Réponses aux reviews :
roseroro : Pour quelque chose de plus long, vous allez être contant ! (j'espère) Parce que ce chapitre fait plus de dix pages Oppen Office (sans compter les chansons des autres) et que juste mit des plombes à l'écrire ! (mais ça m'a éclaté, alors au pire c'est pas grave) Merci pour cette review en tout cas ! Et à bientôt pour l'épilogue !
Jupyoru : Pour être tout à fait objective, je pense que le fait que ce texte soit narré à la première personne aide beaucoup à l'immersion dans l'univers, on voit tout avec les yeux du personnage, alors on se sent forcément plus proche de lui ! (enfin... c'est mon avis...) Pour ce qui ai de la « non-présence » de Matt et Mello, ben... je me suis déjà exprimé sur le sujet, et malheureusement, cette fiction n'est pas là pour compter leurs exploits (sinon, vu le contexte, le personnage principal serait juste un putain de stalker). Enfin bref, je... WAIT WHAT ?! ... Attendez une seconde, j'ai besoin d'une petite mise à jour (= va se taper la tête contre un mur) BREF ! Je suis désolée pour cet interruption, mais c'est cette idée de fanart qui me fait légèrement péter les plombs... J'ai rien contre, hein, me faite pas dire ce que je n'ai pas dit, mais c'est juste que je m'attendais franchement pas à une chose pareille ! 'fin bref... si tu veux faire un fanart, fait le, et s'il est cool et correspond à l'idée de cette fiction, je le mettrais même en couverture ! (je me demande franchement comment les gens m'imagine...) Bref ! Merci beaucoup pour cette review ! J'espère avoir de tes nouvelles !
Peter Queen : Ah ! Je le savais que tu avais un compte ! (parce que je suis un géniiiiiie!) Enfin bref... Tu aurais voulu que je reste coincé dans cet univers éternellement ? Et bien, dans ce cas, mon monologue final devrait t'intéresser grandement (si tu arrive à le comprendre... ce qui n'est pas gagné...). Sinon, pour la suite des événements, je vous prépare une petite surprise... mais je serais plus bavarde dans l'épilogue ! Merci pour ta review et à bientôt !
OxOxRRxOxO
Dans un premier temps, je n'ai absolument pas reconnu le réfectoire vers lequel Wolf m'avait traîné.
En face de moi, les rideaux avaient été tiré sur le crépuscule et servaient d'arrière plan à la scène où patientaient déjà les instruments des Wammy's Boys. Les tables avaient probablement été emmené ailleurs et les chaises repoussés dans les coins de la pièce, libérant ainsi un immense espace au milieux des lieux. L'éclairage était encore vif, mais un homme, caché derrière son ordinateur, allait certainement régler le problème dès que le concert commencerait.
La jeune asiatique lâcha ma main et me fit un petit sourire avant de se propulser vers la scène où s'étaient déjà réunit les autres membres du groupe.
Une salve d'applaudissement étourdissante accueilli l'arrivé des Wammy's Boys sur scène, de toute évidence, ils n'en étaient pas à leur premier concert et ils avaient déjà fait forte impression.
Mon regard se balada quelques instants dans la salle alors que le groupe savourais l'expression bruyante de la joie des orphelins.
Mello était dans un coin de ce qui avait été un réfectoire, la main droite bandé et l'air plutôt maussade, en compagnie de L.
Matt était à l'autre bout de ce qui avait été transformé en salle de concert, les bras croisés et l'air ennuyé, accompagné de Beyond.
Parfait, tout était en place.
Wolf s'empara du micro et annonça le nom de leur groupe -nourrissant un peu plus les applaudissements- avant que Fox ne frappe ses baguettes l'une contre l'autre pour commencer la chanson :
I'm looking to the life
The words falling out
The disco ball and there's snow on the ground
Say "ohhh" I say "oh"
The sun shinning blind is whimp
But only I know what it's right
Put a wish on the sky
Say "ohhh" I say "oh"*
Le type chargé des lumières, installé non loin de Near qui devait probablement lui siffler des ordres -il avait une oreillette- faisait valser ses spots au rythme de la voix de la chanteuse, passant des couleurs chaudes aux froides quant-il était temps.
I think about you
Can't dream without you
I always want more
Transe to the dance tune
Under a full moon
And a reason to...
L'asiatique avait l'air si alaise avec sa voix... Elle arrivait à en faire n'importe quoi, changeant de rythme avec une facilité déconcertante, donnant presque l'impression qu'il y avait des chœurs là où il n'y en avait pas.
...I think you know
Tonight Tonight
Gonna put you, face you, tease you, show you
What I've been waiting for (yeah,yeah)
Sugar cube
Tonight Tonight
Gonna make you, face you, pace you, shake you right now to dance floor...
Étais-je la seule à voir des sous entendu dans cette chanson ? Avait-elle été choisit pour commencer le concert uniquement pour son côté euphorisant ? Ou avait-il commencé par celle-ci sachant qu'elle leur demanderait une certaine énergie ?
Je l'ignore...
Mais une chose est sûre : elle ne laissa personne indifférent.
En effet, les orphelins s'étaient tous -ou presque- mit à danser, plus ou moins timidement, dans le grand espace qui pouvait aisément servir de piste de danse devant l'estrade où s'étaient installés les Wammy's Boys, avant d'applaudir bruyamment lorsque que l'un des jumeaux plaqua joyeusement le dernier accord.
Cette chanson fut suivit d'une autre qui me fut tout aussi familière que la première, ce ne fut qu'à la troisième qu'il se passa quelque chose d'intéressant :
...Mama, just killed a man
Put a gun against his head
Pulled my trigger, now he's dead
Mama, life had just begun
But now I've gone and thrown it all away
Mama, ooo
Didn't mean to make you cry
If I'm not back again this time tomorrow
Carry on, carry on, as if nothing really matters...*
La chanson en elle même n'avait rien d'intéressant... enfin si, sachant s'était ce cher Freddy qui l'avait écrite, elle avait forcément quelque chose d'intéressant, mais je faisais plutôt allusion à la voix qui s'était glissé près de moi :
- Tu nous as donné du mal avec celle-là.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
Je m'étais tournée vers Mello qui sirotait tranquillement ce qui devait être un jus de fruit -lois de la Wammy's House oblige-.
- Elle est plutôt longue et Near voulait absolument qu'on lui donne des airs d'opéra rock, expliqua t-il en élevant un peu la voix pour se faire entendre, alors on a mit des plombs à écrire la partition.
- Je vois, souriais-je.
En tout cas, la voix de Wolf n'avait presque rien à envier à celle de l'original :
… So you think you can stone me and spit in my eye
So you think you can love me and leave me to die
Oh baby - can't do this to me baby
Just gotta get out - just gotta get right outta here...
Mello dû remarquer mon expression ébahit car il eut un petit sourire satisfait.
Mais... mais...
Même sans parler du talent de chanteuse de Wolf, il y avait devant moi quelque chose de vraiment incroyable...
Si j'avais cru quelques instants devoir être le témoin de mauvaise fois d'un groupe d'amateurs, je m'étais, une nouvelle fois, lourdement trompée.
Porcelain et China, qui auraient pu paraître comme les membres les moins évolués des Wammy's Boys, jouaient dans une parfaite synchronisation. Appuyés l'un contre l'autre, dos à dos, ils parvenaient sans peine à quitter les parties communes de leur partition pour s'envoler vers leurs accords personnelles avant de retomber, sans fausses notes, dans le nid collectif.
Fox, planquée derrière sa batterie, frappais furieusement contre les différentes caisses. Si il lui arrivait quelques fois de quitter le rythme imposé, emporté par son enthousiasme débordant, elle arrivait sans mal à rejoindre le groupe, redoublant de vigueur pour faire oublier ses dérapages, donnant ainsi une touche plus naturelle à la chanson qu'ils jouaient.
Near, debout à son clavier, gardait un air parfaitement sérieux alors que ses doigts survolaient, avec une aisance remarquable, les différentes touches du clavier. De temps à autre, les touches qu'il caressait devenait celle d'un ordinateur lui permettant de modifier, en un instant, les sonorités de son synthétiseur.
Et pour couronner le tout, il y avait Wolf... Wolf et sa voix d'or qui ne trouvait pas de qualificatifs à sa mesure tant elle était belle, juste, puissante et polyvalente. La seule chose qu'on pouvait vraiment lui reprocher, c'était son manque d'agilité avec la basse qu'elle avait dans les bras, mais elle était excusé à la seconde où l'on se rappelait qu'elle avait eu à peine plus d'une semaine pour s'entraîner.
Non, les Wammy's Boys, même sans Mello, étaient loin d'être des amateurs, alors les imaginer avec le blondinet et Matt équivalait à l'idée qu'on se faisait de la perfection.
- Hey ? Ça va aller ? fit le psychopathe blond en me secouant légèrement avec sa main valide.
- Juste un petit choc, assurais-je. T'inquiète pas.
- Je m'inquiète pas, se défendit-il aussitôt. C'est juste que ça plomberais l'ambiance si tu tombais dans les vapes.
Je sourit légèrement, attendrit par les mots de Mello qui, quoiqu'il en dise, avait l'air de s'inquiéter autant pour moi que pour le spectacle, mais aussi à cause des léger coup d'œil qu'il lançait de temps à autre dans le coin où Beyond et Matt discutaient.
Je ne sais pas si je suis assez géniale pour mériter une place à la Wammy's House, mais de toute évidence, je le suis assez pour faire naître cette lueur de jalousie dans les yeux bleus-verts du blondinet.
… Les dingues et les paumés se traînent chez les Borgia
Suivis d'un vieil écho jouant du rock'n roll
Puis s'enfoncent comme des rats dans leurs banlieues by night
Essayant d'accrocher un regard à leur khôl
Et lorsque leurs tumbas jouent à guichet fermé
Ils tournent dans un cachot avec la gueule en moins
Et sont comme les joueurs courant décapités
Ramasser leurs jetons chez les dealers du coin...*
J'avoue sans rougir que je m'étais légèrement désintéressée du concert, toute occupée que j'étais à m'autocongratuler silencieusement, fêtant déjà la victoire prochaine et mon retour dans le réconfortant monde réelle qui était mien...
Quoiqu'il en soit, cette chanson aux nuances raffinées à l'éther me fit revenir à moi.
Qu'est-ce qu'ils avaient eu en tête en choisissant d'intégrer cette chanson au concert ?
… Les dingues et les paumés sacrifient Don Quichotte
Sur l'autel enfumé de leurs fibres nerveuses
Puis ils disent à leurs reines en riant du boycott
La solitude n'est plus une maladie honteuse
Reprends tes walkyries pour tes valseurs maso
Mon cheval écorché m'appelle au fond d'un bar
Et cet ange qui me gueule viens chez moi mon salaud
M'invite à faire danser l'aiguille de mon radar.
Trop perché !
Les clips des Pink Floyd c'est de la sucrette à côté de ce qu'est capable d'écrire ce type...
Non mais sérieusement, vous connaissez beaucoup de d'auteurs de chansons qui ont presque une page Wikipédia par titre, juste histoire que le commun des mortels soit en mesure de comprendre ne serait-ce que l'intention du délire ?
J'espère sincèrement que les gosses de la Wammy's House ne sont pas assez alaise avec le français pour s'intéresser de trop près aux paroles...
- Qu'est-ce qui t'es passé par la tête quand tu as écrit cette chanson ? interrogea Mello, aussi surprit que moi.
Je suis en train de me poser la même question, très cher.
- Mes paroles sont à prendre du côté lyrique de la chose, ce qui compte c'est les images que révèle cette chanson, pas l'ensemble.
Ou l'art de s'accrocher aux branches.
- T'es sûre que tu prenais pas de drogues ?
- Rien d'illégal, en tout cas.
Je lui offrit un nouveau sourire, beaucoup moins attendrit, qu'il dévisagea suspicieusement avant de s'éloigner, me laissant seule avec ma surprise et un début de trac.
Mon heure allait bientôt venir, j'allais bientôt rejoindre les Wammy's Boys sur scène, j'allais bientôt avoir l'air ridicule à côté de Wolf et j'allais bientôt avoir droit à mon « Happy End »...
Mais avant tout ça...
- Non allons maintenant prendre une petite pause ! annonça l'asiatique du groupe. Mais pas d'inquiétude, nous ne laisserons pas l'atmosphère se refroidir ! Au contraire ! Car il est maintenant l'heure du moment que vous attendez tous !
Elle fit un petit signe à Near qui bidouilla sur son ordinateur tout en donnant des ordres au préposé aux lumières.
- Les slows !
Les lumières devinrent plus tendres alors qu'une musique lente s'emparait des hauts parleurs.
China et Porcelain sautèrent ensembles du haut de leur scène avant de s'enlacer pour se mettre à danser, Fox quitta sa batterie et tendit la main vers Wolf qui s'en saisit en rougissant avant de prendre la direction des escaliers, au dernier moment, elle sembla se rappeler de quelque chose et retourna précipitamment vers son micro :
- Il serait bien évidemment très mal vue de ne participer !
Elle gloussa avant de rejoindre la rouquine qui l'attendait en bas des escaliers.
Un mouvement de panique saisit les orphelins qui se mirent à se jeter les uns sur les autres dans l'espoir de trouver un partenaire.
Ha ha, bien sûr que c'était prévu !
Même que cette phase s'appelait : « Fonce dans le tas et prouve que t'es un homme », ou plus simplement : « J'ai plus d'idée de nom de phase de plan, laissez moi tranquille ».
Cette phase intermédiaire du plan initial reposait principalement sur le fait que la casi totalité des membres de la Wammy's House avaient peur -ou en tout cas se méfiaient- de Matt et Mello. L et Beyond, jouant leur rôle à la perfection, avaient rapproché nos deux cibles l'une de l'autre avant de disparaître, il ne restait plus qu'à profiter du spectacle.
Ouais, ça c'était pour la théorie... mais tout le monde sait bien qu'en pratique tout est toujours beaucoup plus compliqué.
C'est probablement pour ça que j'avais oublié de m'inclure dans l'équation.
C'est probablement pour ça que mes cibles se dirigeait vers moi d'un air décidé.
C'est probablement pour ça qu'un juron avait franchit l'espace de mes lèvres.
C'est probablement pour ça que j'ai fermé les yeux en attendant l'impact.
C'est probablement pour ça que je n'ai pas sursauté en sentant un bras se glisser autour de mes épaules.
C'est probablement pour ça que je n'ai pas résisté en me faisant traîner vers les autres danseurs.
Et c'est probablement pour ça que j'ai soupiré avant de marmonner :
- J'ai vraiment été stupide sur le coup.
- Ouais, heureusement que je suis là pour veiller au grain.
J'ouvris brusquement les yeux, surprise d'entendre cette voix lente et railleuse.
- On danse ?
J'ai éclaté de rire tout en me hissant sur la pointe des pieds pour pouvoir passer mes bras autour du cou de Beyond Birthday qui souriait tranquillement.
- Fait juste en sorte de pouvoir garder les deux cornichons en vue, répondis-je.
- Ça marche, souffla t-il en m'enlaçant à son tour.
Peuh !
J'ai jamais beaucoup aimé la danse -ceci reposant probablement sur mon équilibre et mon sens du rythme plus que déplorable-, ce n'a jamais été pour moi qu'une manière de se défouler entre potes et de s'amuser en faisant un maximum de bruit.
Et non, il n'y aura pas de « mais ».
Danser avec Beyond ne me faisait pas trembler de la tête aux pieds, je ne me sentait pas infiniment bien dans ses bras protecteurs, les battements lourds de la musique ne se confondaient pas avec ceux de mon cœur, son odeur de fraise -au demeurant agréable- ne m'étourdissait pas, toute pensés logiques n'avaient pas été s'enfermer dans un trou noir et je n'en avait bien évidemment pas oublié ma mission.
Et non, ce n'est pas du sarcasme.
C'est juste que vous n'êtes pas en train de lire une histoire d'amour -ou en tout cas pas la mienne- et que je ne doute pas un seul instant que le psychopathe aux yeux rouges n'a jamais eu de pensés coupables à mon égard.
Maintenant que j'ai brisé vos fantasmes mielleux, je peux me reconcentrer sur les faits.
Danser avec Beyond avait un gros inconvénient : il faisait au moins vingt centimètres de plus que moi et m'imposait ainsi un champ de vision plutôt réduit ainsi que le désagrément d'être obliger de rester sur la pointe des pieds.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? soufflais-je.
- Ils sont les seuls à ne pas avoir de partenaires et ils se jettent régulièrement des petits coups d'œil timide, annonça-il.
- Parfait !
- Je paris que ce sera Mello qui fera le premier pas, poursuivit-il. Il est trop fière pour risquer d'être la risée de tout le monde.
- Tenu, il osera jamais inviter un mec à danser... Matt est plus anticonformiste.
Nous nous sommes dandinés quelques secondes avant que Beyond ne lâche un juron rageur.
- Quoi ?! Qu'est-ce qui se passe ?!
J'avais en tête les scénarios les plus décourageant : du refus de l'un des intéressés à l'apparition d'un nouveau personnage en passant par la combustion spontané du rouquin.
Oui, il m'arrive d'être un peu trop pessimiste, je l'admet.
- T'inquiète pas, c'est juste que je suis content qu'on est pas parié d'argent.
J'étouffais un éclat de rire nerveux dans son torse avant de répliquer :
- Tu m'as fait peur, espèce d'andouille !
- Oh... excuse moi...
Sa voix laissait clairement entendre qu'il ne l'était pas, et même que la démarche était voulu. Je glissais ma main dans ses cheveux et tirait discrètement une mèche, il glapit légèrement avant de me foudroyer du regard.
- Oh... excuse moi..., imitais-je.
Il leva les yeux au ciel avant de se reconcentrer sur Matt et Mello.
- Dommage que tu sois aussi petite, sinon tu pourrais profiter d'un jolie spectacle.
- Quel spectacle ?
- Ils sont tout rouge.
Je me mordit furieusement la lèvre inférieur, pesant intérieurement le pour et le contre de ma brusque décision, avant de laisser ma fierté de côté pour ordonner :
- Soulève moi.
- Quoi ?!
- Tu l'as dit toi même, je suis trop petite, alors porte moi.
Il écarquilla un peu les yeux avant d'obéir, plaçant ses mains sous mes aisselles pour me soulever puis m'installant maladroitement sur l'un de ses bras. Les couples autour de nous nous observaient suspicieusement, se demandant probablement quel était cette nouvelle manie, mais je n'y fit pas attention, trop occupée à ne pas me laisser hurler de joie.
- Alors ? Heureuse ? marmonna t-il.
- Si tu étais un peu plus rembourré, je serais au paradis, répliquai-je.
- Saloperie...
Mello avait passé ses bras autour du cou de son partenaire et posé sa tête contre son épaule, malgré les lumières tamisés, je pouvais voir qu'il avait les joues écarlates et que ses yeux brillaient magnifiquement. De son côté, Matt avait posé ses mains sur les hanches un peu trop marquées de son camarade et, lorsqu'ils pivotèrent, je pus remarquer que son visage jurait horriblement avec ses cheveux et que le port de ses goggles devait infiniment le soulager à l'heure actuelle.
Aucuns des deux ne parlaient ou ne semblait vouloir parler, mais leur danse un peu balourde équivalait à de grandes déclarations enflammés à mes yeux.
Je suis folle, je sais, mais je le vis plutôt bien.
- Bon... c'est pas que t'es lourde, mais on est plutôt ridicule, là...
Sur ce, je retrouvais ma place sur la terre ferme et dans les bras de Beyond.
- Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ? demanda t-il en reposant ses mains sur ma taille.
- Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ? interrogeai-je en retour en passant mes bras derrière sa nuque. Il faut attendre, encore... on a établie un contact entre eux et quant ils entendront la chanson, ils en comprendront certainement beaucoup plus sur eux même.
- Et si ça marche pas ?
- Ça marchera, assurais-je.
- Tu ne peux pas en être certaine, remarqua t-il.
La musique changea, mais, ne sachant pas vers qui me tourner, je restais dans les bras du psychopathe aux yeux rouges et, à mon plus grand plaisir, Mello et Matt ne changèrent pas de partenaire non plus.
N'avais-je pas dis que j'étais tout simplement génial ?
- Il faut que j'en sois certaine, fis-je en posant la tête contre lui. Sinon, je n'ai vraiment aucune chance que ça marche.
Beyond ne répondit pas tout de suite, il observa les autres danseurs -beaucoup plus silencieux que nous- un bon moment avant de répondre :
- Et si tu restais ici ?
J'ai sourit tristement.
- D'un côté, j'aimerais beaucoup rester avec vous tous, ici... murmurai-je doucement. Mais... je ne crois pas que ce soit ma place...
- Ça pourrait le devenir...
- Non... là-bas, j'ai une famille... des amis... un semblant d'avenir...
- Ici aussi, tu pourrais avoir tout ça, m'interrompit-il.
J'ai levé les yeux vers lui, surprise, avant de demander :
- Beyond... tu voudrais que je reste ici ?
- Tu es ce que j'ai de plus proche d'un ami.
Réponse à côté de la plaque, typique de la Wammy's House, mais extrêmement touchante et déstabilisante.
Je n'avais pas sérieusement pensé à tout ça...
Je ne m'étais pas vraiment imaginée passer le reste de ma vie ici, dans l'univers de Death Note privé de sa substance, à vivre entouré de personnages fictifs, à laisser ma réalité de côté pour me plonger toute entière dans le rêve, à oublier les terribles défaut de ma vie pour m'emparer de celle qui paraissait idéal de Writer...
Non, à la seconde où l'autre m'avait rappelé que ma famille n'existait pas, ici, je n'avais eu qu'une seule idée en tête : retourner chez moi, serrer ma mère dans mes bras, embrasser mon père et emmerder mes frères...
- Je ne peux pas rester ici.
- Je sais.
Nous avons continué de danser en silence, décidant, comme tant d'autre, de ne pas changer de partenaire. De temps à autre, Matt et Mello, qui ne s'étaient pas quitté non plus, passait dans mon champ de vision, toujours aussi rouges et gênés.
La pause des Wammy's Boys prit fin lorsque Wolf, Fox, China et Porcelain retournèrent rejoindre Near -qui n'avait pas quitté la scène- pour reprendre leur concert.
Connaissant aussi bien que moi le plan, Beyond se servit de son aura menaçante pour fendre la foule qui s'était rassemblé devant l'estrade et me permettre ainsi de rejoindre plus facilement les Wammy's Boys lorsqu'ils m'appelleraient.
- Pour la prochaine chanson, j'aimerais faire appelle à notre parolière... annonça joyeusement ma colocataire. Writer ! Viens me rejoindre s'il te plaît !
Mon estomac fut réduit à un bille de plomb et mon cœur remonta dans ma gorge alors que Backup me souhaitait bonne chance avant de me pousser vers les escaliers latéraux où Wolf vint me cueillir, un grand sourire encourageant aux lèvres.
- Prête ? demanda t-elle à mi-voix.
J'ai hoché sèchement la tête avant de m'avancer vers le second micro qui avait été apporté.
Near donna un ordre au préposé aux lumières avant de s'intéresser à nouveau à son écran, China et Porcelain accordèrent scrupuleusement leur guitares avant de se ré-appuyer l'un contre l'autre, Wolf me sourit à nouveau avant de tendre la main vers son propre micro et, enfin, Fox battit une nouvelle mesure, beaucoup plus douce que les précédentes.
C'est triste à dire, mon amour, mais on est plus des enfants
Regarde toi dans une glace, juste quelques instants
Ose défier l'image qui t'fait face si t'en as l'courage
Mais n'dit pas « c'est d'ta faute » si tu veux pas de carnage
La chanteuse à mes côtés avait donné un écho roque à sa voix, lui donnant ainsi un aspect presque masculin. Les basses se confondaient avec les pulsations de mon cœur alors que je m'approchais du micro pour chanter mon couplet :
Je ne veux plus t'entendre m'appeler comme ça
C'est toi qui a fait la première erreur, souviens toi
C'est toi qui as embrassé cette blonde pour t'venger
C'était ma punition pour avoir essayer de t'changer
J'avais fermé les yeux et, me souvenant des conseils appuyé de tout les Wammy's Boys, je m'efforçais de ne penser à rien d'autre qu'à ma voix, mon souffle et la musique...
Ce fut plus facile lorsque les mots plus assurés de Wolf vinrent se joindre aux miens pour entonner le refrain :
Elle a tout brûlée, déchirée, dispersée
Il me reste plus de larme pour pleurer
Les excuses sont indignes de nous
Laisse tout ça à c'monde de fous
Je te hais de tout mon corps
Ne dit pas que tu m'aime encore
Je ravalais mes larmes alors que le rythme devenait un peu plus rapide pour accueillir le nouveau couplet de l'asiatique à mes côtés :
Je ne t'aime plus, mon amour, n'cherche pas à me rendre coupable
Cette erreur on l'a fait à deux, t'es toi aussi responsable
Cette blonde, oui, c'est moi qui l'ai prise le premier
Mais ce n'était ni pour m'venger ni pour m'changer
.
Alors pourquoi elle s'est posée sur tes lèvres ?
T'as conscience qu'elle a tout prit dans sa fièvre ?
T'as vu qu'il ne te restais plus rien d'extraordinaire ?
Est-ce que tu sais ce qu'il te reste à faire ?
.
Elle a tout brûlée, déchirée, dispersée
Il me reste plus de larme pour pleurer
Les excuses sont indignes de nous
Laisse tout ça à c'monde de fous
Je te hais de tout mon corps
Ne dit pas que tu m'aime encore
J'avais toujours les yeux fermé, me concentrant uniquement sur les guitares qui avait prit des effets d'éclairs alors que la batterie imitait le souffle du tonnerre.
Colère, c'était ce que devint la voix de Wolf alors qu'elle amenait une nouvelle partie :
Elle était aguichante dans son fourreau blanc
Dès son premier baisé j'ai su que j'avais fait mon temps
Que ton cœur, mon amour, était à nouveau à prendre
C'était ça ou tout terminer dans un geste qui n'a rien de tendre
.
Ne parle pas de tendresse alors que t'as tout cassé
De toute façon il est trop tard pour s'excuser
Je ne regrette pas l'importance de ces événements
Ce qui compte c'est c'que tu vas faire maintenant
.
Elle a tout brûlée, déchirée, dispersée
Il me reste plus de larme pour pleurer
Les excuses sont indignes de nous
Laisse tout ça à c'monde de fous
Je te hais de tout mon corps
Ne dit pas que tu m'aime encore
La colère des instruments se fit de plus en plus vive avant d'être brutalement stoppé par quelques notes de piano... puis elle reprit, plus orageuse encore lorsque Near cessa de jouer, avant d'être adoucit par quelques accords.
Finalement, les instruments s'accordèrent sur une mélodie où perçait encore la rage, mais une rage infiniment apaisé par quelque chose d'encore indéfinie.
J'ai vu tes regards sur moi, mon amour
J'ai vu que cette flamme y brûlait toujours
Celle qui aurait pu nous faire mourir immolé
Celle qui n'a jamais cessé de briller
.
C'est que les braises sont resté rougeoyantes
Elles sont toujours resté dans cette insupportable attente
Elles voulaient à nouveau être ton monde
Elles auraient pu supporter la présence de ta blonde
.
Elle a tout brûlée, déchirée, dispersée
Il me reste plus de larme pour pleurer
Les excuses sont indignes de nous
Laisse tout ça à c'monde de fous
Je te hais de tout mon corps
Ne dit pas que tu m'aime encore
A la fin de ce quatrième refrain, toutes traces d'orage, de colère ou de rage avaient disparut, laissant place à quelque chose de plus doux, quelque que chose qui pouvait enfin être qualifié, quelque chose qui ressemblait à de l'espoir.
Mon amour, si cette flamme de passion existe toujours
Pourquoi est-ce que tu me hais un peu plus chaque jour ?
Laisse toi immoler, consumer, aimer et exister
Ma vie serait tellement plus belle à tes côtés
.
Tes mots sont des épées dans mon cœur déshydraté
J'aime et je déteste entendre cette voix qu'on m'a refusé
Le pardon n'est plus raisonnable pour des êtres comme nous
Laissons tout tomber pour admirer c'monde de fous
.
Elle a tout brûlée, déchirée, dispersée
Il me reste plus de larme pour pleurer
Les excuses sont indignes de nous
Laisse tout ça à c'monde de fous
Je t'aime de tout mon corps
Dis moi que tu m'aime encore...*
J'ouvris enfin les yeux, surprise d'être arrivé à la fin, contente d'être arrivé à la fin... mais aussi triste d'être arrivé à la fin alors que les applaudissements se confondaient déjà avec les dernières pulsations des instruments.
Je profitais de mon point de vu plus élevé pour essayer de repérer Matt et Mello dans la foule, mais, la seule chose qui retint mon attention fut L qui, près de la porte, me faisait signe.
Je saluais rapidement avant de descendre précipitamment de la scène pour rejoindre le grand détective qui poussa la porte alors que les Wammy's Boys entonnaient un nouvel air.
- Qu'est-ce qui se passe ? demandai-je alors qu'il refermait derrière lui.
Le grand brun, à l'air surexcité, savoura quelques instants le silence qui régnait dans le couloir de pierres -et nota probablement, tout comme moi, que l'insonorisation était particulièrement bonne- avant de répondre :
- Nos cibles ont quitté la salle un peu avant la fin de la chanson, Backup les a suivit et il devrait bientôt m'envoyer un message pour me dire où ils sont...
Il m'observa quelques secondes avant d'ajouter :
- Pourquoi est-ce que tu pleures ?
- Qu'est-ce que...
Je n'ai pas terminé ma phrase, préférant passer mes mains sur mes joues pour vérifier la véracité des propos du détective... mes paumes étaient brillantes de larmes.
Aussi déconcerté que moi, L sortit un mouchoir de sa poche et me le tendit.
- Ça doit être l'émotion, murmurai-je en frottant mes yeux avec le carré de tissus.
- Ah...
L'émotion ? Mais qu'est-ce que je ressentais, au juste, comme émotion, en ce moment même ?
Le soulagement ? probablement... La fierté ? peut-être... La joie ? qui sait... La tristesse ? je ne crois pas... La peur ? éventuellement...
Tout ça en même temps ? oui...
Le grand détective à mes côtés dû remarquer que j'étais complètement déboussolée, car il ne prononça pas un mot avant que son téléphone n'attire l'attention sur lui en vibrant doucement dans sa main.
- Ils sont dans le troisième amphithéâtre, annonça t-il.
- Alors allons y...
...
Beyond, appuyé contre le mur à côté de la porte entrouverte de l'amphithéâtre, nous accueillit d'un simple mouvement de tête avant de nous faire signer d'approcher, puis, un léger sourire jouant sur ses lèvres, il se glissa dans la pièce obscure où je l'y suivais sans réfléchir.
Tâtonnant dans la pénombre de l'amphithéâtre, nous nous sommes dirigé vers les doux murmures qui prenaient pour source un espace quelque part dans les gradins.
- … et c'est toi qui a écrit cette chanson ? demanda une voix que je reconnu comme celle de Matt.
- Non, j'en serrais incapable... répondit Mello.
Je voulu m'approcher un peu plus, mais deux mains fermes me retinrent.
- … je n'avais même jamais entendu cette chanson avant, continua le blondinet, Writer a dû l'écrire quand j'ai arrêté d'aller au club de musique.
- Ah...
Légère pointe de déception dans la voix du rouquin, pas très bon, ça...
- Elle est très belle, reprit le célèbre gamer.
- Oui... je pense que c'est pour ça qu'ils se sont dépêchés de la mettre en place...
- Mais... tu n'a pas l'impression qu'elle parle de... de nous ?
Je vendrais mon âme pour avoir de la lumière... même si ce n'est pas forcément une si bonne chose étant donné que nous nous ferions aussitôt repérer.
Mais pourquoi est-ce que tout est toujours aussi compliqué ?!
- Qu'est-ce qui te fais penser ça ? interrogea Mello.
- J'ai sentis comme... comme une métaphore à la cigarette.
Le blondinet rit doucement, rire immédiatement reconnaissable grâce à ses éclats argentins.
- Oui, moi aussi, avoua t-il tout de même.
Nouvel éclat de rire, plus grave, prenant certainement pour source le fond de la gorge du goggles-boy.
- Dis, Mello... tu serais capable de me pardonner ? D'oublier tout ce qui s'est passé ? Qu'on redevienne amis ?
Silence.
- Mello ?
Celui-ci s'éclaircit la gorge avant de répondre :
- Je crois qu'on en est plus vraiment là... pas toi ?
Deux paires de bras se refermèrent sur moi et on m'entraîna en arrière.
Mieux valait les laisser tranquille.
...
L annonça qu'il retournait au concert et moi, toujours dans un état second, j'avais suivis Beyond jusqu'à sa chambre où je me laissais tomber sur le lit de Fox pour me lover sur moi même, tel un petit animal craintif.
- Tu penses avoir réussit ? demanda Backup au bout d'un moment.
J'extirpais ma tête de mes bras pour l'observer, appuyé contre le mur, sur son lit, il avait posé un bocal de confiture à côté de lui et cueillait des pleines poignées de substance rougeâtre de temps à autre pour les porter à sa bouche.
- L'utilité des cuillères, tu connais pas ?
Il sourit, dévoilant ses dents poissés par la fraise, se donnant ainsi l'air d'un prédateur qui venait d'achever sa proie, c'était... pas très agréable comme image.
Beyond dû remarquer ma petite moue de dégoût, car il passa mécaniquement sa manche sur sa bouche avant de reprendre la parole :
- Si tu répondais plutôt à ma question au lieu d'en poser des sans intérêts ?
- Ça, c'est toi qui le dit.
Il leva les yeux au ciel alors que je prenais la peine de me redresser.
- Tu as entendu les mêmes mots que moi, ce soir, déclarai-je. Alors j'imagine que tu en as conclut les mêmes choses que moi.
- Certes, mais c'est pas moi qu'on appelle Writer.
- Ce n'est pas moi non plus.
Il ricana, piocha une nouvelle poignée de confiture dans le bocal et, la bouche englué par la substance poisseuse, il se reprit :
- Je voulais parler de l'auteur qui est en vous, pas d'elle.
Phrase alambiqué s'il en est une, mais l'intention restait tout à fait compréhensible.
- Je ne sais pas si j'ai réussit car rien n'est là pour le prouver, et de toute façon, je ne vois pas ce que je pourrais faire de plus... soupirais-je. J'imagine qu'une fois encore, il ne reste plus qu'à attendre que quelque chose se passe.
- Tu es vraiment décidé à retourner chez toi, alors ? demanda t-il.
- Je crois que je me suis déjà exprimé sur la question.
- J'sais bien, mais est-ce que tu as vraiment pensé à tout les avantages que tu aurais à rester ici ? A tout ce que tu pourrais faire en tant qu'enfant de la Wammy's House ? A tout ce que tu pourrais apprendre ? A toute les personnes que tu vas abandonner si tu t'en vas ?
- Sans y avoir « vraiment pensé », j'ai un argument qui repousse toute les merveilles que cet univers peut m'offrir : ici, je n'ai pas de famille, pas de parents et pas de frères... ici, je suis orpheline... et si je reste ici, rien de ce que je pourrais faire me sera totalement dû.
- Qu'est-ce que tu veux dire par là ? interrogea t-il, surprit.
- Rester dans cet orphelinat c'est se coller une étiquette sur le front, c'est rester à tout jamais un enfant de la Wammy's House... ce qui implique forcément des facilités, des facilités dont je ne veux pas, je veux mériter tout ce que j'ai.
Il écarquilla les yeux, de toute évidence surpris par ma réponse.
- Tu refuses toutes facilités ? demanda t-il en se redressant.
- Oui.
- Tu refuses d'être aidée à devenir ce que tu veux être ? ajouta Backup en quittant son lit.
- Oui.
- Tu acceptes la possibilité de ne jamais y arriver ?
Beyond était debout, en face de moi, et il avait proprement et complètement stupéfait, mais, à condition qu'on y pense un peu, cette stupéfaction était somme toute compréhensible.
Qui, sinon quelqu'un de complètement fou, refuserait qu'on lui offre ce qu'il veut le plus au monde ?
Ma folie n'a plus besoin d'être démontré.
- Pourquoi ? souffla t-il seulement.
Une étrange chaleur se rependit en moi, et c'est avec un immense sourire que j'ai répondu :
- Parce que je n'ai pas peur de faire de mes rêves une réalité...
Ma vision se troubla légèrement alors que je laissais ma tête tomber sur mon épaule. Mon corps, ce corps, était épuisé et ça signifiait beaucoup...
- … Je suis peut-être destiné à ne jamais réussir, ma vie va peut-être devenir chaotique, je devrais peut-être renoncer à tout ce que j'aime, je ne caresserais peut-être jamais ce doux rêve qui est mien et je n'y arriverais peut-être pas...
Beyond, toujours debout face à moi, n'était plus qu'une vague tâche de couleur sombre et je devais lutter pour chacune de mes respirations, mais il m'en aurait fallut beaucoup plus pour arrêter de sourire et encore plus pour arrêter de parler :
- … Mais même si tout ça doit arriver, et Dieu seul sait à quel point je hais l'idée de destin, il me restera toujours une chose à laquelle je ne peux pas renoncer, une chose profondément ancré en moi, quelque chose qui, quelque soit l'univers qui m'entoure, sera toujours présent...
Je ne sentais plus le bas de ce corps, je n'avais plus aucune sensation en dessous de la taille et un drôle de fourmillement dans mes doigts laissait présager que je devrais bientôt dire adieu à l'usage de ces mains.
- … la fierté...
Tant de chose à dire, tant de chose à faire comprendre, tant de chose à éviter... et si peu, ô si peu, de temps... s'en était désespérant.
- … La fierté conduit à empêcher de devenir ce que les autres veulent qu'on devienne, elle conduit à l'individualisme, c'est elle qui nous aide à devenir ce que l'on veut être, elle nous distingue des animaux autant que le rire ou la parole...
J'étais incapable de distinguer les traits de Beyond et j'avais l'impression que ma bouche, sèche, avait bien du mal à exprimer ce que je voulais qu'il comprenne... ce qu'ils comprennent tous... j'aurais tant voulu qu'ils soient plus nombreux à entendre mes mots...
- … C'est un fléau, mais aussi une force extraordinaire, n'en doute pas...
Fini de jouer le chrono, Writer savait que je ne voulais pas de sa vie, et elle, de toute évidence, avait hâte de retrouver ses proches.
Avant de sombrer dans un profond sommeil, j'ai eu le temps de lâcher une dernière phrase qui équivalait à des adieux larmoyants :
- … Je veux vivre la vie que je me suis construite, pas celle d'une autre, quitte à dire adieux à mes rêves...
OxOxRRxOxO
(désolée mais je ne mettrais pas la traduction des paroles des chansons)
*Porcelain and the Tramps – Sugar Cube
*Queen - Bohemian Rhapsody
*Hubert Félix Thiefaine – Les dingues et les paumés
*Je sais que certains risque de le demander, alors voici la liste des artistes (ou groupes) qui ont inspiré cette chansons :
• Pour les paroles : Claude Nougaro, Three Days Grace, Jacques Higelin, Kyo, Les Beruriers Noirs, Serge Gainsbourg, Manu Chao et Pretty Reckless.
• Pour l'intention : Jacques Brel, Dionysos, Grand Corps Malade, Alain Souchon, L'Homme Parle, Saliva et Edith Piaf.
Pour faire claire, j'écoutais uniquement ces artistes pendant que j'écrivais la chanson (qui m'a prit presque une nuit à écrire, pour être honnête)
OxOxRRxOxO
Le monologue final est difficile à comprendre,
J'en ai conscience,
Mais ne doutez pas une seconde qu'il ai un sens,
Un sens, qui, peut-être, en touchera certains.
…
Sur ce, je vous souhaite à tout pleins de bonne chose !
Et à très bientôt pour l'épilogue de cette fiction !
Signé : Lulu Murdoc, auteur.
PS1 : Chapitre dédicacé à un grand couillon que j'adore et qui fête ses 21ans aujourd'hui (07/09/2014) et qui a inspiré deux personnages de cette fiction.
PS2 :Si ça vous intéresse, je me suis créé un compte Skype spécial dernièrement : « lulu. murdoc at laposte. net » (sans espaces et avec un arobase). Je ne serais pas connectée souvent mais j'espère quand même avoir un peu de temps pour vous !
