Bonjour tout le monde, je me dépêche de poster le chapitre 14
En vous souhaitant une bonne lecture
Skarine
Récit d'autre fois
Harry s'accorda quelques instants pour organiser ses pensées. Il avait tant de chose à avouer mais par où commencer ?
En face de lui Estelle l'examiner de son regard perçant assise sur le canapé.
-A mes 11 ans, comme tous sorciers du même âge, j'ai reçu une lettre de Poudlard, j'étais inscrite dans l'école des sorciers et j'allais y passer sept années entières à étudier la magie. Je fus réparti à Griffondor par le Choixpeau…
Il lui raconta alors le plus sommairement possible le déroulement de ces années sans lui révéler les détails. Simplement qu'il eut quelques interaction avec Voldemort revenu pour se venger de lui.
-A la fin de la guerre, je suis parvenu à l'anéantir mais beaucoup était morts, personne n'avait gagné cette guerre, les pertes étaient nombreuses et je n'avais plus personne à qui me confier. Je suis donc partit en exil, laissant la Grande-Bretagne et le monde magique panser ses plaies. J'ai beaucoup voyagé, rencontrer des peuples, visité des endroits merveilleux. Un jour je me suis aventuré dans un ancien temple maya et je ne sais pas ce qui s'est alors passé mais j'ai remonté le temps, je me suis retrouvé nez à nez avec des dinosaures. Charmantes bestioles lorsqu'elles ne te confondent pas avec leur diner… Et depuis, je n'ai plus vieillit, je suis resté bloqué sur cette apparence, j'ai survécu jusqu'à maintenant…
-C'est ridicule, chuchota Estelle tremblante en se levant d'un bond.
Cette fois, Harry ne la retint pas, il resta cloué dans son fauteuil ne sachant que dire ou que faire pour lui prouver la véracité de ses paroles.
L'auror se réfugia dans la cuisine laissant le professeur seul dans ses pensées.
Avec la meilleur des volontés, elle ne pouvait croire à ce récit, c'était bien trop farfelu à ses yeux. Remonter le temps jusqu'à l'époque des dinosaures ? Ne plus vieillir pendant 230 millions d'années ? Aucun organisme ne pouvait vivre aussi longtemps. Chaque chose vivante dégénère et finit par mourir. C'était tout bonnement impossible.
Las des mensonges de son conjoint, elle se servit une tasse de café qu'elle commença par siroter. Une larme dévala ses joues pâles. Comment avait-elle pu vivre un an avec un menteur de la sorte. Soudain, l'image du carnet abîmé lui revint en mémoire. Ce pourrait-il que tout soit véridique.
Harry était toujours assis dans le salon et Estelle en profita pour rejoindre leur chambre.
Elle ouvrir le tiroir de la table de chevet de l'Elu et en tira le carnet souillait.
Elle l'examina un instant le faisant tourner entre ses doigts. Sa couverture de cuir abîmée était sèche et craquelée.
Il paraissait vieux, très vieux en effet…
Non, le carnet était peut être ancien mais pas son propriétaire. Peut-être était-ce un journal qu'il se transmettait dans famille de génération en génération et chacun y laissait sa trace. Depuis César ? et puis quoi encore !
Elle retourna au salon, le carnet toujours entre ses mains.
Harry, l'entendant revenir, releva la tête. Il reconnut aussitôt l'item que l'auror apportait.
Cette dernière jeta le carnet sur le canapé à côté de l'homme qui y était assis.
-J'ai trouvé ça dans ta table de chevet, qu'est-ce que c'est ?
-Un journal intime, répondit-il d'une voix blanche. Pourquoi est-ce que tu as fouillé dans mes affaires ?, interrogea-t-il amer.
-Pour essayer de comprendre qui tu étais, j'espérais bien y trouver quelque chose, un indice peut être, fit-elle en toute franchise.
-Tu l'as lu ?
Estelle ne répondit pas et les yeux fixés sur le carnet que tenait à présent Harry, elle lui demandé :
-Les dates correspondent ? Ce qui y est écrit-on était aux dates indiquées ?
-Oui, souffla-t-il.
-Tu te fiches de moi…
-Qu'est ce qui fait que je fasse pour te prouver que c'est la vérité ?, s'exclama-t-il enfin, n'y tenant plus. Ce carnet est le mien depuis l'antiquité, depuis que l'homme a inventé le papier, je l'ai eu, la couverture a dû être changée mais le contenu est authentique. Lorsque quelque chose de notable se produisait et lorsque j'en avais le temps, j'y noté ma journée.
-Lorsque tu en avais le temps ?, s'étonna l'auror, d'après ce que tu clames être la vérité, tu as vécu des millions d'années et tu veux me faire croire que tu n'as pas le temps d'écrire un journal ? Si j'étais aussi vieux que tu me dis l'être, j'aurais eu tout le temps du monde à remplir une bibliothèque de mes écrits !
-Ce n'était pas aussi facile, il n'est arrivé des choses, j'ai était emprisonné, chassé, tantôt traité en esclavage, tantôt obligé de fuir. Les hommes n'ont jamais étés très compréhensibles et ouverts d'esprit. Ils sont ingénieux, tiennent coûte que coûte, résistent aux catastrophes, ont une soif de découverte sans pareil mais c'est ce qui les rends redoutables. Il n'hésite pas à tuer pour leur survie ou simplement par peur, à l'époque plus qu'aujourd'hui. J'ai connu les guerres que l'on raconte dans les livres d'histoire, j'ai connu la folie des dirigeants avides de pouvoir qui cherchaient à façonner un monde selon leurs propres lois et idéaux, j'ai connu les massacres, les grandes maladies, les catastrophes. J'ai appris à connaitre l'homme, à l'admirer comme à le craindre pour ce qu'il est.
-Admettons que je te crois, admettons que ce carnet est authentique, ça n'en fait pas moins de toi qu'un tueur.
-C'est vrai que j'ai tué mais par la contrainte, je te le promets, jamais avec joie. Ce que j'ai fait à était par nécessité et non par choix. Croit moi, je m'en veux de tout ça, je me déteste pour mes actes, ils me hantent encore quelques nuits où la mémoire me revient.
Estelle étudia son visage tandis qu'il parlait. Ces yeux étaient emplis de larmes qui ne demandaient qu'à couler mais il les retenait par honneur. Il était vrai que plusieurs fois c'est gémissements et ses cris l'avaient réveillé en pleine nuit. Elle retrouvait alors son compagnon à ses côtés qui s'agitait en proie aux cauchemars. Il demandait parfois grâce parfois le pardon dans son inconscience.
L'auror prit le carnet des mains d'Harry et l'ouvrit, tournant les pages unes à unes. Elle en cherchait une en particulier. Il la laissa faire, les yeux rivés sur le sol.
Elle trouva enfin le passage qu'elle cherchait.
-Je cite : « Au détour d'une ruelle, je me glissai dans son dos pour l'égorger. Mon coup fut vif et précis, la lame tranchant sans effort la gorge de ma victime. Il n'eut guère le temps de crier, il mourut aussitôt. » et quelques lignes plus loin, en parlant d'un garde qui passait par là : « Je dus l'éliminer, lui aussi. Il était innocent et encore jeune, dommage… Son corps me servira de cobaye pour mes expériences. »
Harry soupira, il ne s'en sortirait pas indemne, Estelle en avait décidé autrement. La discussion ne cessera que lorsqu'il aurait vidé son sac.
-A l'époque, j'étais au service de Dracula. J'étais tenu de l'obéir, c'était mon ancêtre, mon ainé. Il me logeait au château de Bran, m'entrainé au combat à l'épée et à mains nues. Il me fit maître assassin. On était un groupe de dix soldats d'élite, dix assassins chargés par Dracula lui-même d'éliminer les cibles qu'il jugeait nuisible à son pouvoir. La plupart était des monstres et même si je ne suis pas en position de juger mes semblables, leur mort me paraissait méritée. Mais pour d'autre en revanche, je me suis refuser à accomplir ma besogne. Ca ne servit à rien, Dracula envoyait les autres assassins à la poursuite de la cible.
Estelle ne répondit rien à cela et recommença à tourner les pages du carnet et finit par s'arrêter sur l'une d'entre elles.
-Et tu as une explication pour ça : « Sans attendre, comme si je redoutais son réveil, j'enfonçai le bistouri à la base du cou et descendis jusqu'au pubis. »
Harry fronça les sourcils, ne se rappelant sans doute pas de ce passage. Estelle lui tandis le livre sur lequel il put lire le paragraphe accusateur. Son regard d'illumina alors que sa mémoire lui revint.
-Ca ne pas le récit d'un meurtre Estelle !, dit-il avant de partir dans un fou-rire, soulagé. Cette femme était déjà morte je ne faisais que la disséquer.
-Tu écris tout de même : « La femme poussa un dernier soupir, son abdomen retomba pour ne plus se relever. »
-C'est ce qui se passe réellement lorsque l'on ouvre le corps d'un homme mort depuis peu de temps; les gaz s'échappent et donne l'illusion d'un dernier souffle. C'est un phénomène courant lors d'une dissection que de voir le torse du cadavre s'affaisser soudainement.
-Pourquoi disséquais-tu cette femme ?
Le regard de l'Elu s'assombrit une nouvelle fois.
-Je voulais trouver un remède moldu contre la tuberculose. Malgré mes longues années d'existence, il y a une chose qui me parait toujours aussi sombre, la médecine moldu… J'ai voulu sauver Mme de Pompadour de sa tuberculose, je ne pouvais utiliser la magie sans attiser la curiosité malsaine du roi il m'aurait fait pendre pour acte de sorcellerie. Alors, j'ai étudié des cadavres soufrant de cette même pathologie mais je n'ai rien trouvé le temps m'a manqué, Reinette est décédée d'une congestion pulmonaire. Elle était jeune, 42 ans à peine, souffla-t-il avec mélancolie.
Estelle prit sa tête entre ses mains, elle ne pouvait croire toute cette histoire. Soupirant une dernière fois, elle se leva du canapé.
-Je vais me coucher.
Puis elle disparut dans leur chambre. Harry quant à lui resta dans son fauteuil, se repassant en mémoire l'année 1764 où il avait vu Jane Reinette Poisson, d'habitude si pétillante et pleine d'esprit se dégrader de jour en jour il avait vu son teint de porcelaine devenir blafard. Il avait vu ses joues légèrement rosées se creuser et se ternir.
Ravalant son chagrin, il se dirigea à son tour vers leur chambre. Il n'avait pas sommeil mais voulait s'assurer qu'Estelle était en sécurité dans leur lit. Il s'adossa à l'encadrement de la porte et contempla sa compagne. L'émotion de la journée aidant, elle avait déjà sombré dans les bras de Morphée. Son torse se soulevait à intervalle régulier, elle semblait paisible malgré les sillons humides que des larmes avaient creusé sur ses joues. Toute cette histoire lui pesait autant qu'a lui et à cet instant, il se détesta de lui faire subir tel traitement.
Il s'approcha d'elle à pas de loup et la voyant frissonner, il la borda soigneusement avant de sortir de la chambre.
Ses mouvements avaient réveillés Estelle qui se retourna silencieusement dans son lit pour regarder dans air triste le dos de son conjoint qui s'éloigné dans le couloir et finit par disparaitre. Elle resta ainsi allongée dans leur lit, la tête emplis d'interrogation.
Dans le salon, Harry alluma un feu dans la cheminée espérant que cela suffirait à réchauffer la femme qu'il croyait endormie.
Il attrapa ensuite sa cape de fourrure noire et sortie de ses appartements. Hélios lui aussi assoupit ne lui suivit pas.
Tandis que le passage derrière lui se refermait, le tableau de Silver réapparaissait.
-Alors, alors ?, demanda le loup curieux de connaitre ce qui s'était passé. Vous vous êtes réconciliés ?
Harry ne lui prêta guère attention et s'éloigna dans les couloirs sombres du château.
-Hey attends, tu vas où ? Revient ! Il est deux heures du matin mec et des mangemorts sont peut être toujours dans le coin, fait pale con mec !
La voix du canidé s'évanouissait à mesure que le professeur s'éloignait.
Bien, où en était la situation ?, se questionna-t-il. Les Hippals sévissaient toujours dans un coin ou l'autre de l'Angleterre, l'enquête piétinée, un enfant était mort, il faisait alliance avec un Tom Jedusort et un Barty Croupton Jr tout droit sortis de son passé et du futur qu'il avait créé ou plutôt détruit. Ce dit Barty venait d'assassiner de sang-froid et en sa présence un mangemort fait prisonnier. Son « beau-frère », s'il pouvait encore l'appeler ainsi le soupçonnait d'être l'auteur du crime et soupçonnait en outre son identité même. Dumbledor semblait lui aussi méfiant à son égard et enfin sa fiancée ou ex-fiancée il ne savait plus, le prenait pour un menteur doublé d'un tueur.
Ses pas le guidèrent vers lacs au bord duquel il s'assit. Il y resta une bonne heure à contempler les étoiles, rêveur.
Soudain, un sifflotement perça le silence de la nuit. Harry se retourna et vit, au loin, une silhouette bien connue, emmitouflée dans une cape, s'avancer gaiment vers lui.
-On se sent mélancolique ?, fit la voix ironique de Barty.
-Qu'est-ce que tu fais là ?
-Je n'arrive pas à dormir, l'air au château y est bien trop paisible, je me suis décidé à faire une petite ballade et voyez sur qui je tombe ! L'Elu en proie à ses souvenirs, tu ne nous ferais pas une petite déprime ?
Le ton moqueur du mangemort n'échappa guère au griffondor.
-Tu trouves cette situation amusante toi ? Un enfant est mort je te rappelle, tué par un Hippal.
Cette dernière révélation effaça le sourire sur le visage marqué de son interlocuteur.
-Tu es sûr de ça ?
-Certain, il y avait dans une cave de la montagne aux abords de Préaulard, les mêmes marques retrouvées dans la maison à Bradfield.
-Bradfield est dans l'Essex, à l'autre bout du Royaume-Uni, les Hippals n'aurait pas pu traverser le pays sans que rien ni personne ne les remarque. Je sais que les moldus ne remarque jamais rien mais tout de même…
-Si ce n'est pas un hippal, tu penses que c'est un sorcier qui a fait ça ?
Les deux sourciers restèrent songeurs. Ce pourrait-il qu'un meurtrier se promène si près du château ?
-Vient, on va à la grotte, je vais te montrer les traces, tu me diras ce que tu en penses. Tu connais mieux ces monstres que moi.
Harry se leva et tous deux firent marche vers les montagnes. La lune éclairait leur chemin et guidait leurs pas. Elle n'était pas tout à fait pleine, et, à bien y réfléchir, c'était une bonne chose, ils ne souhaitent pas tomber sur un Lunard errant.
Préaulard présentait encore les séquelles de la récente bataille. Malgré le travail des habitants et des commerçants, plusieurs façades étaient encore bancales. Il n'y avait personne dans les rues cette nuit, pas un chat.
Après dix minutes d'une marche soutenue dans le froid, les deux professeurs se retrouvèrent au pied de la montagne.
Ils durent escalader plusieurs rocs et s'enfoncer d'avantage dans le chaos granitique avant d'atteindre enfin leur destination.
-Attend, s'exclama Harry en attrapant hâtivement le bras de son comparse. La grotte est mise sous scellée, il faut d'abord rompre les sécurités si on veut passer inaperçu. On a déjà assez de problème avec David par ta faute.
-Ce jeune Deirdre est une vrai plaie, il se mêle de chose qui ne le regarde pas, je ne sais pas ce qui me retient de lui donner une bonne leçon.
-Ne t'y avise surtout pas, le menaça Harry, le regard sombre. Je ne le porte pas non plus dans mon cœur mais il reste le frère d'Estelle.
Barty éclata d'un rire narquois.
-Quoi qu'il en soit, on ferait mieux de désactiver les sorts.
En unissant leur force et leur savoir, les deux professeurs n'eurent aucun mal à passer outre les scellées.
Dans la grotte, Barty put contempler les marques que lui avait parlées Harry.
-Tu as raison, c'est un Hippal qui a fait ça.
-Mais où est-il à présent ?
-Il rôde dans les montagnes, sans aucun doute, fit une vois sifflante dans son dos.
Harry sursauta et fit volte-face, brandissant sa baguette.
Tom Jedusort car c'était lui s'approcha des deux professeurs, arborant lui aussi un sourire moqueur.
-Du calme Potter, dit-il en abaissant la baguette de l'Elu devant lui.
Cette version de Voldemort était, cette nuit encore, habillée d'un costume chic. De sa main gauche, il oscilla sa canne d'avant en arrière tout en examinant du regard la grotte. Lorsque ses yeux se posèrent sur les marques de griffure, il émit un sifflement admiratif.
- Ils n'y ont pas été de main morte.
-S'il traine dans le coin, les élèves sont en danger, il faut qu'on les trouve !, s'exclama Harry de plus en plus inquiet.
-On ne peut rien tenter contre eux sans savoir où ils sont exactement, frapper à l'aveuglette se révélerait bien trop risqué, élucida Barty. Le seul moyen de s'en débarrasser une bonne fois pour toute, c'est de trouver leur nid et de tuer la reine, les autres se laisseront dépérir, à l'image d'une ruche.
-A l'image d'une ruche, si une reine est tuée, une autre femelle prendra sa place, rétorqua l'Elu.
-Ils sont encore peu nombreux, si on parvient à éliminer la reine dans les mois qui viennent, avant qu'ils n'aient le temps de se reproduire, ça pourrait les anéantir entièrement.
-Leur nid pourrait se trouver dans les environs du château ?
-Ca expliquerait pourquoi ils semblent se rapprocher d'ici.
Harry, laissa ses deux comparses parlementer et spéculer sur la localisation du nid. Chuchotant un sortilège de lumière, il longea les murs de la grotte à la recherche d'un quelconque indice qui aurait pu échapper aux aurors.
Il posa sa main sur la roche elle était fraîche et humide à son contact. Il continua son inspection des parois, laissant sa main parcourir librement les murs. Peut-être y sentirait-il un résidu de magie, indice que le coupable ne serait finalement qu'un sorcier bien humain. Car malgré toutes les évidences qui se présentaient à ses yeux, il refusait toujours de penser que ces monstres sanguinaires venus d'un futur chaotique pourraient vagabonder si près du château.
Tandis qu'il examinait un recoin du mur, il sentit une vive douleur se déclarer dans la paume de sa main droite. Il l'éloigna vivement de la paroi.
Eclairant sa main, il n'y vit qu'une minuscule entaille, peut profonde, seule sa peau semblait blessée. Et pourtant la douleur persistait.
Il leva les yeux vers la pierre sur laquelle il s'était blessé. Elle semblait pourtant parfaitement lisse.
Secouant sa main d'un air absent il se replongea dans son investigation.
A côté de lui, ses deux comparses s'attelaient à la même activité.
Ils remarquèrent une trace de sang et plusieurs projections de ce même liquide à différent endroit de la cave, relevèrent quelques cheveux bruns, ceux de l'élève décédé mais rien qui n'ait échappé au peigne fin des inspecteurs.
Harry avait beau dire, DI David Deirdre était un excellent détective, il possédait connaissances, expérience, méthode et une chose bien plus précieuse encore, un instinct d'une efficacité redoutable. Et pourtant, l'enquête piétinait, pis, le nombre de victime croissait de façon exponentielle.
-Bien, s'exprima soudain Tom, rompant le silence qui s'était installé depuis plusieurs minutes maintenant. Ce lieu es inintéressant, il ne nous a rien apprit de nouveau.
-Au contraire, démentit l'Elu. On sait à présent que les Hippals se rapprochent de Poudlard et qu'ils menacent directement la sécurité des élèves.
-Tu en doutais ?, rétorqua vivement Barty.
Les trois associés se retirèrent de la grotte, replacèrent les scellées et rebroussèrent chemin, direction Poudlard.
Harry était bien décidé à arrêter ces créatures, à retrouver leur nid et à mettre un terme aux meurtres mais pour cette nuit, il ne rêvait que d'une chose, une tasse de thé bien chaux et un lit.
Perdu dans ses pensées, il ne remarqua guère le départ de Tom et de Barty. Ses pas le menèrent inconsciemment vers ses appartements. Silver bien trop endormi ouvrit le passage sans questionner le maître des lieux, une fois n'était pas coutume.
