Disclaimer : les personnages principaux appartiennent à JKR
Avertissement : fic rated M
Chapitre 14. Tendres retrouvailles
Harry se réveilla avec du vague à l'âme. Depuis la veille tout allait de travers et il aurait tout donné pour ne pas être sur ce bateau et retourner au manoir. Il se leva difficilement et alla jusqu'à la fenêtre. Il pleuvait et il était donc hors de question de sortir. Il resta un long moment à rêver lorsqu'il entendit une voix s'élever du lit:
- Tiens Potter…tu es toujours là ? Ca signifie quoi ? Tu restes à mon service ou tu attends juste d'avoir trouvé une meilleure place ? ou un meilleur amant ?
- Je reste à votre service, mais en tant que valet, c'est tout.
- J'ai bien compris. Tu peux donc aller me chercher mon petit déjeuner…dit-il en s'étirant voluptueusement.
Harry ne broncha pas et sortit. Tout en se dirigeant vers les cuisines il de demanda comment il allait faire pour revoir Madeleine et s'expliquer avec elle rapidement.
Il ne la croisa pas et remonta, fort maussade, dans la cabine de Drago. Celui-ci était déjà habillé, ce qui fit sourire Harry. Il ne releva pas et posa le plateau sur la petite table.
Drago commença à déjeuner et lui dit :
- Tiens, tout à l'heure le couturier va venir pour prendre mes mesures et me montrer des échantillons de tissu. Tu resteras là et tu l'aideras.
Harry soupira bruyamment, ce qui fit bondir lord Malefoy :
- Tu as choisi de rester à mon service, alors il est temps que tu te mettes sérieusement à apprendre ton métier, Potter. Crois-moi, ça te servira toujours…
- Il vient à quelle heure ?
- A 10h. Pourquoi, tu as un rendez-vous galant ?
- Non, répondit Harry agressivement.
- Parfait. Essaie de ne pas avoir l'air trop idiot face à lui, tu es censé être un vrai valet, alors comporte-toi comme tel.
Harry haussa les épaules et se dit qu'il aurait bien du mal à faire illusion, n'ayant aucune compétence ni aucun goût pour ce domaine. Tout cela lui paraissait terriblement futile, et parfaitement ennuyeux.
Lorsque le couturier arriva, accompagné de son aide, Harry faillit éclater de rire devant leur allure et gestes excentriques. Drago le fusilla du regard, ce qui l'incita à reprendre son sérieux.
Il suivit le manège du couturier et de son aide avec un certain amusement, tout en prenant soin de garder un air dubitatif mais intéressé.
Finalement il se lassa vite de la prise de mesures, alors que le couturier insistait sur la perfection du corps du jeune lord, à la grande satisfaction de ce dernier. Il suivit d'un œil à peine plus intéressé le choix des étoffes et des couleurs, et réprima difficilement un bâillement lorsqu'on lui demanda son avis.
- Mmmm ? Oh, je me fie à l'avis des spécialistes. Je ne suis qu'un pauvre provincial, vous savez….
Drago le fusilla à nouveau du regard, et Harry baissa la tête, légèrement honteux mais plutôt amusé au final.
Quant, au terme de deux longues heures de mesures et de choix divers et variés, le couturier et son acolyte se retirèrent, Drago se retourna vers Harry et lui dit :
- Tu es fier de toi ? Tu t'es fait passer pour un moins que rien, et moi aussi, du coup !!
- Et alors ? Vous le saviez très bien quand vous m'avez demandé de vous accompagner, que je ne suis pas un vrai valet !! Il fallait choisir d'autres critères de recrutement…
- Que quoi ? Que ton beau cul ? Tu as raison !! Tu n'es pas digne de ce poste, et tu ne fais rien pour t'améliorer…
- Je crois que j'en ai déjà fait beaucoup plus que je n'aurais dû !!
- Arrête, tu vas me faire pleurer. Tu n'avais pas l'air de trouver ça si déplaisant…
- Est-ce que j'avais le choix ?
- Oui. Le choix, on l'a toujours dans ce cas. Je ne t'ai pas violé, rappelle-toi…c'était plutôt l'inverse…
- Parce que vous m'avez provoqué !!
Drago sourit et ajouta sardoniquement :
- La chair est faible…qu'y puis-je ?
- Arrêtez de me tourner autour.
- OK. Mais toi fais au moins ton boulot de valet correctement, sans me faire honte…
Ils laissèrent un silence menaçant planer entre eux et Drago s'apprêta à sortir pour le déjeuner :
- Puis-je compter sur ta présence ce soir avant le dîner ?
- Oui, déclara Harry d'un ton maussade.
- Parfait. Bon appétit, Potter …et bonne après-midi !!
Harry rejoignit ses compagnons habituels pour le déjeuner puis partit rapidement sur le pont, espérant croiser une fois de plus Madeleine. Malheureusement il pleuvait et il dut donc se réfugier à l'intérieur.
Il resta un long moment au bar, mais ne la vit pas. Il décida de parcourir les coursives, espérant la croiser, mais ne l'aperçut pas. Le bateau n'était pourtant pas si grand qu'on puisse s'y cacher aisément, à part en demeurant dans sa cabine.
Le soir il attendit à nouveau en vain devant le restaurant. Il dîna en jetant des coups d'œil sur les personnes qui passaient devant la porte.
Il retourna dans sa cabine, un peu désespéré.
Drago rentra à nouveau fort tard, maussade et passablement éméché. Harry fit à nouveau semblant de dormir, mais il sentit que le blond était juste devant lui, à côté du canapé et l'observait.
Harry ne bougea pas, priant de ne pas avoir à repousser un Drago ivre. Il lui parut qu'il restait un temps infini en face de lui, à le regarder. Que pensait-il ? Hésitait-il à le réveiller ?
Harry avait le plus grand mal à feindre le sommeil et il se demanda si Drago était vraiment dupe de son manège.
Finalement le jeune lord se coucha et rapidement Harry entendit sa respiration régulière.
ooooOOOOOOOoooooooOOOOOOOOOooooooooo
Pendant les trois jours suivants il ne croisa pas Madeleine, alors qu'il arpentait régulièrement les coursives et les ponts, et se demanda comment sur un bateau de cette taille une jeune femme et un enfant pouvaient bien se cacher. Mais il y avait toujours un laps de temps où il était dans la cabine, au service de Drago, période pendant laquelle elle sortait peut-être et allait rapidement au restaurant ou sur le pont.
Il espéra qu'elle ne le fuyait pas, et qu'il aurait l'occasion de la rencontrer et de lui expliquer les raisons de son retard ce soir-là.
Ses relations avec Drago étaient épisodiques et froides, ce dernier partant en début d'après-midi et ne réapparaissant en général que tard le soir, dans un état avancé. Il n'eut plus de geste ou parole équivoque envers Harry, ce qui finit par l'intriguer.
Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire toutes ces après-midi et soirées ?
Harry se garda bien de lui poser la question, sachant qu'il aurait une réponse pour le moins ironique sur le sujet, voire pas de réponse du tout. Finalement la situation était plutôt reposante, bien que légèrement ennuyeuse.
Un jour qu'il déjeunait avec Mc Allistair, le serveur avec lequel il avait sympathisé, il décida de lui poser la question :
- Est-ce que vous savez avec qui lord Malefoy déjeune et dîne, dans l'autre restaurant ?
- Oh oui !! Ne m'en parlez pas. C'est un fameux trio que nous avons là, et ils en liquident des bouteilles, croyez-moi !!
- Qui sont-ils ?
- Il fréquente deux Irlandais, qui sont aristocrates paraît-il, mais vues le manières…parfois j'ai des doutes. Ce sont plutôt des vauriens, croyez-moi. Et quand je pense que le capitaine les laisse faire…
- Faire quoi ?
- Ils jouent au poker. Tout l'après-midi et toute la soirée…et d'après ce que j'ai entendu, lord Malefoy a déjà perdu de belles sommes !
- Non ?
- Mais c'est entre nous, ne le répétez pas !! Ils se cachent toujours dans la cabine d'un des deux irlandais, et on ne sait pas exactement ce qui se passe, sauf que de belles sommes d'argent semblent changer de main. Il faudrait peut-être le mettre en garde, si vous en avez l'occasion, avant qu'il ne se fasse complètement plumer.
Harry était abasourdi par ces révélations, qui expliquaient en effet les absences fréquentes, la mauvaise humeur et l'ivresse de ces derniers soirs. Dans quel pétrin Drago s'était-il fourré ?
Il répondit :
- Bon…merci pour l'information en effet, mais je ne sais pas exactement comment aborder le sujet avec lui. Il est tellement arrogant.
- Oui, je comprends. En général les maîtres prennent assez mal les mises en garde des valets, même si c'est pour leur bien. Il ne vous écouterait pas, vous pensez ?
- Franchement, vues nos relations en ce moment, non. Et puis après tout, il est suffisamment grand pour savoir ce qu'il fait, non ?
- Ca…croyez-moi, j'en ai vu de plus âgés tomber dans les filets de ce type d'individus, et ils se sont fait avoir comme au coin d'un bois…
Harry se dit que Drago était sans doute loin de faire le poids face à des aigrefins, mais il n'arrivait pas à réellement le plaindre. Il savait de plus que toute tentative de mise en garde serait extrêmement mal perçue par le jeune lord, et que ça risquerait au contraire de le conforter dans son erreur, juste par esprit de contradiction.
Il remercia Mc Allistair pour ces informations et repartit vers sa cabine. Il lui sembla apercevoir la silhouette de Madeleine au bout d'un couloir et il accéléra le pas.
Il la rattrapa juste avant qu'elle ne disparaisse dans sa cabine :
- Madeleine !! Attendez !!
Elle se retourna et le fixa d'un air glacial :
- Tiens, bonjour.
- Madeleine, je suis désolé pour la dernière fois. Puis-je vous parler ?
- Je n'ai pas le temps, je suis désolée…une autre fois peut-être, dit-elle en entrant dans sa cabine et refermant la porte derrière elle.
Harry décida de ne pas abandonner si rapidement et toqua plusieurs fois à la porte, jusqu'à ce qu'elle ouvre.
- Chut !! Mon frère dort…
Harry chuchota :
- Je vous en prie, laissez-moi m'expliquer…
- Harry, s'il vous plaît…
- Laissez-moi entrer deux minutes et je vous expliquerai tout…
- Dans ma cabine ? Sûrement pas.
- Allons au bar, alors…
Elle soupira, se retourna et dit :
- Soit, mais pas longtemps. Mon frère va bientôt se réveiller et je ne veux pas qu'il reste seul trop longtemps.
Harry faillit lui répondre que dans ce cas le plus simple serait qu'ils restent dans la cabine, mais il ne voulait pas se montrer grossier.
Ils se rendirent au bar et s'installèrent à une table près d'un hublot. Le bar était pratiquement désert à cette heure-ci et ils commandèrent du thé :
- Madeleine, excusez-moi pour l'autre soir, j'ai été retenu par lord Malefoy et quand je suis revenu vous étiez déjà partie. Je ne suis pas libre de mon emploi du temps, vous savez.
- J'ai quand même attendu une heure…
- Oui, je sais, mais je n'avais aucun moyen de vous prévenir, et je ne connaissais même pas le numéro de votre cabine…
Elle se radoucit, esquissa un sourire et répondit :
- De quoi j'avais l'air, franchement ?
- Oui, je sais…je suis désolé.
- Décidément je n'ai pas de chance avec les hommes…déjà Olivier qui me pose un lapin.
- Mais moi c'était pas un lapin, juste un contretemps. Comment puis-je me faire pardonner ?
Elle sourit plus largement et dit :
- En passant me prendre directement à ma cabine, la prochaine fois…au moins personne ne me verra attendre…
- Bien sûr ! Volontiers…
Ils se sourirent, soulagés, et burent une gorgée de thé. Il la trouvait ravissante dans sa robe bleu marine et il était heureux que le malentendu se fut enfin dissipé. Elle demanda :
- Et il vous voulait quoi ?
- Qui ?
- Lord Malefoy. Quand il vous a retenu.
- Oh…je l'ignorais à l'époque mais il joue au poker avec des aigrefins. Donc il revient tard, le soir, et de mauvaise humeur !!
- Mon Dieu !! Mais ils vont lui prendre tout son argent !
Harry haussa les épaules :
- Bien fait pour lui !! Il se croit plus malin que tout le monde, alors…
- Vous ne l'aimez guère, on dirait…
- Ah ça non !!
- Il est si insupportable que ça ?
- C'est un enfant gâté, égoïste et déplaisant.
- Et bien…quel portrait !!
- Oh, si vous le rencontriez, vous ne vous en douteriez pas, car il a un visage d'ange, et il est très agréable, extérieurement. Il cache bien son jeu.
- Pourquoi avoir accepté de l'accompagner, alors ?
- Parfois, je me le demande. Pour l'argent…pour l'aventure. Découvrir l'Amérique.
- Oui, c'est un beau rêve, l'Amérique.
Ils se turent quelques instants, rêveurs. Elle reprit :
- Mais vous ne craignez qu'ils lui prennent tout son argent et que vous vous retrouviez sans le sou, à l'arrivée ?
- Oh, la plus grande partie de l'argent, je l'ai déjà. Je pense que j'arriverai à me débrouiller, arrivé là-bas. Je suis jeune et le travail ne me fait pas peur…mais pour Drago, en revanche, ça risque d'être plus difficile. Enfin, je crois qu'il a un oncle sur place…il pourra le renflouer.
- Vous l'appelez Drago ?
- Oh !! C'est une boutade…bien sûr que non. Je l'appelle lord Malefoy. « Sauf quand on couche ensemble » pensa Harry, mais il chassa rapidement cette pensée.
Il sourit mystérieusement et ajouta :
- Le pauvre, quand on sait le mal qu'il a eu à le gagner, cet argent !!
- Le gagner ? Je croyais que sa famille était riche ?
- Oui, mais il ne pouvait bénéficier de cet argent que s'il se mariait, et que si le mariage était consommé...et ça a été très difficile pour lui !!
Voyant la tête horrifiée de Madeleine Harry se dit qu'il s'était laissé aller à trop de confidences, dans un domaine scabreux.
- Elle était donc si laide ?
- Oh non !! Virginia est très belle, au contraire…
- Virginia ?
- Oui, c'est la fille d'un noble du voisinage…vous connaissez la région ?
- Oui. …Un peu. Mais ce nom ne me dit rien…et le nom des Malefoy non plus.
- Vous n'avez rien raté…ils sont riches et insupportables, et ils méprisent les gens qui travaillent pour eux.
- Ca ne doit pas être drôle de partager sa cabine, alors, s'il vous méprise…
- C'est clair. En plus il arrive et repart n'importe quand, et moi je n'ai pas envie de rester enfermé à l'attendre. Je déteste le métier de valet, en plus. Le servir, l'habiller, faire des courbettes, très peu pour moi. Je crois que je n'ai pas le caractère pour ça.
- Alors en effet, vous auriez peut-être mieux fait de ne pas accepter de l'accompagner.
- Oui, mais l'Amérique…ça me fait rêver. Et puis je ne vous aurais pas rencontrée…
Elle rougit légèrement et baissa la tête.
Ils se turent quelques instants, buvant leur thé, et Madeleine soupira :
- Je me demande vraiment ce que je vais faire, une fois arrivée à New York…je ne connais personne. Et je n'ai pas beaucoup d'argent…
- Oui, je comprends. Je ne voudrais pas me montrer grossier, mais…je pourrais peut-être vous aider, dans un premier temps ? Je ne connais personne non plus, mais à deux on s'en sortira mieux…
- C'est vrai ? Vous feriez ça ? dit-elle en souriant aux anges.
- Avec plaisir !! Enfin, le temps que votre …fiancé vous rejoigne bien sûr.
- Bien sûr…ajouta-t-elle précipitamment. Mais vous êtes sûr que votre…que lord Malefoy vous laissera partir ?
- Je ne lui demanderai pas son avis, croyez-moi.
- En attendant, il vaut peut-être mieux qu'il ne nous voie pas trop ensemble, vous ne croyez pas ?
- Pourquoi ? demanda Harry, sidéré.
Se doutait-elle de la jalousie de Drago ? Y avait-il des rumeurs à bord ?
Elle ne répondit pas, gênée.
Il insista :
- Je serai libre de faire ce que je veux, rassurez-vous. C'est juste pendant la traversée qu'il faut que je reste à son service. Et j'en ai marre, croyez-moi.
- Je vous crois…souffla-t-elle doucement.
Sans plus y réfléchir, il posa sa main sur la main de Madeleine et elle ne la retira pas. Harry sentait son cœur battre, même si la situation était toujours loin d'être limpide : elle allait se marier avec un autre, et lui couchait avec Drago.
Où tout cela allait-il les mener ? Il n'en savait rien. Il se perdait dans son sourire et ses profonds yeux noirs. Et cette tristesse qu'il devinait en elle, et qui le touchait beaucoup.
Elle avait dû beaucoup souffrir, par le passé. Bêtement, il avait envie de la rendre plus heureuse, même s'il n'était pas sûr d'être amoureux.
En fait, il devait bien s'avouer que la nuit il rêvait toujours de Drago, et que son désir pour lui était toujours aussi fort. La simple évocation de son corps, sa peau, l'odeur de ses cheveux provoquait une vague de désir irrésistible.
Pour Madeleine il ressentait plutôt une grande tendresse, l'envie de la protéger. L'envie d'avoir une vie normale ?
Soudain il la vit pâlir et elle retira sa main rapidement. Elle fixait avec effroi un point derrière lui. Il se retourna.
Drago Malefoy les observait, fou de rage, à travers le hublot.
Elle se leva et partit précipitamment, empruntant la porte qui donnait sur l'autre pont.
Harry avala difficilement sa salive, paya le thé et sortit le rejoindre.
- Qui est cette femme ? demande Drago avec colère.
- Madeleine Dubois. C'est une passagère, et c'est mon amie.
- Ton amie ? Pauvre imbécile !! Je ne sais pas ce qu'elle t'a raconté, mais visiblement tu as tout gobé. C'est une intrigante, une menteuse, et je t'interdis de la revoir !!
- Comment ? Mais vous ne la connaissez même pas !! J'ai le droit de …
- T'as le droit de rien du tout, viens avec moi, dit Drago en l'attrapant fermement par le bras et en le forçant à le suivre jusqu'à leur cabine.
- Mais lâchez-moi, pour qui vous vous prenez ?
- Pour ton maître, Potter…
Malgré les protestations d'Harry, Drago ne relâcha pas sa prise, et ils arrivèrent bientôt dans la cabine. Harry n'avait pas voulu faire de scandale à l'extérieur, mais il ne comptait pas se laisser faire à l'intérieur.
Drago l'obligea à s'asseoir sur le canapé, puis il prit une chaise et s'installa face à lui.
Il était rouge de fureur et ses yeux gris lançaient des éclairs noirs :
- Potter, je t'interdis de revoir cette femme !! C'est clair ?
Harry se releva d'un bond:
- Et puis quoi encore ? Je fais ce que je veux, je vois qui je veux !! J'en ai marre de vos crises continuelles !! Je quitte cette cabine et définitivement !! dit-il en se dirigeant vers la porte.
- Sûrement pas ! ! Reste ici !!
Il le rattrapa en deux pas, l'empoignant par le bras.
- Lâchez-moi !!
- Non.
- LACHEZ MOI !!
- Alors promets de moi de rester ici, et de ne plus revoir cette femme.
Il ne relâchait pas sa prise et se rapprochait dangereusement d'Harry. Harry voyait la sueur perler sur le front de Drago, signe d'une émotion intense.
- Pas question.
- Potter, je vais te faire enfermer dans cette cabine par le capitaine, si tu ne me jures pas de rester ici.
- Vous n'avez pas le droit de faire ça !!
- Le droit, non, mais avec un peu d'argent tout s'arrange, sur ce bateau…Ton « amie » le sait bien, d'ailleurs…Demande-le lui !!
- Quoi ?
- C'est une putain, Potter, elle vient souvent le soir, dans la cabine où je joue au poker…demande à mes compagnons de jeu.
- NON ! C'est faux…Je ne vous crois pas.
- Son petit nom, c'est « Maddy »…et c'est une experte, il paraît…pas mon genre, mais bon…
- C'est faux ! C'est faux…
Harry sentit ses jambes se dérober sous lui. Il se laissa tomber sur le canapé, déboussolé, et se cacha le visage dans ses mains. Drago s'assit à côté de lui et souffla :
- Je suis désolé Potter…il fallait que je te le dise. Je ne voulais pas que tu te fasses avoir par cette gourgandine…
- Pourquoi ? Qu'est ce que ça peut bien vous faire ?? C'est mon argent, et ma vie, après tout…
- Ne me demande pas pourquoi, Potter. Mais je ne veux plus que tu voies cette femme, dit-il en se rapprochant dangereusement, et en l'embrassant.
- Mais…
- Shshshsh…Don't ask me why…
Harry ne put s'empêcher de fermer les yeux sous la douceur du baiser de Drago. Après toutes ces émotions, toute cette colère, la brusque douceur du baiser du blond l'emplit d'une vague de désir immédiate, et il sut qu'il n'allait pas résister longtemps à ce type d'arguments…
Il soupira quand Drago l'allongea sur le canapé, et quand il fit glisser ses mains sur son corps.
Il gémit quand Drago le déshabilla, et fit courir sa langue sur son buste, son estomac, son ventre, jusqu'à sa verge déjà turgescente.
- Pourquoi … ?
- Chut…ne m'oblige pas à te mentir, Potter. Tu n'en as pas envie ?
- Si…
- Alors pourquoi aller chercher d'autres raisons ?
Quand leurs peaux nues se touchèrent, il oublia toutes ses réticences et fit l'amour passionnément à Drago Malefoy.
Toute la nuit.
De tout son coeur. De toute son âme.
Au matin, il ne savait même plus pourquoi ni comment il avait pu envisager de le quitter….
A suivre…
Merci de suivre cette fic, un merci tout particulier à tous les reviewers !!
