Ouiiiii, je sais, ce fut très long mais comme dit si bien le proverbe, plus c'est long, plus c'est bon ! Euh, cela n'engage que moi, effectivement, mais c'est la seule excuse que j'ai trouvée pour expliquer ce silence. Bref, tout cela pour dire que je suis ravie de vous revoir toutes et tous !! Bonne lecture, amusez-vous bien et laissez des tonnes de reviews !!

Disclaimer : JK Rowling for ever...

Remerciements : Toujours à ma bêta-reader, Zazaone ! Si vous aviez pu lire les tonnes de commentaires rigolos qu'elle m'a laissée, vous seriez aussi bidonnée que moi ! Peut-être même plus qu'en lisant simplement ce chapitre. Je t'embrasse, Zaza, et merci encore à toi, que serais-je sans tes conseils avisés ?

Nota very important : Y'en a pas, c'est juste histoire de traîner encore un peu avec vous...


Définition de l'effet papillon

L'effet papillon est une expression inventée par le météorologue américain Edward Lorenz qui stipule que chaque action, même la plus anodine, peut avoir à long terme des conséquences colossales, souvent résumée par la question de Lorenz : « Le battement des ailes d'un papillon au Brésil déclenche-t-il une tornade au Texas ? »

Dans notre cas présent, une simple rumeur peut-elle engendrer un foutoir innommable ?

Chapitre 14 – L'effet papillon

- Mes chéris, dépêchez-vous de rentrer !

- SALES MORVEUX ROUQUINS ! SANG QUI PUE ! TIGNASSE A LA D'SSOUS DE BRAS !

- Oh la ferme, vieille chouette, maugréa Ronald en poussant Harry qui s'attardait devant le miroir pour tenter vainement de discipliner ses cheveux.

- RO-NALD ! Comment oses-tu parler ainsi à ta mère ?

- Mais M'man, je ne parlais pas de toi mais de… de…

- La vieille chouette, conclut Fred.

- Allez-vous fermer cette porte, bande de trublions ! s'énerva Maugrey Fol Œil.

VLAM !

- Voilàààà, claironna George.

- MOULES A GAUFRE ! BACHIBOUZOUK ! ROGGGGGNDUDJUUUU !

- Quelle discrétion… soupira Molly.

- Au moins, nous arrivons tous en même temps, remarqua Fred.

- Venez les marmots, tous à la cuisine, ronchonna Maugrey. Si la porte d'entrée est attaquée par un missile, on est tous zigouillés d'un coup.

- Alastor! gronda Molly. N'affolez pas les enfants pour rien...

- Un missile ? s'enquit Ron. C'est quoi un missile ?

- Ce que maman te mettait dans les fesses quand tu étais malade, répondit distraitement Ginny en lorgnant vers la théière qui fumait.

- Même que tu aimais beaucoup ça, remarqua George. Maintenant, on comprend mieux pourquoi…

- FRED !

- Oui M'man ?

- Non, pas toi, l'autre !

- Parce qu'il y a un autre Fred dans cette maison ?

- FILEZ DANS VOS CHAMBRES IMMEDIATEMENT !

- Oui, M'man !

- Non, pas toi, Ron.

- Aïe, aïe, aïe.

Dans des pops sonores pour les jumeaux et une envolée de capes pour ceux qui ne savaient pas encore transplaner, tout le monde disparut pour laisser Ron face à son destin.

La cuisine était restée telle que dans son souvenir. Triste avec des murs fissurés. Mais une délicieuse odeur de rôti, de pommes de terre et de tourtes à la citrouille flottait dans l'air. La mine renfrognée, Ron s'installa sur une chaise.

- Ron, mon chéri, je n'ai pas vraiment eu le temps d'éclaircir cette histoire euh… d'homosexualité avec toi…

- Ouais, baragouina Maugrey, mes espions n'ont rien vu venir ! Un comble quand on sait qu'ils sont sensés coller au cul de cette chauve-souris de Rogue ! Z'auraient dû s'en rendre compte quand même qu'il était olé-olé !

- Alastor, je vous en prie…

- Hum, je vais hum… voir ce que font hum… ces jeunes écervelés…

- Merci.

Une fois seuls, Molly prit place en face de Ron et par-dessus la table, posa ses mains sur les siennes, au plus grand malaise de ce dernier.

- Ecoute, chéri, je voulais simplement te dire que ton père et moi te soutenons dans toutes tes disons… orientations sentimentales. Que tu sois homosexuel nous a certes étonnés, je ne te le cacherai pas. J'ai toujours pensé que tu étais intéressé par la petite Hermione…

- Oui, je l'aime beaucoup, avoua Ron en baissant les yeux sur leurs mains jointes.

Après tout, ce n'était pas vraiment un mensonge, non ? Il adorait Hermione, son petit nez retroussé, ses lèvres pulpeuses, ses seins qui se pressaient contre son torse…

- … mais pas comme une petite amie, c'est ça ? l'encouragea Molly.

- M'man…, protesta Ron en commençant à se trémousser sur sa chaise. Rien qu'au souvenir de la nuit dernière, il avait une érection galopante qui aurait fait pleurer Buck d'envie.

- Ron, tu ne dois pas avoir honte de ce que tu es. Nous sommes fiers de toi et le serons toujours, quoiqu'il arrive. Tu nous as donnés de multiples raisons de croire en toi et en tes jugements. L'amitié que tu as offerte à Harry et Hermione ne s'est jamais démentie et même si tes escapades ont failli provoquer des arrêts cardiaques à ton père, nous savons combien tu es courageux …

- M'man, gémit Ron plus rouge qu'une pivoine.

- … mais franchement, Ron, tu ne trouves pas que Severus est un peu… vieux pour toi ?

Cette fois, Ron manqua d'exploser de rire. De rouge pivoine, il passa à rouge brique à la grande inquiétude de Molly. Le bon côté de la chose, c'était que son érection s'était miraculeusement évanouie à la seule évocation de Rogue.

- La différence d'âge est énorme, Ron. Il pourrait être ton père, même si l'idée qu'il puisse avoir des enfants un jour me fait froid dans le dos…

- M'man, arrête, tu n'as pas à t'inquiéter. Cette racl… le professeur Rogue n'est pas du tout intéressé par moi. Et si j'ai avoué que je euh… que j'éprouvais des sentiments pour lui, c'est simplement parce que je l'admire beaucoup !

- Vraiment ? fit Molly sceptique.

- Oui, enfin, disons que si tu retires ses cheveux gras, son nez crochu, son caractère de chiotte…

- Ron, surveille ton langage !

- … son caractère pourri, son air toujours revêche, son sadisme et son humour de Détraqueur, tu as une petite idée de l'homme que j'admire.

- Alors tu n'es pas amoureux du professeur Rogue ?

- Nooon ! Enfin… pas comme ce cafard de Skeeter l'a sous-entendu.

- Je suis rassurée, mon chéri. Finalement, avec un peu d'astuce et d'espièglerie (1), je vais certainement trouver une excuse pour l'empêcher de venir à Noël !

- M'man, non, tu peux pas faire ça ! Tu risquerais de briser ce cœur qu'il n'a pas !

- Oh…

- Il se faisait une telle joie de venir, renchérit Ron en se levant précipitamment. Ne gâchons pas le seul repas auquel il est invité depuis des lustres. Ce sera notre bonne action pour Noël, tu ne crois pas ?

- Mon chéri, s'écria Molly en contournant rapidement la table pour serrer Ron contre son opulente poitrine. Tu es devenu tellement sensible ! Nous désespérions que tu possèdes une once de délicatesse. Allez, file mon chéri, ou tu vas réussir à me faire pleurer avant l'heure. Maintenant, il faut que j'avertisse Alastor que Severus est toujours invité. Il avait déjà trouvé des dizaines de bonnes raisons pour le renvoyer à Poudlard !

Ben voyons !

En trottinant d'un pas pressé, Ron quitta la cuisine pour rejoindre ses joyeux compagnons, la mort dans l'âme. Au moment où il s'apprêtait à gravir les escaliers, la porte s'ouvrit à la volée sur…

- Charlie !

- O RAGE ! O DESESPOIR ! UN AUTRE CLONE ROUQUIN TRAITRE A SON SANG ! QUE N'AI-JE DONC TANT VECU QUE POUR CETTE INFAMIE !!

- Salut vieille taupe ! Salut banane (2), justement, je voulais te parler, amène tes fesses !

- Aaaah ! fit Ron alors que son frère le tirait fermement par le col de son pull à travers les couloirs pour le pousser dans une pièce déserte. C'était demandé si gentiment, comment refuser…

La porte une fois refermée derrière eux, Charlie s'adossa nonchalamment sur le battant, les bras croisés sur son torse musculeux. L'éclat sombre qui brillait dans ses yeux noirs inquiéta Ron bien plus que son calme apparent.

Plus petit que Ron, Charlie n'en inspirait pas moins le respect. Les épaules carrées, les traits plus rudes et le regard à l'acuité perçante, il n'avait ni l'air toujours blagueur des jumeaux, ni le sourire séduisant de Bill et encore moins la mine éternellement pincée de Percy. Mais l'aura de danger qui l'entourait le rendait aussi fascinant qu'inquiétant. Peu bavard, on ne savait jamais ce qu'il pensait.

- Qu'est-ce qui se passe avec Rogue ? demanda Charlie simplement.

Ah oui, j'oubliais. Charlie ne perdait jamais de temps non plus en discours inutiles, il allait toujours droit au but. D'où ses aptitudes lorsqu'il était attrapeur dans l'équipe de Quidditch, soit dit en passant.

- Ben… rien, bredouilla Ron.

- Alors, tu es vraiment gay ?

Ah oui, Charlie ne s'embarrassait jamais de fioritures non plus. Il va falloir vous y faire, c'est Charlie.

- Euh oui… enfin, je crois… disons que… pourquoi pas ? ça va tes dragons ?

- Ron, j'ai posé une question simple qui exige une réponse simple. Oui ou non.

Gloups !

- Mais Charlie, c'est personnel tout ça !

- Je suis ton frère, banane. Si Rogue te tourne autour, j'ai le droit de le savoir. S'il t'emmerde, je l'atomise. Si tu es amoureux de lui, je l'atomise aussi parce que tu n'es qu'un gamin et qu'il est trop vieux pour toi. Et puisque tu n'es pas gay, raconte-moi comment tu as réussi à te foutre dans un tel merdier et sans me mentir, sinon c'est toi que j'atomise.

Avec désespoir, Ron s'effondra sur la première chaise à sa portée et coudes posés sur les genoux, se prit la tête entre les mains.

- Tu vas me tuer si je te dis la vérité, gémit Ron.

- Mais non, je vais peut-être te faire du mal mais te tuer, jamais, maman ne me le pardonnerait pas…

- J'ai fait ça à cause d'Hermione. Elle me trouvait insensible et Neville a pensé qu'en me transformant en icône gay, je pourrais me rapprocher d'elle. Quoi de plus logique que de passer pour un homosexuel afin de rentrer dans son intimité ?

- Impossible, tu n'es pas sensé bander pour une fille si tu es gay…

Ron se redressa d'un bond, aussi rouge qu'un coquelicot.

- Mais non, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire !

- Je plaisantais, banane, se moqua Charlie pince-sans-rire.

- Charlie, je suis dans un bordel sans nom et toi, tu plaisantes !? Si tu savais ce par quoi je suis passé ! J'ai dû devenir le Y.M.C.A. de Poudlard en lançant la Queen-Attitude, maintenant les filles me demandent des conseils pour plaire aux mecs, tu m'entends, aux mecs ! J'ai dû embrasser Neville deux fois pour que tout le monde me croit gay, Dean est amoureux de moi, Seamus me lance des vannes chaque fois qu'il me voit, Harry est persuadé que je ne suis pas gay alors il essaie de me coincer mais ne ricane pas, ce n'est pas pour la bagatelle, Malefoy a essayé de me rouler une gamelle, j'ai dû rendre Bulstrode séduisante pour cet azimuté de Crabbe, Rogue veut me réduire en potion parce que j'ai osé prétendre qu'il était gay lui-aussi et maman est fière de moi ! J'en peux plus !! Je suis foutu !!

Au fur et à mesure que Ron énumérait ses doléances, sa voix montait peu à peu dans les aigus et ses yeux bleus viraient au noir.

- Et Hermione dans tout ça ? demanda placidement Charlie.

- Je l'aime… avoua Ron d'un air misérable en s'effondrant de nouveau.

- Je vois. Tu es dans un sacré merdier, je confirme… Et pour Rogue, c'est aussi Neville qui a eu cette idée tordue ?

- Non, c'est moi tout seul, comme un grand. C'est la seule idée qui m'est venue pour faire comprendre à tous les gays de cette planète que je ne suis pas libre…

- Mais tu n'as pas pensé que Rogue lui-même pourrait te faire ta fête, et de toutes les manières possibles ?

- Peuh, impossible !! Il me déteste, je le vois bien quand il me regarde ! Il déteste tous les Weasley de toute façon. Alors je me suis dit que je ne risquais pas grand-chose à le choisir lui, surtout qu'il est vraiment gay !

- Hum…

- Par Merlin, s'écria brusquement Ron en se redressant, c'est Rogue qui m'a obligé à l'inviter pour Noël ! Tu crois qu'il va me faire ma fête ? De toutes les manières possibles ?

Une lueur étrange dansa dans les prunelles claires de Charlie, pareille à un feu follet.

- Vraiment ? Il voulait venir ?

- Oui ! Il voulait savoir si tous les Weasley seraient réunis. Bon sang, s'il est un sale espion pour Tu-sais-qui-nous-les-brise, nous sommes tous en danger !

- Mais non, arrête tes délires, c'est une fiction complètement déjantée où personne ne meurt, on ne risque rien. Laisse cette intrigue à Joanne.

- Oh, j'oubliai… Mais alors, pourquoi a-t-il voulu venir ?

- Je voudrais bien le savoir, murmura Charlie.

Un mince sourire dérida ses lèvres et durant quelques secondes, ses traits s'adoucirent. Puis, se reprenant, Charlie se tourna vers son jeune frère qui se tordait les mains comme un elfe de maison.

- Ecoute, banane, ne t'inquiète pas pour Rogue, je me charge de lui. Toi par contre, tu es dans un foutu gay-pier et si tu avais deux mornilles de jugeote, tu te sortirais de là vite fait avant que tout ne t'explose à la figure. A moins que ce ne soit Hermione qui ne t'explose elle-même la figure…

- Aarrrghhh…

- Allez banane, sois un Gryffondor, que diable !

- Charlie, tu n'en parleras à personne, n'est-ce pas ? Je veux dire, tu vas garder mon secret ?

- Crétin sidéral, tu me connais. Je ne suis pas spécialement réputé pour mes bavardages alors ne t'inquiète pas.

Comme si c'était facile à faire !

Le moral dans ses baskets, Ron partit d'un pas traînant en direction de sa chambre. Charlie avait raison, bien sûr. Toute cette histoire était allée bien trop loin. Revenir en arrière allait être très compliqué. Hermione risquait d'être blessée et ses amis ne le comprendraient pas. Il avait profité de cette fausse homosexualité pour recevoir des confidences féminines et bénéficier de leurs secrets les plus intimes pour les comprendre et s'en servir en retour, pour embrasser Hermione et la tenir dans ses bras, pour tromper son monde et offrir un personnage charismatique et séduisant, aussi célèbre que Harry Potter lui-même… Quelle connerie !

oOo

- Hermione ? Hermiiioooone!

- Oui, Ginny…

- Mais que t'arrive-t-il enfin ? Tu rêvasses depuis que nous sommes là ! Tu ne t'es même pas encore jetée sur un bouquin ! Tu es malade ?

- Non, ne t'inquiète pas…

Mais Ginny avait toutes les bonnes raisons de s'inquiéter. A peine entrées dans leur chambre, Hermione s'était contentée de laisser sa valise dans un coin puis allongée sur le couvre-lit, les mains sagement croisées sur son ventre, le regard fixé au plafond.

Perplexe, Ginny s'installa en tailleur à ses côtés.

- Bon, si tu n'es pas malade, c'est que quelque chose ou plutôt quelqu'un te préoccupe…

- Hum…

- Serait-ce un grand escogriffe à la tignasse rousse ?

- Hum, hum…

- Plutôt mince…

- …

- … avec des lunettes et une tête à claques ?

- …

- Tu sais, Percy t'a toujours beaucoup appréciée, tu as toutes tes chances avec cet empaffé.

- Hein ? s'écria Hermione en se redressant d'un coup, horrifiée. Mais ce n'est pas à Percy que je pense !

- Ah ! Enfin, j'ai toute ton attention, sourit Ginny ravie. Allez, raconte-moi ce qui te rend si peu Hermionesque.

Une moue un peu triste sur les lèvres, Hermione replia ses genoux pour les entourer de ses bras et s'appuya contre l'épaule de son amie.

- Ron et moi nous sommes embrassés hier soir…

- QUOI ?! Mais alors, cela veut dire qu'il n'est pas gay !

- Attends, Ginny, ne t'emballe pas, la situation était disons… particulière.

- Mais vous vous êtes embrassés ! s'enthousiasma Ginny.

- Ce n'était pas un baiser normal.

- Alors comment appelles-tu le ramonage d'amygdales que vous vous êtes faits ?

- Un test.

- Gnié ?

Rougissante, Hermione soupira profondément.

- Hier soir, j'étais très déprimée. Après l'échec de ma relation avec Nell, j'ai pensé que c'était moi qui avais un problème avec les garçons. Trop sérieuse, trop coincée, trop… hermionesque. Bien entendu, Ron m'a prétendu le contraire, que j'étais une fille séduisante, intelligente et courageuse mais ce n'était pas suffisant pour moi. J'étais vraiment au trente-sixième dessous. Alors il m'a proposé de l'embrasser, dans la seule intention de me tester

- C'est l'idée la plus tordue que j'ai jamais entendue !

- Avec du recul, je suis d'accord avec toi mais sur le moment, après quelques verres de pina-colada, j'ai trouvé que c'était une idée intéressante. Et puis Ron étant gay, son avis ne pouvait être qu'objectif.

- Alors ?

- Ginny, c'était… merveilleux.

- Nomdoudiou ! Il t'a retournée comme une crêpe, cette andouille !

- Mais…

- Mais ?

D'un bond, Hermione se leva et se mit à arpenter la chambre d'un pas nerveux tout énumérant sur ses doigts.

- Ecoute, a) Ron est gay. Il l'a prouvé à maintes reprises en embrassant Neville et en devenant plus fleur bleue que Lavande elle-même, c'est peu dire. Le Ron mâle alpha n'aurait jamais réussi la prouesse de réunir Bulstrode et Crabbe. Mais b) lorsque nous nous sommes embrassés, j'ai bien senti qu'il euh… réagissait comme un homme.

- Ah ? Sa fusée s'est mise sur la rampe de lancement ?

- Oui, répondit Hermione en gloussant malgré elle. S'il était gay, ce baiser n'aurait pas dû provoquer une telle réaction, n'est-ce pas ? Et je suis persuadée que Ron a ressenti quelque chose…

- Alors retour à la case départ et je ne comprends toujours rien du tout. Quel intérêt à se faire passer pour gay s'il ne l'est pas ? Nous en avons déjà discuté avec Harry…

- Je ne sais plus que penser, avoua piteusement Hermione en s'arrêtant devant la fenêtre.

Son regard s'égara vers l'extérieur mais elle ne voyait rien. Tout était devenu si confus. Elle qui hier, se targuait de lire en Ron comme dans un livre ouvert ne le reconnaissait plus aujourd'hui. Cette sensibilité à fleur de peau dont il faisait preuve pour écouter et résoudre les peines de cœur des uns et des autres, les attentions délicates qu'il avait envers elle, le soutien indéfectible qu'il avait offert à Neville face à ce cafard de Skeeter et cette saleté de fouine de Malefoy. Non, ce n'était plus le Ron de son enfance, celui qui déclenchait chez elle des émotions contradictoires qu'elle avait toujours eu tellement de mal à analyser : colère, exaspération, tendresse, amitié. Ce nouveau Ron éveillait en elle autre chose… de l'attirance, de la passion, de l'amour. De l'amour ?

- Hermione, tu vas bien ? Tu es toute pâle !

- Mon Dieu, murmura Hermione, je viens de comprendre que je suis vraiment amoureuse du seul garçon que je ne pourrais jamais avoir !

- Mais c'est une excellente nouvelle ! s'enthousiasma joyeusement Ginny en sautant sur ses pieds. J'ai toujours pensé que tu en pinçais sérieusement pour ma banane de frère mais il est tellement balourd que je me disais que c'était foutu d'avance ! Que tu ne supporterais jamais sa sensibilité de troll, qu'il faudrait un miracle pour qu'il arrive à te séduire ! Et je comptais d'ailleurs sur toi pour faire tout le travail !

- Ginny…

- Non mais c'est vrai ! Les mecs sont d'une timidité maladive ! Regarde Harry, si je ne lui avais pas enlevé moi-même le caleçon, on en serait encore à se regarder comme des merlans frits…

- GINNY ! Je ne veux rien savoir des cochonneries que vous faites, Harry et toi !

- Oh, ne fais pas ta mijaurée, j'ai trouvé des trucs sympas dans ce livre que tu caches sous une couverture bidon, « le Kâma-Sûtra et ses arcanes secrètes » (3) …

- Ginny… soupira Hermione excédée. On s'égare là…

- Tu as raison.

Doucement, Ginny posa ses mains sur les épaules de son amie pour la forcer à la regarder et reprit une intonation plus grave.

- Ecoute, Hermione, je suis heureuse que tu sois amoureuse de mon frère. J'ai toujours senti qu'il y avait quelque chose de particulier entre vous, une tension électrique et une atmosphère volcanique. Je me doutais que tu éprouvais des sentiments pour lui et que de son côté, tu ne lui étais pas indifférente. Souviens-toi des réactions puériles qu'il a eues lorsque tu es sortie avec Krum ! Si ce n'est pas de la jalousie !

- Mais tout cela n'a plus d'importance maintenant parce qu'il est gay ! Ginny, j'aime un garçon qui ne pourra jamais m'accorder autre chose que son amitié. Tu comprends ? Il est devenu tel que j'idéalise l'homme de ma vie. Tendre et sensible et en même temps fort et protecteur. Je me suis sentie tellement bien dans ses bras, contre lui…

- Hermione…

Il y avait tant de douleur et d'incertitude dans les grands yeux sombres d'Hermione que Ginny sentit son cœur se serrer. Hermione avait toujours été sa meilleure amie, celle qui avait pansé ses blessures lorsqu'Harry était sorti avec Cho Chang, qui l'avait ensuite conseillée de patienter quand il s'était retrouvé célibataire puis aidée à prendre sur elle pour surmonter sa timidité et gérer son émotivité qu'un seul regard d'Harry suffisait à bouleverser. Qu'Hermione soit tellement abattue à cause de son frère la mettait en rage.

- Entre nous, je ne crois pas à cette homosexualité foudroyante, déclara fermement Ginny. Nous devons trouver un moyen de le confondre. Toute cette histoire a un sens et je veux le connaître.

Avec lassitude, Hermione esquissa un faible sourire.

- Alors j'espère que nous saurons la vérité très vite. Parce que s'il m'a menti, Ginny, s'il n'est pas gay et qu'il a joué avec mes sentiments pour je ne sais quelle raison absurde, je ne pourrais jamais lui pardonner …

Le cœur battant à tout rompre, Ron s'éloigna de la chambre sur la pointe des pieds. Bon sang, tout allait de mal en pis ! Je ne pourrais jamais lui pardonner ! Impossible de lui avouer la vérité maintenant. Sinon, elle le détesterait. Mais qu'avait-il fait ? Hermione l'aimait ! Elle l'aimait. Entre son cœur qui exultait en entendant cette nouvelle et ses tripes qui se tordaient à l'idée qu'elle apprenne la vérité et le voue aux gémonies, Ron ne savait plus vers quel saint se vouer.

Il était foutu. Irrémédiablement foutu. S'il voulait conserver la précieuse amitié d'Hermione, il devait rester gay. Plutôt crever. S'il voulait lui offrir cet amour qui l'étouffait, le submergeait et manquait de le rendre dingue, il allait la perdre. Plutôt crever.

Il était foutu et Neville n'était même pas là pour qu'il puisse lui tordre le cou.

Foutu bordel de merde de gay-pier.

Mi-furieux contre lui-même, mi-désespéré, il s'engouffra dans le couloir l'esprit embrumé et se heurta violemment à …

- Par Merlin, Weasley, ne pourriez-vous faire attention où vous allez ?

- Outch ! protesta Ron en se frottant le front. Désolé professeur Rogue, mais vous non plus, vous ne regardiez pas où vous alliez !

Haussant un sourcil interrogateur, Severus toisa le jeune homme avec morgue.

- Je ne cède que rarement le pas devant les autres, répliqua froidement Severus.

- Et bien il y a un début à tout, rétorqua aussi sèchement Ron.

- Mais à qui croyez-vous parler ? trancha Severus en s'approchant d'un air menaçant vers Ron.

- Certainement pas à un professeur parce que nous ne sommes plus à Poudlard ! renchérit Ron en faisant à son tour un pas vers Severus.

Sous l'éclat de leur voix, les portes s'ouvrirent dans le couloir. Hermione et Ginny se glissèrent hors de leur chambre, deux têtes rousses apparurent plus loin, des mèches noires ébouriffées surgirent à leur tour et une carrure de rugbyman s'encadra en haut des escaliers.

- Ah oui ? ricana Severus. Vingt points en moins pour Gryffondor !

- Vous n'avez pas le droit! protesta Ron. Nous sommes en vacances !

- Ce n'est pas pour autant que vous pouvez me manquer de respect, Monsieur Weasley !

- Vous non plus, Professeur Rogue ! Et vos points en moins, vous savez où vous pouvez vous les mettre, en plus d'autre chose ?

- Ron, hasarda timidement Hermione en contournant les deux sorciers qui s'affrontaient sans céder un pouce, si tu venais ranger tes affaires ?

- Professeur Rogue, lança Charlie d'une voix grave, ma mère vous attend dans la cuisine.

Indifférents aux tentatives des jeunes gens pour les séparer, Ron et Severus ne bougeaient toujours pas. Mais l'un comme l'autre avaient parfaitement entendu qui parlait et tous leurs sens étaient en alerte…

- Ecartez-vous de mon chemin, ordonna Severus d'un ton sec qui ne souffrait d'aucun refus.

- Vous m'êtes rentré dedans, c'est à vous de faire un pas de côté !

- Je suis votre aîné, c'est à vous de vous écarter !

- Drago Malefoy est plus jeune que vous et pourtant vous êtes toujours à lui lécher les bottes parce qu'il est le fils de son Mangemort de père !

- Ron ! gémit Hermione horrifiée.

- Jaloux, Monsieur Weasley, des attentions que j'octroie à Drago ? s'enquit mielleusement Severus en fixant son regard par-dessus l'épaule du jeune homme.

A quelques pas derrière son frère, Charlie s'était s'immobilisé sous la dernière question perfide du professeur. Quant à Hermione, ses lèvres esquissèrent un joli O d'effroi. De son côté, Ron n'était pas dupe de l'allusion. Drago, le Prince des Serpentards, séducteur hétérosexuel n'avait pourtant pas dédaigné pour autant les charmes de Neville, jusqu'à ce qu'il brise ce dernier devant tout Poudlard. Pourquoi Ron serait-il jaloux des attentions de Rogue envers cette saleté de Serpentard ? Ron n'éprouvait aucune attirance pour Severus Rogue et ce dernier le savait pertinemment. Plus encore, Rogue ne se serait jamais permis de flirter avec Malefoy. Un professeur et un élève qui batifolent à Poudlard ! Ce ne serait jamais resté secret avec la pléthore de fantômes et les squatteurs de tableaux qui se baladaient perpétuellement entre les murs du Château. Même les galipettes de Dumbledore et McGonagall étaient un secret de troll !

Pour qui diable était destinée cette allusion ?

- Pour être jaloux, il faudrait que j'éprouve une once de sentiment à votre égard, grogna Ron entre ses dents. Et ce n'est pas demain la veille que cela arrivera !

- Ron ! supplia Hermione. Viens…

- Vous savez, Monsieur Weasley, la haine n'est pas tellement éloignée de l'amour, susurra Severus avec une pointe de moquerie dans sa voix.

- Vous pouvez le dire ! railla Ron sans ciller. Je déteste tout de vous. Votre manque de compassion, votre intolérance vis-à-vis des sorciers qui ne sont pas de sa maison, votre arrogance, votre duplicité envers Dumbledore. Quand je vous vois, j'ai envie de vomir !

- Et je méprise tout ce qui vous ressemble, renchérit Severus. Cet amas de muscles sans cervelle, ces cheveux à la couleur outrageuse qui jure avec celle de votre misérable Maison, cette propension à épauler les faibles et les insolents sans se soucier des conséquences. Je vous méprise jusqu'à l'écœurement.

- Vous voulez que je vous montre combien vous me faites gerber ?

- Vous voulez que je vous montre combien je vous méprise ?

La seconde suivante, Ron avait saisi Severus par les épaules pour le plaquer contre lui et dévorer sa bouche sans la moindre hésitation.

La même seconde, Severus avait enfoui ses doigts dans les mèches fauves du jeune sorcier pour le maintenir contre lui tandis qu'il lui rendait son baiser avec la même rage et la même ferveur.

Entre ses paupières mi-closes, Ron surveillait Hermione avec acuité, refoulant son envie de vomir dans sa précipitation de lui faire croire qu'il était gay, désespérément gay. Et qu'importent la déception et la tristesse qu'il lisait dans les prunelles sombres de son amie, il ne pourrait jamais supporter qu'elle le déteste un jour. Il sera bien temps plus tard de trouver une solution…

Entre ses cils noirs, Severus fixait Charlie Weasley intensément, guettant ses moindres réactions, jubilant lorsqu'il discerna la colère et la jalousie dans ses prunelles bleues. Et qu'importent le couinement d'horreur des jeunes imbéciles qui les regardaient ou les foudres de Molly, il ne pourrait jamais supporter qu'un Weasley lui tienne tête. Il sera bien temps plus tard de trouver une explication…

Un grand BOUM les sépara brusquement. Au fond du couloir, Harry venait de s'évanouir. La mâchoire sur le point de se décrocher, les jumeaux n'avaient même pas bronché, trop occupés à se frotter les yeux furieusement pour chasser cette vision cauchemardesque.

Se reculant d'un pas, Ron réussit à s'arracher de l'étreinte de Severus. D'une pâleur mortelle, il ravala le juron qui lui brûlait les lèvres et articula sur le ton le plus neutre possible.

- J'espère que j'ai été assez clair !

- Limpide, lâcha Severus.

- Bien ! Maintenant, je vous laisse… marmonna Ron en le contournant.

- Je vous en prie… grommela Severus en s'effaçant pour le laisser passer.

- …

- Est-ce que j'ai bien vu ce que j'ai vu ? s'enquit Fred en se grattant la tête.

- On devrait peut-être arrêter d'expérimenter nos inventions nous-mêmes, balbutia George.

- Yep !

- En attendant, on peut toujours en refiler une à Harry pour le remettre d'aplomb !

- Hé, hé, hé ! Les cobayes sont toujours les bienvenus ! Allez, les affaires reprennent ! Ronnie, tu ne veux pas te nettoyer la bouche ? On a des dragées FUKA, idéales pour évacuer ce qui te pèse sur le cœur ! Non ?

oOo

Miraculeusement, l'incident fut occulté par tous les occupants du Square Grimmaurd.

Toute à sa joie de passer encore un Noël en famille alors que la guerre jetait sur le monde sorcier une ombre inquiétante, Molly ne parut pas remarquer la tension qui planait dès que Severus Rogue et Ron se retrouvaient dans la même pièce. Fort heureusement, nulle allusion ne fusa et si l'ambiance était à l'orage, bien malin celui qui aurait pu deviner sur qui tomberait la foudre en premier.

Le 24 décembre réunit enfin tous les Weasley et leurs convives pour le traditionnel repas. La cuisine avait été harmonieusement ornée de décorations or et vermeille, couleur qui arracha des tics nerveux à Severus Rogue. Malgré tout, la soirée fut particulièrement calme et silencieuse.

Bien que la conjoncture ne soit pas aux réjouissances, les mets de Molly étaient succulents. D'aucun aurait pu penser qu'elle désirait que ce réveillon reste dans les mémoires et les cœurs tant que tous ceux qu'elle aimait (à une exception faite mais je n'aurais pas l'indélicatesse de préciser qui, je vous laisse seul juge…) étaient encore autour d'elle. Qui pouvait savoir de quoi demain serait fait ? Elle avait déjà été si près de perdre son cher Arthur…

Mais que l'ambiance était étrange ! Même les jumeaux restaient tranquilles. Chacun dans son coin, y allait de ses pensées.

Ron n'a pas embrassé Rogue – Ron n'a pas embrassé Rogue – Ron n'a pas embrassé Rogue… se répétait Harry comme un mantra tout en mâchant distraitement un morceau de dinde.

Pourquoi Ron a-t-il embrassé Rogue ? s'inquiétait Ginny. Il n'est pas gay ! Je le sais, c'est mon abruti de frère quand même. Et les revues cochonnes que je trouvais sous son matelas ? Je veux bien que les jumeaux les aient cachées pour que ce soit lui qui se fasse enguirlander par Maman si elle tombait dessus mais je sais bien qu'il les lisait aussi ! Je l'ai surpris une fois à baver comme Crockdur ! Embrasser Rogue, quelle horreur ! Je suis sûre que c'est cette raclure qui lui a jeté un sort d'Imperium !

Et si on créait une dragée qui permet d'éviter de recevoir un baiser indésirable… se demandait George la bouche pleine tout en contemplant le plafond.

Une dragée qui non seulement repousse l'assaillant, méditait Fred les yeux dans le vague, mais lui inflige aussi un sort …

un sort très puissant, renchérissait George pour lui-même, qui agit sur le physique…

et le rend tout bleu, comme un schtroumpf (4) ! s'enthousiasmait Fred.

Génial !

Parfait !

J'aurais dû insister pour vérifier les aliments, maugréait Maugrey silencieusement. On n'est jamais trop prudent. Un poison est si vite distillé dans un paquet de farine. J'aurais dû passer tous les cadeaux au détecteur. Si l'un des paquets est piégé, on n'aura même plus les yeux pour pleurer une fois réduits en bouillie. Sauf moi bien sûr, mon faux œil est en titane renforcé de kevlar et supporte des radiations nucléaires. Enfin, il ne restera que mon œil pour témoigner de notre mort. J'aurais dû fouiller cet avorton de Rogue aussi. Qui sait ce qu'il cache sous sa robe ! J'ai survécu à des attaques de Mangemorts psychopathes, j'aurais survécu à la vision de son caleçon ! Même si les pires rumeurs courent à ce sujet. Un avada kedavra serait de la gnognotte à côté ! Grumff…

Pourquoi ce petit con m'a-t-il embrassé ? s'interrogeait Severus. A qui était destinée cette petite scène absurde ? Potter ? Non, ce crétin arrive à peine à déchiffrer une liste d'ingrédients, je ne vois pas comment il pourrait décrypter des signes cachés ! Les jumeaux ? Ils ne sont même plus à Poudlard ! La fille Weasley ? Bof ! L'enquiquineuse Miss-je-sais-tout ? Bizarre… J'aurais plutôt pensé qu'il en pinçait pour elle. Dommage que ce petit con ne l'embrasse pas comme il m'a embrassé, ce serait une excellente manière de lui fermer enfin son clapet ! Par Belzébuth, ce petit con embrasse comme une Vélane ! Bon, ne nous égarons pas mon petit Sev'. Il ne reste que le dresseur de dragons… Charlie…

Deux solutions, se disait Charlie sans cesser de fixer Ron. Ron est une banane et il a tellement l'habitude de se prendre des baffes de ses frères qu'il a oublié que je lui avais intimé l'ordre de ne pas fricoter avec Rogue sous peine d'atomisation. Ouais… Deuxième solution, il a embrassé Rogue parce qu'Hermione était là. Il a dû se passer quelque chose qui l'a poussé à renforcer son statut de gay. Bon sang, quelle banane ! Et lui, qu'en pense-t-il ? Severus…

Ron est gay – Ron est gay – Ron est gay, se lamentait intérieurement Hermione. Il ne faudra jamais qu'il se doute que je suis amoureuse de lui. Notre amitié est tout ce qu'il me reste et je veux qu'il sache que je serais toujours là pour lui, même si… Mon Dieu, il est vraiment-vraiment gay !

WIZ-BRING-POUET-POUET !!

- Mais quel est ce bruit atroce ? s'écria Molly.

- Pas de panique, coupa Maugrey en se levant d'un bond. C'est mon alarme-détecteur de hiboux ! Vous avez un message (5) !

- Maugrey, quelle idée… marmonna Arthur.

- On n'est jamais assez prudent ! claironnait Fol Œil ravi. Je reviens !!

Tout en claudiquant, Maugrey fit rapidement l'aller-retour pour ramener une énorme touffe de plumes couleur beige et noire d'où pendouillait lamentablement une belle enveloppe.

- Qu'est-ce que c'est qu'ce truc ? s'enquit Fred.

- COUAC…

- Mais ! s'exclama Hermione scandalisée. C'est un hibou !

- Ouais, confirma George. Enfin, ce qu'il en reste…

- Pauvre bête !

- Euh… marmonna Maugrey, mon alarme-détecteur est un peu euh… vorace… Enfin le message n'est pas trop abimé !

Détaché de la patte du volatile, le message s'ouvrit brusquement de lui-même et une voix éraillée s'éleva.

Joyeux Noël Famille Weasley !

Vous êtes chaleureusement invités à une soirée qui sera tenue le 31 décembre au Castel Slughorn !

Des noms illustres seront réunis pour finir cette année !

Bien sûr, notre cher Harry Potter est cordialement invité ! Son nom ne saurait être négligé au sein d'une constellation de stars qui honoreront mon humble demeure !

Soyez des nôtres ! (6)

Bien à vous,

Horace Slughorn

- Par la barbe de Merlin ! fit Arthur. Si je m'attendais à une telle invitation.

- Je ne sais pas si c'est une bonne idée… remarqua Molly pensivement.

- Oh, maman ! protesta Fred. Ce sera l'occasion unique de tester quelques unes de nos…

- … de retrouver d'anciens copains de classe, coupa George en lançant un regard d'avertissement à son frère.

- Vous oubliez que Neville arrive demain, objecta Molly.

- Et bien, il nous accompagnera ! décréta Ron d'un ton sans appel.

- Ce sera très drôle, ajouta Ginny. Les soirées de Slug sont toujours réussies. Allez maman…

- Mais Hermione…

- Viendra aussi, répondit Ron simplement. Après tout, Hermione a déjà été invitée au Club de Slug à Poudlard.

- C'est vrai, approuva l'intéressée.

- Allez, Molly, dit Arthur avec un sourire, ces enfants ont bien besoin de s'amuser un peu. Charlie veillera sur eux et je pense que le professeur Rogue ne verra aucun inconvénient à les accompagner.

- Grumff ! ronchonna Severus.

- Hum, hum ! acquiesça Charlie.

- Parfait !

- Yepeeeh !

oOo

1) Je n'ai pas pu m'en empêcher, ça vient de la chanson de « Au pays de Candy ».

2) Banane est le surnom affectueux que me donne mon abruti de frère. Eh oui, les liens familiaux sont très puissants dans ma famille…

3) Je sais, j'abuse, mais je n'ai pas pu m'empêcher de vous rappeler une petite fic que j'ai écrite à ce sujet.

4) Petit clin d'œil à ma Zaza – non, non, ce n'est pas du harcèlement pour avoir la suite de Requiem !!

5) Titre d'un film à l'eau-de-rose avec Meg Ryan (qui a osé se taper Russell Crowe, la garce !) et Tom Hanks (cours Forrest, cours !!)

6) Citation extraite du film Robin des Bois, Prince des Voleurs avec Kevin Costner (wwaahhh) et Alan Rickman (eh, oh, on arrête de baver là !). Celui ou celle qui trouve l'endroit exact de la réplique dans le film à gagner le droit de servir de cobaye aux jumeaux.


Ben voilà c'est fini !! Plus que deux chapitres et ZE END arrive !! Vous pourrez patienter ?! Non ?! Ben, pourquoi vous me regardez méchamment, c'est promis, je m'y mets de suite ! Dès que j'ai une vingtaine de reviews... euh, une dizaine ? Comment, cinq seulement ? Ooouuhhhh !! Pas les tomates, je m'y mets, je m'y mets !!