Me revoilà mes chers lecteurs pour un nouveau chapitre ! Comme je vous l'ai dit, je suis dans la phase « légère » de la fanfiction. Ce chapitre contient des éléments importants pour l'intrigue de la trilogie, mais après l'enchaînement d'événements plus ou moins tragiques, il est nécessaire pour moi de vous montrer un peu de la vie commune de ces adolescents. Ce chapitre est un vrai break, un peu de tendresse certes, mais surtout beaucoup de folie et de détente, ceci pour encore 2 chapitres après celui-ci, avant de retomber dans une phase plus ou moins tragique. Bonne lecture à tous ! J'ai eu beaucoup de mal à l'écrire, donc si vous n'aimez pas je comprendrais, mais faites le moi savoir ;)

Hina95, en réponse à ta question, il y aura 25 chapitres par partie, donc La Fin d'un Temps comporte 25 chapitres.

Merci à tous ceux qui m'ont envoyé des reviews, je vous adore!


Les vacances passèrent très vite. Petit à petit, je me laissai envahir de nouveau par l'insouciance. Harry lui, commençait à angoisser. Nous nous réconfortions mutuellement, tous les soirs, nous avions besoin l'un de l'autre pou évacuer toutes les tensions que nous ressentions. Puis il fut temps de rejoindre Poudlard, et tous les plaisirs qu'il y avait là-bas, bien que ces plaisirs puissent être gâchées par quelques idioties. J'avais une rage de vaincre impressionnante, je n'allais pas me laisser faire, ils n'allaient pas gâcher ma vie comme ça ! Il y a toujours un temps pour se battre, et après une tragédie, il était temps pour moi de relâcher la pression.

Nous prîmes le Poudlard Express. Le trajet fut relativement agréable. Neville et Parvati nous rejoignirent dans notre compartiment. La discussion, bien que tendue au début, se tourna rapidement vers le match de Quidditch qui allait avoir lieu deux jours plus tard. Gryffondor affronterait Serdaigle. Neville et Harry commencèrent donc à s'enthousiasmer, pendant que Parvati et moi discutâmes de tout et de rien. Puis notre conversation tourna vite sur la fête qui serait sûrement organisée après. J'avais une grande envie de me libérer de ces angoisses, de cette pression qui m'étouffait. Nous avons donc choisi de préparer la soirée pendant le match, espérant que nos amoureux ne nous en voudraient pas. Après tout, nous le ferions en leur honneur, et ils auraient tout le temps qu'ils voudraient pour nous raconter le match.

Nous arrivâmes finalement au château et nous profitâmes du festin habituel qui nous était offert. Le repas fut animé. Les gens avaient oublié mon attaque. Et je dois dire que cela m'arrangeait plutôt. Même si l'ombre de cette attaque était toujours en moi, je souriais aux personnes qui m'entouraient, je plaisantais avec eux. Le repas prit fin et nous montâmes tous dans nos dortoirs, fatigués pas le trajet. Le lendemain, les cours devaient reprendre, et je voulais absolument demander une potion pour la « gueule de bois » à Rogue, même si je n'étais pas spécialement emballée à l'idée de lui demander ce genre de potion, tout le monde avait décidé que ce serait à moi de le faire.

Le lendemain, je me réveillai dans un état de tristesse profonde. Les larmes coulaient sur mes joues sans même que j'y réfléchisse. Il est vrai que j'avais pris l'habitude pendant les vacances de dormir avec Harry, et cette habitude avait contribuée à me sortir de mes états dépressifs dûs à la perte du bébé. Mes camarades de chambre n'osaient rien me dire, mais l'une d'elle alla chercher Hermione. Celle-ci me consola du mieux qu'elle put, suffisamment pour que je puisse me préparer et rejoindre la salle commune, dans laquelle m'attendait Harry. Il me rassura jusqu'à ce que nous soyons arrivés dans la grande salle, afin de prendre notre petit-déjeuner.

La journée se passa sans incident. Mais malgré tout, je finis par apprendre quelque chose que je n'aurais jamais pensé savoir si tôt. A la fin du cours de potion, comme prévu, je me dirigeai vers le professeur. Il ne leva pas les yeux mais me surprit par ses paroles :

- Oui miss Weasley, je vais vous donner la potion que vous voulez, mais d'abord, je voudrais terminer l'histoire que j'avais commencée à vous raconter. Je vous avez promis de vous dire le but de mes recherches. Et bien le voici : pendant toutes ces années, j'ai travaillé sur une potion de transmission de force. Il m'a fallu parcourir le monde à la recherche de plusieurs ingrédients très rare. Maintenant que je les ai presque tous, je suis revenu voir Dumbledore en début d'année, pour l'informer de mes recherches. Il m'a appris alors ce que Severus avait fait et donc il m'a proposé de reprendre son poste pour terminer mes recherches, tout en étant protégé. Aujourd'hui, il ne me manque qu'un ingrédient. Je ne l'ai toujours pas trouvé, mais j'espère bien le trouver avant la fin de l'année.

- D'accord, répondis-je, mais qu'est-ce que vous entendez par « transmission de force » ?

- En fait cette potion aurait pour effet de transmettre les forces vitales d'une personne vers une autre, pas tout d'un coup, mais par nécessité. C'est-à-dire que la personne qui fait don de sa force vitale ne mourra pas tant que l'autre n'aura pas utilisée toute sa force vitale. La transmission doit s'effectuer par un toucher.

- Et vous pensez avoir trouver le dernier ingrédient pour la fin de l'année ?

- Oui, en tout cas je l'espère…

Le professeur Rogue n'ajouta rien, il se leva et alla dans son placard pour chercher la potion que je voulais. Il m'en donna deux flacons avec un sourire en coin. Avant de me dire que je pouvais disposer.

Je partis de la salle perplexe. Non seulement j'avais la potion que je voulais, mais en plus j'avais un nouvel espoir que Harry puisse vivre à la fin de cette bataille. Malheureusement, ce ne fut pas le cas, si la souffrance que j'ai ressentie quand il est mort pouvait être mise en mots, jamais vous ne pourriez comprendre ce que j'ai pu ressentir. Tout cet espoir avait disparu, je n'étais plus qu'une carcasse vide sur le corps froid de mon amant, de mon ami, de mon amour. Cependant, à ce moment là, l'espoir m'a redonné le sourire, et m'a totalement guéri de l'attaque. Cela peut vous paraître rapide, mais Harry était la chose la plus importante à mes yeux. S'il vivait, alors j'étais heureuse.

Le soir dans la grande salle, je me montrai particulièrement joyeuse et je plaisantais et riais de bon cœur. Tout le monde remarqua le changement immédiat et je pus voir dans les yeux de Harry qu'il était encore plus heureux et soulagé de me voir ainsi. Cela me remonta aussi le moral. Il faut croire que dans la vie, tout est une question de cercle. On naît on meurt, si l'on est en bas, un sourire nous fait sourire, notre sourire fait rire, et l'on se met à rire. Cette soirée se passa très bien. Je décidai de ne pas travailler pour pouvoir profiter de ce moment de détende. Hermione était tellement soulagée de me voir heureuse qu'elle accepta volontiers de laisser ses livres pour faire un mini tournoi d'échec sorcier avec Ron, Harry et moi. Le tournoi finit sur une victoire de Ron, chose qui n'étonna en fait personne dans le groupe.

Finalement, nous montâmes dormir. Les garçons avaient une grosse journée à cause de leur match de quidditch, et Hermione, Parvati et moi devions gérer la fête. La nuit se passa sans encombre, et je me réveillai d'une excellente humeur. Ce qui n'était pas le cas de mon amoureux qui lui était complètement stressé à cause du match. Heureusement, je connaissais un excellent moyen de le déstresser. Donc je le fis sortir avant de la grande salle et je l'entraînais dans un placard, le plus proche possible. Je l'embrassai avant de me serrer contre lui pour lui murmurer :

- Ne stresse pas, pense à après le match, à la fête, je sais que tu vas réussir, comme d'habitude.

Il me regarda, me fit un petit sourire, puis m'embrasse furtivement avant d'ouvrir la porte du placard. Je lui tendis les toasts que j'avais pris et il les accepta de bonne grâce.

Maintenant que les garçons étaient partis, Hermione, Parvati et moi remontâmes dans la salle commune pour préparer le plan de la soirée. Hermione sortit une plume et un parchemin et commença à écrire.

- Alors, dit-elle, il nous faut environ 4 caisses de 24 bierraubeurre, parce que même si nous perdons, nous aurons besoin d'un remontant. Cependant, peut-être qu'un peu de rab serait nécessaire, au cas où nous gagnions.

- Heu, l'interrompit Parvati, tu penses pas que 96 bierraubeurre c'est suffisant ?

- Non j'en doute, rétorqua Hermione. Bien donc nous ne pouvons évidemment pas aller à Pré-au-Lard après ce qui est arrivé à Ginny.

- J'ai une idée, dis-je. Mes frères sont au village, un projet éventuel de racheter Zonko… je pense que si je leur envoie un hibou, ils se feront un plaisir de m'envoyer autant de cartons que je veux.

- Excellente idée ! s'exclama Hermione. Ecris leur un hibou et Parvati tu iras le poster.

Parvati et moi acquiesçâmes et je me mis à écrire la lettre. Hermione elle jouait de sa baguette pour décorer la pièce. Parvati alla poster la lettre et à peine une heure plus tard, nous avions reçu quatre hiboux portant chacun 2 packs de 24 bierraubeurre. Fred et George n'avait marqué que deux phrases : cela devrait être suffisant, pas de modération.

A peine deux heures plus tard, tout était prêt. Un buffet avait été fait sur une table, juste en dessous des fenêtres. Nous avions, à l'aide de sorts compliqués, réduit les grandes tables en plusieurs tables rondes, réparties dans la pièce. Nous avions rajouté quelques fauteuils confortables auprès du feu. Les caisses de bierraubeurre étaient en sécurité dans le dortoir d'Hermione et Parvati, mais 3 caisses avaient déjà étaient installées sur le buffet. Nous eûmes tout juste le temps de monter prendre une douche et de nous préparer un peu que tous les Gryffondors entrèrent dans la salle commune, en hurlant leur joie. Effectivement, nous avions gagné !

Harry me prit dans ses bras et me fit tourner dans tous les sens. Je riais, innocente. Finalement, il me reposa et se dirigea vers le buffet, en prenant une bouteille, puis commença à boire en nous racontant le match. Ron écoutait, en buvant une bouteille, puis deux, puis trois. Au bout d'une demi heure à peine, il n'y avait plus de bouteilles et Hermione alla chercher 2 caisses supplémentaires. Elle envoya les 1ère, 2ème et 3ème année se coucher, pour qu'il reste plus d'alcool pour nous. Les esprits commençaient à s'échauffer un peu, et les rires fusaient dans la salle. L'alcool rend joyeux. Nous étions tous en train de dire lorsqu'une chouette tapa à la fenêtre, l'air chargée. Lorsque j'ouvris la fenêtre, il y avait, emballées dans un chiffon, 2 bouteilles de Whisky Pur Feu. Quelle ne fut pas notre joie ! Je me doutais bien du nom de nos bienfaiteurs, et nous bûmes à leur santé.

Au bout de plusieurs bouteilles, tout le monde riait. Hermione, déjà bien échauffée par le whisky, agita sa baguette, et de la musique retentit. C'était de la musique entraînante, apparemment, une musique moldue, dont je ne connais pas le nom. Hermione et moi commençâmes à danser, Harry lui, ne tenait plus sur ses jambes et s'assit, pendant que Ron s'approvisionnait en bouteilles pour aller s'asseoir sur le tapis moelleux devant le feu.

Soudain, une musique très dansante commença, et Hermione et moi, sans nous concerter, nous avions commencé une petite chorégraphie. Je me souviens encore des paroles de cette chanson, même si je ne connaissais pas.

My first, my last, my everything

And the answer to all my dreams

You're my sun, my moon, my guiding star

My kind of wonderful, that's what you are

I know there's only, only one like you

There's no way they could have made two

You're, you're all I'm living for

Your love I'll keep for evermore

You're the first, my last, my everything

Harry, nous voyant danser à la mode des années 1970 moldues, se roulait par terre à force de rire. A un moment, il riait tellement que cela lui provoqua une toux. Ron lui, ne remarquait rien. Il était assis en tailleur sur le tapis, apparemment trop occupé à essayer de rentrer en contact avec sa bouteille. Il semblait persuader qu'il s'adressait à Hermione, car il parlait à la bouteille avec un doux regard. La conversation semblait cependant animée. Il devait lui faire une grande déclaration d'amour. Parvati et Neville avait apparemment dépassé ce stade car ils s'embrassaient langoureusement sur le canapé, posé dans un coin sombre de la pièce.

Bientôt, d'autres filles nous rejoignirent dans notre petite chorégraphie. La salle commune devînt une gigantesque piste de danse, où tout le monde dansait, en profitant ainsi pour se détendre et sortir de l'atmosphère tendue dans laquelle nous vivions à l'époque. Harry essaya de danser avec nous aussi. Malheureusement, la seule chose qu'il arriva à faire, c'est me faire tomber durement par terre. Il atterrit sur moi et nous roulâmes le long de la pièce. Nous étions tous les deux trop fatigués, nous riions trop pour songer à bouger. Nous nous endormîmes ainsi.

Le lendemain, lorsque j'ouvris les yeux, Harry était allongé sur mon ventre. Un rapide coup d'œil à la salle commune me fit comprendre l'étendue des dégâts. Le mal de tête que je ressentis en essayant de me lever renforça ce sentiment. Je me dirigeai malgré tout vers mon dortoir, prenant garde de ne pas réveiller Harry, puis je pris le flacon de potion et j'en bu une gorgée qui me fit du bien. Ensuite, je me dirigeai sous la douche… il allait falloir ranger tout ça.

Cela peut paraître déplacé de ma part de raconter cette soirée alors que je voulais vous raconter la dernière année de Harry, mais je voulais juste dire que malgré tout, lui et moi avions passé de bons moments, nous avons rit, et pas seulement pleuré. Il était tellement tout pour moi que même cette joyeuse soirée me donne mal au ventre, le même mal que l'on ressent lorsqu'on est en manque de quelque chose. Harry me manque, mais il est toujours au fond de moi. Et ça ça ne s'oublie pas. Il sera toujours une partie de mon être, il fera toujours partie de ma vie. C'est pourquoi je vous ai raconté cette soirée. Le manque que je ressens aujourd'hui ne s'explique pas seulement par les moments difficiles. Si seulement vous pouviez savoir quel est la peine qui vit en moi, ayant remplacé toute étincelle…