Et bien tout d'abord merci beaucoup à mes reviewers, anciens comme nouveaux.

Haru-carnage : Eh oui, Harry a encore beaucoup à apprendre !

Alexfr36 : Content que tout çà t'ai plus ! Je me suis bien amusé en écrivant ce chapitre.

Matsuyama : J'avoue, j'étais content de moi quand j'ai écrit çà.

Nepheria4 : merci

Milinette : Neville finira bien par s'ouvrir aux autres, il a des amis maintenant ! Et je suis content que cette version de Harry te plaise.

MielChocolat : (Merci pour avoir signalé cette erreur, je l'ai corrigé immédiatement.) Et oui, l'histoire diverge de plus en plus... forcement puisque les personnages ne sont plus du tout les mêmes.

Thaouka : bienvenue Thaouka ! Et merci pour les trois reviews, j'espère que la suite continuera à te plaire tout autant.

Stele33 : Eheh... précoce pour son âge, Sally-Ann, n'est-ce pas ? Et j'ai vérifié, en 1992, il est possible d'entendre déjà l'expression « gay » même si les connotations n'étaient pas tout à fait les mêmes qu'aujourd'hui.

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Chapitre 14 : Norbert le dragon

Une bonne majorité des élèves affectionnait leur dortoir ou la salle commune de leur maison pour travailler. Cela donnait l'avantage d'avoir toutes ses affaires à portée de main, de pouvoir éventuellement demander de l'aide aux élèves plus âgés, et de ne pas être contraints par le silence imposé par madame Pince dans la bibliothèque.

Harry et ses amis ne pouvaient pas en faire autant, puisqu'ils n'avaient pas de dortoir commun. Il était donc assez fréquent de les voir à la bibliothèque, ou, quand le temps était particulièrement clément, dehors.

À la mi-mars, Hermione avait présenté aux autres son programme de révisions en vue des examens.

– Déjà ? mais les examens sont en juin, non ? demanda Harry, surpris de la précocité du plan.
– Cela laisse à peine une dizaine de semaines avant les écrits. Dix semaines pendant lesquelles il va aussi falloir finir le programme !
– Hermione a raison, renchérit Sally. Mieux vaut s'y prendre tôt. Je suppose que Rogue va nous demander de réécrire presque l'intégrale de « Mille herbes et champignons magiques ».
– Si ce n'est que ça, ça irait, dit Neville. Mais je pense plutôt qu'il va nous faire écrire les instructions de toutes les potions qu'on a faites cette année…. J'en tremble déjà.

Malheureusement, les professeurs ne semblaient pas vouloir aider Hermione à réviser. Ils leur donnaient tant de devoirs qu'on pouvait se demander où ils trouvaient le temps nécessaire à leur correction.

Une semaine après qu'Hermione avait présenté son idée, elle devait déjà tout refaire, se prenant la tête dans les mains en se plaignant qu'il n'y aurait jamais assez de temps pour tout caser.

Ils s'étaient débrouillés pour finir tous leurs devoirs pour la semaine suivante et espéraient en profiter pour réviser.
Mais en à peine deux jours, leur stock de devoirs était déjà si important qu'il valait mieux les commencer.

En attendant le repas, Harry et ses amis s'étaient donc posés à la bibliothèque. Le professeur McGonagall leur avait demandé à tous un essai de deux pages sur les dangers de la métamorphose d'objet en animal et le professeur Rogue leur avait demandé de décrire le processus de fabrication d'un onguent de cicatrisation, et de le compléter par au moins trois façons de transformer le dit onguent en poison.

Neville échappait à ce dernier pour le moment, car sa classe n'avait pas encore eu à affronter Rogue cette semaine. Il avait cependant un petit devoir à faire en botanique, auquel il s'adonnait avec enthousiasme.

Relevant le nez quelques instants de sa copie pour observer une belle éclaircie printanière, Sally-Ann remarqua Hagrid, qui feuilletait maladroitement un livre dans un rayon non loin.

– Hé ! Harry ! chuchota-t-elle en le poussa du coude. Regarde qui est là !

Harry décida d'aller voir le garde-chasse.

– Salut Hagrid !
– Ah ! L'exclamation d'Hagrid résonna dans la bibliothèque. Tu m'as surpris… Il n'y a pas idée d'arriver derrière les gens comme ça !
Tout en discourant, Hagrid fourra un livre dans sa poche.

– Qu'est ce que vous êtes venu chercher ici ? On ne vous voit pas souvent à la bibliothèque.
– Oh… Une ou deux choses, rien de très important… Et vous ? Vous n'êtes pas en train de fouiner dans les affaires du directeur, j'espère !
– Oh, non, on a bien assez de boulot comme ça. Et puis, on s'est dit que Dumbledore avait sûrement très bien protégé la pierre philoso…
– Chut ! l'interrompit Hagrid, essayant de voir s'ils étaient écoutés. Pas ici !
– Oh, oui, pardon, bien sûr. On viendra vous voir tout à l'heure, alors.

Hagrid parut encore plus gêné.

– OK, mais n'attendez pas que je vous raconte quoi que ce soit.

Hagrid sortit de la bibliothèque avec un air méfiant.

– Qu'est ce qu'il cherchait ? demanda Hermione.
– Allons voir ! proposa Neville.

« Les Différentes Espèces de dragons d'Angleterre et d'Irlande », « De l'œuf au brasier », « Le Guide de l'amateur de dragons »... ces livres détonnaient dans le rayonnage. Ils n'étaient pas alignés avec les autres, et il manquait apparemment un tome qui avait dû être rangé avec eux.

– Hagrid a toujours voulu avoir un dragon, souffla Harry. Il me l'a dit quand on s'est rencontrés.
– J'espère qu'il n'en a pas acheté, on peut s'attirer de graves ennuis à posséder un dragon. Ça a été formellement interdit il y a longtemps pour éviter que les moldus nous repèrent. Sans compter le fait qu'un dragon est totalement impossible à contrôler. Il me semble qu'il y a trois ou quatre réserves en Europe.
– Et qu'est-ce qu'il se passe quand un dragon s'échappe ? demanda la jeune Serdaigle.
– Le ministère de la magie doit intervenir pour faire oublier à tout le monde ce qu'il s'est passé.
– En tout cas, Hagrid n'avait pas l'air dans son assiette… je me demande bien pourquoi.

Après le dîner, ils sortirent dans le crépuscule pour se rendre chez Hagrid. Contrairement à son habitude, il avait tiré les rideaux, on ne pouvait donc plus voir aussi bien la lueur de sa chaumière. Ils finirent cependant par arriver et taper à la porte.

– Qui est là ? demanda Hagrid d'un ton bourru.

Quand Harry eut répondu, Hagrid vint les faire entrer. Il faisait une chaleur d'enfer à l'intérieur.

– Bon ! De quoi vous vouliez parler ?

Les quatre jeunes sorciers se regardèrent, peu sûrs d'eux.

– On se demandait juste si la pierre philosophale est en sécurité.

Hagrid fronça les sourcils.

– Bien sûr que oui ! Dumbledore en a assuré personnellement la garde. Enfin. personnellement… Il y a participé, en tout cas. Et s'il dit que la pierre est en sécurité, alors elle l'est.
– Mais j'imagine qu'il n'y a pas grand monde en qui le directeur ait pu avoir suffisamment confiance pour l'aider. À part vous, bien sûr, continua Hermione.

Hagrid bomba le torse, et commença à compter sur ses doigts.

– Eh non ! Avec moi, il n'y a eu que les professeurs Chourave, Flitwick, McGonagall et Rogue ! Donc en tout, nous sommes cinq. Rassurez-vous, si jamais quelqu'un essaye de passer les protections, il ne sera pas encore au bout que Dumbledore lui tombera dessus ! Ah non ! j'allais oublier ! Six, le professeur Quirrell aussi a été chargé de la protection de la pierre. La preuve qu'il ne veut pas la voler !

Hermione se mordit la lèvre pour éviter de répliquer qu'il serait d'autant plus facile à Quirrell de passer les protections. Après tout… tant que personne n'était blessé, il ne s'agissait que d'un objet, qui pouvait sans aucun doute être recréé.

– Hagrid, est-ce qu'on pourrait ouvrir la fenêtre ? demanda Neville. C'est un vrai chaudron, ici.
– Heu... non, impossible, désolé ! dit Hagrid en jetant un coup d'œil sur le feu.

Suivant son regard, les jeunes sorciers s'aperçurent que ce qu'ils avaient pris pour une bûche n'en était pas une. Au milieu de la cheminée, sous la bouilloire, trônait un énorme œuf noir. Il n'y avait pas à se demander quel animal avait pu le pondre.

Alors que Harry allait prendre la parole, il fut interrompu par Neville.

– Ouah ! Et il peut encore éclore ?
– Euh… j'espère, c'est résistant, un œuf !
– Où est-ce que vous l'avez trouvé ? Vous ne l'avez tout de même pas volé à sa mère ! demanda Sally-Ann.
– Oh, bien sûr que non ! Le pauvre petit ! Qui irait faire une chose aussi atroce ! Je l'ai gagné. Je suis allé faire un tour à Pré-Au-Lard, et on m'a proposé une partie… J'ai jamais eu autant de chance aux cartes ! Et finalement, un client de passage m'a proposé l'œuf comme paiement. Une occasion pareille, ça ne se loupe pas ! Je ne comprends même pas comment il a pu s'en séparer.
– Et vous comptez le garder ? demanda Hermione.
– Bah… Ça se faisait dans le temps. J'ai trouvé tout ce qu'il me fallait comme information à la bibliothèque. Comment les nourrir, comment reconnaître la race…Le plus important est de bien les maintenir au chaud, sinon, ils ne parviennent pas à éclore.
– Hagrid, votre cabane est en bois ! Et vous vivez à côté d'une forêt et d'une école !

Mais Hermione se fatiguait inutilement. Le garde chasse était à présent obnubilé par son œuf, et à en juger par son regard amoureux, il comptait bien le couver jusqu'au bout.

Les quatre amis prirent donc congé, pour retourner au château.

Quelques semaines plus tard, ils reçurent un message d'Hagrid : « Il est en train d'éclore. »

Dès qu'ils le purent, ils filèrent retrouver le garde chasse. Le bébé prenait son temps, l'éclosion était encore en cours. Hagrid avait posé l'œuf sur la table, et le fixait des yeux en marmonnant :

– Aller, vas-y ! Tu peux le faire ! Viens voir maman !

L'œuf fuligineux tressautait, sa coquille se distendait et laissait voir quelque chose bouger à l'intérieur. Les jeunes élèves rejoignirent Hagrid et s'installèrent autour de la table, retenant leur souffle, et assistant à la première éclosion de dragon observée par des sorciers en milieu domestique depuis plus de deux cents ans.

Soudain, la coquille se fendit, et une tête se faufila un instant dans l'embrasure.

Quelques minutes plus tard, le bébé dragon était sorti.

– N'est-il pas magnifique !

Harry n'était pas vraiment de cet avis. Avec ses ailes détrempées et immobiles, il ressemblait plus à un vieux parapluie cassé qu'à autre chose.

Alors qu'Hermione était en train de poser des questions techniques à Hagrid, ce dernier se leva d'un bond et fila à la fenêtre.

– Quelqu'un nous espionnait !

Harry se précipita à l'extérieur, pour voir s'il reconnaissait la personne en question. Mais il ne sut s'il fallait être content du résultat : Malefoy était en train de rentrer à Poudlard en courant.

Ils attendirent un moment en compagnie d'Hagrid, le nœud au ventre de peur de voir le directeur accourir, mais il ne se passa rien.

Harry et ses amis retournèrent donc au château, pour le dîner.

À la table des Serpentard, Drago Malefoy affichait un sourire narquois, tout particulièrement destiné à Harry. Celui-ci se promit de s'expliquer avec lui, mais au cours des jours qui suivirent, Drago lui glissait entre les doigts à chaque fois qu'il cherchait à lui parler seul à seul.

Hermione, Sally-Ann et Neville cherchaient de leur côté à raisonner Hagrid. Mais celui-ci ne voulait rien savoir.

Un soir de la semaine, ils se retrouvèrent tous les quatre pour essayer de convaincre le garde-chasse que garder illégalement un dragon dans une cabane en bois était une mauvaise idée.

Ce dernier, prénommé « Norbert » par sa « maman » adoptive, avait déjà triplé de taille.

– Hagrid, essaya Sally-Ann. Il faut se débarrasser de lui, Drago peut avertir Dumbledore à tout instant !
– Pourquoi pas le laisser grandir dans la forêt interdite ? proposa Neville.
– Ah, non ! trop dangereux, le pauvre, regardes moi un petit bout comme ça ! Norbert ne saurait pas se défendre, il ne ferait pas de mal à une mouche ! Hein Norbert !
– Mais vous risquez la prison pour ça ! attaqua Hermione.

Cette simple phrase sembla dégriser totalement Hagrid.

– Ah bon ? Tu crois ?
– Oui, j'ai lu qu'en 1666, un éleveur illégal de la banlieue de Londres a été condamné à une peine de vingts ans à Azkaban. Et c'était avant l'interdiction totale par la convention de 1709.

Hagrid prit un air désespéré.

– Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire !
– On n'a qu'à l'envoyer dans une réserve ! proposa Sally-Ann. Tu as bien dit qu'il y avait une réserve en Grande-Bretagne, Neville ?
– Oui…llleee ! Il m'a mordu la main !
– Oh le pauvre, il a dû comprendre qu'on parlait de lui, et il s'est senti délaissé, dit Hagrid en frottant le lézard volant derrière la nuque. Ne t'inquiète pas Norbert, les Hébrides, c'est un endroit super sympa, tu verras. Tu t'y feras plein d'amis…

Hagrid se tourna ensuite vers Neville.

– Tu devrais montrer ça à Mme Pomfresh. Les morsures, c'est jamais bon si on ne les traite pas rapidement.
– Je t'accompagne, dit Sally-Ann à Neville. On n'aura qu'à dire qu'on se promenait près de la forêt interdite, et qu'un truc t'a mordu quand tu as voulu cueillir une plante.
– Bon, puisque c'est décidé, je vais tout de suite faire des recherches et contacter la réserve la plus proche.

Ceci dit, Hermione fila vers la bibliothèque.

Le soir même, sa lettre était prête à partir, et Hedwige avait été choisie pour porter ce message de la plus haute importance. Il n'y avait plus qu'à espérer que les MacFusty soient compréhensifs et qu'ils acceptent de récupérer un Norvégien à crête perdu en écosse.

Le lendemain, Neville était toujours à l'infirmerie. Sa main avait doublé de volume, et n'ayant pas de précision sur la nature de la morsure, l'infirmière ne pouvait que traiter les symptômes et rendre la convalescence supportable.

À midi, Neville allait un peu mieux, mais devrait être gardé en observation jusqu'au lendemain. Harry, Hermione et Sally-Ann vinrent le voir à midi pour qu'il ne s'ennuie pas trop.

– C'est chic de ta part de n'avoir rien dit, Neville, commença Hermione.
– Bah, tu sais, ce n'est qu'un bête morsure. Ce n'est pas comme si c'était une blessure due à une tentacula vénéneuse !

En tout cas, ce sera bientôt fini. J'ai eu la réponse des MacFusty. Tiens, la voilà ! Regarde.

Tous purent lire à tour de rôle la lettre :

Bonjour,

Nous serions ravis d'accueillir un jeune norvégien à crête dans notre réserve. Nous comprenons qu'il faille être discret pour extrader ce jeune spécimen, dont nous ne demanderons pas l'origine.
Nous pouvons venir le chercher samedi à minuit, au couvert de l'obscurité, si cela vous convient.

Cordialement

Finn MacFusty

– Je leur ai répondu que c'était d'accord. Il ne reste plus qu'à espérer ne pas se faire prendre samedi soir.
– Avec ma cape d'invisibilité, ça devrait aller, répondit Harry.
– QUOI ?! s'exclamèrent ses amis.
– J'ai dû oublier de vous en parler, ça m'est sorti de l'esprit…

Et il commença à leur raconter ses aventures de noël.

Après les cours, Harry et ses deux amies allèrent voir Neville. Le jeune Gryffondor était allongé à l'infirmerie, mais il n'était certainement pas en train de se reposer :

– C'est horrible ! Je suis désolé ! Malefoy a pris la lettre, je m'en suis rendu compte il n'y a pas cinq minutes ! s'exclama-t-il dès qu'il vit ses amis arriver.
– Quoi ? Drago ? Mais comment…
– Il est venu pour m'apporter mes devoirs, et pour se foutre de moi. Et il a pris le devoir qu'on devait rendre en botanique ce soir, et j'avais laissé la lettre dans mes affaires, je crois qu'il a pris les deux en même temps.
– Il est un peu tard pour changer de programme, dit Harry. Il faut tenter le coup. On ne sait pas si Drago veut nous dénoncer. Et il ne sait pas que nous pouvons être invisibles.

Samedi, Neville était sorti. En début d'après midi, ils se retrouvèrent tous chez Hagrid.

Il fut décidé que le jeune Gryffondor ne participerait pas à l'expédition de la nuit. Il ne faudrait pas que sa main convalescente pause problème.

Harry, Hermione et Sally-Ann voulaient par contre tous trois transporter Norbert jusqu'au sommet de Poudlard.

La cape étant à Harry, il fut accepté qu'il en soit. Mais cette dernière ne pouvait contenir qu'un autre porteur en plus de la boite. En désespoir de cause, Hermione et Sally-Ann tranchèrent à la courte paille. Ce fut la jeune Serdaigle qui « gagna » le droit d'accompagner Harry, au grand dam de Sally-Ann.

Minuit approcha. Harry et Hermione peinaient à transporter Norbert, devant avancer en silence et en faisant attention à ne pas faire glisser la cape. Ils arrivèrent en bas de la tour d'astronomie sans encombre, lorsqu'ils entendirent des éclats de voix.

– Il est bientôt minuit ! Le couvre-feu est dépassé depuis longtemps ! Ça fera vingt points en moins à Serpentard. Et vous aurez une retenue !

Quelques mètres derrière eux, le professeur McGonagall était en train de sermonner Drago.

– Mais madame ! Neville Londubat va arriver avec un dragon !
– Qu'est ce que c'est que cette histoire ? Et en quoi cela vous permet d'être ici ? Venez dans mon bureau, vous m'expliquerez tout ça !

Drago Malefoy avait donc voulu les arrêter tout seul. Ou plutôt, arrêter Neville tout seul. Mais tel est pris qui croyait prendre ! Revigorés par ce spectacle, Harry et Hermione entamèrent l'ascension de la tour. Une fois atteinte la plate-forme d'observation, ils ôtèrent la cape pour pouvoir mieux reprendre leur souffle.

En haut de la tour d'astronomie, le vent rendait l'attente frigorifiante. Heureusement, leur contact ne tarda pas trop. Quelques minutes plus tard, une étoile s'alluma, et sembla se diriger vers eux. Hermione répondit avec un « lumos », et quelques instants plus tard, quatre sorciers se posaient.

Après avoir inspecté la marchandise, ils conjurèrent des cordes pour attacher la boite à leurs balais, puis ils repartirent dans la nuit.

Le tout s'était déroulé avec une grande économie de mots. Aucun nom n'avait été prononcé, les formules de politesses avaient été réduites au maximum.

Une fois le colis expédié, Harry et Hermione se précipitèrent à l'intérieur dans l'espoir de se réchauffer, et commencèrent à descendre la tour, rêvant déjà au confort de leurs dortoirs.

Arrivés en bas de la tour, leur rêve vola en éclats. Rusard se tenait là, et les éclairait de sa lanterne. Quelque chose dans le rictus qui fendait son visage fit comprendre immédiatement aux deux élèves qu'ils étaient dans de sales draps.

– Et bien mes tourtereaux…Je pense que vous allez avoir des ennuis…susurra le concierge.

Harry eut une pensée pour sa cape d'invisibilité, oubliée en haut de la tour.

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C'est tout pour cette semaine. Je ne promets par contre rien pour la semaine prochaine, le chapitre 15 n'est pas fini. Je le posterai sans doute dans quinze jours.