Voilà, je vous poste directement le 13ème chapitre assez tranquille, mais il en faut bien. Il est un peu plus court que les autres, mais je me remets tranquillement dans le bain. Merci de me suive encore après cette longue période d'absence.

« Il devrait y avoir prescription pour le chagrin. Un code stipulant que se réveiller tous les matins en pleurant n'est admis que pendant un mois ».

POV Edward :

Mon téléphone vibra pour la troisième fois. Je le laissais de côté. Mon regard était toujours porté sur le corps. Effectivement je connaissais la victime. C'était un ancien camarade. Nous avions été à l'université ensemble. Je serrai les dents. Cet enfoiré devenait plus de plus en plus sadique. Quatre des policiers présents étaient sortis vomir leur petit déjeuner. Mais il avait commis plusieurs erreurs. Il avait laissé son matériel, chose qu'il ne faisait jamais. Il fallait qu'il fasse un faux pas. Nous l'attendions tous au tournant. Il le fallait…. La presse commençait à mettre son nez dedans. Et là, à cet instant ça deviendrait catastrophique. Cela engendrerait un mouvement de panique. Et de psychose. Surtout de psychose. Je soufflais.

- Que peux-tu me dire ?

- Tu es sur de vouloir entendre ça Edward ?

-Oui.

- Jeune homme de vingt-huit ans, mutilé au niveau des membres inférieurs. Ces derniers ont été brûlés. L'ouverture faite à la cage thoracique a été faite avec précision, ante-mortem.

- Tu veux dire que ce connard l'a éviscéré avant de le tuer ?

- C'est ce qui l'a tué Edward. J'espère que ce pauvre homme est tombé dans l'inconscience à partir d'un certain seuil de douleur… La cause de la mort est techniquement indéfinie, mais je dirai à vue d'œil que c'est la plaie au thorax et la quantité de sang perdu qui sont les causes du décès. Je peux continuer ?

- Oui.

- Ses mains ont été attachées, les poignets portent les marques. Avec une corde, elle a été retrouvée un peu plus loin. Son visage a été calciné. Brûlé au troisième degré. Le feu a été mis post-mortem. La mort doit remonter à 24h environ. Je t'envoie mon rapport au plus vite.

- Tu as ses papiers ?

Il me tendit une poche transparente remplie d'affaires. Je l'ouvrais et pris son portefeuille, je l'ouvris et fermais les yeux en voyant une photo, celle d'une jolie poupée qui devait à peine avoir deux ans, dans les bras de son père. Je vis sa carte professionnelle. Il fallait que je récupère son adresse pour prévenir sa femme.

- Ca va aller Edward ?

- Laisses moi deux minutes.

J'avais envie de frapper ma fureur, hurler ma colère, crier ma rage. Mon portable vibra de nouveau. Je le prenais pour l'envoyer contre le mur face à moi. Mon soulagement fut bref pour se transformer en honte. Je pestais contre moi-même et me traitais d'idiot.

POV Tom :

J'étais avec Jacob. Nous patientons tous les deux en attendant des nouvelles de Bella. J'essayais de nouveau d'appeler Edward. Je tombais directement sur son répondeur cette fois. Jake grogna.

- Incapable de répondre quand il le faut celui-là !

- Il est en intervention Jake !

- Et alors ?

Je ne cherchais même pas à répliquer ou à lui faire comprendre. S'en suivrait une énième dispute. Il voulait que je quitte le FBI. Chose impossible. J'aimais trop ce métier. Au péril de ma vie, malheureusement. Ça pouvait paraître égoïste, ça l'était certainement même. Mais je ne pouvais pas. C'était impensable pour moi. Je soufflais. Jake prit ma main et la serra. Je voyais la peur dans ses yeux, son inquiétude.

- C'est une battante Chéri.

- Je sais Trésor. Je crois que ça fait un petit bout de temps qu'elle a arrêté de prendre son traitement. Je crois… Je crois qu'elle en a simplement marre de tout ça.

Nous savions tous les deux à quel point elle souffrait du fait de ne pas avoir d'enfants.

POV Carlisle :

Je caressais tranquillement la tête de Bella.

- Alors ? Osais-je demander à mon collègue.

- Il n'y a rien d'irréparable.

- Tu n'as pas besoin de lui enlever son utérus ?

- Non.

Je soufflais. Je savais qu'elle tenait à cette part de féminité. Je me relevais.

- Je vais prévenir ses amis. Merci Robert.

- De rien Carlisle. Puis mine de rien, tout le monde s'est plus ou moins attaché à cette gamine. Je termine et je la referme. Pour ce qui est de la cause de l'hémorragie je ne pourrai pas te dire exactement, du stress et sûrement une infection ou un tissu malade, j'ai fait des prélèvements et nous verrons ça avec les résultats.

Je le remerciais de nouveau puis sortais du bloc opératoire. Je me dirigeais vers la chambre de Jacob. Ce dernier et son mari dormaient. Je secouais doucement Tom qui lui, brutalisa son mari.

- Réveilles toi Aurore !

- J'vais te la faire avaler ta Belle aux bois dormants, grogna Jacob en ouvrant les yeux. Alors ?

L'inquiétude était palpable dans la pièce.

- Tout s'est bien passé, ou pratiquement. Elle a fait une hémorragie, c'est pour ça que la quantité de sang perdue fût importante et impressionnante. Robert a réparé tout ça. Maintenant les prochaines quarante-huit heures vont être importantes.

- D'accord.

- Vous avez réussi à joindre Edward ?

- Non. Je pense essayer avec Emmett.

- Je vais m'en occuper dans ce cas !

Tom hocha la tête. Et je les laissais seuls. Je me dirigeais ensuite vers mon bureau, et vis ma femme. Je la prenais dans mes bras et inspirais fortement son odeur. Je déposais un doux baiser sur ses lèvres.

- Que fais-tu ici Esmée ?

- A toi de me le dire Carlise ?!

La connexion que nous avions me surprenait toujours. Je lui expliquais calmement que Bella avait été hospitalisé. Je la rassurais directement quand je vis la peur dans ses yeux.

- L'opération… Elle s'est bien passée. Nous allons attendre maintenant.

- Charlie et Sue sont à la maison Carlisle. Ils pensent que Bella est toujours chez Edward. Je vais aller les prévenir… Veilles sur elle Carlisle.

- Je te le promets.

POV Bella :

Le bip incessant résonnait, il était désagréable, strident, stressant. J'essayais d'ouvrir les yeux, mes paupières étaient lourdes. Beaucoup trop lourdes. J'avais du mal à les soulever. J'essayais également de bouger, mais tous mes membres étaient engourdis. Je paniquais, le bip lui aussi s'emballa. J'entendis une voix féminine, je me concentrais dessus.

- Bébé, va chercher Carlisle.

Rosalie. Etais-je encore chez Edward ? Une petite voix à l'intérieure savait parfaitement où je me trouvais, mais je refusais de le croire. Je levais tant bien que mal mon bras droit pour aller toucher mon bras gauche. Je sentis plusieurs fils de perfusion. J'ouvrais les yeux brusquement, j'haletais, j'essayais d'enlever ces tubes, fils, aiguilles. Je voulais enlever le tuyau d'oxygène dans ma narine droite.

- Calmes toi Bella. S'il te plait.

Rosalie essayait de me gérer comme elle le pouvait. Je posais une main sur mon bas ventre que je sentais douloureux, mon stress monta d'un cran, il fallait que je sorte. Je passais mes jambes sur le côté du lit, prête à descendre quand deux bras passèrent délicatement autour de mes côtes. Un torse se colla contre mon dos.

- Doucement ma Puce. Je vais t'allonger délicatement, et on va parler de tout ça après. D'accord.

- Oui Edward.

Ma voix était enrouée. Preuve de mon inconscience répétée. Il m'aida et remonta le dossier du lit. Carlisle était resté à côté de la porte. Emmett avait les mains posées sur le ventre de sa femme.

- Oh…

- Te rappelles-tu de ce qu'il s'est passé ?

- Je….

Je fermais les yeux en essayant de me souvenir. Puis tout me revint en mémoire. Tom me demandant ce que je voulais manger, moi hurlant de la soupe. Puis la douleur, une fois, deux fois. Mes mains allèrent automatiquement sur ma cicatrice… Puis le sang…

- Oui. Je me rappelle. Carlisle ?

- Tout va plus ou moins bien. Tu as perdu pas mal de sang. Tu es restée inconsciente cinq jours, c'est ce qui nous a inquiétés. Tout est en place et réparé Bella.

- Merci.

- Maintenant tu vas suivre à la lettre ce que je vais te dire. Tu stoppes ta carrière pendant un mois. J'ai vu avec l'université, ça décalera ta thèse de quelques semaines. Repos forcé. Interdiction de marcher pendant les dix premiers jours. Je veux quelqu'un constamment avec toi. Tu vas te nourrir, correctement, tu as la peau sur les os Bella. Et tu vas suivre le traitement médical sans faute. C'est le médecin qui parle à un patient. Me suis-je bien fait comprendre ?

- Oui.

- Maintenant repos.

Rosalie et Emmett restèrent vingt minutes de plus. Ils m'apprirent que Jake était rentré chez lui. Et que me sachant là, bizarrement il n'avait plus voulu sortir, causant les mille misères au personnel. Ils me dirent également que mon père et Sue avaient été là, mais que Sur avait dû repartir suite à une urgence. Mon père était logé chez les Cullen. Ils m'annoncèrent que Jasper, Alice et les jumeaux passeraient un peu plus tard dans la semaine. Puis ils s'en allèrent. Edward se leva, enleva sa veste, déboutonna ses manches de chemise et les roula jusqu'à ses coudes.

- On dirait que tu te prépares à m'affronter.

- Presque. Avant que tu ne dises quoi que ce soit Bella, sache que ce n'est pas une proposition que je te fais, mais une obligation. J'ai besoin de prendre du recul par rapport à un dossier à la banque, donc dès que tu sors de cette chambre, on ira chez moi, et je prendrai soin de toi. Je vais m'éloigner deux semaines du bureau. Et avant que tu ne t'emportes pour je ne sais quelles raisons. Saches que je suis joignable n'importe quand. Laisses moi prendre soin de toi… S'il te plait.

- D'accord.

- Et c'est tout ?

- Oui.

- Pas de compromis ? De chantage ?

- Non Edward.

- Moi qui avais fait une liste d'arguments…

Il rigola. Ce son m'avait tant manqué. Je me poussais tant bien que mal pour qu'il vienne s'installer à côté de moi. Il enleva ses converse. Baissa le dossier du lit et vint se coucher à côté de moi. Il se mit de côté et posa sa main droite sur ma poitrine.

- J'ai eu tellement peur… Je ne répondais pas aux appels de Tom, j'étais très occupé. Puis quand Emmett est venu, j'ai vu sa tête… J'ai regretté de ne pas avoir répondu. Si tu savais…. Il m'a appris. J'ai tout laissé tomber. Nous sommes venus directement là. Tu étais si pâle si faible… Tu es si faible… Je ne veux pas te perdre Bella. Jure le moi.

- Je te le promets Edward.

Je su à cet instant que j'étais irrévocablement tombée amoureuse Edward Cullen.

POV Edward :

- Je ne crois pas que le fauteuil soit nécessaire.

- C'est ça, ou tu restes ici. Déjà que tu as clairement emmerdé tout l'hôpital pour sortir. Ne fais pas cette tête Isabella ! Tu as rendu chèvre les pauvres infirmières de mon père, les médecins, les aides-soignants. Tout le monde. Je ne te connaissais pas aussi teigne Chérie.

Elle fronça son petit nez que j'embrassais délicatement. Elle aurait dû rester trois jours de plus. Elle avait refusé l'infirmière à domicile disant qu'elle ferait ses soins elle-même. Carlisle avait cédé après avoir fait promettre à Bella qu'au moindre souci elle devait l'appeler sans hésiter. Jacob précisa qu'il passerait très régulièrement pour vérifier l'exactitude des dires de ma Douce.

- Tu as tout ? Demanda Charlie.

- Tout est dans le sac, effectivement.

- D'accord.

Charlie était resté constamment avec elle. Après avoir décidé qu'il avait assez « abusé » de la gentillesse de mes parents, il était partit s'installé dans l'appartement de Bella, le temps qu'elle sorte de l'hôpital.

- Tu embrasseras Sue pour moi Papa ?

- Bien sûr ! Puis saches qu'elle t'attend à la maison de pied ferme !

- Préviens là que je passerai dès que je pourrai.

Il me serra la main puis embrassa sa fille en la prenant délicatement dans ses bras alors qu'elle était toujours assise sur le fauteuil. Elle mit ses mains autour du cou de son père.

- Prends bien soin de ma fille Edward.

- Promis.

Il me tendit les clés d'appartement de Bella et partit. Il croisa Carlisle et ils échangèrent quelques mots.

- Tous tes papiers sont signés Bella.

- Je vous remercie Carlisle.

- Tu peux la ramener Edward.

Je passais la bandoulière de son sac par-dessus mon épaule puis je commençais à pousser le fauteuil sur lequel elle était. Bella salua à peu près tout le personnel. Mon père nous suivait.

- Et pas de bêtises Bella. Donc ce qui comprend l'interdiction de : faire de la moto, de faire de la danse, et encore moins de boxe. Interdiction formelle de tirersur tes points de suture, même si ça te démange, interdit de gratter la croûte de la cicatrice. Interdiction de prendre de bain pour l'instant. Interdiction de sexe aussi. Tu manges correctement et trois repas par jour. Tu bois régulièrement !

- Oui Docteur Cullen.

Il ria pendant que je déposais le sac dans la voiture. Je me dirigeais vers la demoiselle, et je passais un bras sous ses genoux en la tirant délicatement pour que je puisse mettre mon autre bras au creux de ses reins. Elle leva les yeux au ciel.

- Esmée passera vous voir. Et bon courage Edward… Tu en auras besoin !

J'acquiesçais alors que Bella s'indignait allégrement. Je saluais Carlisle et fermais la porte de la voiture alors qu'il prenait le siège et se dirigeait avec vers son lieu de travail. Je passais côté conducteur et je m'installais sur le siège, je me tournais pour croiser le regarde de Bella :

- Maintenant tu es à moi pour deux semaines !

Je me penchais pour l'embrasser alors qu'elle roula des yeux. Je sentais que ces quelques jours promettaient d'être folklores.

- J'en peux plus papa, j'ai pas signé pour ça !

- Ah Edward… Tu ne connaissais pas ce côté… épuisant de Bella hein ?

- Elle me rend fou, elle veut marcher, elle me supplie pour prendre un bain, elle me fait les yeux doux pour… enfin elle me fait tout et n'importe quoi !

- Elle prend correctement son traitement !

- Dieu merci oui !

- EDDWWWWWWWAAAARRRD !

- Je te laisse Edward, bon courage fils !

Il raccrocha en rigolant. Traitre. Je soufflais et me dirigeais vers Bella, qu'allait-elle me sortir ?

- Oui Chérie ?

- J'ai envie de cuisiner !

- Tu ne peux pas Bella ! Fais pas ta sale gosse !

- Même si je reste assise ?

- On sait très bien tous les deux que tu ne resteras pas assise !

- Promis ! S'il te plait Edward, j'en ai marre de rester allongé dans ton lit, bien qu'il soit confortable, et encore plus si tu étais nu dedans, mais il faut que je bouge.

- Voilà ce que je te propose Chérie, dis-je en m'asseyant à côté d'elle, je vais t'emmener dans la cuisine, après on se douche, et on ira voir Camille !

- Tu ferais ça ?

- Bien sur Bella.

Elle me sourit et me tendit ses bras, je la portais en passant un bras au creux de ses reins et l'autre sous ses jambes. Elle devait éviter de marcher et pour elle, il était hors de question pour elle qu'elle prenne un fauteuil roulant. Arrivés dans la cuisine je la déposais et elle s'installa en grimaçant. Nous n'avions pas réellement parlés de ce qu'il s'était déroulé il y avait quelques jours, ma curiosité n'était pas assouvie, mais je ne voulais en aucun cas la brusquer. Elle m'indiqua comment faire une mousse au chocolat qui nous servirait de dessert ce soir. Puis nous décidions que nous ferions cuir du poisson en papillote ce soir. Nous restâmes une bonne demi-heure dans la cuisine, elle me disant quoi faire, moi en exécutant les tâches.

POV Bella :

- Je reviens, je vais faire couler l'eau chaude.

Il embrassa ma tempe droite et partit dans les couloirs. Je posais mes coudes sur le plan de travail et mis ma tête sur mes main. Il fallait que je lui parle, que je lui avoue ce qu'il s'était passé. Je lui devais d'être franche. Je soufflais, comment allais-je lui dire ? Qui voudrait d'une femme incapable de tomber enceinte, n'ayant pas cette part de féminité en elle ? Je me dégoutais, me faisais honte. Je sentis une main glisser le long de ma colonne vertébrale.

- Ca ne va pas ma Bella ? Tu as mal quelque part ?

- Ca va, je pensais juste, ne t'inquiète pas.

Je lui fis un sourire et embrassais sa joue rugueuse. Puis la caressais. Il me prit de ses bras comme tout à l'heure et me déposa à côté des lavabos. Je défaisais le lien qui retenait le bas de jogging d'Edward et il glissa le long de mes jambes. Edward était fixé sur la baignoire…

- Edward… Edward… Chéri…

- J'ai eu tellement peur Bella, comme si on m'arrachait un membre… Comme si on m'arrachait mon cœur. Je tiens tellement à toi, je n'ai même pas les mots Bella, je ne m'imagine plus sans toi. Je sais que ça peut paraître tôt. Mais avec toi c'est comme une évidence. Quand je suis avec toi je suis plus calme, ma respiration est plus calme, mais mon cœur bat plus vite. Il bat pour toi Bella. Je… Je… Voir cette baignoire… Quand je suis rentré chez moi après être venu te voir à l'hôpital le premier jour, après ton opération, la salle de bain était telle qu'ils l'avaient laissé en t'emmenant. Tu aurais vu tout ce sang…. Et me dire qu'il t'appartenait…

Et je vis que je le perdais, il était dans ses pensées, trop loin dans ses pensées, je vis la tristesse, la douleur, l'horreur dans ses yeux… Je caressais sa joue et tournait délicatement sa tête vers moi, je posais mon front contre le sien, et je plongeais mon regard dans le sien.

- Pars de là où tu es Edward, reviens-moi… S'il te plait. Un jour j'arriverai à te dire tout ce que je ressens, mais pas aujourd'hui, c'est trop intense, je n'ai jamais vécu ça… Mais j'arriverai à te le dire, je te le promets.

Il me sourit et je vis ses yeux de nouveau éclater. Il enleva son tee-shirt et fit lui aussi glisser son bas de jogging, il m'aida à enlever mon débardeur noir et mon soutient gorge. Je poussais mes fesses sur le rebord et il me mit debout, il insinua ses mains sous mon shorty et le fit descendre, je rougissais et il fit de même avec son sous-vêtement. Je décollais doucement mon pansement et Edward le jeta.

- Tu veux faire quelques pas ?

J'hochais la tête, il me tenait par la taille et nous allâmes sous l'eau de sa douche à l'italienne, la buée avait commencé à épaissir l'air, nous soufflâmes à l'unisson sous la chaleur de l'eau. Il prit le gel douche, mit une noisette dans sa main et frotta cette dernière contre moi. Il commença par les mains, puis les bras en remontant aux clavicules. Il lava mon dos, puis mon buste et contourna mon pansement, il continua ainsi jusqu'à ce que je sois totalement propre, la délicatesse de ses gestes m'émouvait. Il se lava rapidement et se rinça. Depuis qu'il avait regardé la baignoire, je ne le sentais pas totalement avec moi. Il était dans son monde. Je le voyais. Il sortit et m'annonça qu'il allait préparer le lit pour les soins. Il avait décréter que c'est lui qui changerait mon pansement, je le laissais faire car je savais que ça le rassurais de voir ma cicatrice se modifier peu à peu. Il revint me chercher, je coupais l'eau et fis deux pas vers lui. Il m'attrapa et posa ses lèvres sur les miennes je sentais sa détresse, j'essayais de lui exprimer l'amour que j'éprouvais pour lui par ce contact. Il se recula et me fit un mince sourire. Je m'essuyais ou du moins tentait puisque j'étais limité dans mes mouvements.

- Tu veux mettre quoi sur ton joli corps aujourd'hui ?

- Joli corps il faut le dire vite fait et en fermant les yeux, riais-je. Je sais que je ne ressemble plus à grand-chose depuis que j'ai perdu du poids. Mon slim noir, sans ceinture, car ça me serre trop et mon haut vert d'eau.

- Celui avec le décolté ?

Son sourire se fit plus suggestif. Je riais, il me cria qu'il s'occupait de mes sous-vêtements. Il revient et m'habilla.

- Je suis totalement dépendante.

- Ce n'est pas pour me déranger, j'aime m'occuper de toi.

- Tu es adorable Edward.

Il s'habilla d'un pantalon beige et d'un polo noir. Ce qu'il était sexy bordel. Il me porta et il nous dirigeâmes vers la chambre, il me coucha sur le lit, souleva mon tee-shirt et descendit légèrement mon jeans qui n'était pas fermé. Il désinfecta la plaie doucement, il vérifia mes points, mit de la crème pour éviter une trop grosse cicatrice et posa de nouvelles compresses qu'il scotcha. Je le remerciais, il embrassa mon nombril et m'aida à me rhabiller.

- On se prépare Bella ?

- Oui, et on pourra peut-être prendre un café avec Charlie !

- Quelle bonne idée, au pire on se donne rendez-vous à la villa ?

- Si ta mère est d'accord, ça me va.

Il appela sa mère qui se fit une joie. Nous avions donc rendez-vous à 16 heures chez Esmée et Carlisle.

- En route ?

- Oui, allons voir Camille.

POV Tueur :

- Alors ma Jolie, tu as voulu t'enfuir ? Hein hein, tu n'aurais pas dû. Je vais être obligé de te punir… Tu le sais ça, n'est-ce pas ?

- Non s'il vous plait, par pitié, je… je ne dirai rien, s'il vous plait.

- Ne pleures pas ma Belle, après tu pourras dormir… Tu connais le sommeil éternel ? Je vais te l'offrir, mais pas tout de suite, j'ai d'autres projets pour nous.

Je bâillonnais Kelly alors qu'elle essayait de se débattre bien qu'enchaîner sur la table en métal. Elle était nue et avait les pieds dans des étriers. Je l'avais déshabillé pour la nettoyer, elle devait être propre ! J'emmenais la table à roulette avec moi et me plaçais entre ses jambes, elle devait être totalement propre.

- Ne bouges pas, je ne voudrais pas te couper, je n'aime pas les poils pubien. Je préfère quand c'est tout doux.

Je me mis à rire, elle essaya de nouveau de bouger, je grognais, je pris le rasoir et la mutilais à l'intérieur de la cuisse… Elle pleura de plus belle.

- Maintenant tu vas être bien sage, compris ?

Elle hocha la tête. Je rasais donc son pubis ainsi que ses lèvres, puis je sortis une grande et épaisse aiguille, le jeu allait pouvoir commencer.

POV Edward :

Il était 01h32, j'étais sur mon ordinateur à lire mes mails, l'affaire piétinait et ça me rendait fou. Je n'arrivais plus à dormir. Le visage des victimesapparaissaient de manière floue. Je ne savais plus quoi faire. Je me levais et me dirigeais vers ma chambre, Bella était allongée sur le dos sur la couette, mon tee shirt était remonté au -dessous de sa poitrine. Sa respiration était haletante, ses sourcils froncés, elle faisait souvent des cauchemars, le même à ce que je comprenais quand elle parlait dans son sommeil, je m'allongeais à côté d'elle, elle sursauta avant d'ouvrir les yeux puis se tourna avec difficulté vers moi, elle caressa mes cernes. Elle se rallongea sur le dos et je posais ma tête sur sa poitrine, écoutant son cœur battre calmement. Ce son était merveilleux, ce son me ramenait à la réalité, à ma réalité. Bella était là, avec moi, elle allait mieux, elle guérissait…

- Tu veux en parler ?

- Non, ce n'est pas grand-chose.

Je descendis mon regard vers son pansement, et passais délicatement mes doigts dessus. Elle prit une profonde inspiration et me dit :

- Je ne pourrai jamais avoir d'enfants.

POV Bella :

La bombe était lancée.


Tidiiiiiiim. Voilà. Petite surprise, je vous le poste ce soir, c'était le moins que je puisse faire. Je ne me suis pas relue, je suis désolée, mais mes cours m'attendent sagement !

Je vous embrasse et n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !

Tendrement, C.