du tout où tout ça pourrait nous mener mais… Si nous n'essayons pas, nous ne le saurons jamais, n'est-ce pas ?

Je ne sais pas au juste si j'ai répondu à tes attentes par cette lettre ou pas mais j'avoue que tout ça se bouscule encore dans ma tête. J'ai ressenti à travers tes mots les risques que tu prenais à me confier tout ça et je ne voulais pas te laisser sans réponse. Qui sait ce que ta petite tête aurait encore pu aller imaginer !

Je rentre à Londres samedi matin et je pars pour le Massachusetts dimanche soir. Avec le départ de ma mère et le mien qui suivra de près, j'ai déjà rendu notre appartement… Je pensais aller à l'hôtel la veille de mon départ… Ma mère a finalement vendu son alliance pour me permettre de partir… Je ne serais vraiment nulle part sans elle ! (J'avoue que je serais curieux de voir la tête que Lucius ferait s'il apprenait que sa femme a vendu sa bague de famille !)

Enfin voilà… Comme apparemment, tu as envie de me revoir avant que je parte, souhaites-tu que je vienne chez toi ce weekend ?

A très vite,

Drago

(qui te l'avait bien dit,

que tu le trouvais irrésistible !)


Voilà pour aujourd'hui !

J'ai d'ailleurs le très grand plaisir de vous annoncer que nous avons fini l'écriture de nos lettres hier soir. Il y en aura 100 tout rond en tout. 100 ! Mery-Alice et moi avons nous-même du mal à réaliser. Mais nous venons donc d'atteindre le premier quart de cet échange épistolaire :)

Comme vous pouvez vous en douter, nous avons donc encore pleeeeein de choses à nous (vous ?) dire.

Et donc, Drago lui propose de se voir une dernière fois avant de partir. Hermione va-t-elle accepter ? Que va-t-il se passer par après, une fois qu'il sera aux États-Unis ?

Vous le saurez en continuant à nous lire (ah ah).

Je vous remercie de tout coeur pour tous vos retours sur le chapitre précédent (et ceux d'avant également). Je suis vraiment contente que ce que je propose avec ce Drago vous plaise *coeurs sur vous*

RARA :

Licornasse : Merci beaucoup pour ta review, je l'ai trouvée très amusante :) Tu te doutes bien que je ne peux répondre à aucune de tes questions, n'est-ce pas ? ah ah. J'espère que la suite te plaira !