Hellow =)

Comment va? Merci pour toutes vos reviews après le chapitre crucial. Ca m'a fait très plaisir. J'espère que celui-ci (qui est le dernier chapitre du livre II, si si) va vous plaire aussi. Je n'en dis pas plus.

Sinon, allez donc faire un saut sur mon profil, il a été mis à jour.

Disclaimer : Rien ne m'appartient sauf Christanie. Et c'est bien assez.

R.A.R. :

Lisou : Waw ! Qu'une réaction :D. J'adore le "sacré fils de dieu" XD. Okay, okay, avant, c'était la Gaule. Faut pas chipoter, non plus XD. Elle a un peu bouffé tout ce qui bougeait, alors Aro a eu vent de ses exploits, et ensuite, il a vu ses capacités. C'est tout XD. C'est quoi ce qu'elle a fait avec Carlisle? o0. Un poker ! Non mais qu'est ce que tu crois XD. Enfin bref. Tu vas voir un peu ça ... je ne sais pas si vous oh public aimé vous attendez vraiment à ce qui va suivre. Ca va être cooool XD (enfin, ça c'est mon point de vue --'). Bisous la Miss =)

Enjoy'



Chapitre IV : Douleurs.

Lorsque j'entrai dans la maison qui avait été la mienne jusqu'à ce que je décidasse de partir sur un coup de tête, quelques heures plus tôt, tout le monde m'attendait. Il manquait bien sûr ma femme et ma nièce, mais sinon, tous, d'Edward à Jacob, étaient là. Au moment où je posai le pied sur le sol froid de l'entrée, quand Esmé me serra dans ses bras jusqu'à m'étouffer _ce qui était en réalité physiquement impossible pour un vampire_ je compris que j'étais pardonné, et ce, peut être depuis la seconde même où j'avais franchi le pas de cette porte, en sens inverse. Je laissai ma mère profiter du contact autant qu'elle le voulait. Lorsqu'elle me lâcha et m'examina du regard, je l'observai à mon tour. Son physique était bien sûr toujours aussi parfait, sa tenue vestimentaire, toujours aussi propre et soignée. Mais il y avait quelque chose, dans ses yeux d'ambre, qui disait toute la douleur qu'elle ressentait. Ce regard fut insupportable. Moi qui proclamais, quelques heures plus tôt, ne plus appartenir à cette famille, je me demandais maintenant comme j'avais pu affirmer une énormité pareille, et faire autant de mal à celle qui était toujours là pour moi, même si elle n'était pas tout le temps à même de me comprendre.

-Bienvenue, murmura-t-elle avec un sourire.

Elle semblait si fragile, si soulagée, mais brisée de l'intérieur, comme un vase dont les morceaux ont été recollés, mais dont on sait qu'il ne retiendra plus l'eau, à ce moment-là que j'eus un élan d'affection soudain, et la pris à mon tour dans mes bras, avant de déposer un baiser sur son front de marbre et de lui murmurer un léger « merci » à l'oreille. Bien entendu, tout le monde l'entendit. Carlisle souriait paisiblement, comme s'il n'avait jamais douté de mon retour. Peut être parce qu'il connaissait Christanie mieux qu'il ne le voulait le laisser paraître.

-Allez donc au garage. Nous partirons dès que les Denali seront revenus de la chasse, déclara-t-il.

Nous nous exécutâmes, mais dès que je fus dehors, une masse blonde se jeta sur moi en gémissant.

-Ne fais plus jamais ça, psalmodia Rosalie, comme si cette phrase était une incantation qui allait me libérer d'un mauvais sort terrible et inconnu.

J'eus un petit rire, et embrassai le sommet de son crâne.

-Promis.

Edward, Emmett, Bella et Jacob nous regardaient sans s'approcher. Enfin, lorsque ma sœur eut consenti à me rendre ma liberté, ils se contentèrent de sourire. Même l'ours qui servait de mari à Rose ne fit aucune remarque de mauvais goût.

-Que s'est-il passé, pendant que je n'étais pas là? Demandai-je, plus pour rompre le silence un peu inconfortable qui s'était installé que par réelle envie de savoir.

-Les Denali sont arrivés, commença Jake.

-Ils ont ramené des nomades, qui sont restés à l'extérieur de la ville, continua Edward.

-Et moi, du coup, j'ai rien à dire, finit Emmett.

Je me laissai aller à éclater de rire.

-Ce n'est pas tout, corrigea Bella.

Elle et Rosalie échangèrent un regard plein de sous-entendus. Je fronçai les sourcils.

-Esmé se détruit, à petit feu, murmura Isabella.

-La disparition d'Alice et de Nessie l'a beaucoup affectée. Ton discours et ton départ aussi. Elle est heureuse que tu sois de retour, mais … Commença Rosalie.

-On dirait qu'elle sent que c'est la fin pour elle, termina Edward, la mine sombre.

-Quoi?

Cette fois-ci, nous nous étions tous exclamés en cœur.

-Ses pensées sont si confuses, si tristes, et désespérées. Et étranges. Ce n'est jamais clair, quand je suis dans les parages. C'est juste, on dirait qu'elle se sent de trop. Elle se dit que … dit le vampire.

-Que quoi? Le poussai-je.

-L'une d'elles trois va devoir partir, lâcha-t-il.

Il y eut un instant de silence à la fois surpris et consterné.

-Pardon? Murmura Rosalie. C'est quoi cette histoire?

-Si seulement je savais, ragea Edward. Elle ne pense rien d'autre. Juste ça. Et bien sûr, elle s'imagine qu'elle sera celle qui partira. C'est étrange, je ne comprends pas. Je l'ai interrogée, mais elle n'a fait que sourire avec indulgence, comme si … j'étais trop jeune pour comprendre.

Edward laissa un sourire flotter un instant sur ses lèvres.

-Il faut les retrouver au plus vite, conclut Jacob. Sinon, notre monde va s'effondrer.

Je réfléchis à toute allure. Esmé pensait-elle que le sauvetage de sa fille et de sa petite fille allait lui coûter la vie? Ses pensées n'avaient aucun sens. Et elle semblait sereine. Brisée, mais sereine. C'était plus qu'étrange.

Alors que je restais dans mes songes, Edward me secoua, m'indiquant d'un signe de la tête cinq vampires, qui arrivaient à notre rencontre. Je reconnus Tanya, Katrina, Garrett, Eleazar et Carmen. Lorsqu'ils arrivèrent à notre hauteur, je les saluai d'un mouvement de la tête, peu désireux d'être en contact avec eux plus que nécessaire. J'étais un véritable ermite, en temps normal, et la disparition d'Alice n'avait rien arrangé.

Carlisle et Esmé sortirent de la maison.

-Nous allons pouvoir y aller, déclara le patriarche.

Nous acquiesçâmes tous, et montâmes dans les voitures. Rosalie partit avec son père, sa mère, et Bella. Ils devaient partir directement pour l'Amérique du Sud. Le Clan Denali et les nomades qui étaient avec eux allaient se rendre en Asie. Quant à nous _Edward, Emmett et moi_ nous nous envolerions bientôt pour l'Europe. Nous nous activâmes, pendant quelques minutes, sortîmes les voitures du garage. Nous discutâmes avec animation du plan, si plan il y avait vraiment.

Carlisle entra soudain dans la maison, et mon instinct me poussa à le suivre. Il était monté dans son bureau. Je tapai trois fois à la porte et attendis qu'il m'autorisât à entrer. Il était tourné vers la fenêtre.

-Tout part en vrille, murmura-t-il.

-Ça va s'arranger, répondis-je.

-Tu sais comme moi que rien ne sera pareil, après ça. Rien n'est jamais pareil quand Christanie est passée par là. Quand elle sera partie …

-Partie? Le coupai-je. Comment ça?

-Il se détourna un instant de sa fixation pour me lancer un regard désolé.

-Elle ne reste jamais, m'expliqua-t-il. Elle est peut être déjà loin.

J'essayai de faire fi de la douleur qui m'envahit à ce moment-là. L'idée de l'avoir loin de moi était insupportable.

-Peut être pas … pas cette fois, répliquai-je tout bas.

Il me lança un regard surpris.

-Tu le sais? Edward te l'a dit?

-Non. Non, c'est elle.

Il haussa les sourcils.

-Je lui ai demandé, précisai-je.

-Edward ne sait pas tout, commença-t-il.

-Et je dois en savoir moins que lui, continuai-je.

Il y eut un instant de silence, puis Carlisle demanda :

-Que t'a-t-elle dit?

J'hésitai à répondre. J'allais lui faire mal, et je ne voulais pas. Néanmoins, la curiosité qui émanait de lui était telle que je ne pouvais me résoudre à garder le silence.

-Elle a dit que c'était une erreur, et que tu l'aimais.

Il baissa la tête.

-Tu en as déduit qu'elle était partie, pas vrai?

-Ce n'est pas ça?

-Si. Mais si Edward n'aime pas Christanie, c'est parce que, même s'il ne sait pas tout _ même s'il ne sait presque rien, en fait_ il sait qu'elle n'a pas fait que ça. Il sait qu'elle a fait bien plus que ça.

Il garda le silence quelques secondes, comme s'il cherchait quelle était la meilleure façon de dire la phrase qui lui brûlait la langue.

-Tu as le droit de savoir, plus qu'Edward, même.

Je me sentis touché par cette attention, mais je me dis que s'il m'accordait cette faveur qui n'était peut être en fait qu'un fardeau, c'était parce qu'il savait …

-Elle sait comme moi ce qu'elle a fait, continua Carlisle. Elle le sait bien. C'est pour ça qu'elle ne voulait pas me voir quand elle est arrivée ici.

Il se tourna vers moi, plongeant ses yeux d'ambre dans les miens, et déclara, haut et fort, comme pour s'exorciser :

-Elle m'a détruit.

Nous allions quitter la ville, quand nous passâmes devant la demeure de Christanie. Pris d'une impulsion subite, je ne réfléchis pas.

-Arrête-toi, demandai-je à Emmett, qui tenait le volant.

Il s'exécuta et je descendis du véhicule.

-J'en ai pour cinq minutes, déclarai-je.

Sans attendre une quelconque réponse, j'avançai vers la porte d'entrée, essayant d'adopter une allure humaine. Je ne sonnai pas.

-Tu aurais pu attendre que je t'ouvre, me fit remarquer une voix glaciale alors que je posai un pied dans l'entrée.

Je me figeai en voyant le visage subitement fermé de la vampire. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait.

-Nous partons, répondis-je, désorienté, esquivant ainsi délibérément la remarque qu'elle venait de ma faire.

-Je n'avais pas besoin de le savoir, rétorqua-t-elle.

-Mais tu le voulais, la corrigeai-je.

Elle se rembrunit un peu plus encore.

-Nous nous verrons en Italie, ajoutai-je.

-Je ne sais pas si c'est une bonne idée.

Je fronçai les sourcils.

-Qu'est-ce que tu me caches?

Au lieu de répondre, elle se détourna. Je la suivis du regard et remarquai que le magasine sur lequel j'avais écrit mon numéro était au sol, l'une des ses pages déchirées. Christanie l'enjamba sans y prêter aucune attention. Ce n'était qu'un détail, mais il me mit hors de moi. Elle n'avait jamais compté m'appeler. J'avais pourtant ressenti son trouble en ma présence, qui, loin de me laisser indifférent, m'avait bouleversé, tout simplement parce que ces sensations qui l'assaillaient, je les partageais pleinement, honteusement même, vu que j'étais un homme marié et amoureux. Je ne comprenais plus rien.

-A quoi joues-tu? Murmurai-je.

-A quoi je joue? Rétorqua-t-elle, acide. Tu le sais très bien, Jasper.

-Je …

-Après tout, continua-t-elle sans m'écouter, c'est toi l'empathe. Ose te cacher, et dire que tu n'as rien remarqué.

Elle s'assit sur le canapé, brusquement abattue, et cacha son visage dans ses mains.

-Pourquoi te mets-tu dans cet état? Demandai-je, perdu.

C'était vrai. Elle était tellement impulsive. Son comportement était totalement imprévisible, et je ne savais jamais sur quel pied danser. Comme pour appuyer mes pensées, sa colère et son abattement firent soudain place à de la panique. Elle releva la tête :

-Tu ne sais pas? Oh ! Tu sais ! Dis-moi que tu sais !

Sa détresse me frappa, remua mes entrailles comme jamais rien ne l'avait fait auparavant. Je me précipitai. Jamais je n'avais partagé la douleur de quelqu'un aussi profondément. Je savais, oui. Je savais qu'elle et moi étions dans une situation impossible.


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