Hello! Voici le nouveau chapitre, bien mouvementé, comme promis x)
Je tenais à vous prévenir que je ne pourrai pas poster le week-end prochain, parce que je vais à la FT4! S'il y en a qui y vont, dites-moi quoi ! :D Je posterai donc le chapitre lundi ou mardi si je ne suis pas en pleine déprime post-convention x)
Voilà voilà, enjoy ;)
Réponses aux reviews :
vicky59 : Merci beaucoup, je suis contente que tu aies aimé :) Leurs conversations me manquent vraiment dans la série, j'espère en avoir plus dans la saison 6, parce que David et Snow ont été un peu mis de côtés pendant la saison 5 je trouve :p j'avoue que j'ai été un peu méchante pour ce chapitre, mais je ne dis rien et je te laisses découvrir. J'espère que tu aimeras! :)
leacouset : Merci, ça me fait plaisir de savoir que tu as aimé! J'espère que tu aimeras toujours ce chapitre, même s'il est beaucoup moins calme :)
Captainswansnowwhite : Je suis vraiment heureuse de savoir que ça t'a plu! Par contre, ce chapitre sera beaucoup plus mouvementé, donc j'espère que tu aimeras aussi! :)
loly : Oui, les moments entre Emma et Snow me manquent vraiment, j'aimais beaucoup leurs moments dans la saison 1 et dans le début de la saison 2, mais depuis j'ai l'impression qu'ils se font de plus en plus rare.. J'espère vraiment qu'on va avoir quelques moments mère/fille ou père/fille dans la saison 6! :) Merci beaucoup en tout cas, et j'espère que tu aimeras ce chapitre! :)
Nessouille Anderson : J'espère aussi beaucoup des moments entre Emma et ses parents, parce que c'est souvent adorable! Je pense entre autre au moment où David balance James dans la rivière dans la saison 5, et Emma vient faire un câlin à son père, j'ai littéralement fondu devant mon écran x) haha, c'est vrai que j'imagine bien Hook comme ça aussi, mais il ferait sans aucun doute un excellent père! :) J'espère que ça ira pour tes oraux! C'est toujours une très mauvaise période à passer, mais maintenant, c'est derrière toi! ;) Merci beaucoup pour ta review, en tout cas :)
Lulu : Merci pour ta review, j'espère que tu aimeras ce chapitre (même si j'ai été un peu méchante sur les bords, je l'avoue x) )
fleur974 : Merci, je suis contente que ça t'ait plu! J'espère que ce chapitre te plaira tout autant! :D
Marina Swan 3 : Merci beaucoup, je suis vraiment heureuse que ça te plaise! J'espère que ce chapitre répondra à tes attentes! :D
- Killian ?
- Mmm ?
- Tu as pensé à racheter des trucs pour l'apéro ?
J'étais assise sur le canapé du salon à côté de Hook, qui regardait attentivement la télévision, ce qui expliquait sa réponse distraite. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'il regardait un film, mais il semblait toujours croire que les images allaient finir par lui sauter au visage.
- Quels genres de trucs ? Demanda-t-il en se retournant vers moi.
- Ben, des choses à manger, dis-je en comprenant à la façon dont il me répondait qu'il n'avait pas pensé à en prendre.
Il fit la grimace et afficha un air penaud, et je secouai la tête en souriant.
- Tu sais quoi ? Oublie. Ce n'est pas grave.
- On a peut-être des choses ici, non ?
- Tu vis dans une utopie, Killian, répliquai-je en riant.
- Tu veux que j'aille en chercher ? Proposa-t-il, comme s'il voulait se faire pardonner.
- Ne t'inquiètes pas, je pense que mes parents survivront.
Nous attendions en effet ma famille qui devait venir passer la soirée chez nous. Ils apportaient des pizzas, et nous n'avions donc rien de précis à préparer. Henry était à la maison juste pour l'occasion, puisque c'était la semaine où il restait chez Regina, et il était en train de lire dans sa chambre, comme à son habitude.
- Tu as envie de quelque chose en particulier ? Demanda-t-il en se levant du canapé.
- Ne t'inquiètes pas, j'ai dit ! M'exclamai-je en le rattrapant par le bras.
- Je commence à savoir quand tu as envie de quelque chose mais que tu es trop fière pour le demander, dit-il d'un air moqueur.
- Bon d'accord, j'ai envie de fruits secs, tu es content ? Allez rassieds-toi, maintenant.
- Je vais aller en chercher, l'épicerie n'est pas très loin, je peux y aller à pieds…
- Je te jure que le bébé et moi allons surmonter l'épreuve de ne pas avoir ce que nous voulons, ironisai-je, mais je savais très bien qu'il n'allait plus lâcher le morceau à présent. Sérieusement, Killian, j'ai l'habitude, maintenant. Je vais résister, ne t'en fais pas.
- Allez, tes parents ne doivent pas venir avant une demi-heure, insista-t-il. On sera revenus d'ici là.
- On ? Relevai-je en haussant un sourcil.
- Henry, tu veux venir à l'épicerie avec moi ? Cria-t-il à l'intention de mon fils et en répondant par la même occasion à ma question.
- Ok ! Cria mon fils depuis l'étage. Je mets mes chaussures et j'arrive !
- Pourquoi tu lui as demandé de venir ? Demandai-je, perplexe.
- Parce que maintenant tu ne peux plus refuser, répondit-il en semblant plutôt fier de lui.
- Très malin, dis-je en plissant les yeux dans un air faussement menaçant.
- Allez, ne fais pas la tête, je sais que tu en as envie…
- Je ne veux pas t'obliger à te déplacer juste parce que j'ai des envies, répliquai-je en soupirant. Ce sont les hormones, je sais que ça fini par passer…
- Et moi, je veux juste te faire plaisir. Tu fais tout le boulot en portant notre enfant, je pense que marcher jusqu'à l'épicerie n'est pas trop me demander.
Je souris pour le remercier. Décidément, il était toujours si prévenant avec moi, surtout depuis qu'on m'avait dit de rester allongée pour le reste de ma grossesse. Je ne lui demandais pas grand-chose, mais il semblait lire dans mes pensées et répondre à mes besoins sans que je sois obligée de les formuler à haute voix.
- C'est bon, je suis près, dit Henry en débarquant dans le salon. Pourquoi on y va, en fait ?
- Ta mère a envie de fruits secs, alors on va en chercher, dit Hook en me jetant un coup d'œil en coin, conscient que j'allais réagir au quart de tour.
- C'est toi qui a insisté, alors « sa mère », comme tu le dis si bien, elle t'emmerde.
- Maman ! S'exclama Henry en riant.
- Moi aussi je t'aime, dit Killian en se penchant vers moi pour m'embrasser doucement.
Je souris à mon tour et les regardai avancer vers la porte avant de prendre la parole :
- Soyez prudent !
- Tu nous connais, non ? Répliqua Hook avec des rires dans la voix.
- C'est ça qui m'inquiète !
J'entendis leurs rires s'évanouir alors qu'ils refermaient la porte derrière eux.
Je regardai ma montre d'un air perplexe. Une heure s'était écoulée depuis que Henry et Killian étaient partis, et ils n'étaient toujours pas rentrés. Mes parents étaient eux aussi en retard, ce qui ne leur ressemblait pas. Les sourcils froncés, je mordillai nerveusement l'ongle de mon pouce en me demandant si je devais m'inquiéter ou pas. Je mourrais littéralement de faim et j'avais vraiment envie que ma famille arrive, parce qu'une sourde angoisse prenait petit à petit le pas sur moi alors que les minutes s'égrenaient.
Après mûre réflexion, je finis par me saisir de mon portable pour appeler Killian. Après tout c'était à ça que servait les téléphones. Je collai le combiné contre mon oreille, mais tombai sur la messagerie. Je souris légèrement en me rappelant du temps que ça m'avait pris pour lui expliquer comment enregistrer le message, et je me mis à parler après le signal :
- Je ne sais pas comment ça se fait que tu ne répondes pas, et je commence à me demander pourquoi vous n'êtes toujours pas revenus. Magnez-vous, parce que je meurs de faim. Sérieusement, rappelle moi pour me dire si j'ai à m'inquiéter ou pas, d'accord ?
Je raccrochai en me mordant l'intérieur de la joue. Je savais qu'il avait juste probablement oublié d'allumer son portable, mais la boule d'angoisse continua à grossir dans mon estomac. Je ne savais pas quoi faire. J'aurais pu me rendre moi-même à l'épicerie, mais Killian et Henry allaient probablement rentrer d'une minute à l'autre, tout comme mes parents. Je m'inquiétais probablement pour rien, mais je décidai quand même d'appeler mon père pour savoir ce qui les avait mis autant en retard.
Au moment où ces pensées me traversaient l'esprit, mon téléphone sonna. Je me jetai presque dessus et m'en saisis si vite que je manquai de le lâcher, croyant que c'était Killian qui me rappelait pour me dire que tout allait bien. Mais c'était le numéro de mon père qui s'affichait à l'écran, et je décrochai en commençant à me poser de sérieuses questions.
- Papa, j'allais t'appeler, dis-je en posant une main sur mon ventre.
- Emma, écoute, on était en chemin ta mère et moi, mais on va probablement arriver en retard, dit-il d'une voix inquiète.
- Pourquoi ? Demandai-je, intriguée par le ton qu'il venait d'employer.
- Le bureau de shérif a été appelé à cause d'un incendie. Je n'ai pas encore vu les dégâts, nous sommes en voiture, mais on te prévient quand on y est.
- Où a eu lieu l'incendie ?
Mon père marqua une pause, et la boule d'angoisse augmenta encore d'un cran dans ma poitrine.
- A l'épicerie.
J'eus l'impression que mon cœur manquait un battement. Non, ce n'était pas possible. Ils devaient probablement être déjà en chemin pour revenir à la maison. Ils ne pouvaient pas être dans l'incendie. Je ne pouvais pas y croire.
Mais une petite voix en moi me hurla que c'était logique, que cela expliquait parfaitement leur retard. Une bonne douzaine de scénarios catastrophes se mirent soudainement à tourner dans ma tête, formant un chaos inimaginable, et je sentis venir le début d'une migraine.
- Emma ? Appela mon père devant mon silence.
- Henry et Killian sont à l'épicerie, dis-je d'une voix sourde.
- Quoi ?
- J'arrive, décidai-je sans répondre, et je raccrochai en me levant d'un bond.
Je roulais à une vitesse beaucoup trop élevée. Je savais que ce n'était pas prudent, mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Mon pieds restait collé à la pédale d'accélérateur, j'avais presque l'impression d'être incapable de le contrôler. Je voyais à peine la route, me concentrant pour ne pas pleurer et imaginer le pire.
Et s'ils étaient blessés, et s'ils étaient toujours dans le magasin et que les pompiers n'arrivaient pas à les tirer de là à temps, et s'ils ne s'en sortaient pas, et si…
Je clignai plusieurs fois des yeux pour en chasser les larmes. Je me faisais sûrement des idées. Ils étaient rentrés à la maison, et Killian allait me sonner d'une minute à l'autre pour me demander pourquoi je n'étais plus là. Je jetai un rapide coup d'œil à mon portable, posé sur le siège passager. Rien. J'essayai de juguler ma panique et me garai à une rue de l'épicerie, entendant de là où j'étais les sirènes des pompiers, et, je m'en rendis compte avec un pincement au cœur, des ambulances.
Je courus presque jusqu'au lieu de l'incendie. Une fois arrivée, je me frayai un chemin entre le camions garés à la va-vite au milieu de la rue, et passai sous le ruban jaune qui délimitait une zone de sécurité sans me préoccuper des remarques que je recevais en retour. Je comprenais les réflexions des pompiers, puisque j'étais en congé maternité. Je n'aurais même pas dû me trouver sur les lieux, mais je m'en fichais complètement.
Je marquai un mouvement de recul devant les flammes qui semblaient dévorer le bâtiment et la fumée noire qui s'en dégageait. Les pompiers arrosaient le magasin à grand coup de tuyau d'arrosage, mais, pour l'instant en tout cas, leurs efforts n'avaient pas l'air de porter leurs fruits. Affolée, je regardai autour de moi pour trouver mes parents. Eux sauraient si mon fils et Killian étaient sains et saufs.
Après plusieurs secondes qui me semblèrent durer des heures, j'aperçus enfin ma mère, qui se tenait à l'autre bout de la zone de sécurité, et je me précipitai vers elle pour qu'elle me mette au courant de ce qui se passait.
- Maman…
- Emma ! S'exclama-t-elle en se retournant vers moi. Tu n'aurais pas dû venir ici, la fumée peut être nocive pour le bébé…
- Est-ce que tu as vu Henry et Killian ? dis-je précipitamment sans tenir compte de sa remarque.
- Henry est dans l'ambulance, dit-elle en me pointant un des véhicules de la main. Regina va arriver…
- Il n'est pas blessé ? Demandai-je en essayant de contrôler les battements anarchiques de mon cœur.
- Non, il est là juste pour contrôler que tout va bi...
Je ne la laissai pas terminer et m'avançai le plus rapidement possible vers l'endroit que m'avait désigné ma mère. Mon fils était assis sur un brancard, et il semblait en pleine forme. En remerciant silencieusement toutes les forces divines auxquelles je n'étais pas sûre de croire, je montai dans le véhicule et le serrai fort contre moi.
- Tu vas bien, tu n'as rien ? Dis-je en posant ma main dans ses cheveux. Mon dieu, Henry, tu ne peux pas t'imaginer à quel point j'ai eu peur…
- Je vais bien, dit-il d'un air grave.
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Une bougie allumée est tombée et a enflammé les rideaux qui mènent à l'arrière boutique. Le feu a pris très vite. Nous étions plusieurs dans le magasin. Personne n'a été blessé grâce à Hook, il a fait en sorte de tous nous faire sortir pour qu'on soit en sécurité.
- Où est-il ? Demandai-je en jetant un coup d'œil à l'extérieur du véhicule, me demandant pourquoi il n'était pas avec Henry.
Je reportais mon attention sur mon fils, mais il se contenta de me fixer en avalant difficilement sa salive. Les mots semblaient comme bloqués dans sa gorge.
- Henry ? Demandai-je d'une voix un peu étranglée.
- Il n'a pas réussi à sortir avant que le feu ne prenne à l'entrée…
- Il est toujours à l'intérieur ?! M'exclamai-je en sentant mon cœur s'arrêter de battre dans ma poitrine.
- Les pompiers essayent de… maman !
J''étais descendue de l'ambulance à la vitesse de l'éclair en ignorant l'appel de mon fils. Je ne savais pas quoi faire. Je ne pouvais pas aller le chercher moi même, j'allais me faire tuer. Je me tenais à présent si près du bâtiment que je sentais la chaleur des flammes agresser ma peau. Il n'allait pas mourir. Il ne pouvait pas, pas alors que nous venions tout juste de nous retrouver. Pas alors que j'étais enceinte.
Je sentis quelqu'un me saisir par le bras, et je tournai un regard trempé de larmes vers ma mère. Je n'avais même pas remarqué que je pleurais.
- Emma, chérie, recule-toi, c'est dangereux…
- Il est toujours à l'intérieur… articulai-je d'un air hébété.
- Je sais, on viens de me le dire, mais tu ne peux rien faire, répondit-elle, les larmes aux yeux.
- Je ne peux pas le laisser là ! Hurlai-je d'un air presque hystérique. Il faut que je fasse quelque chose !
- Tu ne peux rien faire, chérie, répéta-t-elle d'une voix étranglée, laisse les pompiers faire leur boulot…
- Mais s'ils n'arrivent pas à temps ? S'il est déjà…
Ma voix se cassa sur le dernier mot, et un énorme sanglot me secoua les épaules. Ma mère m'attira à elle pour m'enlacer en me murmurant des paroles qui se voulaient réconfortantes à l'oreille :
- Ça va aller, chérie, ne t'en fais pas. Il va s'en sortir. Il s'en sort toujours, n'est-ce pas ? Calme-toi, ça ne sert à rien.
Mes jambes étaient sur le point de se dérober sous moi, et ma mère m'entraîna en me portant à moitié vers une ambulance vide pour me faire asseoir à l'intérieur. J'avais la tête qui tournait, et je ne savais plus vraiment où je me trouvais. C'était ma faute, s'il était venu à l'épicerie. C'était pour chercher quelque chose pour moi.
S'il mourrait, je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même.
J'avais l'impression d'étouffer, je respirais beaucoup trop rapidement et mon cœur battait à une vitesse folle. Ma mère prit mon visage entre ses mains et m'obligea à la regarder.
- Emma, c'est parfaitement normal que tu sois dans cet état là, mais il faut que tu te calmes. Tu es à la fin de ta grossesse, il ne faut pas provoquer un accouchement prématuré.
Je savais qu'elle avait raison. J'enfonçais mes ongles dans les paumes de mes main et me fis violence pour respirer plus doucement.
- C'est bien, ma belle, respire…
- Il ne peut pas être… Il ne peut pas être mort, hoquetai-je. Je ne sais pas comment je…
- Emma, calme-toi. Ne pense pas à ça, il est en vie. Regarde-moi, Emma. Il est en vie !
Je hochai lentement la tête. Je savais qu'elle faisait cela pour me rassurer mais qu'elle ne le croyait pas vraiment elle même.
Tout d'un coup, j'entendis de l'agitation à l'extérieur, et je me dégageai de l'emprise de ma mère pour sortir du véhicule et m'avancer vers l'origine du bruit. C'était peut-être lui qu'on était en train de sauver, et il fallait que je m'en assure.
Je m'avançai le plus près possible du bâtiment sans risquer de me blesser. J'avais arrêté de pleurer, et je me rendis compte que j'étais en apnée, comme si j'attendais la nouvelle qui allait tomber. Il allait bien ou il était mort.
Je vis un brancard avancer dans ma direction. Une silhouette était couchée dessus. Je reconnus Hook de loin. Il ne bougeait pas.
Faites qu'il soit en vie, faites qu'il soit en vie, faites…
Je me précipitai vers les sauveteurs pour en avoir le cœur net. Un d'entre eux m'arrêta avant que j'arrive à mon but.
- Vous ne pouvez pas avancer plus, Swan, c'est dangereux.
- Il est vivant ? Demandai-je dans un souffle.
- Oui, mais on est arrivé à temps. Il a respiré pas mal de fumée, et il a plusieurs brûlures superficielles. On l'emmène à l'hôpital, ses poumons en ont pris un coup.
J'essayai de suivre le brancard, mais le pompier m'arrêta d'une main posée sur l'épaule.
- Non, dit-il simplement.
- Pourquoi ?
- Il vaut mieux que vous ne soyez pas avec, il va avoir besoin de soins urgents et vous risquez d'être dans le chemin.
- Nous sommes fiancés et je suis enceinte de lui, sifflai-je avec rage. Vous allez me laisser passer.
Je fis jouer mes doigts pour lui faire comprendre que je n'hésiterais pas à utiliser la magie s'il insistait. Il regarda mes mains puis releva les yeux vers moi avec crainte. Il finit par me lâcher l'épaule, et je suivis Killian qui était en train d'être installé dans l'ambulance.
- On te rejoint à l'hôpital ! Me cria ma mère.
Je ne m'arrêtai pas et lui fis un signe de la main pour montrer que j'avais compris. Tout ce qui comptait, à présent, c'était que Killian s'en sorte. Il n'avait pas d'autre choix.
Je pleurais en silence dans l'ambulance. J'avais cru être rassurée en le voyant en vie, mais ce n'était pas le cas. Il avait plusieurs brûlures sur les bras et dans le cou, mais ce n'était pas ça le pire. Il avait respiré beaucoup de fumée, et il ne se réveillait toujours pas. On lui avait mis un masque à oxygène, et je voyais sa poitrine se soulever à un rythme régulier.
Je lui tenais la main, l'autre posée sur mon ventre. Je savais qu'il fallait que je sois forte pour le bébé, je ne voulais pas créer des complications à cause de mon affolement. Mais j'avais tellement peur qu'il ne se réveille pas. Je ne savais pas ce que j'allais faire s'il mourrait. Je ne pourrais pas aller le chercher une seconde fois au royaume des morts. Je m'accrochai à l'idée qu'il allait s'en sortir et serrais un peu plus sa main dans la mienne avant de sécher mes larmes d'un revers du poignet.
Assise sur une des chaises en plastique de la salle d'attente des urgences, je me rongeais les ongles jusqu'à sang. Je tournai nerveusement la tête pour la dixième fois en deux minutes pour voir si je n'apercevais pas Whale apparaître au détour d'un couloir. J'espérais de tout mon cœur qu'il vienne me dire que Killian allait bien. On ne m'avait pas laissé aller avec lui pendant qu'on le stabilisait, et ça me rendait folle.
Mes parents, Regina, Robin et Henry étaient assis à mes côtés. Personne ne parlait. Je les voyais me jeter des coups d'œil inquiets de temps à autre. Je voulais juste pouvoir voir Killian. Je voulais qu'il soit sain et sauf, le serrer dans mes bras et lui dire que je l'aimais.
- Emma, intervint ma mère avec douceur. Il est tard, Whale a dit que tu devais te reposer…
- Si tu crois que je vais rentrer à la maison alors que Killian est ici, tu te mets le doigts dans l'œil, répondis-je avec froideur.
- Ce n'est pas ça que je voulais dire, continua-t-elle sans se formaliser du ton que j'avais employé. On peut demander à Whale de te réserver une chambre d'hôpital pour que tu dormes un peu…
- Je veux être là quand il se réveillera, dis-je d'une voix moins agressive, priant pour que mes espoirs se réalisent. Je ne suis pas fatiguée, de toute façon.
Je me mis debout pour faire les cents pas dans le couloir. Je me levais et me rasseyais toutes les dix minutes depuis que j'étais arrivée. Le bébé n'avait pas bougé depuis que j'avais appris la nouvelle, je ne savais pas si c'était normal, et ça ne faisait que renforcer mon angoisse. Je me tordais les doigts en espérant que quelqu'un viendrait enfin m'appeler pour me dire qu'il était vivant et en bonne santé.
- Emma, commença mon père avec une légère hésitation. Arrête de marcher de long en large comme ça, on t'a dit de rester allongée…
- Tu veux que je me repose alors que l'homme que j'aime est dans une chambre d'hôpital et que je ne sais pas s'il va s'en sortir ?! M'exclamai-je soudain avec colère.
Toute la colère et l'angoisse que je ressentais face à ce que j'étais en train de vivre venaient de ressortir dans ma phrase. J'allai me rasseoir et me passai la main sur le visage :
- Désolée, dis-je d'une voix rauque en évitant de regarder ma famille pour ne pas croiser leurs regards inquiet.
- C'est normal d'être sur les nerfs, dit ma mère avec douceur. Mais ton père à raison, il faut que tu te reposes.
J'acquiesçai lentement, et elle m'attira à elle pour que je pose la tête sur son épaule. Personne ne dit rien pendant plusieurs minutes. Ma mère passait tendrement sa main dans mes cheveux, et j'avais de nouveau envie de pleurer. J'avais tellement peur qu'il ne s'en sorte pas que je sentais mon corps trembler violemment.
Enfin, je vis une blouse blanche avancer dans notre direction, et je me levai littéralement d'un bond avant de me précipiter vers Whale.
- Il va bien ? Je peux le voir ?
- Il est stabilisé. Tu peux y aller, mais on préfère qu'il n'y ait pas trop de personnes dans la chambre à la fois.
Je me tournai vers ma mère, qui hocha la tête pour me faire comprendre qu'ils restaient tous dans la salle d'attendre, et je suivis Whale dans le labyrinthe de couloirs de l'hôpital. Il me désigna une porte fermée et recula de trois pas pour me montrer qu'il me laissait entrer seule.
Je poussai le battant en silence, et laissai la porte se refermer toute seule derrière moi. La pièce était plongée dans le noir, et la seule source de lumière provenait d'une veilleuse posée sur la table de nuit. Une chaise était placée près du lit, et je m'en approchai tout en retenant mes larmes.
Killian était couché dans le lit, et il avait l'air si fragile. Les yeux fermés, immobile, on lui avait retiré son masque, mais il était toujours sous oxygène. Je m'assis à ses côtés en silence, comme si j'avais peur de le réveiller. Je posai mes yeux sur ses brûlures, au bord des larmes. Sans vraiment réfléchir à ce que je faisais, je passai ma main au dessus des ses blessures pour le soigner. Je savais que ça n'allait probablement pas l'aider à le réveiller, me le voir intact de l'extérieur me rassurait.
Lorsque j'eus finis, je lui saisis la main et exerçai une légère pression dessus.
- Killian ? Dis-je d'une petite voix.
Il ne bougea pas.
Alors j'attendis.
Cela faisait des heures que je me trouvais dans la chambre, et rien ne se passait. Je sentais la fatigue m'envahir petit à petit. Je n'avais ni dormi ni mangé depuis des heures. Mais je ne bougeais pas, car je voulais être là lorsqu'il se réveillerait. Je m'accrochais à cette idée, il allait s'en sortir. Et lorsqu'il ouvrirait les yeux, je voulais être la première chose sur laquelle son regard se poserait. Je voulais qu'il sache que je ne l'avais pas abandonné.
- Killian ? Dis-je en me penchant vers lui, sans savoir pourquoi je faisais ça parce qu'il n'avait probablement aucune idée de ma présence à ses côtés. Je ne sais pas si tu m'entends, mais s'il te plaît, accroche-toi. Je ne veux pas te perdre. Et puis il y a le bébé, je veux qu'il ait un père. On a encore tellement de choses à vivre ensemble, je t'en supplie, réveille-toi.
Rien ne se produisit, et je sentis brusquement une colère monstrueuse m'envahir :
- Je n'ai pas été te chercher jusqu'en enfer pour ça ! Criai-je en lui serrant fort la main.
Toujours rien. Je me remis à pleurer à chaudes larmes et posai la tête sur le couvre lit. Je ne savais plus du tout où j'en étais. J'avais presque l'impression de devenir folle. Et dire que, quelques heures plus tôt, tout allait bien.
J'entendis la porte de la chambre s'ouvrir, mais ne relevai pas la tête. Des pas approchèrent et une main se posa doucement sur mon épaule.
- Emma, tu tiens le coup ? Demanda doucement la voix de ma mère.
Je me remis droite et essuyai mes larmes de ma main libre.
- C'est de ma faute s'il était à l'épicerie, dis-je d'une voix faible. A cause de mes stupides envies de femme enceinte.
- Ne dis pas ça, chérie. Ça ne sert à rien de s'en vouloir. Il va se réveiller, tu verras.
Elle resta quelques secondes silencieuse, puis recommença encore plus doucement, comme si elle avait peur de me brusquer ou de réveiller une nouvelle fois ma colère.
- Je sais que tu es inquiète, mais il faut que tu manges quelque chose. Ça fait une éternité que tu n'as plus rien avalé.
- Je n'ai pas faim, dis-je d'une voix sourde, les yeux rivés sur le corps immobile de Killian.
- Je m'en doute, Emma, mais ce n'est pas pour toi, c'est pour le bébé. Tu veux qu'il soit en pleine forme ce petit bout, non ?
Je ne répondis pas mais posai ma main libre sur mon ventre. Le bébé ne bougeait toujours pas. Je sentis les larmes me piquer les yeux.
- Allez viens, je t'emmène chercher quelque chose à la cafétéria.
- Il n'est pas question que je quitte cette chambre, dis-je sèchement. S'il se réveille ou qu'il se passe quelque chose, je veux être là. Il ne m'aurait jamais abandonnée, lui.
Je lâchai la main de Killian pour me lever. Mes membres étaient endoloris d'être restés trop longtemps dans la même position. Mais à peine eus-je fais trois pas que ma tête se mit à tourner, et je titubai dangereusement avant de me retenir à un mur le plus proche pour ne pas tomber. Ma mère me raccompagna vers la chaise et exerça une légère pression sur mes épaules pour m'obliger à m'asseoir.
- Ok Emma, je vais te chercher quelque chose, et tu ne discutes pas. Tu es épuisée et tu es probablement en hypoglycémie, tu ne sais même plus te tenir sur tes jambes.
Je ne dis rien, trop occupée à dévisager Hook. J'avais de nouveau saisi sa main, et j'avais eu l'impression de sentir une pression en retour, très légère, mais bien présente.
- Emma ?
- Je pense qu'il a bougé, dis-je en gardant les yeux fixés sur Killian.
Ma mère se tut et le regarda à son tour. Tous mes sens étaient aux aguets pour repérer quelque chose, un mouvement, un battement de paupières, n'importe quoi, mais rien ne se passa.
- Oh, chérie, dit ma mère au bout d'un moment. Tu as sûrement imaginé des choses à cause de la fatigue.
Je m'apprêtai à répliquer lorsque je vis les paupières de Hook frémir.
- Killian ? Appelai-je doucement en lui serrant un peu plus fort la main.
Quelques secondes qui me parurent comme une éternité s'écoulèrent, et je le vis enfin ouvrir les yeux. Il porta son regard autour de lui, comme s'il se demandait ce qu'il faisait dans une chambre d'hôpital, avant de le poser sur moi. Le souffle coupé, je n'arrivais pas à prononcer un mot, et un long silence s'écoula avant qu'il ne dise d'une voix rauque :
- Bon, je pense que tu n'auras pas tes fruits secs aujourd'hui.
- Espèce d'idiot, dis-je en pleurant et en riant à la fois, passant doucement ma main sur son visage.
- Je vais chercher le médecin, intervint ma mère. Et cette fois, Emma, il n'est pas question que tu refuses de manger.
Je hochai la tête et elle quitta la chambre, nous laissant seuls. Des larmes brûlantes coulaient le long de mes joues, et je sanglotai à moitié en disant :
- Tu m'as fait une de ces peurs… Comment tu te sens ? Tu n'as pas trop mal ?
- Ça va, dit-il, toujours de sa voix anormalement rauque. Je me sens un peu rouillé, mais je sais respirer, c'est le principal.
- Je suis désolée, Killian, dis-je en essuyant mes larmes, ce qui ne servait pas à grand-chose puisque je continuais à pleurer.
- Pourquoi ? Demanda-t-il d'un air perplexe.
- Parce que c'est à cause de moi que tu étais là-bas, et…
- C'est moi qui ai insisté pour y aller, love, tu n'as rien à te reprocher.
J'avais tellement envie de le prendre dans mes bras en cet instant, mais je savais que c'était impossible. Je me contentai donc de passer doucement la main dans ses cheveux sans pouvoir m'arrêter de pleurer. J'étais tellement heureuse qu'il aille bien.
- Et en plus de ça, tu as sauvé Henry, dis-je d'une petite voix. Je ne sais même pas quoi dire pour te remercier…
- Tu n'as rien à dire, Swan, cet enfant vit avec moi une semaine sur deux. Je le considère comme faisant partie de ma famille. C'était normal de m'assurer qu'il était sain et sauf…
- J'ai eu tellement peur de t'avoir perdu, Killian… J'ai eu peur que notre enfant n'ait pas de père, j'ai…
- Il en faudra plus qu'un incendie pour m'empêcher de voir notre enfant, je te promets, me coupa-t-il doucement. Et toi, comment tu te sens ?
J'éludai sa question d'un vague geste de la main. Je savais qu'il allait se mettre en colère s'il savait le quantité d'efforts que j'avais fait dans la soirée.
- Je t'aime tellement fort, murmurai-je en continuant à passer ma main dans ses cheveux. Tu ne me refais plus une peur pareille, d'accord ?
- Promis, dit-il en esquissant un demi-sourire.
Je voyais qu'il était fatigué, et j'arrêtai de parler. Nous en étions arrivé à un point dans notre relation où nous n'avions plus besoin de mots pour nous comprendre. J'étais juste heureuse qu'il soit en bonne santé, bien vivant. Je n'aurais pas supporté de le voir mourir une nouvelle fois.
Le bébé donna un énorme coup dans mon ventre, comme s'il avait lui aussi retenu son souffle en attendant que son père se réveille.
Voilà voilà, c'est tout pour ce chapitre, j'espère que ça vous a plu! J'avoue avoir été un peu méchante, mais je me suis rattrapée sur la fin :3
Et il ne reste plus que 3 chapitres à cette fic! Mais ne vous inquiétez pas, il y a encore plein de moments fluffy à venir, et j'annoncerai une "surprise" (si on peut appeler ça comme ça x) ) la semaine prochaine!
A lundi prochain! (si j'ai survécu à ma rencontre avec les acteurs x) )
