Je me pensais lundi... Alors quand j'ai vu qu'on était mardi, je me suis dit que j'étais en retard pour le post ^^"

Bonne lecture


Chapitre 14 : Tromperies

Ian entra en boitant dans l'entrepôt, pour aller chercher les bandages. Depuis qu'il s'était fait blesser en défendant leur camp, il aidait les infirmières. Il entendit des bruits étranges, comme une ventouse et des frottements de tissu. L'homme se demanda s'il n'y avait pas quelqu'un d'infiltré. Regardant entre les étagères, il ne comprit pas tout de suite ce qu'il voyait : Les deux corps collés un à l'autre, unis par la bouche. Bien qu'il voulut se détacher de ce spectacle, il n'y arriva pas, hypnotisé par le mouvement des deux corps.

Un reflet attira son attention sur la main gauche de l'homme, qui se baladait sur le corps d'une infirmière : Une bague de fiançailles, les yeux d'Ian glissèrent sur la veste de l'individu, le badge ne pouvait mentir.

- Tu n'es qu'un salopard! Faire ça à Aïssa!

Il sortit de la pièce le plus vite qu'il pouvait. Hans se décolla de la femme pour le suivre, mécontent. Sans prendre garde aux patients, médecin ou infirmières, il s'adressa d'une voix forte à l'autre :

- Non mais de quoi tu te mêles? Nous ne sommes pas mariés. J'ai le droit de faire ce que je veux.

- Tu me dégoutes! Tu ne la mérites pas! Je ne comprends pas comment elle a pu accepter ta demande!

- Je peux être convainquant… Mais maintenant ça n'a plus d'importance…

- Arrête de parler comme si elle était morte!

-o-O-o-

Encore ces voix… elles me faisaient mal, à la tête, à l'âme, pas au cœur, puisque je n'en avais plus… Je ne pouvais plus suivre le combat, je me pris la tête à deux mains. Je ne supportais plus cela, j'avais si mal. Je ne me rappelais plus être tombée, mais j'étais par terre, me tordant, les larmes ruisselant sur mes joues.

J'entendis un coup… quelque chose qui se brisait dans un horrible craquement. Puis ça s'arrêta. Je retrouvai un état normal, ou presque.

Saix était tout près, agenouillé à mes côtés, je voyais l'incompréhension dans son regard.

Je m'assis péniblement, en essayant de calmer mes tremblements. Je n'arrivais pas à comprendre ce qui se passait. Le céruléen me remis sur pied avant de me trainer jusqu'à l'infirmerie… Dire que je n'appréciais pas cette pièce… J'avais l'impression d'y passer beaucoup trop de temps…

Encore une fois, Vexen n'eut rien à dire, tout semblait normale, sauf qu'entendre des voix, c'est loin d'être normal… ils revenaient sans cesse sur ce fait, lui et Saix.

- Il faut trouver une solution à ce problème… Si ça t'arrivait en mission?

Je ne pouvais protester, le Devin avait raison : c'était dangereux… une source de distraction, un moment de vulnérabilité… Quoique, ça me plaisait de penser que je ne retournerais pas en mission de sitôt.

Puisqu'il n'y avait rien à faire pour le moment, je pus aller me doucher, puis me rendre à la cuisine pour me préparer un sandwich. Étant seule à table, je pus réfléchir un peu sur les voix… Étais-je en train de devenir folle? Une chose était sure : Je n'avais jamais eu ce genre de problème avant d'arriver ici.

- Hé Xia! S'exclama Axel en arrivant près de moi.

Je sursautai, revenant à la réalité, je le saluai, ainsi que Demyx, qui se trouvait avec lui.

- Ça va aller? Poursuivit le roux. Il parait que t'as perdu connaissance pendant l'entrainement…

- Les nouvelles vont vite… Mais ne vous inquiétez pas, je vais bien.

- En fait, on a un peu espionné Saix et Vexen… mais tant mieux si ça va… car on a une petite escapade à te proposer…

- Une escapade? Où?

J'étais curieuse, mais je n'étais pas très rassurée… qui sait dans quel pétrin ces garçons pouvaient se mettre? J'avais entendu des anecdotes pas très rassurantes à leur sujet… Sans parler que je devais souvent soigner leurs blessures…

- Ne t'inquiète pas, me rassura le châtain. Il n'y a pas de dangers où nous allons. Alors t'en dis quoi?

Ça n'avait pas vraiment répondu à ma question, mais j'acceptai de les accompagner.

- Par contre on doit garder ça secret, les vieux aiment pas trop qu'on sorte, expliqua Rafale. Donc après le diner on se rejoint dans ma chambre.

Pendant que les deux garçons allaient se chercher à manger je me hâtai de rejoindre la bibliothèque. Une fois auprès de Zexion, je m'excusai pour mon retard. Il ne fit aucun commentaire, mais je savais qu'il avait été informé de mon malaise.

L'après midi se passa normalement, nous parlâmes encore de mon monde, dont le souvenir me semblait devenir de plus en plus flous… Il faut dire que ça faisait plusieurs semaines que j'étais ici.

Le repas se déroula sans incident. À la fin, nous nous éclipsâmes à tour de rôle. Roxas fut le dernier à arriver. Sans que les autres en aient parlé, je savais qu'il serait de cette petite sortie. Après tout, aussitôt que ces trois-là avaient du temps libre, ils le passaient ensemble.

- Alors où voulez-vous m'amener?

- Ne soit pas si impatiente! S'exclama le roux avec un sourire taquin. Et ne t'inquiète pas…

- Facile à dire quand je vous vois vous attirer des ennuis si souvent…

Rafale fit apparaitre un passage des ténèbres où les garçons m'entrainèrent. Nous nous retrouvâmes dans une ville aux teintes orangées. Un tramway passa tout près de nous, suivant un chemin de dalles sombres. Ils me trainèrent jusqu'à une petite boutique où ils achetèrent des glaces bleues. Le roux m'en donna une en souriant :

- Tu m'en diras des nouvelles! C'est la spécialité de la Cité du Crépuscule.

Curieuse, je goutai la friandise : C'était plutôt bon, quoiqu'un peu étrange, ce mélange de sucré et de salé…

- C'est une glace à l'eau de mer, déclara le musicien. Maintenant suis-nous, on a un endroit à te montrer.

Nous montâmes plusieurs pentes consécutives, pour arriver sur un vaste plateau où trônait un immense édifice. J'en regardai le sommet, me demandant comment quelqu'un avait pu construire quelque chose d'aussi haut. Bon, il était bizarre de s'extasier devant ce bâtiment alors que la citadelle était bien plus grosse, mais je n'avais jamais vu cette dernière de l'extérieur, sans parler qu'il y avait quelque chose d'irréel, de mystérieux… Alors que qu'ici, tout avait été construit par des humains.

- C'est la tour de la gare, commenta Axel. Viens, il faut que tu voies la vue qu'on a de là-haut.

Nous montâmes donc une série d'escaliers pour finalement arriver au sommet, j'étais un peu essoufflée et me genou me dérangeait, sans me faire souffrir, puisque j'avais pris mon analgésique. Mais la montée en valait la peine : La vue était magnifique, on pouvait voir toute la ville. Le soleil couchant teintait tout de sa lueur orange.

Nous nous assîmes tout les quatre sur le rebord. Les trois garçons discutaient de choses et d'autres, alors que je me contentai de finir ma glace en les écoutant distraitement. La discussion dériva et ils me posèrent quelques questions sur ma vision. Je leur répondis ce que j'avais déjà dit à d'autres membres. Ça ne m'agaçait pas de répondre, c'était juste lassant, répétitif…

Ensuite il fut question de mes entrainements :

- On pourrait remplacer Saix, proposa le sitariste.

- J'aimerais bien… en fait j'aimerais que vous remplaciez n'importe lequel de mes entraineurs, ça serait beaucoup plus amusant.

Par contre j'avais des doutes sur l'efficacité… Mais bon, cette situation ne se présenterait pas de toute façon…

- Tu as tort de croire qu'on ne te ferait pas travailler dur, me taquina le huitième membre. Bon, mieux vaut rentrer avant qu'ils ne s'aperçoivent de notre absence…

Nous retournâmes dans la chambre du roux, voyageant encore dans un passage sombre. Avant de les laisser, je les remerciai pour cette soirée agréable. Je m'amusais bien avec eux, il faut dire que nos âges n'étaient pas très éloignés. Ils me rappelaient quelques amis et connaissances que j'avais avant…

Ils me changeaient aussi les idées de mes problèmes : les voix, l'entrainement… et Saix. Ce dernier vint justement se planter devant moi avant que je n'aie eu le temps d'arriver à ma chambre:

- Où étais-tu?

- Avec les garçons, répondis-je en faisant un signe de la tête en direction de la chambre d'Axel.

- Il n'y avait personne dans sa chambre il y a dix minutes.

- On s'est baladés dans la citadelle, mentis-je.

Il ne sembla pas totalement convaincu. Il repartit en grommelant quelque chose que je crus interpréter comme «toujours mieux qu'avec l'autre». Tout en retournant à mes affaires, je me demandais s'il n'avait pas parlé de Marluxia.

J'étais en train de brosser mes cheveux lorsque des coups frappés à ma porte m'interrompirent. Ouvrant, je laissai entrer mon visiteur : l'Assassin Sublime.

- Je ne te dérange pas j'espère?

- Non, je vaquais à mes occupations… Qu'est-ce qui t'amène?

- Je venais juste voir comment tu allais, je sais que tu étais à l'extérieur. Tu n'aurais pas du mentir pour eux.

- C'était aussi pour moi tu sais… Saix aurait été fou de rage s'il avait appris que je n'étais pas dans la citadelle…

- C'est qu'il s'inquiète, disons que ceux avec qui tu traines ne sont pas les meilleures fréquentations qui soient… et puis….

- Et puis quoi?

- Oh c'est rien…

- Tu as commencé, finis maintenant.

- Ils font comme si rien n'était, mais je crains qu'ils ne te croient folle… Une histoire de voix que tu entendrais… Je préfère ne pas répéter ce qui a été dit…

Ce qu'il me rapportait me faisait mal… Je les prenais pour mes amis… il fallait que j'éclaircisse cela. Sortant dans le couloir, je m'approchai de la chambre du roux, où le trio semblait toujours se trouver. J'étais sur le point de frapper à la porte, mais je m'arrêtai, écoutant les voix qui me parvenaient :

- C'est sur que c'est pas normal d'entendre des voix mais elle n'est peut-être pas folle pour autant… déclara Axel.

- Elle ne peut pas être pire que Larxene, remarqua Demyx.

- Et si elle fait une de ces espèce de crise en mission, ça pourrait être dangereux…

Entendre qu'ils doutaient, même un peu de ma santé mentale me faisait mal… Les larmes aux yeux, je jetai un coup d'œil en direction de ma chambre, devant laquelle Marluxia était planté, me regardant avec compassion.

Je retournai dans mon antre, passant devant lui. Il me suivit, refermant la porte.

M'asseyant sur mon lit, je ne pus retenir mes larmes, qui coulèrent sur mes joues. L'homme vint s'assoir à mes côtés. Il passa un bras autour de mes épaules, m'attirant à lui, doucement. Je me blotti dans ses bras.

- Je suis désolé Xiassa…

- Ce… ce n'est pas… ta faute…

-o-O-o-

«Ce… ce n'est pas… ta faute…» Marluxia rit intérieurement… Bien sur que c'était de sa faute! Et celle de Larxene. Ils avaient coordonné leurs actions afin que Xiassa ne sache plus à qui faire confiance et se tourne vers eux. La blonde semblait être intervenue juste au bon moment, mettant le doute dans l'esprit des trois jeunes hommes, avant de repartir… C'est qu'elle était douée dans le rôle de commère…

Alors qu'il passait ses mains dans les cheveux de la jeune femme, l'Assassin ne put s'empêcher de se comparer avec un chat jouant avec sa proie… Sauf que sa victime était loin de se douter qu'elle en était une…


Et non, ça ne s'en va pas en s'améliorant... En plus je prends un malin plaisir à être cruelle et à faire des perso des salop...

nmfrter: bah, tu me déteste anyway plus de la moitié du temps XD

merci à Ewylyn et à Fire Serendipity.