La grande aventure !

chap. 14 : Exploration et révélation !

Info : Camille et Pierre-André ont quitté Shell Town et débuté leurs aventures en tant que pirates. Ils ont rencontrés Kemi, qui est devenue leur navigatrice. Sur une île déserte alors qu'ils étaient en route vers Namatski, ils rencontrent Antoine et décident de le raccompagner chez lui, à Namatski. Là-bas, ils rencontrent Alexandre qui rejoint l'équipage avec Antoine. Ils voguent ensuite jusqu'à une île ou se passe une succession d'événements étranges.

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Le bâtiment de la marine était là, juste sous leurs yeux. Pierre-André fonça vers le portail et mit à terre en un mouvement de bras les deux gardes, qui n'eurent le temps que de le couper au bras.

« -Tu saignes déjà et on n'est pas encore rentrés ! Grogna Kemi.

-M'en fiche ! Répondit le blond au tac à tac. Allez on y va. »

Il explosa le cadenas de la serrure et entra en forçant l'ouverture. Le bâtiment se tenait plus loin.

« -On est a l'intérieur !

-Ne crie pas trop tôt victoire Kemi. On est encore dehors.

-Hé. Interrompit Pierre-André. Des gens sortent. »

En effet, des soldats sortaient de la base en petit nombre.

« -On fait quoi ?

-On tabasse ! À la baston ! »

Il s'élança vers les marines. Ces derniers se mirent en position défensive, attendant les ordres. Le lieutenant envoya au front un petit groupe de soldats et se retira à l'intérieur. Il avait décidé de passer par derrière. Il n'avait pas de temps à perdre avec le reste de l'équipage.

« -Pourquoi il s'échappe lui ?! Demanda Antoine qui l'avait vu partir.

-Je ne pense pas que c'est par ce qu'il a peur de nous. Ironisa Kemi.

-C'est pas grave. Ça nous fait un ennemi de moins. »

Les soldats tous assommés ou morts, ils passèrent la porte principale et se retrouvèrent devant trois choix d'itinéraire.

« -Quelle chance ! Trois chemins... Dit Antoine. La suite est inéluctable. On se sépare ? »

Les deux autres hochèrent la tête, et chacun emprunta un chemin. Antoine prit les escaliers, Kemi resta à l'étage et Pierre-André descendit.

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Le colonel vit l'attaque de sa fenêtre. Il fronça les sourcils et grogna.

« -J'espère que Chelder a eu assez de jugeote pour passer sans se faire repérer. C'est pas qu'ils aient l'air très dangereux, mais il faut qu'il aille au port au plus vite. »

Ça y est. Les pirates étaient entrés. Quelqu'un toqua a la porte.

« -Oui ? »

La porte grinça et le photographe entra. Il était court sur patte et portait une casquette. C'était un vieil homme, et ses cheveux commençaient a devenir blanc.

« -Colonel, j'ai prit des photos des pirates qui ont forcé l'entrée.

-Et vous n'avez que ça à faire ?

-Eh bien... Oui. Je suis photographe, pas soldat.

-Grrrr... Allez donc retrouver le lieutenant au port. Il y aura peut-être du travail pour vous. Ça vous évitera de rouiller.

-Eh je suis PAS VIEUX ok ? Cria il en quittant la pièce. »

Le colonel grimaça. Il détestait cet homme, c'était le seul a lui tenir tête sur cette île. Il soupira et décida de rejoindre la salle de repos des soldats. Il devait leur donner l'ordre de se bouger le derrière.

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La lourde porte de la bibliothèque grinça. Antoine entra, gêné d'avoir été si peu discret. Il s'avança dans la grande salle, à peine occupée par de trop rares étagères remplies de livres. Soudain, quelqu'un l'interpella :

« -Holà. Chuchota le bibliothécaire. Vous ne m'avez pas l'air d'un marine.

-Je... J'ai oublié mon uniforme chez moi. »

Heureusement, il ne semblait pas au courant que des pirates étaient rentrés dans la base.

« -Je veux bien vous croire, mais alors montrez moi votre carte. »

Aie. Ça se compliquait.

« -C'est à dire que... Je suis une nouvelle recrue et je ne savais pas qu'il fallait apporter ma carte. »

Il prit un sourire crispé et l'autre le fixa d'un mauvais œil.

« -Hum... Bon. Je vous laisse passer cette fois, mais tachez de retenir la leçon jeune homme. Vous n'irez nulle part ici si vous n'avez pas votre carte avec vous. C'est un nouveau système que seule cette base possède.

-D'accord. »

Il regarda le surveillant s'éloigner et alla se cacher entre deux étagères. Il avait eu de la chance, mais il devrait faire plus attention la prochaine fois. Il s'apprêta à partir, la porte suivante bien visible au fond de la salle. Antoine reprit sa marche, mais son pied heurta une table basse, et le livre posé dessus tomba. Il le ramassa, mais alors qu'il s'apprêtait à le poser le titre l'intrigua et il s'y intéressa.

"Ouvrage spécial réservé à la marine.

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Les fruits du démon en détail. Forme, couleur et capacité attribuée.

Tome 6/6"

Antoine n'y comprenait mais alors absolument rien. Bien sûr, il avait entendu parler des fruits du démon, mais comme des légendes. Ce genre de chose était impossible. Pourquoi la marine avait elle une série d'ouvrage réservé en parlant ? Il ouvrit au sommaire.

"Tome 1 et 2 : Les fruits de type Zoan.

Tome 3, 4 et 5 : Les fruits de type Paramecia.

Tome 6 : Les fruits de type Logia. "

Il feuilleta par curiosité et finit par y trouver un intérêt. Si la marine avait un livre comme ça c'est que ce qui était écrit à l'intérieur était forcément vrai. Sur chaque page, un fruit avec des motifs étranges et une description précise sur le coté ainsi que, de temps en temps, le nom de l'utilisateur. Les noms étaient tous plus étranges les uns que les autres. "Moku Moku no", "Hie Hie no", "Mera Mera no", ...

D'un coup, il tomba sur un fruit qui lui sembla familier. Il l'observa plus attentivement. Oui. Sa forme lui disait quelque chose. Puis il se rappela : Le fruit sur l'île déserte ! Il lût en vitesse ce qu'il disait dessus. Il était écrit que c'était le fruit du Kaze Kaze no mi, qui permet à n'importe quel utilisateur de contrôler le vent. Attendez... Le vent ? Ah mais ça expliquait beaucoup de choses... Notamment pourquoi le bateau avait accéléré sur leur route vers Namatski. Mais c'était vrai alors ? Il possédait les pouvoirs d'un fruit du démon ? Qu'est ce qu'ils disaient de plus. Voyons... Un pouvoir unique... Impossibilité de nager... Bla bla bla...

Sans s'en rendre compte, il avait passé un bon moment à lire, et lorsqu'il le remarqua, il se dit qu'il devait bouger. Il ne savait pas combien de temps était passé et décida d'empocher le livre discrètement et de finir de visiter l'étage.

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Kemi sortit d'une énième salle inutile et se retrouva dans un long couloir. Soudain, un marine apparut au coin d'un tournant et elle se plaqua dans le renforcement du mur. L'homme regarda dans sa direction, scrutant le couloir et semblant en redécouvrir chaque détail, puis finit par partir. Kemi le vit de dos. Il était certainement un haut gradé pour porter ce genre de tenue et pour se balader seul dans la base. L'homme rentra dans une salle plus loin et la cartographe se rapprocha pour écouter.

« -Soldats... Garde à vous ! »

Il y eu un bruit de pas confus qui disparut très vite.

« -Soldats, des civils sont entrés dans la base. Retrouvez-les et ramenez les moi vivants.

-Oui colonel ! Firent l'ensemble des combattants en même temps. »

Une alarme s'enclencha et la troupe se déplaça en masse vers la porte. Kemi recula, prise de panique, et trouva par pure chance un placard à balai ouvert derrière elle. Elle s'y cacha, attendant que les ennemis passent. Une serpillière se colla à elle et elle grogna. La troupe ne fut bientôt plus là, mais elle attendit quand même que le colonel s'en aille avant de sortir de sa cachette.

« -C'était juste, mais je n'arriverais pas tout le temps à m'en sortir comme ça ! Surtout maintenant que l'alarme a été déclenchée ! »

Disant cela, elle ne vit pas que quatre hommes en patrouille venaient droit sur elle. Quand ils l'aperçurent, ils coururent vers elle. Kemi courut à son tour pour leur échapper. Elle évita tant bien que mal les attaques tout en choisissant des chemins au hasard. Malheureusement, elle arriva dans une impasse. La seule porte à sa droite était solidement fermée. Elle se ressaisit, et décida d'affronter les soldats. L'un fonça sur elle, et elle se poussa au dernier moment de sorte qu'il s'écrase contre le mur. Un de moins. Deux autres la prirent de surprise et arrivèrent à l'écorcher avec leurs sabres. Mais même en combat rapproché, Kemi faisait des merveilles, et les marines rejoignirent bientôt leur camarade au sol. Elle s'apprêta à attaquer le suivant, mais celui-ci pointa un fusil sur elle. La cartographe s'immobilisa en un instant.

« -Désolé de vous contrarier, mais je vais devoir vous emmener chez le colonel. »

Il lui empoigna le bras, serrant tellement fort que Kemi ne sentait plus ses doigts. Elle cria de douleur tandis que le marine la traînait plus loin. Puis... BONK. Un coup de clé à molette le fit s'effondrer sur place. Pierre-André se tenait dans l'angle du couloir. Il enchaina sans se préoccuper du soldat à terre :

« -J'ai trouvé Camille, mais on va avoir un problème. »

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« -Et sinon tu fais quoi quand tu ne te fais pas attraper par la marine ? »

Morgan releva la tête et prit un temps avant de répondre :

« -Je voyage pour essayer de retrouver mon sensei.

-C'est une idée fixe...

-Ouais... Hé ! »

Camille rit et Morgan la fixa d'un mauvais œil. Ils discutèrent un court instant jusqu'à entendre quelqu'un essayer d'ouvrir la porte, puis s'énerver dessus sans réussir à atteindre son but.

« -Mais enfin... Bordel c'est quoi le problème ?! »

La capitaine reconnut immédiatement la voix :

« -Pierre-André ? C'est toi ? Fait gaffe il y a... »

Elle scruta les alentours, cherchant le garde, mais il n'y avait pas âme qui vive.

« -Personne ? Enfin c'est pas grave. Je crois qu'il faut une carte spéciale pour ouvrir les portes ici, j'ai vu ça quand ils m'ont emmené en salle d'interrogatoire !

-Ça va ? Ils ne t'on pas fait de mal ?

-Non non, je vais bien.

-Attend je vais essayer de briser la porte !

-Non surtout pas ! Réagit aussitôt Camille. Elle est en métal, tu alerterais tout le bâtiment !

-Merde... »

Il resta un long moment sans rien dire. Camille ne le voyait pas, mais devinait qu'il se prenait la tête.

« -Pierre-André ça va ?

-Je... Il reprit rapidement sa respiration. Je te sortirait de là ! Et ils ne te feront plus de mal parce que je t'aime Camille ! Et je ne les laisserait pas te toucher ! »

Camille vira au rouge tomate. L'alarme de déclencha à ce moment et elle n'entendit pas le mécano partir en courant.

« -Mais... Je... Pierre-André ? Pieeeeerre-Andréééé !

-Pas la peine. Rit Morgan à coté d'elle. Au fait... Ça fait longtemps ?

-Rhaaaaa mais tais-toi enfin ! »

Elle donna un grand coup de poing à travers les barreaux sur la tête de celui qui avait osé se moquer.

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Salle informatique.

« -Colonel, pourquoi n'envoie-on pas des troupes les arrêter ? Ils ont déjà mit à terre vingt hommes !

-J'aime bien leur style. Celui au foulard est arrivé à bloquer trois soldats dans une salle en les enfermant à l'intérieur. Et maintenant ces deux-là vont aller sauver leur amie. C'est amusant regardez les faire un peu.

-Colonel Reyes ! Cela ne sert à rien d'avoir une des bases les plus perfectionnées en informatique si l'on utilise pas cet avantage contre nos ennemis !

-Écoutez bien bande de marines de bas rang. Entrer dans cette base est d'une facilité extrême. En ressortir est plus difficile. Nous aviserons à ce moment. »

Il sourit en plissant des yeux. Ces jeunes allaient peut être enfin lui apporter un peu de distraction.

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Au même moment au port.

Alexandre bailla en s'étirant. C'était loooooooooong... L'attente était interminable... Il se redressa vivement : Il avait vu quelque chose du coin de l'œil.

« -Aha ! Mais c'est potentiellement intéressant tout ça ! »

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« -C'est là ! Souffla Pierre-André. Elle est au coin du tournant derrière une porte fermée !

-Eh, doucement d'accord ? Déstresse un peu. »

La jeune fille arrêta sa course toute haletante. Elle observa la porte un moment puis se retourna vers le blond.

« -Tu as raison. Il faut une clé spécial pour ouvrir cette porte. Ou allons nous nous en procurer une ?

-Vous avez retrouvé la capitaine ? Demanda Antoine derrière eux. »

Kemi et Pierre-André sursautèrent de surprise.

« -Hé mais qu'est ce que tu fais ici ? Comment tu as trouvé ton chemin ?

-Je n'ai rien vu de spécial au premier. Dit Antoine, serrant le livre volé caché contre lui. Et même si il y avait plus d'étages, je suis redescendu pour voir ou vous en étiez. J'ai eu le temps de vous entrapercevoir mais bordel vous courrez vite !

-Ça ne change rien au problème. Il nous faut une carte magnétique pour pouvoir passer.

-Attendez une carte ? Ce serait pas quelque chose comme ça ? Demanda Pierre-André en sortant une plaque métallique de sa poche. »

Les deux autres restèrent de pierre, puis Kemi explosa :

« -Mais oui c'est ça ! Pourquoi tu ne l'as pas sorti plus tôt ?!

-Je ne le savait pas ! Je l'ai récupéré sur un soldat que j'ai croisé. Il avait glissé de sa poche. Je me suis dit que quoi que ce soit, ça pourrait être utile. »

Kemi, convaincue de son explication, la lui piqua des doigt et la passa dans le mécanisme. La porte fit un Bip et s'ouvrit.

« -Voila ! C'était pas dur. Maintenant, ou est Camille ? »

À peine eu-elle dit ça qu'elle vit un des prisonniers se lever et agiter des bras.

« -Hé ! Je suis là ! »

La petite troupe courut vers elle. Antoine s'occupa de la serrure. C'était une serrure normale cette fois, et il devait la crocheter. Son travail finit, Camille lui demanda s'il pouvait aussi ouvrir la cage de Morgan.

« -On devrait plutôt s'échapper tant qu'on le peut encore. Répondit Antoine. Il n'y a pas que des piètres soldats pas entrainés ici.

-C'est pas grave, allez ! Ouvre lui la porte ! »

Antoine s'exécuta.

« -Pourquoi tu me libère ? Demanda Morgan. J'ai rien fait de spécial pourtant ?

-Je vais pas te laisser ici alors que tu veux retrouver ton sensei ! Tu vas pas y arriver si tu restes coincé ici ! »

Morgan la regarda, touché.

« -Oh, ben... Merci.

-Par contre, il faut y aller là. Ça va devenir tendu. »

Ils sortirent des cachots, et Camille trouva la salle de récupération dont le soldat leur avait parlé. Elle reprit son arme, et son chapeau (Oui, ils lui avaient aussi confisqué son chapeau). Morgan trouva sa chaîne dans un coin de la pièce, et l'enroula autour de son bras. En sortant, il remarqua un objet un peu spécial. C'était une sorte de boomerang mais tranchant sur les bords. Il lui plut, et le prit avec lui. Il le coinça derrière, entre sa ceinture et son pantalon.

« -Vite ! Il faut y aller maintenant ! Ou ils auront tôt fait de nous coincer ! S'impatienta Antoine. »

Ils coururent vers la sortie, mais à la porte, Camille les laissa passer en restant dans le bâtiment.

« -Enfin mais qu'est ce que tu fait ? Cria Pierre-André, déjà loin. Viens !

-Pas question. Dit Camille d'un ton calme. Je dois récupérer le paquet que cet homme m'a confié.

-Tu es folle. Soupira le mécano. Et lui aussi était fou.

-Non ! En me le donnant, il a dit qu'il ne devait pas leur revenir. Alors je dois aller le récupérer.

-Mais on ne sait même pas ce que c'est ! Argumenta Kemi.

-Si, moi je sais. Rétorqua Antoine. C'est un fruit du démon. Mais je ne connais pas sa capacité spéciale. »

L'équipage s'étonna du fait que l'archéologue ne leur ait pas dit plus tôt, mais il expliqua que c'était parce qu'il l'avait appris dans la base de la marine. Il leur dit aussi tout ce qu'il avait lu d'intéressant sur les fruits du démon. Camille monta alors l'escalier le plus près d'elle, en précisant qu'elle allait le chercher. Antoine et Kemi de précipitèrent vers elle pour la retenir, et repassèrent la porte. Ils eurent de la chance, elle se referma en un bruit métallique juste après qu'ils eurent passé le bâtant. Morgan approcha de la porte, et tapa dessus. C'était inutile. Le bois avait fait place à un métal plus dur que dur.

« -J'y vais ! Fit la voix étouffée de Camille derrière la porte. De toute façon on n'a plus le choix maintenant ! Il faut qu'on trouve une autre sortie !

-Mais ! On peut toujours exploser la porte ! Hurla le mécano de son coté. Oh ? Camille ? »

Mais ils étaient déjà partis.