Re-Coucou! Et oui, j'ai déjà fait cette présentation il y a approximativement 4h. Mais Super Internet a beugué! Ggrrrr... Bref, reprenons cette présentation...
Coucou! Je n'ai pas pu poster hier soir parce que je travaillais, mais me revoilà!
Merci à tous de continuer de me suivre et de me laisser de si gentilles reviews. On voit que c'est la rentrée et que le monde revient sur FF. On a atteint les 100 reviews! Youhou! Merci Amy ;)
Dans ce chapitre, Ziva n'en fait une fois de plus qu'à sa tête. Comme d'habitude j'ai envie de dire. Tony tente d'en savoir plus sur ce qu'il s'est passé durant son absence. Les choses s'arrangent enfin, rentrent dans l'ordre. Quoique... Peut-être pas tant que ça. Dans e chapitre, du McNozzo, du Giva, du Zabby (ça existe ce mot?), ect...
Bonne lecture et vive les reviews!
marionNCISlove : Contente que ça te plaise toujours :) Merci. DG : =D Tiva Powaaaa! Tu vas voir, encore du beau Tiva en fin de chapitre avec un nouveau cauchemar. Ziva n'est pas encore prête à se passer de Tony. chou05 : *Rougit* Merci beaucoup! L'auteur serait ravie si elle lisait tes reviews! Vu ton état après le chapitre 13, tu ferais mieux de doublement tenir compte de la note que j'ai mis en fin de chapitre! Juliette : Bienvenue sur cette fic. Je suis... *cherche un nouveau mot pour ne pas encore se répéter* enchantée d'avoir toujours de nouveaux lecteurs, qui de plus aiment la fic! Merci beaucoup :D. Gwenie chérie : Ziva ne peut pas dormir sans Tony. La vie reprend, mais rien n'est encore gagné. Certaines blessures ont été enterrées et non guéries. Affaire à suivre de près. La cocotte minute siffle de plus en plus fort. Crazy'Leou : Ravie de te retrouver :) gomar : Merci :) Sasha : Heureusement que tu n'as pas comparé phrase par phrase! Ma trad paraîtrait bien moche! Ziva va bientôt craquer, bientôt ;) Et Gibbs se remet à tous les slapper. Enfin, presque tous. Amy : *Réceptionne difficilement Amy* On a failli finir par terre toutes les deux! Sacrebleu! Mais ça en vaut la peine. J'adore tes effusions de joie! C'est un plaisir de traduire ces chapitres quand ils vous font tant plaisir! *Danse avec Amy*
Scene fourteen - Fallen (Tombée)
Heaven bent to take my hand (Le ciel s'est penché pour prendre ma main)
And lead me through the fire (Et me guider à travers le feu)
Be the long awaited answer (Ça a été la réponse tant attendue)
To a long and painful fight (à un long et douloureux combat)
Though I've tried, I've fallen... (Même si j'ai essayé, je suis tombée…)
I have sunk so low (Je suis tombée si bas)
I have messed up (J'ai tout gâché)
Better I should know (J'aurais dû savoir)
So don't come round here (Alors ne t'approche pas)
And tell me I told you so... (Et dis moi que je te l'avais dit)
Tony était surpris, vraiment surpris, qu'ils aient réussi à traverser toute une semaine avant que Ziva ne commence à s'ennuyer. Il ne lui aurait pas donné plus de trois jours avant qu'elle ne commence à vouloir retourner travailler.
- Ce n'est pas comme si remplir des dossiers était épuisant. Si je me contente de m'asseoir à mon bureau et de faire de la paperasse, Gibbs n'a aucune raison de se plaindre.
- Non, mais il peut passer toute une année à nous slapper encore plus que d'habitude, lui rappela patiemment Tony. Si il te voit au NCIS avant que les médecins n'aient donné leur accord, je n'ose même pas penser à la façon dont il réagirait. Il ne vaut mieux pas tenter le diable.
Ziva soupira, lasse, et attrapa son livre qui traînait sur la table basse. Elle l'ouvrit à une page au hasard, et commença à lire. Tony leva les yeux au ciel et reporta son attention sur la télévision. Il savait que cette discussion était loin d'être terminée, bien sûr. Elle n'avait parlé que de ça toute la journée, refusant de rester plus longtemps à ne rien faire. Elle s'énervait pendant quelques temps, puis trouvait de quoi s'occuper l'esprit pendant un moment, mais finissait toujours par revenir sur ce sujet. Elle savait qu'à force Tony finirait par céder. Il avait beau lutter, il ne pouvait pas éternellement lui résister. Et dieu savait qu'il avait tenté d'avoir le dernier mot sur ce point.
- Allez Tony, ça n'est jamais que de la paperasse.
- Comprend moi Ziva, si je te conduis jusqu'au NCIS, Gibbs nous tuera tous les deux, et tu le sais.
- Bien, lâcha Ziva en jetant son livre sur la table basse et en se dirigeant vers la porte d'entrée. Elle sauta dans ses chaussures et attrapa sa veste.
- Tu me penses incapable de conduire ta voiture en douceur?
Tony grogna alors qu'il se levait à son tour. Il marcha jusqu'à la porte et posa sa main sur celle-ci, la forçant à se refermer alors que Ziva venait de l'ouvrir.
- Bien, finit-il par abandonner, sachant pourtant très bien que Gibbs allait lui faire le sermon de sa vie.
- Je vais t'y conduire. Contente?
Ziva sourit. Tony soupira, enfila ses chaussures, attrapa sa veste et les clefs de sa voiture. Au moins, il aurait vécu une vie agréable. Et se faire slapper à mort n'était pas le pire moyen de mourir n'est-ce pas?
La majeur parti du trajet se fit en silence. Ziva regardait par la fenêtre, et Tony prétendait être concentré sur la route, bien qu'il ne cessait de l'observer du coin de l'œil.
Cela faisait quatre jours. Quatre jours que Ziva se réveillait au milieu de la nuit en hurlant, après avoir fait un cauchemar dont elle refusait de parler. Au réveil, elle faisait tout pour éviter de devoir lui parler. Tous les moyens étaient bons. Apparemment l'idée de quitter son appartement ne lui était pas encore venue. Tony ne s'en plaignait pas. Mais si elle décidait de partir, Tony savait qu'il ne pourrait rien faire pour la retenir.
- Wouah... Ces deux là ont vraiment décidé de mourir ce matin, n'est-ce pas?
Gibbs releva la tête à l'entente du ton mi-amusé mi-terrifié de McGee. Le jeune homme regardait l'ascenseur, les yeux grands ouverts. Gibbs sut qui venait de quitter la cabine métallique avant même que ses yeux n'atteignent l'ascenseur.
- L'accord des médecins, David, grogna-t-il en marchant à la rencontre de Tony et Ziva. Tu sais ce que ça veut dire n'est-ce pas?
Il posa ses yeux sur Dinozzo, et le slappa immédiatement.
- Et toi, lui dit-il, as-tu déjà entendu parler du mot "non"?
- Et bien... Je... Elle a menacé de prendre le volant de ma voiture, boss...
- Et alors? Même mouillée elle pèse moins de cinquante kilos. Tu n'as vraiment pas réussi à la retenir dans ton appartement?
Tony baissa la tête et passa une main dans ses cheveux.
- Reste ici, lui ordonna-t-il fermement avant de se retourner vers Ziva. Suis moi.
Après ces quelques mots, il prit la direction de l'ascenseur. Ziva pressa le pas pour ne pas se faire distancer, et se glissa dans la cage métallique juste avant que les portes ne se referment. Gibbs appuya sur le bouton d'arrêt d'urgence, et celui-ci s'immobilisa. Etonnement, les cris que Zia s'était attendue à entendre ne vinrent pas. Un silence oppressant les remplaça.
- Tu as l'intention de dire quelque chose? Finit par demander Ziva, les yeux posés sur le sol. Gibbs soupira. Quand il prit enfin la parole, il ne semblait plus énervé. Il paraissait fatigué.
- Je ne sais pas ce que je suis censé dire Ziva.
Ce n'était pas un début de conversation ordinaire. Gibbs savait toujours quoi dire. Ziva releva enfin la tête pour le regarder.
- Tu pourrais dire que tu n'es pas en colère, suggéra-t-elle faiblement. Gibbs émit un rire rauque.
- Oh je suis en colère Ziva. Je ne vais pas te mentir sur ce point.
Ziva sourit presque. Comme toujours Gibbs savait clairement ce qu'elle pensait.
- Tu n'as pas dormi. N'est-ce pas?
- Techniquement... J'ai dormi.
- Des cauchemars? Devina Gibbs.
Ziva hocha doucement la tête.
- J'ai cru... J'ai espéré... que peut-être les choses redeviendraient telles qu'elles étaient avant... Que les cauchemars cesseraient... Une fois que j'aurais quitté l'hôpital. Je l'ai vraiment cru. J'ai juste besoin que tout redevienne comme avant.
Sa voix trembla légèrement alors qu'elle finissait sa phrase. Elle luttait pour garder le contrôle sur ses émotions.
- Tu as besoin de parler à quelqu'un, la corrigea gentiment Gibbs. Ziva tu te souviens de ce que tu m'as dis, chez moi, quand je t'ai ramené de l'hôpital après ton overdose de somnifère?
Ziva grimaça au souvenir de ce jour. Sous l'influence du bourbon elle avait dit beaucoup de choses.
- Tu m'as dit que tu regrettais les chances que tu n'avais pas su saisir, lui rappela Gibbs quand elle ne répondit pas. Arrête de vivre dans le regret Ziva. Tu disposes d'une seconde chance. Utilise là.
Ziva ne sut pas quoi répondre à cela.
- C'est quoi ce bordel? Grogna Tony alors que son ordinateur refusait une fois de plus son mot de passe. Mince McGee, qu'as-tu fais à mon ordinateur pendant que j'étais parti? Il refuse d'accepter mon mot de passe.
Il regarda McGee, qui l'observait d'un drôle d'air.
- Quoi?
Avant que Tim n'ait pu répondre quoi que ce soit, l'ascenseur sonna et Gibbs et Ziva en sortirent. Ils regagnèrent l'openspace. Ziva s'arrêta quand elle vit Tony assis à son bureau.
- Tu sais quoi, je peux régler ça en deux clics, dit McGee un peu plus fort que nécessaire. Il attrapa une clé USB et traversa rapidement l'openspace jusqu'au bureau de Tony. Ziva, c'est quoi ton mot de passe, que je puisse rapidement remettre tous tes dossiers sur ton ordinateur?
- Juin2003, murmura Ziva sans lever ses yeux du sol.
McGee tapa rapidement le mot de passe, et des icones apparurent à l'écran. Il plaça la clé USB dans la tour de l'ordinateur et commença à y transférer tous les dossiers de Ziva. Tony se contenta de regarder, ses yeux allant de l'ordinateur à Ziva, qui continuait de regarder le sol. Elle avait emménagé dans son appartement, s'était installée à son bureau... qu'avait-elle bien pu faire d'autre en son absence?
- C'est fait, finit par dire McGee en retirant la clé USB de la tour et en se dirigeant vers l'ordinateur de Ziva. La jeune femme finit par regarder Tony, qui la fixait d'un air sérieux.
- Okay, ça y est, j'ai tout remis sur ton ordinateur Ziva.
Elle hocha faiblement la tête et alla s'asseoir à son bureau pour commencer à travailler. Tony entra son mot de passe, et se mit lui aussi au travail.
Le silence qui régnait dans l'openspace était étouffant. Ce fut presque un soulagement d'entendre le téléphone de Gibbs sonner.
- Gibbs. Il écouta un moment avant de reprendre la parole. Très bien, on arrive, conclut-il et il raccrocha. Dinozzo, McGee, prenez vos affaires.
Il regarda Ziva, s'attendant à ce qu'elle réplique. Mais elle garda sa bouche fermée et ses yeux sur l'écran de l'ordinateur. Tony et McGee attrapèrent leur sac et jetèrent tous les deux un œil à leur collègue avant de gagner l'ascenseur, Gibbs les précédant.
Tony attendit que Tim et lui soient installés dans le camion pour prendre la parole.
- Elle s'est installée à mon bureau? Demanda-t-il en démarrant le camion.
McGee haussa les épaules.
- Il y a eu... quelques problèmes avec l'agent que Vance a nommé pour te remplacer, dit-il après un moment.
Il avait l'étrange impression de trahir Ziva. Mais Timmons n'était un secret pour quiconque, il n'y avait aucune raison à ce que Tony soit le seul à ignorer la vérité n'est-ce pas?
- Et qu'est-ce que tu veux dire par "quelques problèmes"?
- Et bien... C'était un profiteur arrogant. Ziva a fini par en venir aux mains et l'a quasiment étranglé alors qu'on regardait un interrogatoire.
Tony cilla.
- Après ça je suppose qu'elle ne pouvait pas supporter de voir qui que ce soit s'asseoir à ton bureau. Le lendemain matin, à peine arrivée, elle m'a presque supplié de l'aider à transférer ses dossiers sur ton ordinateur.
Tony serra les dents alors qu'ils quittaient le garage.
- C'est à ce moment là qu'elle s'est aussi installée dans mon appartement?
Il vit du coin de l'œil que McGee affichait un air surpris. Mince...
- Elle s'est installée dans ton appartement? Demanda McGee atterré.
- Tu l'ignorais?
McGee acquiesça d'un signe de la tête.
- Et les autres? Abby, Ducky, Gibbs, ils ne savaient pas non plus?
- Abby l'ignore, j'en suis sûr. Elle m'a dit qu'elle s'était rendue à l'appartement de Ziva tous les soirs pour essayer de la faire parler un peu, mais que Ziva ne lui avait jamais ouvert la porte. Ducky... Il l'ignore probablement lui aussi. Pour Gibbs, je ne sais pas. Ce qui est certain, c'est que si il le savait, il n'en n'a rien dit.
Tony voyait bien que Tim était encore en train d'encaisser cette nouvelle information. Il jura silencieusement. Pourquoi ne réussissait-il jamais à se taire quand il le fallait?
Abby fut surprise, c'est le cas de le dire, quand elle détourna les yeux de son ordinateur et aperçut Ziva qui se tenait à l'entrée de son labo.
- Ziva! Son visage s'éclaira d'un sourire quelques secondes, jusqu'à ce qu'elle ne fronce les sourcils. Attend, j'étais persuadée que Gibbs te ferait la peau si tu revenais au NCIS avant que tu n'aies une autorisation médicale.
- On est parvenu à un compromis, expliqua Ziva pour rassurer la jeune femme. Je lui ai promis que je resterais à mon bureau et que je ne forcerais personne à m'emmener sur le terrain. Il a promis de me botter les fesses si je ne tenais pas ma promesse.
- ça me paraît être un bon compromis.
Abby sourit, un peu tristement.
- Alors, comment vas-tu?
Comment allait-elle? Depuis le moment où Tony avait quitté ses côtés pour se rendre sur la scène de crime, elle avait été incapable de s'ôter de la tête les images de quelque chose de terrible lui arrivant. Un accident de voiture, quelqu'un pointant son arme en sa direction, une bombe sur la scène de crime...
- Et bien je commence à regretter d'avoir promis de rester derrière mon bureau, je commence déjà à devenir folle. Et les médecins m'ont dit qu'il allait encore falloir que j'attende au moins deux semaines avant que je sois autorisée à retourner sur le terrain... Mais en dehors de ça, je vais plutôt bien.
Abby rit.
- Qu'est-ce que je peux faire pour toi? Ziva haussa les épaules et avança un peu plus dans le labo. Elle n'avait pas été capable de rester seule à l'étage, avec rien d'autre que ses pensées pour lui occuper l'esprit. La paperasse n'avait pas réussi à la distraire.
- Gibbs, McGee et Tony viennent de partir pour une scène de crime. Tout devenait... trop calme en haut, alors j'ai décidé de descendre pour venir te voir.
Une nouvelle pensée traversa l'esprit d'Abby. Elle resta un moment à se mordre la lèvre avant d'oser prononcer ce qu'elle avait en tête.
- Tony sait que tu t'es installée à son bureau?
Ziva hocha la tête et ferma un instant les yeux.
- Il a dit quelque chose?
- Non, soupira Ziva en passant une main dans ses cheveux. Tout est... beaucoup plus dur que je l'imaginais.
- Ce n'est jamais facile quand quelqu'un revient de parmi les morts.
Ziva releva la tête pour regarder Abby. La jeune femme la fixait d'un air triste.
- On a passé un mois a pensé que tu étais morte, tu te rappelles? ça n'était pas facile non plus.
Ziva resta un moment à serrer les dents, sans savoir quoi répondre.
- Mais tu n'étais pas morte, finit par dire Abby d'une voix faible. Et... Et Tony non plus n'est pas mort. Personne n'est mort. Et pourtant personne ne semble capable de prendre à deux mains cette seconde chance que le destin nous donne.
Ziva savait reconnaître une chance quand on lui en donnait une. Heureusement toutes ces années d'entrainement ne lui avaient pas servies à rien. Ce qu'elle savait aussi très bien, c'était ignorer quand une chance lui était donnée.
- Tu vas simplement ignorer cette seconde chance, n'est-ce pas?
Ziva ne répondit pas.
- Bien sûr... Abby soupira et secoua doucement la tête. Tu sais qu'au rythme où vous allez tous avec vos histoires, vous allez vraiment finir par rendre chèvre.
Cette image fit rire Ziva, juste un peu. Après un moment, Abby se mit elle aussi à rire involontairement, et il ne fallut pas longtemps pour que les deux jeunes femmes partent dans un fou rire. Après un mois de dépression et d'effondrement, le sentiment que cela provoqua en Ziva lui parut très étrange, lointain. Mais elle aimait ce sentiment.
Ziva retourna dans l'openspace juste au moment où le reste de l'équipe revenait de la scène de crime. Gibbs lui demanda de fouiller dans le passé de leur victime, et elle ne protesta pas. Elle était bien trop contente d'être impliquée dans cette enquête pour contester ces ordres.
Tony fut satisfait que le reste de la journée se déroule sans encombre. Il taquina McGee et fut ravi quand Ziva finit par le rejoindre dans ses blagues. Ils commandèrent des pizzas tout en continuant de travailler, et Gibbs recommença à slapper Tony et McGee, mais pas Ziva. "La petite chouchou du Boss" avait murmuré Tony en voyant une Ziva souriante échapper à sa gifle. Ils finirent par boucler l'affaire avant 19h30 et conclurent à un suicide. Tout était redevenu à la normale.
C'était vraiment une bonne journée.
Ziva parut heureuse quand vers 20h Gibbs finit par les renvoyer chez eux. Tony attendit jusqu'à ce qu'ils soient dans la voiture et qu'ils aient quitté le parking pour prendre la parole.
- Qu'est-ce qui te rend si heureuse? Questionna-t-il.
- J'avais raison.
Tony tourna la tête, confus.
- Et bien Zee-vah, même si j'ai horreur de l'admettre, ce n'est pas si rare que tu aies raison. Alors en quoi ce cas en particulier te rend si heureuse?
Ziva continua de sourire en répondant.
- J'avais juste besoin que tout redevienne comme avant. Toi, à ton bureau, en train de taquiner McGee, Gibbs qui slappe tout le monde...
- Tout le monde? Je crois me rappeler que tu as été épargnée.
Elle ignora ses protestations.
- Tout est rentré dans l'ordre maintenant. Tout va bien.
Ils s'arrêtèrent à un feu rouge et Tony profita de l'occasion pour jeter un œil sur Ziva. Elle avait certainement l'air beaucoup plus heureuse que ces deux derniers jours. Un peu de lumière était réapparue dans ses yeux, le regard vide avait disparu. Elle souriait plus maintenant que Tony ne l'avait vu sourire en une semaine et demi depuis qu'il était revenu. Oui, elle était définitivement plus heureuse. Elle ne faisait pas simplement semblant. Tony pouvait toujours dire quand elle dissimulait ses réels sentiments. Non, elle était sincèrement heureuse.
- Tout est rentré dans l'ordre.
Si elle se contentait d'ignorer qu'elle était toujours incapable de supporter que Tony ne sorte de son champ de vision. ça passerait avec le temps. Tout irait bien. Après tout, tout allait bien désormais.
Rouge ou vert... Rouge ou vert... ce choix tournait et retournait dans la tête de Ziva, la hantant. Mais pourquoi ces insignifiantes couleurs avait-elles tant d'importance?
Elle haleta, un éclat de douleur traversant sa poitrine tandis qu'elle en réalisait la cause. Une bombe! Elle se força à se relever, ignorant la douleur de ce qui était sans doute plusieurs côtes cassées. Ses yeux, souffrant de la chaleur générée par l'explosion, scannaient l'endroit alors que des cendres retombaient et recouvraient tout. Elle n'avait pas été seule quand la bombe avait explosé, elle savait qu'elle n'était pas seule...
Ses yeux finirent par se poser sur quelque chose de gris et rouge à un ou deux mètres d'elle.
- Tony! Cria Ziva d'une voix étranglée.
Elle se jeta sur ses genoux et rampa lentement mais sûrement jusqu'à son partenaire, allongé au sol. Quand elle comprit l'état dans lequel il se trouvait, elle sentit une fois de plus la terre s'écrouler sous ses pieds.
La moitié gauche de son visage était brûlée, le reconnaître devenait difficile. Sa chemise était en cendre, sa poitrine déchiquetée. Ses yeux vitreux étaient grands ouverts.
- Tony? Tony! Elle se débarrassa de sa veste et la pressa sur la poitrine de Tony pour en combler le trou. La bouche de l'italien bougea un peu, mais aucun son n'en sortit.
- Bordel Tony, je t'interdis de mourir, siffla-t-elle en compressant un peu plus sa blessure.
-Ne meurs pas... Ne meurs pas...
- Z... Zi... Des yeux verts rencontrèrent ses yeux marrons pétrifiés, et elle fut surprise de découvrir que Tony souriait, rien qu'un peu. Allez Zi... Tu crois qu'ça va changer les choses?
- Tais toi! Garde tes forces. Tu ne peux pas mourir, lui ordonna t'elle fermement. Elle ignora les larmes qui lui brûlaient les yeux. Un grande main vint se poser sur la sienne, et elle sentit les doigts de Tony s'enrouler faiblement autour des siens.
- ça va aller Zi, tenta-t-il pour la rassurer, mais elle secoua la tête, refusant de l'accepter. Vraiment... ça ira..
- Je t'ai dit de la boucler, reprit Ziva, les mots lui brûlant la gorge. Quelqu'un va arriver, d'ici quelques minutes, juste quelques minutes...
- Je ne pense pas Zi, dit difficilement Tony, prit d'une quinte de toux. Ziva tressaillit à l'entente de ce son. Ne perd pas ton temps avec moi Ziva, pense à toi, tu as encore une chance de t'en sortir...
- Tu ne vas pas mourir, idiot, tu ne vas pas mourir, le coupa Ziva, refusant d'entendre ce qu'il avait à dire. Tony rit légèrement, mais ce rire se transforma lui aussi en toux.
- Ziva, regarde moi. Elle refusa, préférant porter son attention sur ses blessures.
- Ziva.
Elle posa ses yeux dans les siens quelques secondes. Tony attrapa son menton d'une main pour la forcer à maintenir son regarda sur lui. Tu sais que je t'aime, n'est-ce pas?
Elle haleta, comme à cours d'oxygène.
- Tu... quoi? Réussit-elle à dire.
Mais les yeux de Tony se fermèrent, il expira une dernière fois, le fantôme de son dernier sourire occupant toujours ses lèvres.
- Non, Tony! Tony!
Aucune réponse..
- TONY!
Ziva ouvrit ses yeux dans un sursaut, le souffle court. Sa respiration était rapide et irrégulière. Elle avait vaguement conscience de la présence d'une personne, allongée près d'elle dans le lit, qui prononçait son nom. Mais cette voix se perdait parmi tout le tapage qui bourdonnait dans ses oreilles. Elle tourna dans le lit pour se mettre de profil et tenter de se relever, ne réussissant pas à retenir le sanglot qui grossissait dans sa gorge.
Une paire de bras musclés s'enroula autour de ses épaules et l'aida à s'installer dans une position assise. Son dos vint s'appuyer contre le torse de Tony tandis qu'elle laissait le sanglot s'emparer d'elle.
- Chut, Ziva, chut… prononça t'il en la berçant doucement, ses mains se perdant dans ses boucles emmêlées. Chut…
Ziva toussa, luttant pour regagner le contrôle de son corps, légèrement terrifiée par cet étalage de sentiments qu'elle ne maîtrisait pas.
Tony serra fermement Ziva contre lui, la laissant pleurer. Il n'était pas sûr que ça lui plaise qu'il la tienne ainsi, mais à ce moment il s'en fichait. Même si elle le lui avait demandé, il ne l'aurait pas lâchée.
- Ça va mieux? Finit-il par demander alors qu'elle semblait reprendre possession d'elle-même.
Il ne fut pas surpris qu'elle lui réponde oui, mais il ne la crut pas pour autant.
- Tu veux en parler?
Elle secoua la tête avec davantage de détermination cette fois. Il déposa un léger baiser sur le dessus de sa tête, et soupira contre ses cheveux.
Cette situation paraissait si loin du "normal" auquel ils étaient censés être revenus.
- Zi?
Des yeux emplis de larmes le regardèrent. Il leva la main et vint caresser sa joue de son pouce, essuyant les larmes qui y avaient déjà coulées.
- Désolée, murmura-t-elle après un moment, fermant les yeux.
Tony hoqueta, resserra ses bras autour de ses épaules et la ramena contre son torse.
- Ce n'est pas la peine de t'excuser, la reprit-il doucement en posant sa joue contre sa tête.
Ziva prit une grande respiration et vint enterrer son visage dans son tee-shirt. Tony savait que ce n'était pas le bon moment pour demander pourquoi elle avait hurlé son nom dans son sommeil. La connaissant, ce ne serait certainement jamais le bon moment.
- Tu es sûr que tu ne veux pas en parler? Insista-t-il doucement.
- Oui, Tony.
Il fut satisfait d'entendre sa voix, même si elle était rauque et étouffée car son visage était enterré dans son tee-shirt. Tony savait que cela marquait la fin de la conversation. Du moins, pour le moment.
La suite dimanche prochain! Et croyez-moi, vous avez TRES hâte d'être à dimanche prochain! Comment ça vous ne pouvez pas attendre jusque là? Comment ça vous ne savez pas quoi faire pour vous occuper d'ici là? Vous avez plein de choses à faire! Vous devez aller dévaliser le stock de mouchoirs du magasin le plus proche, et faire des réserves pour dimanche prochain. Mon petit doigt magique m'a donné des infos. Il ne sait pas trop le pourquoi du comment, il paraît que ces stocks de mouchoirs ne seront pas utiles. Ils seront NECESSAIRES! Sur ce... Vivement dimanche! ;)
