Hi All,

Vu le titre du chapitre... Je pense que c'est pas la peine que je vous fasse un dessin .... OUI vous avez devinez ! (arf non on gagne rien dsl ... lol) : Elle arrive à ITHACA ! Comme quoi... patience et longueur de temps ... (comme disait un gars célèbre)... J'espère qu'elles vous plairont ? j'ai essayé de respecter le caractère de chacun... ^^

Avant de vous laisser, comme d'habitude...

Rappel : Les personnages et l'Univers de cette Saga appartiennent à ... S. Meyer.

Reviews : J'adore, j'adore, j'adore quand vous me faites des reviews ! Et je prend vraiment plaisir à vous lire ! (en plus, souvent, vous me faites rire ! ce qui est encore plus fun !!)

Butterflied : Bon... l'en-tête du chapitre a répondu à ta question je suppose ^^ : elle arrive directement... (Parce que j'avais un peu peur de me faire luncher par les revieweuses en folie que vous êtes si je lui faisais passer encore beaucoup de temps loin d'Ithaca ^^ loool !) ... enfin... lit ^^ et tu me diras ;-)

emilie : Ah Emilie ! Alors on me met la pression ? pfff ! voila que je me ronge les ongles maintenant ! c malin ! (nan je déconnes ! je ronge une plaque de choco ! pas de panique !) ... Mais dit moi si tu es "déçue" hein ? avant que j'attaque Vraiment mes ongles ^^ loool ^^

Carlie : merci d'aimer ^^ J'espère que tu apprécieras celui là aussi ? ^^

Bonne lecture à toutes !

et... Enjoy !


Je regardai par le hublot le paysage enneigé de Syracuse se rapprocher et devenir de plus en précis sous nos pieds, passant en revue les informations que j'avais mémorisé sur Ithaca…

31159 habitants, situé à 1h30 de Syracuse, 2h30 des Chutes du Niagara et 3h de N.Y. city… Siège du comté de Tompkins et Siège nord américain, à un autre degré, de Sa Sainteté le 14ème Daïla Lama… Une ville dite « universitaire » où se situait la célèbre Université de Cornell, membre de la prestigieuse Ivy Leage…

Je soupirai…

Avec un peu de chance, ce serait celle que j'intègrerais !

Mais pour ça, il fallait déjà que j'arrive à convaincre Edward de l'inutilité, pour ne pas dire « absurdité », de son éloignement…

Je ressentis la plaie au creux de ma poitrine se réveiller et pulser un instant à l'idée de la possibilité d'un échec…

Mais il n'était pas envisageable, où, plus exactement, je refusais d'envisager un « échec » ! Ça prendrai le temps qu'il faudrait, mais je réussirai !...

Je me mis à grogner, perdant tout intérêt pour le panorama que m'offrait le hublot…

Il me faudrait ensuite le convaincre de l'inéluctabilité de ma transformation !... Et là… je savais que je devrai avoir des arguments vraiment solides pour contrer ses objections !... Je me remis à soupirer.

Détournant mon regard de la vue, je remarquai Rosalie qui me fixait d'un œil interrogatif…

« Tout va bien Rose ! Je pensai juste à ton Frère… »

Elle ne dit rien, se contentant de souffler en secouant la tête…

Aussi improbable que cela soit, nous avions vraiment sympathisé au cours de ces dernières heures !

Nous n'étions pas encore des « amies », et nous ne serions sûrement jamais aussi proche que je l'étais avec Alice, mais nous n'étions plus « en froid », – terme risible pour un vampire ! – et c'était déjà ça ! Et je n'aurais jamais imaginé que cela se fasse si « simplement » !...

En même temps… Maintenant que j'y songeais… J'étais à peu près sûre qu'Alice avait dû voir comment ça se passerait ! Sinon elle ne l'aurait probablement pas laissée venir !... Peut-être aussi que les enjeux qui nous portaient toute les deux avaient joué en notre faveur ?…

En tout cas, une fois la tension disparue, nous avions beaucoup parlé ! Discutant à chaque fois que cela nous était possible… Que ce soit pendant l'attente de nos correspondances – à Saint-Louis et à Chicago – ou bien durant les vols, quand le sujet nécessitait moins que nous fassions attention à la foule qui nous entourait… Et elle s'était révélée beaucoup moins taciturne que l'on pouvait le penser de prime abord !

Elle m'avait expliqué les raisons de son attitude passée envers moi et les circonstances de sa transformation. Et je la comprenais beaucoup mieux maintenant !

Je ne m'étais pas imaginée que derrière la fière Rose se cachaient autant d'horreurs et de souffrances ! Et je regrettai qu'Edward ne m'en ait pas parlé !

Je ne suis pas sûr que cela aurait pu améliorer les choses entre nous à ce moment là mais, au moins, j'aurai pu être plus compréhensive… Même si, je devais bien avouer que, de mon coté, je n'avais pas trop cherché à savoir non plus !...

Lancée dans ses souvenirs, elle m'avait ensuite raconté comment elle avait découvert Emmet. Et ce qui l'avait conduite à le transporter sur autant de kilomètres pour le conduire à Carlisle… Et franchement, je comprenais mieux qu'Emmet prenne si souvent sa défense ! Lui qui la connaissait si bien... Elle méritait à tout le moins le respect ! Non pour sa force de vampire ou sa beauté sculpturale, mais pour sa force de femme, tout simplement !...

Puis nous avions un peu parlé du reste du clan…

Et Rose m'avait dit à quel point Jasper culpabilisait pour ce qu'il s'était passé et combien Edward ne lui avait pas facilité les choses… Ce qui nous avait tout naturellement conduit à parler de « Lui »…

Et je n'avais pas aimé ce que j'avais appris. Non quelle ait été très loquace sur le sujet, mais j'avais pu en déduire qu'il allait encore plus mal que je ne l'imaginais… Aussi mal en point que moi quelques jours plus tôt, si j'avais bien compris…

Et apparemment, il n'était pas resté très longtemps avec eux après leur départ de Forks, et, si tous en avaient été soulagés au début – vu l'ambiance qu'il faisait régner dans la maison – ils étaient maintenant plutôt anxieux… Car il leurs avait non seulement « interdit » tout contact… mais n'en donnait pas lui-même !…

Et enfin… pour couronner le tout, ils ne savaient pas où il était !!... « Probablement en Amazonie » c'est tout ce qu'ils savaient !

Et j'étais inquiète… Inquiète qu'ils ne sachent pas où il était exactement, inquiète qu'il puisse être si loin, inquiète de son état, inquiète de ne pas être en capacité de le trouver rapidement…

L'avion se posa enfin, et nous partîmes à la recherche de mes bagages. Je sentais le stress me gagner au fil des minutes. Un mélange de joie anticipée à l'idée de les revoirs tous et d'appréhension en ce qui concernait Edward…

Nous n'avions pas fais dix pas dans le grand hall du terminal B que je fus tirée de mes pensées par une petite voix musicale au perchée qui scandait nos prénoms… Alice !

Je la cherchai du regard, parcourant la foule, quand Rose se mis à accélérer en murmurant :

« Elle est venue avec Emmet ! »

Nous les rejoignîmes rapidement, Rose ayant toute les peines du monde à garder une allure « humaine », et se ruant littéralement sur un Emmet hilare – comme à son habitude – pour l'embrasser avec fougue…

Alice, elle, se jeta dans mes bras, manquant de me renverser, et me serrant à m'étouffer.

« Bella ! »

« Alice !... Tu… m'étouffes ! »

« Oh ! Désolée Bella ! Mais je suis si contente que tu sois là ! »

Elle desserra son étreinte et se mit à sautiller comme un farfadet, enchaînant les questions à la vitesse d'une mitraillette…

« Le voyage s'est bien passé ? Pas trop fatiguée ? Tu as faim peut-être ?... »

« Alice ! Fiche lui la paix une minute !»

« Mais Rose ! Ça fait si longtemps que je ne l'ai pas vue ! »

« Ouais ! Ben ce n'est pas une raison pour l'accaparer pour toi toute seule ! »

Lança Emmet, en me prenant à son tour dans ses bras.

Tout en m'ébouriffant les cheveux, il ajouta :

« Alors Bella ? Venue pour casser la figure à mon frère ? »

« Mouais ! C'est un peu l'idée… »

Il explosa de rire à ma réponse.

« Tu m'as manquée, tu sais ! C'est tellement plus drôle quand tu es là, Bella ! »

« Ben voyons ! »

« Bon ! On y va ? On ne va pas coucher là ! »

Rose ! Elle avait déjà récupéré mes bagages et s'impatientait !... Nous la suivîmes donc vers le parking souterrain…

Je ne vis rien de la traversée de Syracuse, ni – moins d'une heure plus tard – de celle d'Ithaca. L'ambiance dans la Mercedes était détendue, un peu folle même, et j'en oubliai un temps mes angoisses…

Emmet, quand il ne jetait pas de regards brûlants à sa dulcinée, me taquinait… Alice me noyait sous le récit de tous les projets qu'elle avait pour « nous » (comprenant - quelle surprise ! – une part impressionnante de séances shopping diverses et variées auxquels j'espérai pouvoir échapper !)… Et Rose racontait notre voyage, déclanchant régulièrement le rire homérique d'Emmet…

Nous avions laissé la ville derrière nous, et roulions, depuis quelques miles déjà, sur une petite route de forêt, quand Alice m'informa que nous arrivions… Je vis alors apparaître, niché entre les arbres, un extraordinaire chalet, tout en bois clair, qui s'étendait sur 3 étages.

Il était tout simplement… magique !

Et pour moi, contrairement à ce que m'en avait dit Rose, il dépassait, et de loin, la prestance de leur villa à Forks !

Mais j'en détachai mon regard rapidement, pour le fixer sur le reste de la famille, qui venait de sortir en nous entendant arriver...

Jasper, s'était posté un peu en retrait, comme à son habitude, et affichait un air d'appréhension…

Carlisle, lui, appuyé contre la rambarde de l'immense escalier qui longeait la maison, tenait Esmée par la taille…

On se serait cru dans un de ces tableaux, à la fois si réaliste et sans âge, de Norman Rockwell !

Je descendis lentement de la voiture, émue et les jambes en coton, restant un moment à les regarder avant d'envisager d'avancer vers eux…

C'est Esmée qui, la première, fit un pas et me pris dans ses bras, me baisant le front en disant « Tu m'as manquée ma chérie ! »

Et Carlisle ajouta en souriant un « Bienvenue Bella » en posant une main sur mon épaule.

J'avais des papillons dans le ventre, des larmes plein les yeux, et je ne trouvai à répondre qu'un larmoyant « Vous aussi vous m'avez manqué !»…

Je finis par reprendre contenance – je n'allais pas craquer maintenant ! - et me dirigeai à pas lents vers Jasper, m'arrêtant à quelques pas de lui, afin de ne pas le brusquer, pour lui dire :

« Bonjour Jasper ! Tu me fais la bise ou tu préfères me serrer la main ? »

Il hésita un instant, regardant ses mains, et répondit d'un air penaud, bégayant presque, comme toujours lorsqu'il était très troublé :

« Je suis tellement désolé Bella ! »

Je m'attendais à cette attitude, vu ce que m'avait dit Rose, et j'avais préparé mes répliques…

« Tu n'as pas à être désolé ! Mais si cela peut te soulager, disons que tu es pardonné ! Et je ne t'en veux pas ! C'était un accident Jasper !... Rien qu'un accident !»

« Bella ! J'aurai pu… te tuer ! »

« Mais tu ne l'as pas fait. »

« Mais à cause de moi… »

Je ne le laissai pas terminer.

« Tu n'y es pour rien ! Il avait déjà cette idée en tête ! Tu n'as été que le prétexte ! »

Je savais que j'avais raison. Je n'y avais pas vraiment songé, du moins pas aussi clairement, auparavant, mais je savais que c'était l'exacte vérité.

Tout le monde nous regardait, n'osant intervenir. Et je savais combien ce moment était important ! Pour lui bien sûr, mais aussi pour toute la famille…

Je repris donc, accentuant mon sourire et lui tendant les bras, pour essayer de le convaincre…

« Quoi qu'il ait pu te dire, Jasper, je t'assures que je te dis la vérité !… Alors… La main ou la bise ?»

Il hésita un instant, et, se redressant, murmura :

« La bise, Bella… Si tu veux bien. »

Je savais ce que cela représentait pour lui qui ne me l'avait jamais faites auparavant ! C'était sa façon de se faire pardonner et, aussi, de me dire « regarde, je sais me tenir, n'ai pas peur… »

Alors, pour lui prouver toute ma sincérité, et parce que je savais – grâce à quelques discussions que Alice et moi avions eu ensemble –, à quel point il pouvait être sensible à ce genre d'attitude… Je m'inclinai devant lui, comme les dames de son époque humaine, avant de répondre :

« Ce serait un grand honneur, Major Whitlock ! »

Et… Je crois que c'est bien le Major, en lui, qui fit les deux derniers pas qui nous séparaient et me fit la bise, me prenant les mains, et me glissant un « merci », à peine audible, au passage.

Je m'aperçu à ce moment là que tout le monde s'était approché, nous entourant, et avait, un temps, retenu sa respiration…

Je laissai brièvement mon regard glisser de l'un à l'autre…

Emmet, gamin, qui me regardait en faisant semblant d'essuyer une larme…

Et Rose, complice, qui lui mettait une tape derrière la tête !

Esmée... blottie dans le creux de l'épaule de son mari, affichant un sourire ému…

Carlisle, qui lui, me souriait…

Et Alice… Alice qui après m'avoir lancé un regard de pure joie, regardait avec un air d'adoration fanatique son Jasper…

C'est alors que je réalisai, en prenant seulement réellement conscience, que j'étais arrivée…

Je sentis toutes les émotions refoulées, et toutes celles contenues, m'envahir en même temps…

J'avais rejoint Ma famille !


Bon j'espère que ça vous a plu... *respire en faisant la position du lotus*

Prochain chapitre Samedi ! (dsl de poster un peu moins, mais il faut que j'ai le temps d'écrire ! loool ! ) *montre ses bandages aux doigts*

Ce sera, sauf imprévu, un POV Carlisle ...

En attendant... Review ?