Bonjour à tous ! Un chapitre longuement attendu, alors je ne vous retiens pas longtemps !
J'espère que vous apprécierez ce moment de lecture et je vous remercie pour tous vos messages d'encouragements qui comme toujours, me font énormément plaisir ;D
Bonne lecture !
""The semblance of peace""
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Pairing : HP/LV, HP/LV/Snape
Rating : M
Warning : Slash/lemon, character death
Summary : Le Seigneur des Ténèbres est finalement tombé, du moins c'est ce que croit la communauté magique. Malheureusement, Harry en sait davantage…
Auteur : Maeglinyedi
Traductrice : me !
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14. La romance de l'année
"Entrez."
Snape poussa la lourde porte en bois du bureau de McGonagall, conduisant Harry à l'intérieur. Ce dernier n'était toujours pas sûr de savoir ce qu'ils fabriquaient ici, mais lorsqu'il avait émis ses doutes, son professeur s'était contenté de l'ignorer en lui ordonnant d'avancer.
"Severus, Harry, que puis-je faire pour vous ?" demanda McGonagall, installée derrière le bureau qui avait autrefois appartenu à Dumbledore.
"Madame la directrice," salua Snape avec une légère révérence, tirant davantage le brun dans la pièce. "Nous avons une annonce à faire."
"Eh bien ?" répondit-elle en penchant sa tête de côté. "Est-ce à propos de vos cours de soutien ?"
"Pas tout à fait. Nous pensons qu'il serait mieux que vous l'appreniez par nous-mêmes plutôt que les rumeurs de couloir." Il tenait Harry par le bras et l'attira si près que le concerné faillit se cogner contre lui.
"Je vous écoute."
Le maître des potions inclina de nouveau la tête. "Potter et moi avons une relation."
McGonagall cligna des paupières. "Je vous demande pardon ?"
"Une relation intime," continua t-il d'un ton parfaitement contrôlé. Harry fixait le sol, sentant le sang lui monter aux joues.
"Avez-vous complètement perdu la tête ?" lâcha t-elle en se redressant, les deux mains posées à plat sur son bureau.
"Certainement pas. Vous savez comme moi qu'aucune règle n'interdit une relation entre un professeur et un élève majeur."
"Je connais le règlement de cette école, Severus. Mais vous n'êtes pas sérieux tous les deux," s'exclama t-elle en agitant ses mains vers eux. "Vous ne vous supportez pas."
"Nous avons surmonté nos différents et découvert que nous partagions beaucoup de points communs," répliqua aisément Snape.
"Des points communs ? Comme quoi ?" La voix de la directrice se faisait de plus en plus aigüe.
"Voldemort," lâcha soudain Harry, levant pour la première fois ses yeux vers elle. McGonagall écarquilla les siens.
Harry ! Je t'ai déjà dit de surveiller ta langue !
"Nous avons discuté de Voldemort, je veux dire. Il a ruiné notre vie à tous les deux, non ? C'est ce qui nous rapproche." Il jeta un coup d'oeil au maître des potions en se demandant sérieusement si cela suffirait à convaincre la directrice. Il en doutait. "Oh," ajouta t-il en conséquence, "et le sexe est génial."
Elle se rassit brusquement. "C'en est assez, Monsieur Potter !"
"Désolé," bredouilla t-il sans vraiment l'être. Les ricanements moqueurs du mage noir faisaient écho à son propre amusement devant l'expression embarrassée de McGonagall.
"Bien," dit-elle en croisant ses mains. "Je sais qu'il m'est impossible d'interdire cette relation, mais je vous conseille vivement d'y réfléchir. Avez-vous une idée de la réaction des élèves lorsqu'ils l'apprendront ? De l''équipe éducative ? Ou du Ministère, d'ailleurs ?"
"Le Ministère ne peut rien faire," rétorqua Snape. "Nous sommes deux adultes consentants. Sauf s'ils décident tout à coup de bannir l'homosexualité, ce ne sont pas leurs affaires."
"Mais que vais-je dire au personnel enseignant, Severus ? Comment expliquer aux élèves qu'un de leurs professeurs a... des relations avec un garçon qui est deux fois son cadet ?"
"Si vous souhaitez que je démissionne, je le ferai." Cette idée ne plaisait pas du tout au brun. Snape était le seul ici à pouvoir l'aider.
"Non, bien sûr. J'ai déjà suffisamment eu de problèmes pour trouver un professeur de potions," soupira t-elle. "Je ne vois pas tout cela d'un bon oeil mais je suis consciente que cette décision ne m'appartient pas. Néanmoins, je vous demande de limiter toute démonstration d'affection à vos appartements, Severus."
"Bien entendu, Madame la directrice."
"Et Potter, si vos résultats en souffrent, j'interviendrai pour mettre un terme à ce... cette situation insensée."
"Ça n'arrivera pas, Madame," assura t-il. "C'est promis."
"Vous pouvez disposer !"
Le professeur traîna Harry jusqu'à la porte, dépassant le portrait de Dumbledore qui leur adressa un clin d'oeil complice. Le Gryffondor baissa rapidement les yeux et se laissa guider hors du bureau.
"Et maintenant ?" demanda t-il, une fois qu'ils eurent rejoint le couloir désert. "Vous devenez mon amant ou quelque chose du genre ?"
"Ne soyez pas idiot, Potter," répondit Snape. Il l'avait relâché et lissait sa robe de sorcier. "Désormais, personne ne pourra questionner le temps que vous passez avec moi. C'est la meilleure des couvertures."
"C'est juste. Laissons les gens croire que Severus et toi êtes dévoués l'un à l'autre et personne ne viendra nous déranger."
"Il est d'accord," précisa t-il. "Alors... euh... qu'est-ce qu'on fait, maintenant ?"
"Vous retournez à la tour des Gryffondors et mettez les choses au clair avant que je me retrouve devant des classes entières d'imbéciles convaincus que je vous ai soumis à l'Imperium." Un rictus suffisant prit place sur les lèvres du maître des potions. "Cela dit, je suis plus que disposé à retirer des points pour chaque fausse accusation à mon encontre."
Harry eut une grimace méprisante. "Okay."
"Venez demain dans mon bureau après le déjeuner. Nous reprendrons nos activités là où nous les avons laissé." Snape le frôla en s'éloignant, pressant furtivement l'entrejambe du brun au passage. Ce contact à la fois agaçant et excitant, le fit frémir.
"Quel délicieux coquin, notre Severus."
"Ouais, quand il ne se comporte pas comme le dernier des bâtards," marmonna t-il en prenant la direction de son dortoir.
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Lorsqu'il pénétra dans sa salle commune, Harry fut persuadé qu'aucune des horreurs qu'il avait déjà vécues dans sa vie n'auraient pu tourner plus mal. La pièce était pleine à craquer et ses camarades se mirent immédiatement à le bombarder de questions. Sérieusement, il avait l'impression d'être un pion qu'on avait ôté à son ancienne vie et jeté dans ce monde tordu où chacun de ses faits et gestes se transformait en catastrophe.
"Alors, c'est vrai," s'écria Dean. Il parvint à l'entendre car son camarade se tenait au premier rang dans la foule. Tous les autres parlaient en même temps dans un brouhaha assourdissant qui sonnait comme un essaim d'abeilles.
Le brun acquiesça. "Ouais, c'est vrai."
"Tu couches avec Snape ?" C'était Seamus, dont l'expression semblait partagée entre l'horreur et la fascination.
"Ouais," répéta t-il. Bon dieu, qu'il aurait aimé être ailleurs. Il se sentait comme un traitre ou un pervers, à devoir se confesser ainsi devant toute sa maison.
" Cela aurait pu être plus catastrophique. Imagine ce que tes amis diraient s'ils découvraient que tu servais d'hôte à Lord Voldemort."
Arrête de parler à la troisième personne, pensa Harry. C'est ringard.
"Tu plaisantes, hein ?" Ron avait réussi à se faufiler à travers les élèves en jouant des coudes et le suppliait du regard. "Maintenant que tu es gay, t'as voulu nous faire une farce. Tu sors avec Snape, vraiment très drôle !"
"Je ne vois pas Harry rouler une pelle à Snape tout nu juste pour rire," argumenta Neville. Hermione hocha la tête.
"C'est pas une blague, désolé," soupira t-il. Quand est-ce que l'interrogatoire allait se terminer ? Il avait répondu à leurs questions et voulait simplement aller se coucher dans l'espoir de quitter définitivement ce cauchemar.
"Mais... c'est Snape !" Les oreilles de Ron avaient pris une teinte cramoisie et ses joues ne tardèrent pas à suivre. "Ce bâtard graisseux !"
Harry haussa des épaules, pouvant difficilement le contredire.
"C'est un Serpentard !" Cette phrase semblait être la pire des abominations dans la bouche du roux.
"Ta soeur couche avec un Serpentard, au cas où tu l'aurais oublié," coupa Voldemort. Il eut une soudaine envie d'étrangler le mage noir qui continuait à s'immiscer dans ses affaires. Quelqu'un prit une rapide inspiration à sa droite et il aperçut un éclat de cheveux roux tandis que Ginny disparaissait parmi la foule d'élèves.
"Tu couches avec Zabini ?" lança Ron après elle, avant de faire les gros yeux à la brunette. "Je pensais qu'ils sortaient juste ensembles."
"Il ne s'agit pas de Ginny," raisonna Hermione en plaçant une main sur le bras de son petit-ami. "Mais de Harry et Snape... qui sont ensembles. C'est ça ?" Elle le dévisageait dans l'expectative.
"Oui." Le brun n'était pas certain de savoir ce qu'on attendait de lui. "Écoutez, McGonagall est au courant, on n'enfreint pas de règles et ça me va."
"Mais Snape ?" protesta encore Ron d'une voix étouffée. "T'es sûr que tu n'es pas sous l'influence d'un sort ? Ou d'un filtre d'amour ! C'est un prof de potions après tout."
Il roula des yeux avec exaspération. "Je ne suis pas influencé et il ne m'a pas non plus fait boire de filtre d'amour. D'ailleurs, l'amour n'a rien à voir là-dedans, c'est juste du sexe."
Le roux poussa un hoquet surpris, comme bon nombre d'élèves dans la pièce.
"Tu dois comprendre que c'est un peu choquant pour nous, Harry," ajouta Hermione, qui semblait lutter pour se retenir de sourire. "Tu ne nous as jamais vraiment montré que tu étais attiré par Snape. Ou même que tu l'appréciais."
"Snape est gay, lui aussi,"
Sauf que ça n'expliquait pas tout.
"Il n'est pas le seul à l'école," riposta son ami, pointant un doigt vers sa droite. "Colin est gay. Tu n'as qu'à coucher avec lui à la place !"
Ce dernier lui adressa un sourire radieux accompagné d'un signe de main.
"Oh, sûrement pas."
Il ne pouvait qu'approuver Voldemort sur ce coup là. Pas sûr qu'il aurait même choisi Colin en lieu et place du maître des potions si personne ne lui avait forcé la main avant que le Lord ne débarque dans sa tête.
"Je suis bien avec Snape. Désolé, Colin."
"C'est pas grave," répondit-il, même si son sourire s'affaissa un peu.
"T'es devenu dingue. Complètement dingue," grommela le roux en secouant la tête.
Harry était aussi d'accord sur ce point, en y réfléchissant bien. "Bon, je vais me coucher. Bonne nuit." Il se dirigea vers son dortoir et gravit les escaliers en sentant tous les regards de la pièce braqués sur lui.
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"Alors, tu vas voir Snape, aujourd'hui ?" demanda Ron le lendemain matin, dès que le brun eut tiré les rideaux de son lit.
"Ouais." Ils devaient reprendre les recherches sur le Calice de Sekem, une activité qu'il devait garder secrète. Le roux pensait probablement qu'ils allaient passer la journée à s'envoyer en l'air. Formidable.
"Qui a dit le contraire ?"
Moi, le gars qui veut te virer de son corps, songea Harry en passant dans la salle de bain. Certes, le sexe n'était pas déplaisant, mais il savait bien que Voldemort n'irait nulle part s'ils n'avançaient pas dans leurs recherches. Il se doucha et s'habilla en tentant d'ignorer les regards déçus et accusateurs de Ron jusqu'à ne plus pouvoir le supporter.
"Arrête," fit-il avant de récupérer ses baskets sous son lit. "Je passe pas un samedi avec toi, et alors ? Maintenant, tu peux fricoter avec Hermione sans t'inquiéter que je sois dans le coin."
Son ami soupira. "Mais j'ai toujours cru que ce serait comme ça. Hermione et moi, Ginny et toi. On passerait le weekend ensembles."
"Ben, les choses changent !" s'emporta t-il. "Aujourd'hui, je ne suis plus avec Ginny et je préfère les hommes."
"Je sais." Le roux avait définitivement l'air misérable. "C'est juste que ça faisait tellement longtemps que j'attendais ce moment."
Harry grinça des dents. Il comprenait ce que son ami ressentait, lui aussi avait tellement espéré pouvoir vivre une vie normale. Mais il ne pouvait rien dire, bordel de merde, ne serait-ce que faire la moindre allusion à quoique ce soit. Cette situation le frustrait au plus haut point. "Tu crois que c'est facile pour moi ? Que tout ça m'amuse ?"
"Harry, ne me force pas à faire quelque chose que tu regretteras."
Ron resta quelques instants à le fixer. "Quoi ?"
Le brun s'assit au bord de son lit, tête baissée. "Je veux que dire que c'est pas facile d'avoir sa vie privée étalée dans la presse nationale et de réaliser ensuite que tu es attiré par Snape. Surtout lui. Tu sais, c'est pas le genre de vie que je m'avais imaginé," continua t-il en pensant désespérément : je m'en occupe !
"Tu as intérêt, mon petit horcrux."
"Ah. Ouais. Je comprends," fit le roux en se grattant le menton d'un geste machinal.
Il voulut en finir avant de commettre une bourde qu'il ne pourrait pas rattraper. "Allons déjeuner," conclut-il en se dirigeant vers la porte.
Ron lui emboîta le pas et ils rencontrèrent Hermione dans leur salle commune. Ils prirent ensuite le chemin de la Grande salle en s'apercevant très bientôt que les potins à Poudlard se répandaient plus vites que de la poudre de cheminette. Chaque élève croisé sur leur chemin s'arrêtait pour lorgner Harry d'un air totalement incrédule sans faire de commentaires. À l'exception de quelques Serpentards qui s'étaient mis à chanter quelque chose du genre 'Harry la tapette aime baiser Snape'. Il n'avait pas pu distinguer le reste des paroles puisque la brunette l'avait tiré par la manche pour le faire avancer.
La situation ne s'améliora guère lorsqu'ils furent installés à leur table. Tout le monde le dévisageait, jusqu'à l'arrivée du maître des potions à la table des professeurs. Les élèves commencèrent alors à échanger des regards entre Snape et lui comme s'ils assistaient à un match de Quidditch, impatients de relever une quelconque démonstration intime ou pire, une marque d'amour.
"Ignore-les," souffla Hermione. Il se rendit compte que c'était sûrement la meilleure chose à faire. Snape avait visiblement déjà adopté cette méthode avec succès. Il mordait dans son toast en lisant la Une de la Gazette du Sorcier avec nonchalance, faisant abstraction de ce qui se passait autour de lui.
"Tu dois cesser de t'inquiéter du regard des autres."
Il renifla avec dédain. Plus facile à dire qu'à faire. Puis, il se servit deux ou trois oeufs brouillés alors que Hermione payait une chouette en échange de son exemplaire de la Gazette. Elle l'ouvrit et rosit légèrement.
"Bon dieu, c'est même dans la Gazette, hein ?" demanda t-il. Elle replia son papier et lui adressa un grand sourire... qui faiblit lorsqu'il continua à la fixer sans ciller.
"Oui," confessa t-elle finalement. "Ils appellent ça la romance de l'année et font un sondage pour savoir quand votre union sera célébrée."
"Au moins, ils ne te prennent pas pour un fou cette fois."
Soupirant, Harry se cacha le visage dans ses mains.
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"Avez-vous lu la Gazette ce matin ?" s'enquit Snape lorsque la porte de son bureau se referma sur lui.
Le brun nia de la tête. "Hermione m'en a parlé, ça me suffit largement."
Le professeur approuva et l'invita dans son salon. "Je suppose que tout s'est bien passé hier soir, étant donné que la crème de la presse anglaise qualifie notre relation de romance de l'année."
"Ouais, génial." Il se laissa tomber dans l'un des fauteuils vides en poussant un soupir à fendre l'âme.
"Tu dois excuser mon petit horcrux, Severus," déclara Voldemort. "Il a des difficultés à garder le contrôle sur ses émotions."
"Cela m'en a tout l'air." Snape prit place dans le siège d'en face. "J'ai bien tenté de lui enseigner l'Occlumencie, après tout. Une complète perte de temps au vu des résultats."
Harry le fusilla du regard mais l'effet fut ruiné par le mage noir qui s'était mis à ricaner. Les vibrations lui chatouillèrent le fond de la gorge au point de le faire éternuer. Le maître des potions l'observait avec un petit rictus moqueur et extrêmement irritant.
"Bon, continuons les recherches puisqu'on est là pour ça." Il tendit une main vers le livre le plus proche.
Les lèvres de Snape s'étirèrent davantage et son sourire se fit plus mauvais qu'amusé.
"Quoi ?" fit-il hargneusement. "Qu'est-ce que vous regardez comme ça ?"
"Je ne fais que vous observer. Je crois que c'est bien la première fois que je vous vois aussi dépassé par les évènements." Il s'adossa contre son fauteuil en toisant son élève de haut. "Et aussi abattu."
Le brun fixait le bouquin sur ses genoux. "C'est pas comme si j'avais le choix," marmonna t-il.
"Bien sûr que tu avais le choix, Harry," répliqua Voldemort. "Tu l'as déjà fait."
"Ah ouais, soit accepter ton marché, soit regarder mes amis se faire posséder et mourir les uns après les autres. Quel choix d'enfer."
"Mais un choix tout de même. Tu avais raison, mon petit horcrux. Nous avons beaucoup de travail."
Le Lord ouvrit son livre et Snape suivit son exemple. Harry se réfugia dans un recoin de son esprit, énervé et excédé par les observations de son professeur, et certainement pas en condition de s'intéresser aux étranges transcriptions de hiéroglyphes égyptiens. Voldemort n'avait qu'à faire le boulot tout seul.
Il surveillait son professeur du coin de l'oeil. Il détestait ce type. Après ce qu'il venait de dire, il le haïssait viscéralement. Car Snape avait raison et devoir le reconnaître était encore plus détestable. Voldemort le dominait et le manipulait à sa guise. À chaque nouvelle péripétie, le mage noir gagnait du terrain et le faisait un peu plus battre en retraite. Il se demandait ce qui se produirait une fois qu'il serait au pied du mur. Que se passerait-il quand Voldemort retrouverait son corps ?
Sa seule certitude – ou plutôt la seule chose qu'il suspectait fortement – était qu'il ne le tuerait pas. Cela lui coûterait un horcrux. Mais qui l'empêcherait de s'en prendre à ses amis ?
"Arrête de bouder, Harry. C'est déprimant."
"Je boude si j'en ai envie, bordel. C'est encore l'une des choses que je peux faire sans que tu t'en mêles." Il frotta sa cicatrice, s'attendant à recevoir une violente décharge mais aucune douleur ne vint.
"Plus vite tu arrêteras de bouder, plus vite je pourrai me concentrer sur nos recherches et plus vite tu te débarrasseras de moi," objecta t-il. Snape darda un oeil vers eux en maugréant quelque chose à propos d'adolescents insupportables.
"Essayez d'avoir un mage noir coincé dans votre tête et on en reparlera," lâcha t-il au maître des potions.
"Le Seigneur des Ténèbres partage ma vie depuis très longtemps. Bien avant votre naissance, en fait." Il toucha instinctivement son bras gauche. "Pourtant, je ne me suis jamais autorisé à me lamenter pour cela."
"Ouais, ça c'était réservé à ce que mon père et Sirius vous auraient soi-disant fait."
Snape plissa les yeux. "Je suis encore votre professeur, Potter, alors vous m'adresserez la parole avec le respect qui convient !"
"C'est drôle. D'après la Gazette, vous êtes mon fiancé."
"Assez !" gronda soudain Voldemort. Snape s'empressa de détourner les yeux. "Harry, calme-toi avant que je ne m'en charge moi-même. Si tu veux mettre fin à cette situation, laisse-nous travailler."
"Okay," siffla t-il. "Tu te trouves un nouveau corps et ensuite ? Que se passe t-il ?"
"Le moment est mal choisi pour en discuter." Voldemort se replongea dans son texte, ce qui signifiait la fin de leur discussion.
"Fais juste en sorte que ce moment arrive bientôt," lança Harry. Il ne reçut aucune réponse du Lord noir qui tourna une page de son livre, poursuivant sa lecture.
...
TBC...
