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To all of my foreign readers, happy new year for you and your loved ones. Here, I want to thank you for reading my story. I'm thrilled to know I had folks from others countries that read it.

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Special thanks to RCEpups who post my first com in English. It would be wonderful if all of you posted a com to tell me what is your thought about that fic. So, don't hesitate, I'll be delighted to read them.

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Voilà, je désirais pour une fois remercier les lecteurs étrangers qui lisent ma prose.

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Autre point à souligner, l'annonce du départ de Michael Weatherly à la fin de la saison en cours. Je dois dire que cette annonce m'a attristée puisque Tony est mon personnage préféré, comme l'attestent mes histoires. Mais en même temps, 13 ans à jouer un rôle pratiquement sans évolution majeure n'est peut-être plus satisfaisant. Je peux comprendre qu'il choisisse de vouloir faire autre chose.

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Une page qui se tourne mais espérons que les scénaristes seront assez généreux et intelligents et ne feront pas mourir le personnage comme ce fut le cas pour Sasha Alexander et Lauren Holly lorsqu'elles ont décidé de quitter la série. Tout en souhaitant qu'il ne suggère pas qu'il parte pour rejoindre Ziva, ce serait le comble et une grosse déception pour moi qui n'ait jamais aimé ce personnage en particulier.

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L'avenir de la série sera sérieusement remise en question avec son départ car il est l'un des personnages, sinon « le » personnage central du show. Et sans lui, j'avoue que la série ne sera plus d'un grand intérêt pour moi et que je cesserai certainement de la suivre. Je regarderai sans doute les 2 premiers épisodes de la saison 14 - si elle voit le jour - pour me faire une idée mais sans plus.

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Michael me manquera trop pour rester fidèle à la série. Je me consolerai donc en continuant à écrire car j'ai plein de fics en cours d'écriture dont certaines sont des cross-overs sur lesquelles je vais sans doute me consacrer plus particulièrement.

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Bon vent, Michael et à vous revoir bientôt sur nos écrans.

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Chapitre 13 : Conversation amicale

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Une fois la porte refermée derrière le groupe, Vance prit place dans son fauteuil et soupira. Il savait, avant de convoquer les deux jeunes gens, que l'entretien serait difficile mais il avait espéré qu'ils seraient tous deux assez honnêtes pour reconnaître leurs erreurs. Il avait sous-estimé leur arrogance et leur suffisance. Résultat de cet entretien : conciliation manquée et mesures disciplinaires prises à l'encontre de l'Agent McGee et l'Officier David.

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Il laissa ses dernières instructions à sa secrétaire pour inclure ses conclusions dans les dossiers personnels des deux contrevenants et énuméra les premières sanctions prises à leur égard. Il lui restait à trouver une manière de leur faire voir ce que leur attitude a de répréhensible. Il avait déjà une bonne idée pour McGee mais l'officier israélien allait poser un autre problème majeur : les relations qu'il entretenait avec son père et celles que le NCIS avait avec Israël.

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Il voulait absolument faire un exemple des sanctions prises contre les deux Agents, il ne voulait pas que ce phénomène se généralise au sein de son agence. Il était hors de question que le NCIS soit la risée de ses agences consœurs et du FBI en particulier. Il était déjà enrageant de constater que l'agence fédérale était aussi méconnue, il était donc parfaitement clair pour lui – en tant que directeur même par intérim – de ne pas la reléguer au premier rang par un scandale de cette nature.

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De plus, il n'avait aucune intention de perdre l'Agent DiNozzo, le meilleur élément de l'agence depuis deux décennies, parce que deux employés indisciplinés ne savaient pas suivre les ordres et respecter la chaîne de commandement. Ce serait vraiment le comble de leur laisser croire qu'ils pouvaient agir ainsi sans que leurs actes ne fassent l'objet de représailles quelconques et démontrerait d'une certaine manière que la direction de l'agence, lui en l'occurrence, approuvait leur attitude.

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Il décida également de faire part à DiNozzo de la teneur de l'entretien qu'il venait d'avoir avec les deux agents en question et des mesures disciplinaires qu'il envisageait même si normalement, le contenu en était confidentiel. Cependant, dans la mesure où les deux agents avaient agi le plus souvent en public sans vergogne, il était logique pour lui de dévoiler au principal intéressé ce qu'il avait envisagé comme punition.

Il se demandait toujours ce qu'il pourrait bien trouver pour leur punition, quelque chose qui les mettrait en position d'infériorité et donc de faiblesse. Il avait beau chercher, rien ne lui vint à l'esprit.

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Il se pencha vers l'interphone qui le reliait au bureau de sa secrétaire.

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« Cynthia, s'il vous plait, informez l'Agent DiNozzo que je désire le voir dans quinze minutes dans mon bureau. Merci » demanda-t-il.

« Je le contacte de suite, Monsieur et l'en informe » répondit-elle brièvement avant de s'emparer du combiné téléphonique.

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Vance patienta durant le délai imparti en compulsant une dernière fois les dossiers de McGee et David mis à jour à la suite de l'entretien disciplinaire et attendit que l'italien le rejoigne. Lorsque le jeune homme s'annonça en cognant sur le battant et entra après avoir été invité, Vance se fit la réflexion qu'il avait de bien meilleures manières que son supérieur qui, lui, avait la fâcheuse tendance d'entrer sans frapper.

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« Entrez et installez-vous, Agent DiNozzo » le pria le directeur avec courtoisie en lui désignant l'un des sièges placés devant son bureau.

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Il voulait donner le ton de la conversation dès le départ et lui faire comprendre que ceci était juste une discussion amicale.

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« Je me doute que vous devez spéculer sur la raison de cet entretien qui n'est en rien une convocation, je le précise » expliqua son supérieur. « Il a beau faire suite aux discussions que j'ai eues avec vos subordonnés, ceci n'en constitue pas une prolongation, je tiens à le confirmer dès à présent pour qu'il n'y ait aucun malentendu. »

« Je comprends parfaitement, Monsieur » répondit l'italien.

« En premier lieu, je vais vous résumer la teneur des entretiens de l'Agent McGee et de l'Officier David afin de vous éviter d'en être informé par les rumeurs et de recevoir des propos déformés » précisa-t-il d'emblée. « Je sais que ce n'est pas la procédure mais je suis outré de leurs réactions et surtout de leur déni de responsabilité. J'avais espéré qu'ils seraient plus matures et reconnaitraient qu'ils sont responsables de la situation mais j'ai bien peur de m'être leurré. »

« Monsieur, tout ceci est normalement confidentiel et je ne devrais pas être au courant de ce qui s'est dit » contra Tony quelque peu gêné.

« DiNozzo… » commença-t-il avant de faire une pause. « Au diable les formalités » grogna ensuite le directeur. « Tony, si je choisis de vous faire ses révélations, c'est parce que vos collègues ont démontré qu'ils ne méritaient pas le respect auquel ils prétendent si fortement mais qu'ils vous refusent obstinément. Et vous avez été suffisamment malmené par ces deux Agents durant plusieurs mois sans que vous ne songiez à les faire réprimander. De votre part, ils s'en tirent à bon compte. Je ne peux cependant pas laisser une telle situation sans réagir, ce serait créer un précédent qui pourrait servir d'excuse à d'autres Agents. J'ai pesé le pour et le contre, étudié tous les points de vue possibles et si j'ai délibérément évité de vous mêler à ces discussions, c'est qu'il n'était pas nécessaire de vous défendre. Pour moi, à aucun moment, vous n'étiez coupable de quoi que ce soit, je tiens à être clair sur ce point précis. »

« Et je vous remercie de m'avoir évité une confrontation qui aurait pu conduire rapidement à échanger non seulement des propos désagréables ou insultants mais aussi sans doute des réponses physiques inappropriées » affirma Tony avec sincérité.

« J'ignore si des coups auraient été échangés, je présume que c'est ce à quoi vous faites allusion, mais je tenais à faire le moins de vagues possible. J'ai suspendu McGee et David durant un mois sans solde, ils devront également suivre une session de maîtrise du comportement avant la reprise de leur activité. McGee sera réintégré au rang d'Agent probatoire et l'Officier David verra son autorisation d'exercer au sein du NCIS réexaminé avant sa réintégration. Sa suspension définitive dépendra de quelques conditions. Au terme de leur suspension, tous les deux devront également choisir de poursuivre leur carrière ici ou de remettre leur démission. Dans le premier cas, j'ai décidé de leur imposer quelques stages obligatoires. »

« J'imagine qu'il serait intéressant de voir comment McGee se comporterait en flic de rue, arpenter le trottoir durant des heures, affronter les bagarres d'ivrognes ou les conflits domestiques lui donnerait sans doute une idée de ce que les policiers endurent tous les jours. Quant à David, malgré son entraînement au Mossad, elle ignore les plus élémentaires bases du travail en équipe, elle serait avisée de suivre… un groupe de scouts durant l'été, supporter des adolescents caractériels ou des gamins espiègles durant plusieurs semaines devrait l'aider à comprendre » déclara Tony en souriant.

« Voilà deux bonnes idées qui serait une punition parfaite pour chacun d'eux » rit Vance. « Je vous tire mon chapeau, Tony, vous avez réussi à me mettre quelques images en tête que je souhaiterais voir pour de bon, quelle meilleure manière en effet de les remettre un peu à leur place. Je prie pour qu'ils choisissent définitivement de poursuivre notre collaboration juste pour avoir l'opportunité de les mettre dans des situations où, pour une fois, ils seraient en état d'infériorité. »

« Je suppose, d'après vos propos, qu'ils ont choisi de renier les faits reprochés ? » spécula correctement l'italien. « Je savais qu'ils étaient suffisamment arrogants pour continuer de clamer leur innocence et je parie également qu'ils m'ont chargé des problèmes relationnels que l'équipe a connus durant l'absence de Gibbs. »

« C'est ce qu'ils ont fait, en effet » confirma Vance.

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Et il prit l'enregistrement de l'entretien qu'il fit écouter à Tony et ce, malgré la procédure de confidentialité. Il estimait que le jeune homme avait été suffisamment accusé à tort et qu'il avait le droit de connaitre les motifs invoqués par ses collègues pour leur piètre défense.

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Tony écouta attentivement, le visage impassible et Vance ne pouvait dire ce qu'il pensait ou ressentait. Il laissa l'enregistrement défilé jusqu'au bout et attendit quelques minutes pour permettre à son Agent de digérer les révélations.

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« Au vu des entretiens que j'ai eus avec eux et leurs réponses, j'ai décidé de ne pas les épargner » déclara ensuite Vance. « Tony, je sais que vous avez rédigé les formulaires habituels pour les manquements évidents à leurs devoirs d'agent. Je souhaite et vous ordonne même de me les communiquer, je les ajouterais à ceux de vos collègues. Toutes ces insubordinations doivent être portées à leurs dossiers afin de servir d'exemples et éviter qu'à l'avenir, d'autres agents ne se conduisent de façon aussi éhontée. De plus, ils doivent servir à justifier les mesures financières prises à leur encontre, notamment la rétrogradation de McGee pour les six mois où il a indûment perçu un salaire sans remplir les fonctions que sa position réclamait. »

« J'aurais vraiment souhaité ne pas en arriver à cet extrême mais je sais désormais que je n'ai pas le choix » soupira Tony. « Je sais que je ne voudrais pas qu'un autre agent se retrouve dans une situation semblable parce que j'aurais voulu épargner des collègues qui, à un moment donné, étaient des amis. Je vous ferais parvenir les documents, Monsieur » conclut-il d'une voix désabusée.

« Je me doute bien que tout ceci vous est pénible mais je dois également voir au-delà de votre propre affaire » affirma fermement le directeur. « Je ne peux ignorer des infractions aussi flagrantes sans qu'à un moment donné ou un autre, le fait de ne pas les sanctionner ne conduise à reproduire une situation identique. En toute franchise, je n'aurais pas pris de mesures aussi drastiques si tous les deux avaient bien voulu reconnaitre leur manque de professionnalisme et leurs erreurs. Devant leur dénégation, je ne voyais pas d'autres solutions que de prendre des dispositions pour marquer ma désapprobation et les mesures disciplinaires pour faire réfléchir ceux qui seraient tentés de les imiter. »

« Je suis certain que toute cette affaire servira d'exemple à ne pas suivre » déclara Tony avec fermeté. « Durant mes années de service dans l'agence, je n'ai jamais entendu parler d'un autre agent ayant agi de telle manière. Ce qui m'a le plus déçu est l'attitude de McGee, il n'est pas du genre indiscipliné de nature. J'ai compris que David l'avait influencé d'une quelconque manière pour l'inciter à le suivre. Sans doute le fait qu'elle soit une femme forte si différente de l'Agent Todd a joué en sa faveur. Si Gibbs n'avait pas choisi de partir dans les circonstances que l'on connait, je doute que la situation aurait autant dégénérée. »

« Fine analyse, Tony et je pense que vous avez sans doute mis le doigt sur un point qui me chiffonnait à son sujet » remarqua le directeur. « McGee n'est pas un contestataire dans l'âme, vous l'avez parfaitement décrit, il fallait donc une plus forte personnalité pour le pousser à agir ainsi. Il n'en reste pas moins qu'il a choisi d'agir comme ça, je ne pense pas qu'elle ait pu le menacer autrement que verbalement pour s'en faire un allié. »

« Et si j'y réfléchi bien, je pense que l'Officier David a un motif caché pour avoir agi ainsi. Elle cherchait avant tout à me déstabiliser et à me pousser à demander un transfert ou pire, à démissionner. »

« Quel serait son but ? » demanda le directeur.

« Monsieur, elle a été affectée à notre équipe dans des circonstances nébuleuses et totalement irrationnelles, selon moi » affirma Tony. « J'ai toujours pensé - et je reste persuadé que j'ai raison - que sa présence dans notre agence et notre équipe en particulier a quelque chose à voir avec la mort de son demi-frère Ari Haswari. Le rapport officiel que l'Agent Gibbs a rédigé comporte quelques points qui ne concordent pas avec les faits mais personne ne les a pointés comme incorrects. La trajectoire de la balle qui a mis fin à l'existence du terroriste est définitivement le point le plus controversé car elle placerait Gibbs en haut des marches et non là où il a indiqué se tenir. Donc, à mon avis, la personne qui a appuyé sur la détente ne pouvait être Gibbs, il n'a pas le don d'ambigüité, il me semble et ne pouvait se trouver à deux endroits différents au même moment. »

« Vous avez eu accès à ce rapport ? » s'étonna Vance.

« Non, pas directement » avoua l'italien. « J'en ai eu quelques échos parce que les faits relatés semblaient erronés et que celui qui a lu le rapport voulait mon opinion. »

« Donc, si je devine bien, le FBI vous a demandé de lui donner votre avis sur ce que Gibbs a rédigé ? » s'enquit Vance. « J'imagine que l'Agent Fornell a requis votre avis à titre confidentiel et que Gibbs n'est pas au courant ? »

« Le FBI était plus que concerné, Haswari était censé être l'un des leurs, un agent double » révéla Tony au directeur. « Certes, il s'est avéré qu'il travaillait en fait pour son propre compte et que le Mossad l'avait déclaré renégat. Ziva David était chargée de le récupérer et de le ramener si possible à la maison. Mais son obsession pour Gibbs s'est mise en travers de son chemin et elle a choisi de l'éliminer, sans doute sur ordre de leur père. La balistique ne ment pas, Gibbs n'a pas pu tirer sur Haswari, quelqu'un d'autre l'a fait et il ne peut s'agir que d'elle. Pour quelle raison Gibbs a choisi de la couvrir, je l'ignore mais je pense qu'il s'y est senti obligé, une sorte de dette de reconnaissance pour lui avoir sauvé la vie. »

« Vous paraissez avoir beaucoup réfléchi à la question, il me semble » ironisa Vance gentiment.

« La directrice l'a imposée à Gibbs mais en fait, il n'a simplement pas combattu son ordre. David est une espionne et un assassin, elle n'a aucune formation d'enquêtrice. Elle ne nous était d'aucune utilité immédiate et pourtant, elle a été adjointe à l'équipe première de l'agence par Shepard. Elle a créé spécialement un poste d'officier de liaison avec le Mossad sans l'aval du SecNav. Elle avait donc un motif caché pour le faire et quelle meilleure position que celle-là pour obtenir des informations confidentielles. »

« Vous pensez que David a été placée dans votre équipe pour espionner ? » demanda Vance un peu ahuri par l'affirmation de l'italien.

« Il est probable que ce soit l'une des raisons de son intégration » renchérit Tony avec conviction. « Shepard et David ont travaillé ensemble en Europe de l'Est sur des missions de renseignements, autrement dit, d'espionnage. Israël doit renégocier bientôt certains accords avec notre pays. Quelle meilleure manière d'obtenir plus que d'avoir certains arguments de poids pour traiter avec efficacité ? »

« Avez-vous fait part de ces suppositions au FBI, Tony ? » demanda le directeur qui s'interrogeait désormais sur la place de l'officier dans l'agence.

« Fornell et moi en avons discuté à plusieurs reprises lorsqu'il s'est avéré que des informations ont filtré depuis son arrivée ici » indiqua l'italien. « Je pense qu'elle est sous surveillance étroite et que toutes ses communications sont épluchées. Jusqu'à présent, rien ne peut être utilisé contre elle. »

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Tony se redressa dans son fauteuil et scruta un instant le directeur avant de continuer la conversation. Vance leva un sourcil interrogateur lorsqu'il comprit que son Agent soupesait sa prochaine action.

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« Vous désirez ajouter quelque chose, Tony ? » finit-il par demander.

« Je sais que vous êtes ami avec le Directeur David et que votre position vis-à-vis de sa fille ne doit pas être facile à justifier » expliqua Tony.

« C'est exact même si j'ignore comment vous connaissez ce fait » affirma Vance. « Cependant, l'Officier David occupe un poste de liaison temporaire, elle n'a aucune fonction d'agent fédéral et contrairement à ce qu'elle pense, elle ne pourra pas devenir second dans une équipe non seulement de ce fait mais parce qu'elle ne possède pas non plus la nationalité américaine. Le Directeur David et moi étions amis il y a des années, nos relations se sont espacées avec le temps et la distance, nos interférences ont été brèves. Maintenant, je suis à la tête d'une agence fédérale et mon objectif premier est de préserver les agents qui travaillent sous mes ordres, même si ce n'est que temporaire. Je sais que politiquement, je devrais sans doute me plier au jeu de la diplomatie mais ce ne sera pas au détriment de mes hommes. Je ne pourrais pas jouer ainsi avec la vie des hommes et femmes qui la risquent déjà sur le terrain chaque jour. »

« Donc, en un mot, vous ne ménagerez pas l'Officier David pour complaire à son père » statua Tony en souriant.

« C'est cela » conclut Vance en lui rendant son sourire. « Je ferai toujours en sorte de privilégier mes agents avant de prendre une décision quelle qu'elle soit. En tant que directeur, j'ai un devoir envers vous tous, celui de veiller à votre sécurité envers et contre tous ceux qui voudraient vous nuire. C'est même le devoir premier du directeur de toute agence gouvernementale, sinon le primordial. Vous êtes tous des agents de valeur et non des pions que l'on peut sacrifier sans remords. »

« C'est réconfortant de savoir que vous pensez que nous avons une valeur certaine à vos yeux » déclara Tony, approuvant les propos de Vance. « Si tous les responsables pensaient comme vous, il y aurait moins de membres des forces de police qui seraient vainement sacrifiés. »

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Le directeur se leva et s'empara de la cafetière, il remplit deux tasses, ajouta crème et sucre dans l'une avant de la tendre à Tony et de prendre la sienne. Il reprit place dans son siège et avala une gorgée du liquide noir avant de se décider à continuer la conversation.

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« Je voulais également votre avis sur une idée qui m'a trotté dans la tête après les entretiens que j'ai eus avec vos collègues » indiqua-t-il. « En supplément des sessions qu'ils auront à suivre de nouveau, je cherche une punition supplémentaire qui leur permette de comprendre un peu mieux les erreurs qu'ils ont faites. Une suggestion ? »

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Tony le regarda un instant, les sourcils levés en signe d'étonnement avant d'esquisser un petit sourire. Il prit le temps de réfléchir un moment, sirota son café avant de poser la tasse vide. Il soupesa encore la question avant d'émettre un commentaire.

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« A vrai dire, McGee serait bien avisé de savoir à quoi s'expose un flic de rue. Comme je l'ai évoqué plus tôt, il n'a aucune idée de ce qu'un flic doit savoir pour occuper un tel poste, il s'imagine qu'il suffit de coller des contraventions. Il n'a jamais pensé que nous autres policiers étions parfois aux premières loges dans des situations critiques et que nous pouvions être les premières cibles lors de conflits familiaux. »

« Lui faire découvrir l'envers du décor en le faisant participer à des rondes avec la police de Washington serait un bon moyen de lui ouvrir les yeux » approuva Vance. « Je vais arranger ça et définir un agenda avec une équipe mais tout en précisant qu'il ne sera qu'un observateur. En aucun cas, je ne souhaite qu'il puisse participer activement à une ronde de nuit. Et pour Miss David ? »

« Pour elle, c'est plus difficile étant donné que ce que nous pourrions proposer devrait lui servir de leçon mais de façon marquante. »

« Puisqu'elle se considère comme quelqu'un qui n'a pas à se salir les mains, je vais l'assigner à une de nos équipes de nettoyage » indiqua le directeur. « Devoir laver les toilettes et autres sanitaires devrait l'humilier suffisamment pour lui faire comprendre qu'elle n'est pas plus importante que n'importe quelle autre employée. De même, je vais également lui ordonner de se porter volontaire pour surveiller les enfants du personnel pour notre prochain camp de vacances et spécialement les adolescents. Ce sera plus difficile pour elle qui a reçu une formation militaire de traiter avec des jeunes civils qui n'ont reçu aucune discipline stricte, elle aura à faire appel à toute son énergie pour les canaliser. J'espère sincèrement que cela l'aidera à réviser son attitude si elle désire continuer à travailler ici. Je vais me mettre également en rapport avec l'Agent Fornell et voir où en est l'enquête sur elle. »

« Vous êtes un tantinet retors, Directeur » remarqua Tony en riant légèrement.

« Quant il faut, je peux en effet me montrer machiavélique » répliqua-t-il en souriant. « Espérons simplement que la leçon portera ses fruits pour tous les deux. »

« Que Dieu vous entende parce que je ne crois pas pouvoir supporter encore longtemps leur attitude irrespectueuse » nota Tony. « Je préfèrerais encore aller voir ailleurs que de subir cela une nouvelle fois de leur part. »

« Si une telle chose devait se produire, je trouverais une autre solution » affirma promptement le directeur. « Il est hors de question pour l'Agence de perdre un agent de votre valeur parce que deux employés sont suffisamment obtus pour réviser leur jugement. Je vous promets qu'à l'instant où vous vous sentez de nouveau menacé, je prends les dispositions nécessaires pour stopper l'escalade. »

« Merci, Monsieur » dit simplement Tony. « Votre soutien dans cette affaire a été le bienvenu parce que Gibbs n'a pas été le moins du monde présent pour moi. Je pensais que nos années à travailler ensemble lui auraient permis de me connaitre mieux que ça, il faut croire que je me suis trompé ou que le traumatisme de l'explosion l'a laissé plus amnésique qu'il ne nous le laisse penser. »

« Vous avez un mois pour tenter de rétablir une relation entre vous sans interférence majeure, du moins durant les heures de travail » rappela Vance. « Essayez de profiter de l'occasion et si vraiment rien ne change, c'est qu'il n'y aura rien à sauver. »

« Sans doute, en effet » soupira l'italien. « J'avais cru avoir trouvé une famille qui m'acceptait tel que j'étais et je m'aperçois que toute comme ma famille biologique, celle-ci m'a renié. Dur d'encaisser cet échec deux fois dans une vie. »

« Vous serez toujours le bienvenu chez moi, Tony et Jackie et les enfants vous adorent » statua Léon. « Nous pourrons vous servir de famille de substitution si vous le désirez. »

« C'est généreux de votre part, Monsieur de vouloir m'intégrer ainsi dans votre cercle familial » dit simplement Tony sans savoir quoi ajouter.

« Tout comme vous, j'ai appris il y a longtemps que parfois, il ne suffisait pas que le même sang coule dans nos veines pour former une famille » expliqua l'homme. « On peut trouver des êtres qui vous deviennent aussi chers sans pour autant partager le même ADN. »

« Entièrement de votre avis, Monsieur » approuva Tony. « Et je garde en mémoire votre proposition. J'aime beaucoup vos enfants, ce sont de gentils gamins qui ont bien de la chance d'avoir une mère comme la leur. J'aurai donné n'importe quoi pour grandir avec la mienne et connaître le bonheur d'être dorloté et embrassé, d'être félicité ou encouragé. Mais j'ai appris à me passer de tout ça et je crois que j'ai réussi à m'en sortir sans trop de dommages. »

« Vous êtes un homme généreux et compatissant, un ami sincère et fidèle » admit Léon. « Vous êtes foncièrement honnête et avez un grand sens de la justice. Vous pouvez être fier de l'homme que vous êtes devenu et n'avez pas à rougir d'avoir dû vous battre pour parvenir à être celui que vous êtes aujourd'hui. Je suis fier de vous compter parmi mes connaissances et le serais encore plus si vous choisissez de nous considérer comme votre famille. Et je dis ceci sans arrière-pensée et sans pression aucune. »

« Je suis… je ne sais pas quoi dire et j'avoue que c'est rare de n'avoir pas de mots pour décrire ce que je ressens » souffla un Tony totalement déboussolé.

« Comme je l'ai dit, pas de pression et aucun besoin de faire de grands discours » le coupa Léon lorsqu'il se rendit compte de son état. « Lorsque vous serez prêt, vous trouverez les mots qu'il faut, ne vous mettez pas martel en tête pour ça. »

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Il se leva, contourna son bureau et vint poser une main sur l'épaule de Tony.

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« Il est grand temps que quelqu'un reconnaisse votre valeur et vous apporte son soutien, Tony et j'espère sincèrement être celui qui jouera ce rôle » déclara Léon. « Maintenant, mettons fins à ce dilemme et reprenons le cours de nos vies en souhaitant qu'elles soient un jour étroitement en relation. »

« Que votre souhait soit entendu, Monsieur et je vous remercie du fond du cœur pour tout » répondit Tony en se levant et en tendant la main au directeur.

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Ce dernier surprit encore l'italien en ignorant la main mais en étreignant brièvement le jeune homme avant de se reculer.

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« Allez, filez maintenant » ordonna Léon en lui souriant et en lui faisant un geste de la main.

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Tony éclata de rire et le salua de la main avant de tourner les talons et de sortir du bureau. Vance soupira avant de reprendre place dans son siège en secouant la tête. Il venait de passer une bonne heure avec son agent et avait apprécié chaque instant de la conversation qu'ils avaient eue.

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Et il n'aurait jamais pensé offrir à l'italien de l'intégrer dans le cercle familial mais sa proposition avait été spontanée et sincère. Il avait également été honnête en faisant son éloge.

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Parallèlement, il était abasourdi que Gibbs n'ait jamais songé à le faire. Il savait que l'ancien Marine se posait beaucoup de questions sur sa relation avec l'italien et à franchement parler, lui-même se demandait si les deux hommes n'étaient pas plus que des collègues ou même des amis. Certains regards, certains gestes prêtaient à confusion en ce qui concernait les deux hommes.

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Maintenant, il doutait que leur relation passée soit réactivée. Gibbs paraissait s'interroger sur les liens qui les avaient unis et il savait que l'homme ne poserait aucune question. Trop fier de reconnaître qu'il avait oublié certains souvenirs et trop têtu pour se remettre en question. Il était dommage que Tony soit le perdant dans l'histoire.

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A bientôt pour la suite

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Chtimi